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22/09/2012

Plusieurs compagnies aériennes internationales annulent leurs vols à destination d’Abidjan.

Fermeture des frontières, Ouattara, compagniesDe par sa décision de fermer les frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le Ghana voisin, Dramane Ouattara vient ainsi de créer "un trou noir" dans les programmes des compagnies aériennes opérant en Côte d’Ivoire.

En effet, le Chef suprême des FRCI, a autorisé Paul Koffi Koffi, son ministre délégué à la Défense, à livrer un communiqué dans le JT de 20H du 21/09/2012 de RTI1 d’une extrême gravité accusant, sans preuve, le Ghana : "Les positions des FRCI ont été attaquées par des assaillants venus du Ghana. (....). Le reste des assaillants s'est replié en territoire ghanéen. Mis au courant de la situation, le président Alassane Ouattara a informé son homologue ghanéen du repli des assaillants en territoire ghanéen et qu'il avait ordonné pour des raisons de sécurité la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes en direction du Ghana, jusqu'à nouvel ordre".

Dans la même foulée, le régime de Dramane Ouattara a adressé un message à l’ensemble des compagnies aériennes exerçant en Côte d’Ivoire leur interdisant "d’embarquer les passagers  de/vers accra" a témoigné un agent d’une compagnie. "Encore heureux que le Ghana n’applique pas la réciprocité en nous interdisant le survol de son espace en direction d’Abidjan" ajouta-t-il sur un ton d’inquiétude.

"C’est une décision grave de conséquences. Nous avons été obligés de modifier nos plans de vols avec tous les corolaires que vous pouvez imaginez" se plaignait un responsable d’une compagnie européenne opérant à Abidjan.

"Nous avons annulé tous nos vols en provenance de Dubai à destination d’Abidjan. C’est terrible, surtout que le volume de nos trafics entre Accra et Abidjan fait parti des plus importants en Afrique de l’Ouest", a déclaré un responsable d’une célèbre compagnie du Golf opérant en Côte d’ivoire.

"Bon sang, c’est loin d’être une décision d’un économiste. 90% de nos vols internationaux qui atterrirent à l'Aéroport International Félix Houphouet  Boigny transitent d'abord par Accra au Ghana. Nous avons, en ce moment même, des passagers à destination d’Abidjan qui sont bloqués à Accra" fit remarquer un autre responsable de compagnie.

 

Si certaines grandes compagnies peuvent facilement s’adapter à la décision de Ouattara de fermer les frontières avec le Ghana, les plus petites en souffriront énormément.

Sans l’avoir imaginé, Dramane Ouattara asphyxie, dans une certaines mesures, les compagnies aériennes par la fermeture des frontières avec le Ghana. Jadis acclamé, Ouattara serait-il entrain de devenir un problème économique sous-régional ?

 

16:15 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Amadou Koné, Lt FRCI de Noé : "Je n’ai aucune preuve que les assaillants soient venus du Ghana "

FRCI, ouattara, tueriesUne cacophonie monstre règne entre Dramane Ouattara, le chef suprême des FRCI et son Commandant des opérations militaires de la localité de Noé, à 170km au Sud-Est d’Abidjan.

" Je n’ai aucune preuve que les assaillants soient venus du Ghana voisin pour attaquer nos positions " a affirmé le Lieutenant Amadou Koné dit "Sampayo" chef des FRCI de Noé, ce matin, sur RFI.

Entre temps, Dramane Ouattara, Chef suprême des FRCI, a autorisé Paul Koffi Koffi, son ministre délégué à la Défense, à livrer un communiqué dans le JT de 20H du 21/09/2012 de RTI1 d’une extrême gravité accusant le Ghana : "Les positions des FRCI ont été attaquées par des assaillants venus du Ghana. (....). Le reste des assaillants s'est replié en territoire ghanéen. Mis au courant de la situation, le président Alassane Ouattara a informé son homologue ghanéen du repli des assaillants en territoire ghanéen et qu'il avait ordonné pour des raisons de sécurité la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes en direction du Ghana, jusqu'à nouvel ordre".

Dramane Ouattara devient de plus en plus agaçant pour les pays limitrophes. Incapable d’assurer la sécurité des biens et personnes en Côte d’Ivoire, le régime de Ouattara se livre à une vague d’accusations infondées contre ses voisins. Le mois dernier, Liberia voisin subissait les mêmes accusations calomnieuses lors de l’attaque des localités de Pékambly et Bloléquin. Des voix proches des autorités libériennes s’étaient levées pour "condamner ces accusations farfelues" et avaient "exhorté Abidjan à sécuriser les rives du fleuve Cavaly , au lieu de passer son temps à diffamer le Liberia"

Pour mémoire, depuis le 20 septembre 2012, des commandos armés ont attaqué plusieurs cibles militaires à Port-Bouet, à Vridi et à Noé. Selon des sources dignes de foi, le bilan fait état de 16 éléments de FRCI tués et d’importantes quantités d’armes emportées par les assaillants.

Ces attaques  interviennent dans un climat de mécontentement généralisé au sein des éléments des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), qui pour certains se sentent trahis, parce que n'ayant pas été retenus dans la Nouvelle armée de Dramane Ouattara.

11:48 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

18/09/2012

Hassane Magued : "Le dossier KATINAN, une affaire de vie ou de mort pour Dramane Ouattara"

Ouattara, dictateur sanguinaire, menteurL’affaire Katinan n’est pas aussi simple que certains membres de la Résistance patriotique et Révolutionnaire le pensent. Il s’agit d’une affaire complexe, d’une affaire de vie ou de mort pour Ouattara et pour Koné Katinan lui-même.Nous avons reçu la révélation d’une source qui dit en avoir reçu la primeur d’un contact interne au camp Ouattara. Et pour cette affaire, Ouattara dit à ses proches qu’il est prêt à tout miser pour obtenir gain de cause car s’il échoue, ses partisans peuvent dire adieu à son “Programme économique”.

Nous tombons des nues. Qu’est-ce que le Ministre Katinan a-t-il avoir avec le Programme de Mensonge baptisé « Programme économique de Ouattara » ?

Fable, légende ou fourberie de mauvais goût, voici la vraie histoire servie par Ouattara à ses proches pour présenter Koné Katinan comme l’homme à abattre pour sauver son aventure d’anti-citoyens ivoiriens en Côte d’Ivoire.

Selon cette source endoctrinée du régime Ouattara, pendant la crise du refus de la légalité baptisée crise post-électorale par les hors-la-loi qui l’ont provoquée, le Ministre Katinan, aidé du Gouverneur Dacoury Tabley serait allé en Afrique du Sud, sur ordre du Président GBAGBO, pour y ouvrir une filiale de la BNI (Banque Nationale d’Investissement). Cette filiale de la BNI aurait ouvert un compte de devises auprès de la Banque Centrale d’Afrique du Sud. Avec la complicité des Autorités sud-africaines, le Ministre Katinan aurait donné l’ordre au Gouverneur Dacoury Tabley de virer toutes les réserves de devises de la Côte d’Ivoire à la BCEAO sur le compte de la “filiale” de la BNI ouvert dans les livres de la Banque Centrale sud-africaine. Cette opération qui visait à préparer la création de la monnaie ivoirienne souveraine avec la BNI comme Banque Centrale Ivoirienne (BCI), s’élèverait en milliers de milliards de francs CFA.

Or les Autorités sud-africaines ne reconnaissent pas l’existence d’une telle opération. Du coup, il faut mettre la main sur le Ministre Katinan qui tiendrait la clé de cette affaire afin qu’il crache le morceau et ordonne le rapatriement des fonds. Car si cette grosse réserve de devises n’est pas rapatriée, à terme, le régime Ouattara connaîtra un assèchement financier irréparable. Katinan serait donc la « Solution » pour sauver« ADO Solution ».

Quelle histoire ! Un mensonge aussi gros pour justifier une incompétence légendaire. Et les Autorités ghanéennes lui accorde un intérêt ?

Soit. Mais le problème n’est pas là. Pour un économiste de l’acabit de Ouattara, comment se fait-il qu’il n’a trouvé jusqu’ici aucune trace de cet argent et préfère passer par la voie de la torture de Koné Katinan comme méthode d’investigation financière pour obtenir les informations dont il a besoin ?

A la Vérité, il n’y a aucune manne financière planquée dans un Compte de devises en Afrique du Sud. Il s’agit tout simplement d’un montage grossier pour accuser un des plus brillants jeunes cadres ivoiriens afin de le torturer à mort et exhiber son corps comme celui d’un homme qui aurait braqué l’Agence de BCEAO à Abidjan pour constituer un trésor de guerre. En réussissant cette entreprise sordide, Ouattara trouverait son bouc-émissaire et continuerait paisiblement son odyssée de mensonge et d’affabulation au lieu d’assumer son incompétence notoire qui a fait régresser la Côte d’Ivoire de 100 ans.

 

D’ailleurs, n’est-ce pas sous cette mise en scène que le Ministre Katinan est dépeint par Ouattara et ses hommes aujourd’hui ? Eux qui ont volé d’abord plus de 20 milliards de francs CFA à l’Agence de la BCEAO à Abidjan en 2002 pour aller les remettre à Blaise Compaoré qui a utilisé une partie de cet argent pour louer les armes lourdes de Kadhafi qui ont servi à attaquer le Camp d’Agban et le reste du pays, le 19 septembre 2002. Et après ce premier vol, n’ont-ils pas ensuite, mis à sac l’Agence de la BCEAO à Bouaké, puis à Man et enfin à Korhogo pour une somme avoisinant les 500 milliards de francs CFA dont une partie a servi à entretenir leur rébellion et l’autre a été partagée entre les Chefs de guerre puis blanchie par Abdoulaye Wade dans le même réseau de la BCEAO alors dirigé par Charles Konan Banny, nommé aujourd’hui par Ouattara comme Président de la CVDR (Commission Vérité, Dialogue et Réconciliation(?)).

 

Pour l’histoire, il importe de retenir qu’en ce qui concerne l’opération de réquisition par décret n°2011-29 du 25 janvier 2011 de l’Agence de la BCEAO à Abidjan et dans les autres localités, l’état des lieux a été dressé par des Officiers de Police et des Huissiers de Justice. Au moment où le Ministre Katinan devait pénétrer dans l’enceinte de la BCEAO à Abidjan, le Procureur de la République qui en était déjà saisi, a été informé sur demande du Ministre, comme les règles l’exigent, par les Officiers de Police judiciaire et les Huissiers de Justice qui ont été commis pour dresser cet état des lieux. Des rapports officiels sont disponibles qui donnent des détails précis sur les montants trouvés dans les caisses. Après quoi, cet argent a servi à faire fonctionner l’Etat de Côte d’Ivoire jusqu’à la capture du Président GBAGBO par l’Armée française le 11 avril 2011.

 

Pour des hommes réfléchis, qui ont le sens du jugement légaliste, il est facile de comprendre que quand un homme va braquer une banque, il ne se fait pas accompagner de Policiers, d’Huissiers de Justice et n’informe pas le Procureur de la République. A preuve, quand Ouattara et ses hommes mettaient à sac les Agences de la BCEAO de Bouaké, de Man et de Korhogo et quand ils faisaient sortir avec l’aide de Sia Popo, les caisses d’argent de l’Agence de la BCEAO à Abidjan, il n’y avait que des coups de feu, des cadavres et du sang humain sur les lieux. Aucun Officier ministériel, aucun Officier de Police judiciaire aucun Procureur de la République n’étaient là pour dresser un état des lieux.

Mais que voulez-vous? Chez Ouattara et ses hommes, tout ce qui est conforme à la loi est anormal.

Il ne nous reste donc plus qu’à redoubler de vigilance pour ne pas que les Autorités ghanéennes envoient le Ministre Katinan à la Boucherie du Moro Naba d’Abidjan.

 

A Très bientôt.

Hassane Magued, La Révolution Permanente N°00375/09/12

09:10 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

17/09/2012

Côte d’Ivoire : Les journaux proches de Gbagbo réagissent à la levée de suspension abusive

Suspension, journaux bleusSous d’insoutenables pressions internationales, le Conseil National de la Presse (CNP) s’est réuni en séance extraordinaire ce lundi 17 septembre 2012. Le CNP, à l’issue de cette rencontre, a procédé à la levée de la suspension collective et arbitraire de 6 à 12 parutions prononcée contre l’ensemble des quotidiens proches de Gbagbo. Lesdits journaux bleus reprennent leurs parutions dès ce mardi 18 septembre 2012.

Ci-joint la déclaration liminaire exclusive des JV11 :

 

Déclaration des Journaux Victimes du 11 avril 2011 (JV11), suite à la levée de la suspension collective des quotidiens pro-Gbagbo

 

     En sa séance extraordinaire du lundi 17 septembre 2012, le Conseil national de la Presse (CNP), a procédé à la levée de la suspension collective et arbitraire de 6 à 12 parutions prononcée contre 6 quotidiens pro-Gbagbo. Lesdits journaux bleus ou pro-Gbagbo reprennent leurs parutions dès ce mardi 18 septembre 2012.

 

Les faits

 

   Statuant en session extraordinaire le mercredi 12 septembre 2012, le CNP avait pris la décision de suspendre :

•             Les quotidiens Le Nouveau Courrier, LG infos, Le Temps, Aujourd’hui et Le Quotidien d’Abidjan pour 6 parutions, suite à « la publication de légendes interdites » sous des photographies de personnalités du régime Gbagbo en détention ;

•             Le quotidien L’Alternative pour 12 parutions pour « reproduction de légendes interdites » et pour « ours de publication identique à celle de Notre Voie » ;

 

    Le 9 septembre 2012, le CNP avait déjà infligé une suspension de 6 parutions au quotidien Notre Voie pour « la publication de légendes interdites ».

  

    Selon le CNP, suite à « l’ordonnance n° 2011-007 du 14 avril 2011 portant annulation d’actes réglementaires et individuels », tout journal qui attribue le titre de Premier ministre (ou ex-Premier ministre) à M. Marie Aké N’Gbo et/ou de Ministres (ou ex-Ministres) aux membres du gouvernement formé le 6 décembre 2010 sous l’autorité du Président Gbagbo « fait de la sédition et tombe sous le coup de la loi ».

 

     Mais curieusement, dans l’application des sanctions liées à ce « crime », le CNP a adopté un comportement partisan, sélectif et inacceptable. Ainsi :

 

•             Concernant les journaux pro-Gbagbo :

   M. Raphaël Lakpé et le CNP sont passés des menaces à l’acte en suspendant, le 9 septembre, le quotidien Notre Voie pour 6 parutions et le 12 septembre 2012, 6 quotidiens pro-Gbagbo pour 6 à 12 parutions.

 

 

•             Concernant les journaux pro-Ouattara

   M. Raphaël Lakpé et le CNP ferment toujours les yeux sur la même « faute ». Cinq (5) exemples choisis sur le même sujet qui domine l’actualité, suffisent pour illustrer cette honteuse catégorisation de la presse ivoirienne :

 

- Exemple 1 : Le quotidien Le Patriote, dans sa parution des samedi 8 et dimanche 9 septembre 2012, écrit à sa « Une », les lignes qui suivent : « Justin Koné Katinan : Ces crimes qui l’accablent ; Pourquoi l’ex-ministre de Gbagbo peine à se libérer de la Justice ». 

 

- Exemple 2 : Toujours le quotidien Le Patriote, une semaine plus tôt, dans sa parution des samedi 1er et dimanche 2 septembre 2012, à la page 4, publie un article intitulé « Extradition de Katinan Koné : L’audience du Porte-parole de Gbagbo reportée » dans lequel il est écrit : « M. Katinan a été interpellé le 4 août (…). Il était ministre du Budget pendant les trois mois de crise ouverte… » (Doc 1).

 

- Exemple 3 : Le quotidien Le Nouveau Réveil, dans sa parution du 7 septembre 2012, à la page 3, publie un article intitulé « Coup de tonnerre à Accra : Katinan n’a pas le statut de réfugié du HCR » dans lequel il est écrit : « Le monde s’effondre autour de Koné Katinan. (…) l’éventualité d’une extradition de l’ex-argentier de Gbagbo se précise ». Puis, sous la photo de Koné Katinan, le journal écrit cette légende : « Koné Katinan, ex-ministre du Budget de Laurent Gbagbo » (Doc 2).

 

- Exemple 4 : Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental lui-même, dans son édition du 27 août 2012, à la page 8, dans un article intitulé « Interpellation : Koné Katinan écroué au Ghana » écrit : « Vendredi dernier, Koné Katinan, ancien ministre du Budget de Laurent Gbagbo, a été interpellé au Ghana par la police de ce pays (…) ;

 

- Exemple 5 : Toujours Fraternité Matin, dans sa parution du 6 septembre 2012, à la page 6, répète : « La Haute Cour de Justice du Ghana a dit, hier, niet aux avocats de Koné Katinan (…). L’ancien ministre du Budget et Porte-parole de Laurent Gbagbo continue d’être gardé à vue »…

 

    Tous les journaux pro-Ouattara et le journal gouvernemental qui ont, eux aussi, attribué le « titre interdit » de ministre à M. Koné Katinan n’ont pas été suspendus.

    En vérité, sur l’interprétation même de l’ordonnance du 14 avril 2011, M. Raphaël Lakpé et le CNP se sont montrés plus royalistes que le Procureur de la République. Car, dans les mandats d’arrêts internationaux qu’il a émis contre les personnalités pro-Gbagbo en exil, le magistrat Simplice Koffi Kouadio a donné, écrit noir sur blanc, les titres, non pas d’ex-ministres, mais de ministres à ces personnalités recherchées. Ecrire leurs titres de Premier ministre ou de ministres sous leurs photos, dans un journal, ne pouvait donc constituer un délit professionnel.

 

       Enfin, fait encore notable, dans tous ces cas de suspensions, alors que la loi stipule que la décision n’est applicable qu’à partir de sa notification aux journaux intéressés, le CNP a toujours pris sur lui d’appeler nuitamment les imprimeurs et le distributeur pour les contraindre à refuser d’imprimer ou de distribuer les journaux, sans même avoir notifié la décision aux entreprises de presse frappées.

 

       Suite à ces décisions et actes attentatoires à la liberté de la presse, les réactions ont été nombreuses et en faveur de la libre expression. Ainsi :

•             Au plan national et international, l’on a assisté à une robuste levée de boucliers, jusque dans les chancelleries occidentales, contre le CNP ;

•             La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) dirigée par son Président, le Premier ministre Charles Konan Banny, a reçu les JV11 et le CNP, le vendredi 14 septembre 2011, à la demande du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) et de l’Union nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), pour ouvrir « une médiation » ;

 

    Au bout de cette médiation initiée par le Président de la CDVR et poursuivie par une délégation du Conseil exécutif de l’UNJCI conduite par son président, M. Traoré Moussa dit M.T, les JV11 ont été informés que le CNP a :

-              admis que M. Marie Aké N’Gbo porte le titre de « Premier ministre » et que les personnalités qui ont siégé dans son gouvernement portent le titre de « Ministres » ;

-              levée ses sanctions, le lundi 17 septembre 2012, à la demande de l’UNJCI, en indiquant que les titres de ces personnalités pro-Gbagbo soient précédés du préfixe « ex », proposition faite par les responsables des organes JV11 et qui a pourtant été jusqu’ici refusée, comme le notifient d’ailleurs les décisions de suspension prises par le CNP.

 

La position des JV11

 

•             Constatant que le CNP a fini par accepter ce qu’il a jusqu’ici refusé ;

•             Constatant que les journaux pro-Gbagbo ont été injustement sanctionnés ;

•             Prenant cependant en compte le vaste mouvement de solidarité et la sollicitude des « médiateurs » autour de la liberté de la presse gravement mise à mal, les JV11 :

 

1-            Se félicitent de cette victoire de la vérité sur la tentative de falsification de l’histoire de la Côte d’Ivoire ;

2-            Remercient le Président de la CDVR, le Premier ministre Charles Konan Banny, pour sa forte implication dans la résolution de cette crise ;

3-            Remercient le Bureau du GEPCI et le Bureau de l’UNJCI pour leurs médiations dans la résolution de cette crise créée de toute pièce par le CNP ;

4-            Décident de différer leur plainte contre le CNP devant la Chambre administrative de la Cour suprême pour demander réparation ;

5-            S’en remettent au Président de la CDVR, M. Charles Konan Banny, concernant le lourd préjudice financier subi par les entreprises sévèrement sanctionnées sans que rien ne le justifie ;

6-            Se réjouissent d’avoir obtenu ce qu’ils désiraient, à savoir désigner les personnalités pro-Gbagbo par leurs titres d’ancien Premier ministre (Aké N’Gbo) ou d’anciens ministres (pour les autres) ;

7-            Remercient les lecteurs, annonceurs et partenaires pour leur soutien durant cette éprouvante étape de la reconquête de la liberté de la Presse ;

8-            Expriment leur gratitude aux chancelleries, aux organisations nationales et internationales de défense de la liberté de la presse pour leur choix sans ambigüité pour la diversité des opinions en Côte d’Ivoire.

 

 

Fait à Abidjan, le 17 septembre 2012

Pour les JV11

Le Président

César ETOU

 

 

 

20:23 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |