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20/08/2015

Présidentielle 2015: AFFI dépose ses dossiers de candidature à la CEI avec une foule en liesse

ABIDJAN : Les militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de l’Alliance des Forces Démocratiques (AFD) de Côte d’Ivoire, auxquels se sont ajoutés plusieurs autres partis alliés du FPI tels que le Congrès National des Peuples de Côte d'Ivoire (CNPCI), se sont rués au Siège de la Commission Électorale (CEI) à Cocody-2Plateaux, ce jeudi 20 août 2015, pour accompagner le Candidat du FPI Pascal AFFI N’Guessan, lors du dépôt de ses dossiers de Candidature en vue de la Présidentielle du 25 Octobre 2015.

AFFI dépose sa candidature, Présidentielle 2015, le Candidat du FPILe Président de la CEI, M. Youssouf Bakayoko, recevant le dossier de Candidature de Pascal Affi N'Guessan, au siède de la CEI, à Abidjan-Cocody, 2 Palteaux, 20 Août 2015 à 11h.

 

 

 

C’est à 11 heures, heures d’Abidjan, que la Commission Électorale Indépendante (CEI) représentée par  son Président Youssouf Bakayoko, son Secrétaire Permanent Zano Gogognon André et de ses adjoints Bertin Ganin, Diarrassouba Soumalaye et  Me Victoire Alley, a réceptionné le dossier de Candidature de Pascal Affi N’Guessan.  

Des Jeunes militants tout comme les personnes âgées, nul ne voulait se laisser conter l'Evènement. Ils ont tous tenu à accompagner Pascal AFFI N’Guessan pour lui témoigner leur soutien pour la prochaine présidentielle. On peut donc dire sans se tromper, Pascal AFFI N’Guessan, a encore réussi, ce matin, la mobilisation de militants et sympathisants du FPI dans l’accomplissement de cette formalité cruciale après sa grande cérémonie d’investiture le samedi 8 août dernier, un très bon signe sur le Chemin démocratique qui mène au palais Présidentiel.

La CEI recevra les candidatures jusqu’au 22 août 2015 avant de transmettre les dossiers de candidatures déclarées au Conseil Constitutionnel, qui aura à plancher sur l’éligibilité de chaque candidat.

 

Il faut, toutefois, noter que l’opposition ivoirienne n’a cessé, depuis l’an dernier, de dénoncer la composition partisane de la CEI à la Coalition RHDP au pouvoir, tout comme l’atmosphère sécuritaire alarmante notamment la flambée de l’insécurité galopante et la violence dues à des attaques perpétrées contre les populations et les forces régulières, par les microbes et les milices des ex-combattants proOuattara, à l’approche des élections. 

16:32 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

06/08/2015

Bien qu’inéligible, Ouattara s’entête et dépose son dossier de candidature à la CEI

ABIDJAN : C’est dans l’après-midi du 5 août 2015, au 3è jour de l’ouverture des dépôts de candidatures pour la Présidentielle d’octobre 2015, qu’Alassane Dramane Ouattara, accompagnés de ses partisans, a déposé son dossier de candidature auprès de la Commission Électorale Indépendante (CEI) à Abidjan II Plateaux.

Ouattara inéligible, Ouattara dépose sa candidature à la CEIAlassane Dramane Ouattara déposant son dossier de candidature à la Commission Électorale Indépendante, le 5 Août 2015, Abidjan, II Plateaux.

 

 

 

La candidature de Ouattara pour les élections présidentielles a toujours suscité l’épineuse question de son inéligibilité, chaque fois qu’il a affiché ses intentions de briguer le poste de Président de Côte d’Ivoire, et ce depuis 2000, eu égard à l’article 35 de la Constitution ivoirienne de 2000. Sans surprise, le dépôt de la candidature de Ouattara, hier à la CEI, a remis à jour son inéligibilité, aussi bien au sein des partis politiques, dans la presse écrite, sur les réseaux sociaux qu’au sein des populations ivoiriennes.

 

L’inéligibilité de Ouattara et sa candidature exceptionnelle de 2005

Par Arrêt N° E 0001-2000 du 6 Octobre 2000, la Chambre Constitutionnelle de la Cour Suprême avait déjà déclaré Ouattara inéligible aux présidentielles de 2000, aux regards de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er Août 2000. Deux années plus tard, précisément le 19 septembre 2002, Ouattara, ses soutiens et partisans créèrent une rébellion armée qui prit le contrôle de la moitié Nord et de l’Ouest ivoirien. A l’issue des accords politiques de Prétoria, le Président Laurent GBAGBO, s’appuyant sur l’article 48 de la constitution de 2000, a pris la Décision N°2005-01/PR du 25 mai 2005 portant autorisation à titre exceptionnel des candidats signataires des accords de Linas Marcoussis à l’élection présidentielle de 2005, pour faire de Ouattara et de Bédié, des candidats exceptionnels uniquement pour les élections de 2005 qui se tinrent finalement en Octobre 2010.

Pour voir l’Arrêt E 0001-2000 du 6 Octobre 2000, Cliquez sur le lien

 

En clair, Alassane Dramane Ouattara est inéligible aux regards de l’article 35 de la Constitution du 1er Août 2000. Il a été rendu exceptionnellement éligible par le Président GBAGBO, à l’issue d’accord politique de Prétoria, uniquement pour les élections présidentielles de 2005 qui se sont tenues en Octobre 2010. Ouattara ne peut donc normalement prétendre déposer une quelconque autre candidature à des élections Présidentielles en Côte d’Ivoire. Mais Ouattara s’est adonné, hier à la CEI, à une forfaiture comme il a en l’habitude.

 

La Suite du processus de validation des candidatures : CEI et Conseil Constitutionnel

La Commission électorale Indépendante reçoit les candidatures et les transmet au Conseil Constitutionnel.

 

Conformément à ses attributions, le Conseil Constitutionnel statue sur le contentieux de l’éligibilité des candidats à l’élection Présidentielle. Cette institution cherchera à savoir si les candidats dont les dossiers sont parvenus au Conseil constitutionnel remplissent les conditions prescrites par la Constitution et le code électoral pour faire valablement acte de candidature.

Dès le 25 août 2015 date de clôture de dépôt des candidatures à la Présidentielle de 2015, la CEI a obligation de transmettre les dossiers des candidats au Conseil Constitutionnel. Le Conseil Constitutionnel est tenu de publier sans délai la liste des candidats qui lui est parvenue. Il appartient alors aux partis politiques adverses ou à toute autre organisation ivoirienne de porter plainte contre un candidat qu’ils trouvent inéligible avec preuve à l’appui. Le conseil constitutionnel statuera sur les preuves d’inéligibilité apportées contre le candidat et décidera si oui ou non le candidat doit être retiré de la course.

Quand on sait les débats antérieurs sur l’inéligibilité de Ouattara, on peut affirmer sans se tromper que les jours prochains seront électriques, pour ce qui est de cette affaire de la candidature de Ouattara. Affaire à suivre donc !

 

 

09:20 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

05/08/2015

Investiture du Candidat Pascal AFFI N'Guessan: Point de presse de la Présidente du Comité d'Organisation

FPI, Candidat AFFI

 

 

 

 

 

 

 

POINT DE PRESSE DE LA SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DU FPI, PRÉSIDENTE DU COMITÉ D'ORGANISATION DE LA CÉRÉMONIE D'INVESTITURE DU CANDIDAT PASCAL AFFI N'GUESSAN

 

I-                    CONTEXTE

Le 25 octobre prochain, les Ivoiriens seront appelés aux urnes pour décider du choix du candidat qui devra conduire les destinées de la Côte d’Ivoire, sur les sentiers de la réconciliation nationale, du développement économique, social et humain. Au travers du choix du candidat, va se dessiner l’exécution d’un programme de gouvernement, privilégiant soit la prédation des ressources nationales, soit, la consécration du peuple comme bénéficiaire exclusif des biens et richesses de la Côte d’Ivoire.

Cette élection intervient dans un contexte de crise issue de la dernière élection présidentielle, dont les effets,  malheureusement, n’ont pu être jugulés, faute d’une volonté affirmée par le pouvoir :

-         La déportation du Président Laurent GBAGBO et du Ministre Blé Goudé à la HAYE,

-         L’incarcération des détenus d’opinion politique,

-         L’exil forcé des partisans du Président Laurent GBAGBO, en violation flagrante avec l’article 12 de notre Constitution,  

-         Le gel de leurs avoirs bancaires,

-         L’occupation des biens privés et publics par les FRCI et milices privées à la solde du régime,

-         Le mépris des droits et libertés démocratiques… etc.

Après cinq ans de gouvernance OUATTARA, les rancœurs sont encore vivaces. La réconciliation nationale, nécessaire au développement économique est piétinée. Les Ivoiriens sont catégorisés dans le prisme du « rattrapage ethnique » ; l’emploi public n’échoit qu’à certains ivoiriens. Les FRCI et dozo entretiennent toujours la terreur, par l’usage d’armes, dont ils ne peuvent légalement être détenteurs. La grogne et les menaces permanentes des jeunes gens éligibles au programme de désarmement et de réinsertion, mettent à mal le processus de désarmement, qui, reconnaissons-le est un échec.

La justice  n’existe que pour un camp, celui de Gbagbo ; d’où la notion fort à propos de justice des vainqueurs, reconnue unanimement par les observateurs de aussi bien nationaux qu’internationaux.

Après cinq ans de gouvernance  OUATTARA, la paupérisation a atteint un niveau inacceptable, manger à satiété est devenu un luxe pour l’écrasante majorité des Ivoiriens ; car, le pouvoir RHDP, refuse obstinément d’engager la lutte contre la cherté de la vie. Quant  aux prix des produits de rente, qui, sous le président GBAGBO, étaient rémunérateurs, ils sont aujourd’hui dans une décadence affligeante. Il s’agit notamment du café, du cacao, du palmier à huile, de l’anacarde, du coton, de l’hévéa ; le dernier cité, que le paysan vendait à plus de mille francs CFA le kilogramme, ne vaut plus que deux cent francs CFA, actuellement. La situation sociale et économique  du paysan s’est en conséquence dangereusement   détériorée à l’image de celle de toute la population ivoirienne.

C’est dans ce contexte, que fidèle à ses engagements et ses principes, le Front Populaire Ivoirien (FPI) a décidé de prendre la place qui lui revient, pour créer les conditions d’une nouvelle espérance pour Ivoiriens et pour la Côte d’Ivoire.

 II-                  L’OPTION DU FPI DE PARTICIPER AUX ELECTIONS GENERALES D’OCTOBRE 2015

Le Front Populaire Ivoirien (FPI), réaffirme sa volonté ferme de poursuivre la lutte pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire réconciliée, démocratique et prospère, menée sous la houlette du Président Laurent Gbagbo, dont le programme de campagne, on se souvient était : « Côte d’Ivoire- Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité. »(Publié aux Editions NEI- CEDA).

Au sortir du 4ème congrès extraordinaire organisé les 21 et 22 mai, au Palais des sports d’Abidjan-Treichville, le FPI a donc choisi de participer aux futures élections générales.

Aller aux élections,  c’est affirmer notre nature et notre raison d’être. C’est dire que nous sommes un Parti Politique qui a pour mission, de s’engager à proposer un idéal de vie, en mettant en application son programme de gouvernement, en participant au débat électoral. L’alternance politique est notre crédo, qui bannit l’usage de la violence comme moyen d’accession à la magistrature suprême.

Aller aux élections, c’est abréger la souffrance des Ivoiriens sous la gouvernance  du chef de l’Etat sortant ; c’est offrir l’opportunité de nouveaux horizons basés sur l’exercice de la démocratie, étendre la classe moyenne, et asseoir un véritable développement économique, social  et humain.

Aller aux élections, c’est reconstruire une Côte d’Ivoire restaurée, une nation forte.

Mesdames et Messieurs les journalistes, aller aux élections en 2015, c’est mettre fin au mythe d’ADO solution qui ne nous a servis que des problèmes. 

Aller aux élections en 2015, c’est démontrer qu’après la tentative de sa décapitation, le Front Populaire Ivoirien est plus que jamais debout pour la reconquête du pouvoir d’Etat.

Pour ce challenge, c’est le camarade Pascal AFFI  N’guessan, Président du parti, qui a été désigné CANDIDAT du Front Populaire Ivoirien, à  l’élection présidentielle d’octobre 2015, à l’unanimité lors du 4èmecongrès extraordinaire du parti, tenu  les 21 et 22 mai 2015, au Palais des Sports de Treichville.

Le choix de l’homme se justifie, entre autres, par son parcours politique et son expérience de la gestion des affaires publiques. Présent aux côtés du président Laurent GBAGBO déjà en 1990, Pascal AFFI N’GUESSAN a réussi l’exploit de se faire élire maire de Bongouanou. Une localité, alors présentée comme un bastion du PDCI. Nommé directeur de campagne, AFFI N’GUESSAN sera l’artisan de la victoire du candidat Laurent Gbagbo en 2000. Ce succès lui a valu la reconnaissance du président GBAGBO, qui l’a nommé Premier ministre. La fidélité politique d’AFFI N’GUESSAN est reconnue au congrès de juillet 2001 où il est élu président du Parti. A la tête du FPI, il a travaillé à renforcer l’assise nationale et internationale du Front Populaire Ivoirien. En 2010, le candidat Laurent GBAGBO aura une fois encore recours  au Premier Ministre, Président du parti, Pascal AFFI N’GUESSAN, en faisant de lui son porte-parole.

Le candidat du Front populaire ivoirien, candidat du changement, porteur d’espoir et d’une espérance nouvelle, sera investi le 8 août prochain au Palais de la culture de Treichville.

 III-                LE SENS DE L’INVESTITURE DU CANDIDAT DU FPI

La cérémonie solennelle d’investiture du candidat du FPI à l’élection présidentielle d’octobre prochain, est d’abord et avant tout, un moment solennel de réengagement du parti dans la lutte pour la réinstauration  des droits et libertés démocratiques, après la tragédie du 11 avril 2011.

AFFI, candidat du Front Populaire Ivoirien, c’est l’appropriation et la perpétuation  de toutes les valeurs républicaines et démocratiques défendues par le président Laurent GBAGBO. Pour lui, le FPI doit s’engager à reprendre le pouvoir d’Etat afin de le ramener, ici, en Côte d’Ivoire, son pays, pour peser de tout son poids dans le processus de réconciliation nationale d’une part et conduire le combat de la renaissance africaine d’autre part.

AFFI, candidat du Front populaire Ivoirien, c’est aussi l’expression, non seulement de la compassion du parti  à tous ses illustres militants et sympathisants, arrachés injustement et douloureusement à l’affection des leurs, pour leur engagement en faveur d’une Côte véritablement démocratique, mais c’est également celle de son engagement en faveur de  leur réhabilitation.

AFFI, candidat, c’est le changement maintenant ! Autrement dit, une nouvelle espérance pour la paix, la réconciliation nationale et le progrès social ; l’espérance d’une nation unie et solidaire, débarrassée de la politique du rattrapage ethnique et de la justice des vainqueurs.

AFFI candidat, c’est une Côte d’Ivoire sans prisonniers politiques, sans exilés, ni réfugiés, sans comptes gelés, sans biens confisqués, et j’en passe.

Par l’investiture du samedi 8 aout 2015, le Front Populaire Ivoirien, entre en campagne électorale, pour présenter à la Côte d’Ivoire  entière, son programme de gouvernement, basé sur la restauration et  la refondation de la Côte d’Ivoire, notre cher pays ; et la satisfaction des nouveaux défis qu’imposent les programmes de sortie de crise.

Le 8 aout 2015, le FPI présentera sa politique électorale et les acteurs sélectionnés pour l’animer.

Le samedi 8 aout 2015, le candidat Pascal AFFI N’GUESSAN, sera investi candidat du Front Populaire Ivoirien. Il présentera sa politique électorale et les femmes et les hommes sélectionnés pour l’animer.

Populations de Côte d’Ivoire, vieux, jeunes, femmes, militantes et militants, sympathisantes et sympathisants du Front Populaire Ivoirien, venez nombreux au Palais de la Culture de Treichville pour apporter votre bénédiction, au candidat du Front populaire Ivoirien, Le premier ministre, Pascal AFFI N’GUESSAN, président du Parti ; le candidat d’une Côte d’Ivoire définitivement réconciliée, libre, solidaire  et prospère ! Le candidat du changement, maintenant !

Je vous remercie.

 

Fait à Abidjan, le 3 août 2015

La Secrétaire Générale et Porte-parole du FPI,

Présidente du comité d’organisation

Agnès MONNET   

06:56 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

24/07/2015

Le Gouvernement tente un forcing d’exhumation des corps du charnier de Duékoué. Les Wê s’y opposent

Massacre de Duekoué, Charnier de Duekoué, Exhumation des corps de DuekouéDUEKOUE : Dans l’après-midi du 23 juillet 2015, des émissaires du Gouvernement ont convoqué les chefs traditionnels Wê de Duékoué pour leur annoncer une décision du Gouvernement portant à « exhumer les corps du charnier constitué en mars 2011 suite au massacre des Wê au quartier Carrefour de Duékoué, lors de l’offensive des forces proOuattara les 29, 30 et 31 mars 2011 », ont rapporté nos sources. « Le Gouvernement a décidé d’enterrer tous les corps de la crise postélectorale au cimetière », ont avancé les émissaires du Gouvernement pour motiver cette exhumation des corps du charnier de Duekoué.

Toujours selon nos sources, après avoir écouté et entendu les émissaires du Gouvernement et surtout les raisons avancées par ceux-ci pour justifier l’exhumation des corps du massacre des Wê, les chefs traditionnels Wê convoqués à cette rencontre ont opposé un refus catégorique à cette opération d’exhumation.

«  Le Gouvernement ne nous a pas encore dit comment et combien de nos parents ont été massacrés à Duekoué et comment ces corps ont pu se retrouver dans ce charnier. Aujourd’hui, on nous envoie des émissaires pour nous annoncer qu’on veut exhumer les corps du charnier pour les enterrer au cimetière de Duekoué, sans aucune enquête fiable préalable. Ça frise une opération d’effacement des traces de ce massacre. Tout comme cela a été fait à Nahibly où une opération immobilière a été lancée sur ce site. Nous n’accepterons plus jamais cela », a déclaré un chef Wê aux émissaires du Gouvernement.

«Pourquoi le Gouvernement veut réveiller nos douleurs à l’approche des élections d’octobre 2015. Pourquoi le Gouvernement veut ouvrir cette plaie déjà très fraîche en cherchant à exhumer nos morts dans cette période électorale, sachant que c’est dans une crise postélectorale que nos parents ont été massacrés. Pourquoi veut-on nous faire souffrir encore ?», s’est interrogé un chef traditionnel, joint au téléphone par DeboutCiv, ce vendredi 24 juillet 2015, dans la recherche de plus amples informations sur cette rencontre d’exhumation des corps,

«Nous exigeons un monument aux morts sur ce site, les gens veulent faire disparaitre toutes les traces de ce massacre, comme ils l’ont fait pour le site de Nahibly. C’est méchant de la part des gouvernants », s’est indigné un jeune cadre de Duékoué.

 

Selon nos sources, les chefs traditionnel Wê ont adressé un courrier aux autorités préfectorales pour « marquer leur opposition à toute opération d’exhumation et tout déplacement des corps du charnier de Duékoué ». Mais, les autorités préfectorales refuseraient d’écouter le cri de cœur des chefs traditionnels Wê, puissent qu’elles tiennent à faire cette exhumation, pour des raisons qu'elles seules savent.

 

 

Pour rappel, le 29, 30 et 31 mars 2011, les forces proOuattara ont lancé un massacre de grande ampleur des Wê à Duékoué, dans une offensive armées pour le contrôle de tout l’Ouest ivoirien, au vu et au su des éléments de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). A ce jour, ni Ouattara, ni ses chefs de guerre n’ont été inquiété au sujet de ce massacre. Le charnier de Duekoué qui constitue la preuve visible de ce massacre devient de plus en plus gênant. 

14:48 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |