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07/11/2014

Intégralité du Discours de Pascal AFFI N'Guessan, Président du FPI à Aboisso, 5Nov2014

Affi N'guessan, Discours d'Aboisso, FPI"J’ai effectué cette visite parce qu’il y a des urgences au niveau du parti. Et ces urgences vous les connaissez. Ce sont toutes ces rumeurs, toutes les informations qui vous parviennent et qui ne sont pas des informations rassurantes. Quand vous êtes dans une organisation et qu’il y a des accusations qui vous parviennent, des dénigrements émanant des responsables de la même organisation, ce ne sont pas de bonnes nouvelles. On ne peut pas dire que ce sont des nouvelles qui encouragent. Au contraire, ce sont des nouvelles qui peuvent inquiéter. Et quand c’est comme ça, vous qui êtes les premiers responsables, vous ne pouvez pas laisser les rumeurs continuer à courir. Vous ne pouvez pas laisser les rumeurs continuer à intoxiquer. Surtout quand c’est vous-même qui êtes interpellés par ces rumeurs, il faut aller sur le terrain pour apporter la bonne l’information ; afin que les militants puissent se faire une bonne opinion et adopter des positions pertinentes. Dans la vie, on ne peut avancer en ayant pour base des fausses rumeurs et prendre de bonnes décisions. Si vous décidez sur la base des informations qui ne sont pas fiables, qui ne sont pas justes, il y a des risques que vous vous trompez. La meilleure façon d’adopter des positions justes, c’est d’avoir les différents contours d’une information qui vous parvient ; c’est d’avoir plusieurs opinions sur une question, et pouvoir se faire soi-même une opinion qui ne soit pas fausse. C’est pourquoi je vous ai conviés à cette réunion, afin que nous sachions comment nous devons marcher. C’est cela la ligne de conduite d’un homme. Quels sont les repères ? Quelle est la philosophie qui guide la marche ? C’est ça la ligne d’un parti politique. C’est ça la ligne d’un homme.

Un homme peut dire : moi, je veux être un homme courtois, un homme aimable, un homme sérieux, un homme respecté. C’est ça sa ligne. Et dans le village, c’est comme ça qu’il marchera. On ne le connaîtra pas comme un homme bagarreur. On ne le connaîtra pas comme un homme coléreux. Donc voilà sa ligne.
Nous au FPI, depuis le début, à la fondation du parti, on a dit transition pacifique à la démocratie. C’est-à-dire : on ne va pas faire palabre, on ne va pas prendre fusil, on ne va pas faire la guerre pour arriver au pouvoir. On va faire la démocratie ; c’est-à-dire, on va avoir des idées. On va parler à la population. On va leur expliquer ce que nous voulons. On va aller au vote démocratiquement. Sans palabre, sans violence, les gens vont voter pour nous, pour qu’on arrive au pouvoir. C’est ce qu’on appelle la démocratie. Et cette ligne, on ne l’a pas changée. La ligne de la démocratie est une ligne de débat, c’est une ligne de dialogue politique. Il n’y a pas un pays qui fait la démocratie sans le dialogue. Le dialogue même va au-delà de la politique. Dans beaucoup de pays qui se disent démocratique, le dialogue est même social ; quand il y a un problème, n’importe quel problème, on dialogue. Problème entre les transporteurs et le gouvernement, on dialogue. Problème entre les fonctionnaires et le gouvernement, dialogue social. Et on règle les problèmes dans le dialogue. On fait des concessions. Dialogue, ça veut dire qu’on se rapproche. L’un à une position de dix mètres, l’autre de l’autre côté, on discute, on discute. On laisse tomber les revendications et on trouve un compromis. Le gouvernement a fait quatre mètres de concessions, l’autre qui est en face a fait six mètres et puis on s’est rencontré sur un point. Mais quand on se rencontre, le point sur lequel on s’est rencontré, ce n’est pas le même point d’où on est parti. On était à dix mètres l’un de l’autre. Maintenant, on se retrouve à quatre mètres. On voit que quatre mètres-là, c’est déjà bon, donc on prend ça comme ça. Et puis le reste, on va voir. C’est ça le dialogue. La négociation, c’est le compromis. Et c’est ce qu’on a fait jusqu’à présent. C’est ce qu’on a fait pour arriver au pouvoir en 2000. Même quand il y a eu la crise, c’est ce qu’on a fait. Le dialogue »

Questions :
• J’aimerais vous posez une question camarade président. Est-ce que vous serez candidat à la présidence du Fpi ? Deuxièmement, j’ai lu dans les journaux que vous avez tenu des propos en disant que l’ère de Gbagbo est passée, passons à autre chose. Camarade président avez-vous vraiment tenu ces propos ? 
• Le 11 décembre prochain, on ira au congrès. J’ai appris par voie de presse que le président Gbagbo est candidat. Je voudrais savoir si le camarade président sera aussi candidat ?

Réponses :
Moi, quand je suis sorti de prison, ma première préoccupation a été la libération de tous les autres prisonniers politiques et le retour des exilés pour qu’on travaille en synergie. Qu’on ne tire pas dans tous les sens. Que nos initiatives ne s’entrechoquent pas. Pour que nos actions ne soient pas dispersées. C’est pourquoi, j’ai créé la vice-présidence chargée de coordonner les actions pour la libération du président Laurent Gbagbo. Parce que, il faut qu’on regarde dans la même direction, et qu’on agisse dans le même sens. Aujourd’hui, quand on écoute Bensouda ; quand on écoute tous ceux qui sont dans le dossier du président, on doit tirer les mêmes conclusions. Ça fait sept fois qu’on demande la mise en liberté provisoire du président Gbagbo et les gens refusent. Nous qui sommes dehors-là, c’est notre comportement que Bensouda utilise pour dire qu’il ne faut pas qu’on libère Gbagbo. Même là, ils y a des gens qui veulent que Gbagbo soit le candidat pour la présidence du Fpi, tout ça les gens utilisent contre lui. Quel est le résultat ? Le résultat, c’est qu’ils refusent que Gbagbo soit libéré. Donc nous même-là, on doit se poser des questions à savoir si ce qu’on fait-là, si les gens utilisent ça pour ne pas que Gbagbo soit libéré, est-ce qu’on doit pas changer notre façon de faire ? On va à gauche et on ne libère pas Gbagbo, et les gens nous disent tant que vous allez à gauche, on ne va pas libérer Gbagbo. Ils nous le disent, dans leur bouche. Et puis il y en a qui disent, c’est là-bas, on va aller. Les gens vous disent clairement, on ne va pas libérer Gbagbo parce que, parce que… Et nous on est ici, on dit parce que, parce que…, c’est ça on va faire. Et ceux qui disent ça, ils disent c’est pour qu’on libère Gbagbo. Ils posent des actions qui servent d’arguments à récuser la libération de Gbagbo. Et moi, je me pose la question de savoir ce que nous voulons réellement ? Et quand tu vois la réaction de certains, tu te poses la question de savoir est-ce qu’on vise le même objectif ? Est-ce que nous voulons vraiment la libération du président Gbagbo ? Est-ce que nous voulons vraiment que le Fpi s’en sorte ? Parce qu’on a le sentiment qu’on pose des actes pour nous enfoncer, pour ne pas avancer. 
Le comité de contrôle a publié un document pour nous inviter tous si nous sommes candidats ou pas à nous prononcer. Restez donc à l’écoute du comité de contrôle qui vous dira qui est candidat ou qui ne l’est pas.
Moi je dis des choses pour faire avancer le Parti. Les questions inutiles ou les questions qui ne sont pas encore posées et puis on cherche à apporter des réponses, je ne suis pas dedans. Quand une question n’est pas posée, je n’essaie pas d’y répondre. Quand une question ne me fait pas avancer, je ne cherche pas à spéculer là-dessus. Que l’ère de Gbagbo soit passée ou pas, spéculer là-dessus, ne me fait pas avancer. Que l’ère de quelqu’un soit passé ou pas, ce n’est pas un individu qui décide. C’est son propre parcours et c’est l’histoire. Nous savons tous ce que Gbagbo a fait et nous savons tous ce qu’il continue de faire. Même à la Haye, lui, il continue de mener son combat. Lui, il continue de mener sa lutte. Et nous, nous devons aussi mener notre part de lutte par rapport même à la Haye. L’objectif étant qu’il soit libéré. Ça fait partie de la lutte du Fpi. Et ça doit faire partie de la lutte du président du Fpi. Donc le président du Fpi, avec l’instrument qui est entre ses mains, qui est le Fpi, comment il lutte avec le Fpi, pour que Gbagbo soit libéré voilà ma préoccupation. Or quand je regarde le dossier, quand je regarde les acteurs, les arguments que les gens développent pour demander que Gbagbo reste en prison, pour justifier l’incarcération de Gbagbo, je constate que les gens ont mis Gbagbo en prison parce qu’ils considèrent qu’il n’est pas un homme de paix ; qu’il est un homme violent ; qu’il est un homme dangereux. C’est pour toutes ces raisons qu’ils l’ont attrapé pour le mettre en prison. 
Par rapport à ce dont on accuse Gbgagbo, moi je dois démontrer que Gbagbo est un homme de paix ; que Gbagbo est un démocrate; que le Fpi est un parti démocratique ; qui a pour ligne le dialogue, la négociation, la transition pacifique à la démocratie. Et que tout ce que nos adversaires racontent sur nous là, c’est faux. C’est la première chose que j’essaie de démontrer. Vous voyez bien que chaque fois que je fais ça, l’avocat de Gbagbo utilise ça pour le défendre. En Juin 2014, c’est sur l’action du Fpi, sur la posture du Fpi que, Me Altit s’est appuyé pour dire que le Fpi est dans le jeu politique ; qu’il discute avec le gouvernement ; qu’il est reçu par toutes les représentations diplomatiques ; qu’il parle de réconciliation ; que le président du parti même parle des Etats Généraux de la République ; qu’il dit que si Gbagbo sort de prison, le processus de réconciliation va être renforcé. Donc libérez Gbagbo ; n’ayez pas peur de lui. 
Le procureur dit que Gbagbo est dangereux ; il a des partisans qui sont dehors ; ils font des réunions à Accra ; ils complotent contre le régime ; ils font des cotisations ; ils cherchent même à recruter des mercenaires ; ils sont dangereux. Le procureur ajoute que si vous libérez Gbagbo, la guerre va reprendre en Côte d’Ivoire ; si vous libérez Gbagbo, ses partisans là, vont le cacher ; si vous libérez Gbagbo, il va aller intimider tous les témoins ; quand le procès va commencer, ils ne vont pas venir témoigner, etc… 
Nous, on ne peut démontrer le contraire si on est dans une logique de l’affrontement ; si chaque jour on démontre que, ce que le procureur dit-là, c’est vrai ; si on pose des actes qui montrent à la cour là-bas que tout ce que dit Bensouda est vrai. Pourquoi voulez-vous qu’on libère Gbagbo ? Elle-même, elle va dire, je ne vous ai pas dit ? On dit, hier ils ont organisé une marche, il y a eu des morts ; hier ils ont brûlé deux bus à tel endroit ; on dit il y a eu un affrontement avec les militants du Rdr, etc.
C’est à nous de savoir si nous devons être comme le procureur nous décrit ou pas.
Mais, je me dois de vous dire qu’au-delà de tout ce qu’on raconte, l’une des vérités fondamentale, c’est que, au Fpi là, nous sommes aussi dans des luttes de positionnements. Il faut que vous le sachiez. Je le dis parce que c’est tout à fait normal. Et c’est pourquoi je dis que le congrès à venir est très important. Parce que c’est un congrès qui va nous permettre de couper les liens avec un certain nombre de pesanteurs, et de créer un parti moderne. C’est un processus de modernisation que nous allons engager."

16:32 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

06/11/2014

"BLAISE COMPAORE DEHORS": Une mobilisation internationale contre l’hôte de Ouattara

Blaise Compaoré Dehors, Blaise Compaoré indésirable en Côte d'IvoireLa présence du sulfureux hôte de Ouattara en Côte d’Ivoire continue de susciter de nombreuses réactions hostiles de la part du peuple de Côte d’Ivoire et d’ailleurs. L’ex-Président Blaise Compaoré, chassé par le peuple burkinabé le 30 octobre 2014 après 27ans de pouvoir sans partage, a été accueilli en Côte d’Ivoire par une annonce officielle dans un communiqué de la Présidence de Ouattara, après avoir été exfiltré du Burkina par la France.

Au lieu de faire profil bas face à la colère du peuple ivoirien contre l’accueil qu’il réserve à Blaise Compaoré en terre ivoirienne, Ouattara multiplie des sorties hasardeuses de presse du genre : "Blaise Compaoré pourra rester en Côte D'Ivoire aussi longtemps qu'il le désire", a rapporté la presse proche du pouvoir d’Abidjan à l’issue d’une visite de Ouattara à son hôte le weekend dernier à Yamoussoukro, la Capitale Politique de Côte d’Ivoire.

Nous rapportons ci-après une série de réaction des partis politiques, d’organisations, de mouvements et leaders d’opinion de Côte d’Ivoire et de même hors de la Côte d’Ivoire par rapport à la présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire.

 

1-RÉACTION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

« Le vendredi 31 octobre 2014, Monsieur Blaise Compaoré a présenté sa démission de la Présidence du Burkina Faso à travers un communiqué officiel. Cette décision fait suite à plusieurs mois de contestation populaire, notamment à la journée du jeudi 30 octobre 2014 où les manifestations ont connu une intensité exceptionnelle, pour s’opposer à un projet de modification constitutionnelle qui aurait permis à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat après 27 ans au pouvoir.

Suite à cette décision, l’armée a pris le pouvoir et ouvert une période de transition dirigée par le Lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida. Les évènements ont fait plusieurs morts et d’importants dégâts matériels. Quant au président déchu, il est accueilli en Côte d’Ivoire selon un communiqué de la Présidence de la république.  

Mais qui est monsieur Blaise Compaoré ?

Le front Populaire ivoirien rappelle que monsieur Blaise Compaoré est arrivé au pouvoir, le 15 octobre 1987, à la suite d’un coup d’Etat sanglant qui a vu l’assassinat de Thomas Sankara, le père de la révolution Burkinabé. On retient de ses 27 ans de règne qu’il a exercé un pouvoir absolu à l’intérieur, jalonné de disparitions et d’assassinats d’opposants et de membres de la société civile dont le plus célèbre est le journaliste Norbert Zongo assassiné en décembre 1998.

La manière dont il quitte le pouvoir, sans gloire, chassé par son propre peuple, signifie que monsieur Blaise Compaoré n’a pas engagé le Burkina Faso sur la voie de la démocratie, mais qu’il a tout mis en œuvre, au contraire pour empêcher l’émergence d’un environnement démocratique et le fonctionnement régulier des institutions d’un Etat moderne.au plan diplomatique et particulièrement dans la sous-région ouest africaine, on retient de monsieur Blaise Compaoré, qu’il est le pyromane qui a mis le feu et a joué ensuite au pompier dans des crises ayant causé la division, la mort, l’effondrement de l’Etat et la faillite économique chez des voisins du Burkina Faso. Ses « missions de médiation » étaient en réalité des moyens d’ingérence dans les affaires intérieures et de contrôle sur les régimes et les ressources de ces pays.

En Côte d’Ivoire, il a encadré, financé, armé, et offert son pays comme la base- arrière d’une rébellion qu’il a lâchée ensuite sur le pays. Sa médiation dans la crise ivoirienne a plutôt aggravé la situation du pays jusqu’à la guerre ayant entraîné la chute du Président Laurent Gbagbo et l’avènement de monsieur Ouattara à la tête de l’Etat.

Le Front Populaire Ivoirien salue le courage du peuple Burkinabé et célèbre, avec lui, sa victoire sur la dictature de Blaise Compaoré. Les Burkinabés nous donnent une belle leçon de ce qu’un peuple soudé et déterminé peut réussir face à un pouvoir autoritaire qui prend son pays en otage au profit de son clan et de son entourage. Le FPI s’incline devant la dépouille des manifestants tombés en martyrs durant les évènements. Le front Populaire Ivoirien note que l’enjeu de cette belle révolution burkinabé d’octobre 2014, c’est le respect de la constitution par les dirigeants. Le peuple Burkinabé a montré la voie en se dressant contre les tentatives de confiscation du pouvoir par les manipulations de la constitution.

Le Front Populaire Ivoirien en appelle à la plus grande vigilance des partis politiques démocratiques, des mouvements et associations de la société civile et de tous les leaders d’opinion du Burkina Faso, car le 31 octobre, le peuple a gagné une bataille.

C’est maintenant que commence la lutte démocratique pour gagner la paix et la stabilité autour d’institutions démocratiques fortes ; le premier défi étant la nature, les objectifs et la durée de la transition qui se met en place. Pour sa part, le Front Populaire Ivoirien en appelle à une transition pacifique et inclusive pour permettre au Burkina Faso de se remettre vite de la crise et reprendre la voie du progrès. Le front Populaire ivoirien et le peuple ivoirien sont aux côtés du peuple et des acteurs de la démocratie dans ce pays frère.

Enfin, comme nous le savons, après sa chute, «Blaise Compaoré et son entourage sont accueillis en Côte d’Ivoire », selon les termes d’un communiqué officiel du Gouvernement. Le front Populaire ivoirien dénonce avec la plus grande fermeté cette présence de Compaoré en côte d’Ivoire. Il estime qu’après tout ce que cet homme a fait contre son propre peuple au Burkina Faso et contre le peuple ivoirien, Blaise Compaoré ne peut pas s’en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, le Front Populaire Ivoirien exige que monsieur Blaise Compaoré réponde devant la justice de tous les crimes dont il est accusé ou soupçonné dans son pays, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique de l’Ouest.  

Fait à Abidjan le 31 octobre 2014

La Secrétaire Générale, Porte-Parole du FPI  

 Agnès Monnet »

 

 

 

2-RÉACTION DE LA CELLULE DE VEILLE ET D’ÉVEIL

"Monsieur Compaoré doit partir de la Côte d’Ivoire

DÉCLARATION DE LA CELLULE DE VEILLE ET D’ÉVEIL (CVE) SUR LE CAS COMPAORE

Après 27 années de pouvoir sans partage, Blaise Compaoré a été chassé par le peuple burkinabé. 
Leader corrompu, dictateur et pyromane de la sous-région ouest-africaine, Blaise n’a ménagé aucun effort pour s’éterniser à son poste par tous les moyens. Sa dernière œuvre était de modifier la constitution à travers un référendum en vue de briguer un nouveau mandat. 
Mais le vaillant peuple Burkinabé a mis fin au long règne du dictateur en l’obligeant à la démission le 1er novembre 2014. Bras séculier de la françafrique en Afrique de l’Ouest, Compaoré a déstabilisé tous les pays de la zone.

 
En Côte d’Ivoire, son nom restera de façon indélébile dans la mémoire des Ivoiriens. En effet il a été le bourreau des Ivoiriens puisqu’il a coparrainé la rébellion qui a endeuillé des milliers de familles. 
La Cellule de Veille et d’Éveil (CVE), porte-parole de la conscience et de la majorité silencieuse ivoirienne, voudrait marquer ici, son opposition à l’exil doré du boucher du Faso. 
Depuis trois ans, nous sommes à la difficile épreuve de la réconciliation. Et les efforts que les uns et les autres ont fournis nous ont permis de parvenir à une paix qui est encore fragile. Nous pensons, jusqu’à preuve du contraire, que Monsieur Blaise Compaoré est en transit dans notre pays. Nous souhaitons donc que ce transit n’excède pas 15 jours pour préserver la paix. 
Monsieur Compaoré doit partir de la Côte d’Ivoire. Lui qui a passé plus d’un quart de siècle au pouvoir a eu le temps de beaucoup apprendre sauf les règles élémentaires de la démocratie. 
Demander à Monsieur Blaise Compaoré de partir n’est ni un acte xénophobe ni un manque d’humanisme. C’est l’expression du profond respect pour les morts de la crise ivoirienne.

Malgré cette crise qui a profondément balafré la Côte d'Ivoire, nous continuons de vivre en bonne intelligence avec plus de 2 millions de Burkinabé qui nous ont fait l’amitié de vivre dans notre pays. Sa fuite précipitée du Burkina Faso traduit la volonté de ce peuple. Lui accorder l’asile en Côte d’Ivoire est une insulte à la jeunesse burkinabé qui a sué eau et sang pour faire respecter leur constitution et une insulte à nos morts.

Par humanisme notre pays a veillé à préserver son intégrité physique en lui permettant de quitter le Burkina Faso qu’il a contribué à mettre à feu et sang pour un pied à terre en Côte d’Ivoire. Mais de là à lui accorder un asile définitif est indécent car notre pays est profondément attachés aux idéaux de paix, de justice et aux valeurs démocratiques. Il ne peut donc profiter d’un exil doré dans un pays qu’il a régulièrement déstabilisé.

Pour la sécurité des Ivoiriens et pour la paix au Burkina, CVE demande aux autorités ivoiriennes de prendre les dispositions nécessaires pour que Blaise Compaoré quitte notre pays. Pour CVE, la douleur des blessures de Compaoré est tellement vivace que sa présence en Côte d’Ivoire pourrait susciter des mouvements sociaux capables de rompre cette paix fragile.

Nous jeunes Africains, nous sommes désormais décidés à verser la dernière goutte de son sang pour sauver la terre que nos ancêtres nous ont légué. La révolution Burkinabé ne sera pas la dernière sur le continent car les Africains ne peuvent plus accepter ceux qui grossissent et qui s’enrichissent en affamant les petits et en suçant le sang des faibles.

Dieu te bénisse et te garde Côte d’Ivoire !

 

Fait à Abidjan, le 4 novembre 2014

 

Prao Yao Séraphin 

Porte-parole de la Cellule de Veille et d’Éveil (CVE)"

 

 

3-RÉACTION DE Dr DOUMBIA MAJOR DE LIBERTE ET DEMOCRATIE POUR LA REPUBLIQUE (LIDER)

 « Dans cette vidéo, nous expliquons pourquoi Blaise Compaoré est un danger pour la démocratie en Côte d'Ivoire, un danger pour la démocratie au Burkina Faso et un danger pour l'Afrique de l'Ouest. Et nous montrons pourquoi il n'est pas le bienvenu en Côte d'Ivoire. », a écrit Dr Doumbia Major en commentaire à sa vidéo.

 

 

Extrait d’un élément audio de 12mn posté le 4 novembre 2014 sur le profil Facebook de Dr Doumbia Major : « Selon Alassane Ouattara : "Blaise Compaoré pourra rester en Côte D'Ivoire aussi longtemps qu'il le désire". Monsieur Ouattara se trompe, car Blaise Compaoré ne pourra rester en Côte D'Ivoire uniquement qu'aussi longtemps que Ouattara sera au pouvoir.

Si Ouattara veut confondre son destin personnel avec celui de Blaise Compaoré, nous en prenons acte et l'informons que jamais nous n'accepterons que nos ressources publiques soient utilisées pour s'occuper d'un criminel, de sa milice, ainsi que de sa suite de marchands d'armes. »

Pour regarder la vidéo de Dr Doumbia Major, cliquez sur ce lien ici.

 

4-RÉACTION DE DEBOUTCIV (Groupe de blogueurs ivoiriens)

« Aux mains nues, le peuple Burkinabé a chassé Blaise Compaoré après 27ans de dictature. Les ivoiriens disent NON à la présence de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire. Le Samedi 29 Novembre 2014. Rendez-Vous à la Place CP1 de Yopougon à ABIDJAN pour dire NON à la présence en terre ivoirienne de Blaise Compaoré, parrains des rebelles de Ouattara et Assassin de Thomas Sankara ».

Un Groupe Facebook « BLAISE COMPAORE DEHORS » créé le lundi 3 Novembre 2014 et compte déjà plus de 200 membres. Les préparatifs du grand meeting 

 

5-UNE GRANDE MARCHE « BLAISE COMPAORE DEHORS » SERA ORGANISÉE A PARIS

 

Les panafricains en Europe ne veulent pas rester en marche de cette vaste manifestation contre la présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire. Le Samedi 8 Novembre 2014, ils prévoient organiser une grande marche « à la Place de la République à Paris pour demander à Blaise Compaoré de quitter non seulement la Côte d'Ivoire mais toute la sous-région ouest-africaine »

17:21 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

05/11/2014

TOH ANGE Clément, Athlète de lancer de Javelot et Disque enlevé et détenu à la DST depuis le 10oct2014

Toh Ange Clément, Toh Ange Clément athlète de Lancer de Javelot et Disque, Torture par le régime Ouattara, DSTABIDJAN : Il est 7h du matin, le vendredi 10 octobre 2014 lorsque 3 hommes puissamment armés se pointent au domicile de TOH ANGE CLEMENT un athlète spécialisé en lancer de disque et Javelot habitant à Yopougon. Les hommes armés se présentèrent comme venant de la DST. Ne se reprochant rien, l’Athlète TOH ANGE CLEMENT s’est présenté aux Hommes armés. La famille alertée par la présence de ces hôtes peu ordinaires se regroupa autour de leur frère sur le point d’être enlevé. Les agents de la DST ont dit à la famille « qu’ils emmènent TOH ANGE CLEMENT pour l’interroger ». Depuis cette date, la famille du détenu TOH ANGE CLEMENT n’a plus de nouvelle de lui. 
Selon nos sources, TOH ANGE CLEMENT, Athlète spécialisé en lancer de disque et Javelot, est accusé par le régime Ouattara d’atteinte à la sûreté de l’Etat. « Le régime Ouattara est devenu si frileux que même les athlètes, les artistes chanteurs, les commerçantes, les plombiers, les maçons, les menuisiers…. sont tous accusés de mener des coups d’Etat et jetés en prison », peut-on s’interroger sur les enlèvements suivis de tortures et emprisonnement des ivoiriens par les hommes de Ouattara.

16:23 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Samba David re-re-libéré avec ses 3 collaborateurs, mardi 4novembre 2014 à 17h20mn

Samba David et ses collaborateurs libérés, Indignés de Côte d'IvoireAprès 72h de détention arbitraire, le coordonnateur des Indignés de Côte d'Ivoire Samba David a été re-re-libéré avec ses 3 collaborateurs, hier mardi 4 novembre 2014.
Nous sommes restés au Tribunal de Yopougon jusqu'à leur libération à 17h20mn.

Pour rappel, Samba David, Coordonnateur des "Indignés de Côte d'Ivoire" et 3 de ses collaborateurs ont été arrêtés le Samedi 1er Novembre 2014 à la PLACE CP1 de Yopougon lors d'un meeting pour réclamer "Une Justice équitable pour tous".

11:47 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |