topblog Ivoire blogs

09/11/2012

Koné Zacharia et Gaoussou Koné(Jah Gao), des criminels de guerre que Ouattara déplace et recase

 

Koné Zacharia, criminel de guerreKoné Zackaria n'est plus le patron de la Police militaire. Il attend son successeur pour faire la passation des charges et rejoindre son nouveau poste. Ce redoutable chef de guerre, qui a fait parler de lui pendant les heures chaudes de l'ex-rébellion armée des ex-Forces nouvelles (FN), avait été nommé par le président Alassane Ouattara à la tête de la Police militaire, une unité de l'armée dont le rôle était de traquer les éléments indélicats au sein des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Plus d'un an après, il a été « remercié » par la hiérarchie militaire, qui l'a affecté en tant que Commandant en second au Bataillon d'artillerie sol-air (Basa) d'Akouédo. Une promotion-sanction, pourrait-on dire. Parce que même si son arrivée à Akouédo s'apparente à une promotion, les conditions de son affectation laissent plus d'un dubitatif, et doivent interpeller les soldats ivoiriens. En effet, la mutation du patron de la Police militaire intervient après la publication d'un rapport d'Amnesty international, très critique contre le gouvernement ivoirien en ce qui concerne les violations des droits de l'Homme.

 

Dans ce rapport, le camp génie d'Adjamé, qui abrite la Police militaire, ainsi que plusieurs autres camps militaires, ont été indexés comme des lieux de «détention arbitraire et de torture». Bien que le gouvernement ait tenté de démentir les allégations de l'ONG de défense des droits de l'Homme à travers des réactions du ministre des Droits de l'Homme et des libertés publiques et de son collègue de la Défense, il fallait donner un signal fort à la communauté internationale. Et la hiérarchie militaire a été obligée de se «débarrasser» en douceur de Koné Zackaria, en l'affectant à une fonction où ses actions pourront être canalisées.


Idem pour Gaoussou Koné alias Jah Gao, qui dirigeait le Groupement tactique 9 basé à Abobo. Lui aussi a été muté au 1er Bataillon de commandos-parachutistes (BCP) d'Akouédo. Cet ex-chef de guerre paierait cash son incapacité à maîtriser sa zone, qui a récemment été secouée par des violences suite à une politique d'assainissement de la commune d'Abobo. Que retenir de ces affections aux allures de sanction ? Le président Ouattara veut envoyer un message clair à tous ces soldats supposés proches de lui qui se croient tout permis. Car il sait comme le célèbre philosophe Rousseau, que « le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir ». Le chef de l’État veut donc dire à tous les chefs des unités de l'Armée qu'il est capable d'aller au-delà, si d'aventure pareille situation se reproduisait. S'il est vrai que la sécurité d'un État est très importante, il est tout aussi vrai que la construction d'un État moderne se base sur le respect des droits humains. Sur cette question, le président de la République ne transige pas, lui qui est conscient du poids que représentent les rapports des ONG internationales de défense de l'Homme dans l'appréciation de la gouvernance d'un État par la communauté internationale. D'ailleurs, ce sont ces mêmes ONG qui ont défendu ses partisans quand il était encore dans l'opposition. Se liguer contre elles serait se faire hara-kiri, d'autant plus que leurs rapports sont déterminants dans la décision des bailleurs de fonds. C'est d'ailleurs ce qu'a compris le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, quand il affirmait en France, le jeudi 1er novembre 2012 : « Dans le passé, j'ai été un prisonnier d'opinion défendu par Amnesty. Je ne vais donc pas faire de commentaires spécieux sur son rapport. Il faut que le gouvernement prenne toutes les dispositions pour que les droits de l'Homme soient au cœur de son action ». Une invite à tous ceux qui tenteraient de justifier l'injustifiable au lieu d'ouvrir les yeux sur les allégations d'Amnesty international.

 

Y. DOUMBIA, L'Inter

13:49 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

08/08/2012

Les hommes de Dramane Ouattara terrorisent les populations civiles de Bingerville

Après l’attaque de la caserne militaire d’Akouedo survenue dans la nuit du dimanche 05 au lundi 6 août 2012, les hommes du chef de guerre Koné Zacharia ont engagé une série de patrouilles parsemées d’exactions sur les populations civiles des localités aux alentours de ladite caserne.

Dramane ouattara a tenu une réunion de crise avec ses officiers, le 6 août 2012 au palais présidentiel pour, dit-on, "donner des instructions sur la situation sécuritaire". Suite aux instructions de Dramane ouattara, Chef suprême de FRCI, le tristement célèbre Koné Zackaria et ses hommes ont organisé une expédition punitive le jour 07/08/2012 à Bingerville, commune située dans la banlieue abidjanaise.

Koné Zackaria et ses hommes accusent faussement les habitants de Bingerville d'avoir accordé gite et couvert au commando qui a attaqué la caserne réputée de Côte d’Ivoire. La très respectable chefferie traditionnelle a apporté des démentis formels aux accusations non-fondées du chef de guerre Koné Zacharia. "Ni la chefferie, ni les administrés de la paisible commune de Bingerville ne sont mêlés à ces attaques" a répondu la notabilité à cet hôte hautain et irrespectueux de la tradition.

Non satisfait de cette déclaration de bonne foi des autorités traditionnelles, Koné Zacharia ordonna à ses hommes d’ériger des barrages dans la localité. Il suffit d’être jeune et bien bâti pour être arrêté et battu.

C’est lieu de faire remarquer que les milieux diplomatiques d'Abidjan, l’AFP, Jeune Afrique etc. ont rapporté que les attaques du camp d’Akouedo ont été menées par des FRCI mécontents de Dramane Ouattara. Ce sont donc des professionnels de guerre qui ont emporté "plus de 200 armes de tout genre", selon l’AFP, depuis le 5 août à 04h du matin. Des professionnels de guerre ne peuvent trainer avec un tel précieux butin à quelques pas du lieu de leur forfait 48h après l’opération, surtout qu’ils savent que des ratissages suivront. Que Koné Zacharia, qui est lui-même chef de guerre, comprenne que ce commado constitué d'éléments FRCI mécontents sont déjà très loin avec leur prise. Dramane Ouattara devra rappeler ses hommes à l’ordre, car de telles exactions révoltent et agacent les populations civiles.


Une photo archive du Chef de Guerre Koné Zacharia 

Koné Zacharia, criminel, FRCI

06:44 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |