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21/12/2012

La brigade de Gendarmerie de Toit–Rouge à Yopougon attaquée par un commando, à 03h du matin

Attaque gendarmerie de Toit-RougeIl était 03h du matin, lorsque les populations des quartiers Koweit et Toit-Rouge de Yopougon furent tirées de leur sommeil par des détonations d’armes lourdes et de Kalachnikov. Les combats entre les FRCI et un commando non-identifié ont continué jusqu’à 5h du matin dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 décembre 2012.

"Les tirs proviennent de la brigade de gendarmerie et même du commissariat du 19ème arrondissement. On ne peut pas dormir et les enfants pleurent lorsque les combats se rapprochent de la maison" a témoigné au téléphone un habitant dont la maison se situe entre la gendarmerie et ledit commissariat.

"Les deux(2) grandes rues du quartier, à savoir le boulevard de Koweit jusqu’à la gare lagunaire de SOTRA et la voie de Toit-Rouge CIE qui relie la Brigade Anti-émeute (BAE), la brigade de gendarmerie et le commissariat du 19ème Arrondissement sont désertes" a affirmé un fonctionnaire qui tentait d’accompagner son épouse à la maternité.

"Les tirs sporadiques se faisaient entendre dans tout le quartier, vers 5h du matin. Toute ma famille priait Dieu. C’était une très longue nuit" a relaté une gérante de restaurant. Le bilan n’est pas encore connu, mais une chose est sure, les FRCI continuent encore à fouiller les ruelles à la recherche d’éventuels assaillants qui certainement sont très loin déjà. Les pauvres populations civiles de yopougon Toit-Rouge et Koweit vont devoir subir le courroux de renforts qui continuaient de venir jusqu’à 5h du matin.

Pour rappel, Yopougon Toit-Rouge et Koweit ont été les derniers bastions des résistants proches de Gbagbo à tomber pratiquement un mois après le 11 avril 2011. Ils ont tenu tête aux FRCI jusqu’au  5 mai 2011. La prise de Koweit , de Toit-Rouge et de la Base Navale de Locodjro n’a été possible que grâce à l’appui des blindés et hélicoptères de la Force Licorne et de l’ONUCI, le 5 mai 2011.

Les intenses batailles  de cette nuit, à brigade de la gendarmerie relanceraient-elles la série des combats à Abidjan? Là est toute la question.

11:40 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

17/08/2012

Côte d'Ivoire: COULIBALY DRISSA revendique les attaques ciblées contre les FRCI

Message de la Révolution Populaire Ivoirienne.

Ivoiriennes, Ivoiriens, frères et sœurs des communautés étrangères vivant en Côte d’Ivoire, voilà plus de dix (10) ans que la Côte d’Ivoire notre héritage commun est dans la tourmente. Attaquée dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, ses fils ont placé leur espoir dans l’élection présidentielle d’octobre et de novembre 2010 pour la sortir des spirales de la violence et réparer les meurtrissures causées par la guerre.

Coulibaly Drissa, FRCI, attaques Malheureusement, le contentieux électoral fut mal traité. Les voies de résolution imposées par la communauté internationale au détriment de la volonté réelle du peuple de Côte d’Ivoire n’ont pas suffi à créer le cadre de paix et de cohésion tant souhaité par les Ivoiriens.

 Depuis l’arrivée de M. Ouattara au pouvoir en effet, la fracture sociale dans le pays n'a cessé de croitre jusqu'à atteindre un seuil d'alarme jamais frôlé auparavant. Le quotidien des populations ne se résumant désormais que par des maux tels que : insécurité, justice des vainqueurs, pauvreté et division.

 De fait, le régime de Ouattara oppose le nord du pays au sud, les ethnies sont dressées les unes contre les autres. Tous les jours les familles assistent à des arrestations arbitraires, des enlèvements, des assassinats par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) appuyées par leurs supplétifs dozos. L’oppression et la répression des populations civiles, ainsi que des actes de tortures et de viols s’accumulent sous le regard complice des gouvernants.

 Le régime actuel plutôt que rechercher les conditions devant aboutir à la réconciliation des filles et fils du pays au lendemain de la plus grave crise militaro-politique qu'ait connue le pays, exerce son pouvoir comme dans une situation de belligérance permanente où l'élimination d’un ennemi devient une priorité de gouvernance.

 La situation d’instabilité permanente qui plane sur la tête de chaque ivoirien comme une épée de Damoclès est la conséquence de la crise de confiance née entre gouvernants et gouvernés.

 Aujourd’hui, nos inquiétudes et nos souffrances ont atteint leur paroxysme. C’est pourquoi nous avons décidé de prendre nos responsabilités de peur d’être confronté à un chaos irréversible. Il faut que Ouattara parte. Tel est l’objet de notre lutte. C’est le lieu d’inviter les forces impartiales présentes sur notre territoire à demeurer dans une posture de neutralité. Ce combat, est une bataille ivoiro-ivoirienne et ne saurait être dirigé contre elles.

 Ivoiriens, ivoiriennes, étrangers vivant sur le sol ivoirien, il nous faut retrouver cette Côte d’ivoire de paix, où il fait bon vivre, où tous ses fils et filles, du nord au sud, de l’est à l’ouest, sont réconciliés. Ivoirien, Ivoirienne, jeune, femme, homme, épris de vérité et de justice, cette lutte est la tienne.

 Où que tu sois, quoi que tu fasses, toi qui as attendu patiemment la réalisation de la parole de l’Eternel dans ta vie, dans la vie de ta nation, celle-ci est à son accomplissement. Sois en un instrument puissant. Comme David, le temps est venu pour toi de restaurer ton honneur et ta dignité bafoués, ta liberté confisquée. Rejoins-nous dans la rue jusqu’au départ effectif de Ouattara.

 DIEU NOUS BENISSE ET BENISSE LA CÔTE D’IVOIRE.

POUR LA REVOLUTION POPULAIRE IVOIRIENNE

LE PORTE-PAROLE

COULIBALY DRISSA

Suivez ce lien pour la vidéo: http://youtu.be/h664m5Qlbaw

08:14 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (12) |  Imprimer |  Facebook | | | |

16/08/2012

Dabou : Prison Civile cassée et gendarmerie dépouillée. Jacqueville : Postes FRCI attaqués

Dans la nuit du 15 au 16 août 2012 aux environs de 23h30, un commando lourdement armé a attaqué Dabou et ensuite Jacqueville, deux localités à 40km à peine d’Abidjan, Capitale économique de la Côte d’Ivoire.

La hiérarchie de FRCI annonce invraisemblablement  à l'AFP ne pas  " déplorer de pertes en vies humaines ". Mais l’AFP, citant une source sécuritaire, note que  "outre le poste des FRCI, la gendarmerie et la prison de la ville ont été visées par ces assaillants non identifiés ".

Des témoins résidants à Dabou affirment que la "Prison Civile de ladite ville a été cassée et tous les détenus auraient été libérés. En outre, la gendarmerie a été attaquée et dépouillée de ses armes."

Dabou, Jacqueville, FRCI attaqueDu côté de Jacqueville, le commando non-identifié a attaqué des postes de FRCI, selon des sources concordantes.

Le Courrier d’Abidjan révèle sur son site que  "une trentaine de Casques bleus lourdement armés de l'ONUCI ont fait leur entrée aux alentours de midi à Dabou, à bord de cinq blindés. Dabou montre le visage d'une ville déserte, où les FRCI tiennent les différents corridors et procèdent à des arrestations de personnes présentées comme des assaillants".

Par ailleurs, une vidéo circule sur la toile montrant une colonne d’une trentaine de véhicules militaires des forces Françaises de la Licorne quittant leur base du  43ème BIMA  et se dirigeant vers le théâtre des opérations. On distingue des blindés, des jeeps, des camions de transport de troupes et des camions remorquant des containers .

Alors que le commando mystérieux avait déjà quitté les lieux après avoir frappé des cibles prises, les FRCI, comme à leur habitude, ont procédé à des arrestations arbitraires de jeunes à travers la ville, les présentant comme des assaillants.

Pour rappel,  ces attaques surviennent à la suite de celles de Yopougon, Akouedo, Abengourou, Agboville et Touleupleu. Et ce dans un contexte de mécontentement de certains éléments FRCI se sentant trahis par Dramane Ouattara. Notons également que Ouattara a procédé fraichement à des nominations et augmentations très contestées en grades de certains militaires issus des Forces Nouvelles, mouvement rebelle de 2002.  

15:30 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

08/08/2012

Agboville, un poste de FRCI attaqué par des inconnus, bilan mitigé

Ce Mercredi 8 août 2012 aux environs de 5h, les habitants d’Agboville, ville situé à 75km d’Abidjan, ont été tirés de leur sommeil par des tirs nourris en provenance du poste de FRCI à l’entrée sud de la ville.

"Je confirme les attaques perpétrées sur un poste d'Agboville tôt ce matin par des assaillants, mais nous ne savons rien de leurs intentions ni de leur identité", a déclaré le colonel Moussa Cherif,  aux journalistes de Reuters.

Interrogé sur ces faits au JT de 20h du 8 août 2012, Paul Koffi Koffi, ministre chargé de la défense du régime de Dramane Ouattara   donne, sans enquête, une autre version : "Des jeunes d’un petit village à l’entrée d’Agboville ont attaqué les éléments FRCI à la Kalach, blessant 2 FRCI. Des ratissages ont été opérés dans le village.

C’est connu, le gouvernement de Dramane ouattara, chef suprême des FRCI, a habitué les ivoiriens aux accusations sans preuve ni enquête. Paul koffi koffi n’a pas manqué de souligner, sur un ton moqueur, que "les habitants du village ont fui pour aller s’abriter en brousse. Nous les invitons à regagner leur village". Connaissant les pratiques barbares des FRCI sur les populations civiles désarmées,il est clair que lesdits ratissages ne sont que des opérations d’exactions contre ce petit village que Paul Koffi koffi refuse de nommé.

Nous rappelons que depuis le 2 août 2012, les FRCI ont été pris pour cible par des inconnus armés dans des commissariats, des casernes militaires faisant plus de 18 morts dans le rang des FRCI et " plus de 200 armes de tout genre emportées", selon l'AFP.FRCI, exactions, attaques

21:15 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |