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10/08/2012

Génocide WÊ : La diaspora projette une marche devant l’ONU et le HCR à Genève en Suisse

C’est décidé, le Comité de Pilotage des Actions de la Diaspora (CPAD) et la communauté Wê de la Suisse ont résolu de toucher le cœur des organisations internationales témoins de la situation sociopolitique qui prévaut en Côte d’Ivoire depuis 2002.

Les 2 principaux mouvements de la Diaspora Wê, Le CPAD et la Communauté Wê de Suisse, projettent d’organiser une grande marche devant les représentations de l’ONU et du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) à Génève en Suisse, le Samedi 29 septembre 2012. Bien évidemment, tous les mouvements de résistance de la diaspora africaine, qui compatissent au génocide du peuple Wê, sont invités à participer à cette marche historique.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette marche d’envergure est de dénoncer la passivité de certains fonctionnaires de l’ONU et duGenève, Suisse, ONU, HCR, Marche, CPAD, génocide, Wê HCR face aux crimes et aux pires formes de violation de droits humains en Côte d’Ivoire, notamment le génocide du peuple Wê, perpétré par Dramane Ouattara et ses criminels de guerre de la rébellion de 2002 jusqu’à ce jour, dans l’ouest ivoirien.

Pour rappel, les 29, 30 et 31 mars 2011, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) appuyées par des supplétifs Dozos ont massacrés plus de 850 Wê à Duekoué, en présence des casques bleus marocains. Plus récemment, le vendredi 20 juillet 2012, le camp des déplacés de guerre de Nahibly a été attaqué par les FRCI, les dozos et les milices tribales de Ouattara, faisant 211 morts. Le camp de Nahibly, connu du HCR, est contigu à la base des casques bleus du contingent marocain à Duekoué.

La grande marche du 29 septembre 2012 visera donc à dénoncer tous les auteurs, les coauteurs et les complices de ces massacres de Wê devant les représentations de l’ONU et du HCR à Genève en Suisse.

 

20:54 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

02/08/2012

Rapatriement forcé des rescapés du camp de Nahibly dans leurs villages, un suicide collectif

Deux semaines après la triste journée du vendredi 20 juillet 2012, des coins de voilent se lèvent sur les motivations profondes qui sous-tendaient le massacre de 211 personnes dans le camp des déplacés de guerre de Nahibly.

Selon des sources très introduites, Dramane ouattara et son gouvernement avaient décidé secrètement de se débarrasser de tous les camps de déplacés internes qui existaient sur le territoire ivoirien. Ainsi donc, l’assassinat par les FRCI des quatre (4) jeunes originaires du quartier Côcôman, le 19 juillet 2012; la manipulation des populations de Duekoué pour les monter contre les déplacés internes de ladite ville; l’attaque du camp de Nahibly; l’inaction des forces de l’ONUCI pour venir au secours des déplacés sans défense lors du massacre étaient, en fait, les pièces du puzzle d’un objectif global de rapatriement forcé des déplacés internes rendus vulnérables par la guerre imposer à l’ouest par le pouvoir Ouattara, depuis septembre 2002.

 Après le massacre de cet autre vendredi noir, M. Chaloka Beyani, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits des personnes déplacées internes, a déclaré que :"Nahibly, Rapatriement forcé, FRCI, DozoCertaines communautés, dont quelques-unes qui sont retournées chez elles, se cachent la nuit dans la forêt de peur des attaques". Le rapatriement manu militari des rescapés du camp de Nahibly est donc une décision suicidaire pour ces populations sans défense ni argent, qu’on expédie à leurs bourreaux armés tapis aux abords des villages déjà défigurés.

 Du point de vue sécuritaire

Les déplacés de guerre avaient fui leurs villages et campements du fait des assassinats ciblés dont ils étaient fréquemment victimes. Certains villages ont purement et simplement été détruits et brûlés. Quelles mesures sécuritaires, dramane ouattara, a-t-il prises pour ramener les Wê à leurs lieux d’habitation d’origine ? A-t-on reconstruit les villages brûlés et détruits ? N’est-ce pas l’achèvement du génocide programmé des wê, sachant que les dozo et autres supplétifs des FRCI en armes attendent ces civils sans défense pour les exécuter ?

 Du point de vue alimentaire

 Nous sommes en Août et ces déplacés sont en majorité des agriculteurs. Selon le calendrier cultural de l’ouest de la Côte d’Ivoire, les mises en place des cultures vivrières se font en Mars et Avril de chaque année et les récoltes commencent à partir d’Août jusqu’en Janvier de l’année suivante. De quoi vivront ces pauvres paysans que dramane et l’ONUCI renvoient dans les villages ? Pis, même si ces Wê s’efforçaient à cultiver leur champ, ce serait impossible, puisse que les terres sont encore occupées par les dozo armés et autres burkinabés véreux.

 C’est donc dans une équation sans solution que Dramane Ouattara, chef suprême des FRCI, jette les rescapés du camp de Nahibly. Sans soutien financiers ni alimentaires, il est évident que les Wê qu’on rapatrie de force dans les villages et campements, sont voués à une mort certaine. Vivement que les mécanismes internationaux d’assistance humanitaire d’urgence soient mis en place, dès maintenant pour sauver les Guéré d'un génocide certain planifié par le "boucher de Duekoué".

 

06:14 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

25/07/2012

Conférence de presse du FPI: Déclaration Intégrale d'AKOUN Laurent

C'était le Mercredi 25 Juillet 2012,  à l’ex-QG de campagne du Président Laurent Gbagbo, à 11h


Mesdames et messieurs les journalistes de tous les médias de la presse nationale et internationale.

La Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002, vit une tragédie sans fin marquée par des exécutions de populations dont la dernière a eu lieu le vendredi 20juillet 2012 à Duékoué. Le drame que vit Duékoué mérite l’interpellation de la communauté nationale et internationale pour que des mesures appropriées soient prises pour mettre fin aux traumatismes des Ivoiriens.
Il y a peu plus d’un mois, précisément le 15 juin 2012, le Front Populaire Ivoirien vous conviait à une conférence de presse, en ces mêmes lieux, pour vous informer et attirer votre attention sur les massacres des autochtones Wê perpétrés dans l’Ouest de notre pays par les FRCI l’armée privée de M. Alassane Ouattara.
Avant la présentation des nouveaux faits, leur analyse, et les dispositions qu’exige cette situation d’une extrême gravité, il importe de rappeler dès l’abord, le contexte socio économique dramatique ivoirien que nous soulignions à notre conférence de presse du 15 juin dernier.

1. La vérité sur la réalité à l’ouest : massacrer tous les Wê et vider cette zone des planteurs ivoiriens
La mainmise des multinationales du négoce sur le cacao ivoirien, qui est l’un des fondements de la guerre faite à notre pays, passe par l’expropriation des planteurs nationaux (wê, baoulé). Cela au profit de colons étrangers burkinabé, malien plus malléables qui exerceront comme des ouvriers agricoles dans les plantations industrielles des multinationales à créer.
Ce qui se passe à l’Ouest est une terreur orchestrée par le pouvoir pour accélérer l’expropriation des paysans autochtones dont déjà des milliers d’entre eux ont été froidement exécutés ou se sont exilés. Les maîtres d’œuvre de cette sale besogne au profit du pouvoir et de la colonisation des terres de l’Ouest sont connus de l’ONUCI et des FRCI. Leur chef de file Amadé Ouremi qui a participé à la guerre pour la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, contrôle au vu et au su des nouvelles autorités toute la région ouest, à la tête d’une armée très lourdement équipée. Ils sont au total sept chefs de guerre burkinabé portant des tenues militaires estampillées FRCI, en liaison avec des supplétifs Dozos vivant de prébendes, rançonnant les populations, s’adonnant quotidiennement à des actes de brigandages, coupures de routes, vols à mains armées, assassinats…
Le président de la République, Alassane Ouattara dont la promptitude est devenue légendaire dans la persécution, les accusations fantaisistes, extraditions et détentions extra judiciaires des pro Gbagbo, s’avoue curieusement incapable de faire la différence entre un vrai et un faux FRCI.
De même, le secrétaire général par intérim de son parti le RDR, Amadou Soumahoro qui nous a si funestement habitués à ses surenchères totalitaires avec ses discours ethnocidaires et fpicides, se mure dans un silence, satisfait certainement de pouvoir alimenter les cimetières promis aux pro Gbagbo pendant que son patron poursuit allégrement son séjour à l’étranger.
Ces aveux d’impuissance et/ou de complicité font de M. Alassane Ouattara, en plus de tous les massacres qui ont jalonné sa course au pouvoir, le coupable de tous les crimes commis contre les citoyens de tous ordres de notre pays depuis son accession au pouvoir d’Etat, dans le bain de sang que l’on sait. Et le récent drame de Duékoué porte tout autant la marque de sa pleine et entière responsabilité.

2. Le drame de Duékoué : les faits, et les responsabilités
Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi du 20 juillet 2012, le quartier Kokoma, sécurisé en permanence par les FRCI et les dozos a été agressé par des hommes armés non identifiés. Cela a occasionné la mort de quatre (04) personnes identifiées, dès le lever du jour, comme des membres de la communauté malinké majoritaire dans ce quartier.
Sans aucune forme de procès, des pensionnaires du camp de refugiés de Nahibly sont accusés d’être les auteurs de ces tueries. S’en suit alors une expédition punitive des FRCI et des dozos appuyés par des centaines de personnes armées (armes de guerre, armes blanches, bidons remplis d’essence, allumettes, etc.). Sur les lieux, une colonne de FRCI, de dozos encercle le camp des réfugiés, tandis qu’une autre colonne y pénètre. Le camp est mis à feu, les occupants tués à vue, ceux qui voulaient fuir sont rattrapés et exécutés soit brûlés vifs. L’on assiste alors à un véritable massacre des femmes, enfants et vieillards, jeunes gens et jeunes filles.
Cette tuerie massive commencée dès neuf (09) heures du matin, s’est poursuivie jusqu’à 16 heures sous le regard et donc la présence des autorités administratives dont le préfet Monsieur Effoli Benjamin, des agents de police et de gendarmerie médusés, écœurés, mais impuissants car dépourvus du minimum de moyens d’intervention. Pis, le détachement des forces de l’ONUCI, posté depuis toujours devant ce camp assiste impassiblement à cette barbarie digne de l’Inquisition (tribunal chargé de réprimer les hérétiques).
Le forfait accompli, les acteurs paradent dans la ville avec les armes en signe de victoire entonnant des chants guerriers et vantant leurs prouesses. A ce jour, le camp de Nahibly est détruit, incendié, ses locataires massacrés, les plus chanceux sont soit blessés, soit contraints à se cacher en brousse où des patrouilles de FRCI/dozos sont à leurs trousses.
Le bilan provisoire indique 211 morts (sources diverses concordantes), une centaine de blessés et des centaines de personnes disparues.
Suite à ce massacre à grande échelle, le Gouvernement Ouattara, dans une mise en scène ignoble et coupable parle de six (06) morts et de quelques blessés.
Il organise un reportage télévisé visant à minimiser l’ampleur du drame qu’il qualifie de difficultés humanitaires à la place de tueries massives.
Face à ces faits d’une extrême gravité, les autorités nationales et l’ONUCI complices dans le drame ivoirien, n’ont trouvé rien de mieux que de se jeter mutuellement la responsabilité dans un jeu macabre de ping pong.
Alors que le ministre délégué à la défense Paul Koffi Koffi déclarait sur les antennes de la RTI « le camp de Nahibly était gardé depuis sa création par les casques bleus de l’ONUCI », Arnauld Akodjenou le numéro 2 de l’ONUCI affirmait pour sa part que « la responsabilité primaire pour la sécurité du camp en incombait aux autorité ivoiriennes. Cela avait été arrêté lors de l’établissement du camp. A aucun moment la sécurité du camp n’a été sous la responsabilité de l’ONUCI ».
Face à la flagrance des faits qui les accablent tous, ils n’ont pas cette fois entonné en chœur leur sempiternelle litanie coup d’étatienne, mais certains thuriféraires du régime que ne visitent jamais, les scrupules, la honte, encore moins la compassion, ont trouvé là matière de dire que les réfugiés pro Gbagbo se sont auto-massacrés. 
Quel délire morbide !
Ceux qui nous dirigent sont-ils encore des humains ?
Pour le Front Populaire Ivoirien aussi bien les autorités ivoiriennes que l’ONUCI sont responsables de ce drame par leur légèreté, pour ne pas dire leur connivence dans la gestion de ces évènements. Complices dans le génocide Wê de mars 2011, les FRCI et l’ONUCI le sont également à fond dans l’expropriation et les massacres des populations autochtones Wê à l’ouest du pays. Et ces forces armées coalisées doivent rendre des comptes pour crimes contre l’humanité.
De nombreux villages et campements Wê ayant été rasés, brûlés durant la guerre, et les plantations occupées par les FRCI et Dozos, les survivants ont été parqués dans le camp de Nahibly situé au milieu de nulle part entre Duékoué et Guiglo, pour être massacrés le moment venu, à l’abri de tout regard, et dans la plus grande discrétion et complicité entre les FRCI et l’ONUCI qui, pour distraire l’opinion nationale et internationale, se rejettent la faute.
Le camp de Nahibly unique refuge des populations Wê détruit, saccagé, anéanti, il ne reste plus aux Wê qu’à fuir massivement leurs terres, abandonnant ainsi l’Ouest du pays aux colons burkinabé, qui une fois bien établis, poursuivront leurs chevauchées macabres vers le sud-est du pays pour assujettir tous les autres peuples ivoiriens. Ce qui se passe à l’ouest n’est que le début, d’une colonisation totale du pays.
Cette assertion repose de manière intangible sur des faits graves qui incriminent au premier chef M. Alassane Ouattara, son régime et son Gouvernement. Relativement aux récents massacres de Duékoué, le FPI rappelle que lors de la visite d’Etat effectué à l’ouest en avril 2012, M. Alassane Ouattara avait publiquement annoncé sa ferme volonté « d’en finir avec le camp des refugiés de Nahibly ». A sa suite et prenant prétexte de l’attaque de Taï, M. Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR (parti de Alassane Ouattara) et de surcroît Ministre - Conseiller du président Ouattara avait promis : « l’Ouest sera nettoyé et aseptisé… ». Le préfet de Duékoué, représentant institutionnel du chef de l’Etat semble être soulagé par la disparition du camp des réfugiés et de ses occupants car selon lui « le site est un nid de malfrats ». Ces trois (3) déclarations sont révélatrices d’une action planifiée, de destruction du camp et de ses occupants, sinon comment comprendre que le Gouvernement n’ait jamais mis en place des mesures concrètes et efficaces pour le retour sécurisé des occupants de ce site, pourtant autochtones Wê, dans leurs villages.
Pour le FPI, le traitement infligé aux refugiés du camp de Nahibly, doit être analysé dans le même registre que les massacres de Sabra et Chatila au Liban en septembre 1982.
Voilà de quoi se rendent coupables depuis le 11 avril 2011 M. Alassane Ouattara et ses alliés de l’ONUCI, dans le génocide programmé des peuples ivoiriens.
Le Front Populaire Ivoirien, accuse de ce fait, Alassane Ouattara, président de la République, ministre de la défense, son gouvernement et l’ONUCI de génocide en Côte d’Ivoire.

3. Pour la fin des massacres et l’avènement d’un état de droit en Côte d’Ivoire : les exigences du FPI
Face à ces douloureux événements, le Front Populaire Ivoirien s’incline devant la mémoire de tous les morts, victimes de la barbarie et de l’incompétence du régime Ouattara. Il adresse ses condoléances les plus attristées à toutes les familles endeuillées et leur témoigne de sa sympathie et de son soutien. Il exprime sa compassion aux blessés à qui il souhaite un prompt rétablissement.
Le FPI condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières perpétrées contre les populations civiles innocentes du camp des refugiés de Nahibly. 
Il s’indigne de l’attitude désinvolte et de la surprenante indifférence du Gouvernement tendant à minimiser cette tragédie qui ajoute au martyr du peuple wê déjà durement éprouvé. 
Il réaffirme que le président Ouattara porte l’entière responsabilité du drame récurrent qui se déroule à l’Ouest avec le massacre ciblé et donc du génocide du peuple wê. 
C’est pourquoi, le Front Populaire Ivoirien :
1- Dans l’immédiat exige :
- des sanctions contre les autorités ministérielles et administratives en charge de la sécurité et de la défense ;
- la mise en place d’une commission d’enquête crédible sur la tragédie de Duékoué;
- la démission du Gouvernement pour incompétence avérée ;
- le démantèlement de la bande à Ouremi, véritable nœud de la sécurité et de la défense ;
2- En appelle à la clairvoyance et à la haute attention du Président de la République Française, M. François Hollande, qui s’apprête à recevoir M. Alassane Ouattara, à l’Elysée pour prendre la pleine mesure de la tragédie des populations ivoiriennes et de tous les habitants de la Côte d’Ivoire du fait de l’insécurité organisée par l’armée ethnocentrique instituée par le régime Ouattara par ordonnance le 17 mars 2011.
3- Réitère son appel :
- au désarmement des ex-combattants et à l’encasernement des militaires ;
- à la démobilisation immédiate des personnes non éligibles à la fonction militaire et à la mise à la retraite de tous les « com’zones »
- au désarmement des dozos et leur retrait dans leur aire culturelle ;
- à la réhabilitation de la police et de la gendarmerie nationales dans leur mission régalienne de sécurisation du territoire national ;
- à la création d’une armée véritablement républicaine au service de toute la Nation ;
- à l’application effective de la loi sur le foncier rural de décembre 1998, résultat d’un consensus national.

La Côte d’Ivoire doit cesser d’être l’Etat de non droit qu’elle est devenue depuis le 11 avril 2011. Cela passe inévitablement par l’arrêt immédiat de tous les massacres, persécutions, extraditions, détentions extrajudiciaires, la libération de tous les détenus, à commencer par le Président Laurent Gbagbo, le retour de toutes les filles et de tous les fils de ce pays en exil pour délit d’opinion et d’appartenance politique.
La réconciliation nationale par un vrai et non un simulacre de dialogue républicain, pour la mise en œuvre d’un jeu démocratique juste, équitable et transparent sont des impératifs auxquels nul ne peut se dérober.
Tous unis nous sortirons, avec notre pays libéré de ses prédateurs de tout acabit, vainqueurs de cette douloureuse et tragique situation qui nous est imposée.

Mesdames et messieurs les journalistes, merci de votre aimable attention.


AKOUN Laurent
Secrétaire Général par intérim

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FPI, Nahibly, Dozo, FRCI, 

15:27 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Déclaration des cadres et élus Wê relative au massacre du camp de Nahibly

 

"Nous élus et cadres, venons au nom du peuple Wê, crier notre indignation et notre ras-le –bol et dire « trop c’est trop ». Nous accusons formellement l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers son gouvernement, d’être directement responsable des tueries massives dont est victime notre peuple, en particulier pour ce qui concerne les massacres perpétrés par les FRCI et les dozos, le vendredi 20 juillet 2012 à Duékoué. Nous dénonçons et condamnons l’attitude méprisante du gouvernement qui consiste à justifier l’attaque, l’incendie du camp de Nahibly et surtout les massacres de populations désarmées sous les yeux des autorités préfectorales, par la prétendue présence de bandits dans ce camp.  Cette expédition punitive contre une communauté par l’Etat à travers les FRCI et en présence du préfet est indigne et inadmissible. Si l’Etat de Côte d’Ivoire à travers son gouvernement, considère les Wê au même titre que les autres citoyens, il a alors le devoir régalien d’assurer leur protection et non les traiter comme de la vermine. Aussi, le gouvernement doit-il prendre sans délai les mesures suivantes :
1) Relever immédiatement tous les représentants de l’Etat dans le département ;
2) Retirer de toutes les forêts, campements et plantations les seigneurs de guerre tels que Amadé Ouremi et leurs troupes qui les occupent illégalement ;
3) Renvoyer les dozos, sensés être des chasseurs traditionnels dans leur aire culturel du nord ;
4) Procéder à l’encasernement des FRCI ;
5) Confier le maintien d’ordre et la sécurité publique aux forces de Police et de Gendarmerie qui ont été formées à cet effet en les dotant de moyens appropriés ;
6) Mettre en place une commission d’enquête inteWê, Nahibly, FRCI, Dozo, Duekouérnationale hors CEDEAO afin que les coupables de ces tueries soient recherchés afin que justice soit faite.


La prise de ces mesures constitue pour nous la condition pour restaurer la confiance entre le peuple Wê et le gouvernement."

 

NAHI DOH,

 Porte parole des élus et cadres wê

 

09:28 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |