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15/10/2012

Abobo: le déguerpissement des transporteurs et commerçants tourne aux combats. Les émissaires de Ouattara pourchassés


affrontement FRCI vs Commençants, Abobo"Trop, c’est trop, vous êtes vénus au pouvoir pour nous affamer, bandes d’ingrats" s’écriaient les commerçants, les transporteurs, les garagistes et tenants de PME, ce lundi 15 octobre 2012 à 09h au rond point de la gare d’Abobo. Anne Ouloto, Ministre de la Salubrité appuyée par Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense étaient chargés par le gouvernement de Dramane Ouattara de procéder au déguerpissement des commerçants, chauffeurs, garagistes et autre tenants de PME installés des les environs de la gare d’Abobo pour les amener vers un nouveau site au quartier PK 18.

 "Foutaise !!! Non seulement le nouveau site de PK 18 est exigu, mais il est mal placé" se plaignait, lors des affrontements, un responsable d’un syndicat de transporteurs d’Abobo.

Les chauffeurs, les commerçants et autres tenants de PME ciblés par l’opération de déguerpissement se sont dressés, ce matin, contre les émissaires de Ouattara.  "Les ministres de Ouattara et tous ceux qui les accompagnaient ont été lapidés et pourchassés. Ils se sont abrités dans les locaux de la mairie" a précisé un commerçant très remonté contre cette mesure inique de Dramane Ouattara et ses ministres.

"Vers 11h, les FRCI ont ouvert le feu, provocant une grosse panique. La riposte ne se fit pas attendre. Les FRCI tirent, Commerçants ripostent. Tout le monde est armé ici" a déclaré au téléphone un témoin des affrontements.

Au moment où nous mettions en ligne cet article, un calme précaire régnait à la gare d’Abobo où une forte présence de FRCI était remarquée par des habitants de la commune.

Pour rappel, Abobo a été la commune du "Commando invisible" lors de la crise postélectorale de Novembre 2010. Des armes ont été distribuées par Ouattara à des civils pour en faire des supplétifs aux FRCI. Cette commune poudrière est très crainte par le régime de Dramane Ouattara. Le "commando invisible" se serait-il retourner contre son concepteur? les jours prochains nous situeront.

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15:54 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

31/07/2012

Abobo : une gigantesque poudrière vivante

Abobo, la deuxième grande commune d’Abidjan après Yopougon, est devenue une gigantesque poudrière depuis la crise postélectorale. Avec une population cosmopolite estimée à environ 1 500 000 habitants, Abobo fut la commune-siège du "commando invisible" qui a lourdement endeuillé les forces de Défense et de Sécurité(FDS), de même que les familles civiles partisanes du Président Laurent Gbagbo. Dans son livre-enquête "Abobo la Guerre – Côte d’Ivoire : terrain de jeu de la France et de l’ONU",  Leslie Varenne révéla, au grand jour, le titanesque complot international dont cette vaste commune fut le champ de mise en œuvre.

 Plus d’un an après la forfaiture internationale qui s’est soldée par la mise au pouvoir du putschiste sanguinaire avéré Dramane Ouattara en avril 2011, Abobo reste et demeure une immense poudrière ouverte. Les ivoiriens s’en souviennent, dans le but de lancer la plus meurtrière des guérillas urbaines de l’histoire de la Côte d’Ivoire, la coalition France-ONU avait distribué des armes aux populations favorables à Dramane Ouattara, notamment à celles d’Abobo. Cet abominable schéma a, par la suite, été appliqué à Benghazi par le ténébreux ex-président français Nicolas Sarkozy et continue de l’être, aujourd’hui, en Syrie.

Mais seulement voilà, après la "victoire" du "boucher de Duekoué", les nombreuses armes distribuées aux civils, aux dozo, aux bandits, aux "yambro" et "coxer" transformés en combattants pour le besoin,  sont toujours en leur possession. Du sous-quartier Derrière-rails à Derrière-fils, de Sogefia à Plaque 2, de PK18 à Anyama, tous les combattants proDramane ont gardé leurs armes à eux distribuées. A Abobo, les "commandants", il y en a à chaque coin de rue. Ils ne craignent ni la Gendarmerie, ni la police. Les  pseudo-commandants d’Abobo font leur propre-loi. "C’est une jungle, ici, dès 22h, ils font sortir leur arsenal de guerre. Les rafales sporadiques de Kalash pendant les nuits, c’est presque devenu la musique ici" se lamentait un habitant de PK18. "Essayez d’emprunter la voie qui relie Yopougon à Abobo par la prison civile à partir de 22h. Sur à peine 8km, il y a onze (11) barrages de supplétifs FRCI. A des barrages, au moment où certains t’intiment l’ordre de garer, d’autres te demandent de circuler, gare à toi si tu obéis au mauvais ordre. Ils ne savent même pas s’exprimer en français" se plaignait un agent de l’Etat se rendant à Agboville pour une urgence le week-end passé.

En clair, Abobo est une véritable jungle où dFRCI, Abobo, Poudrière, Ouattaraes commandants et de véreux chefs de guerre foisonnent et où les armes de guerre circulent encore en abondance, à l’image de tout le pays. Les informations relatives aux combats acharnés qui s'y déroulent ces derniers temps ne surprennent guère.  C’est donc utopique et mensonger que Dramane ouattara s’asseye sur de plateau des chaînes internationales pour affirmer que la situation sécuritaire est normalisée en Côte d’Ivoire.

06:00 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |