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16/03/2015

Jonction des affaires GBAGBO/BLÉ. Blé Goudé:"Ne vous laissez pas émouvoir par cette décision"

Blé Goudé, CPI, Jonction des affaires GBAGBO-Blé Goudé"DÉCLARATION RELATIVE A LA DÉCISION DE JONCTION DES PROCÈS DU PRÉSIDENT GBAGBO ET DU MINISTRE CHARLES BLÉ GOUDÉ

Le mercredi 11 Mars 2015, la chambre de première instance de la Cour Pénale Internationale a décidé de la jonction des dossiers du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé, dans l’affaire relative à la crise postélectorale en République de Côte-d’Ivoire qui oppose ces deux personnalités ivoiriennes à la procureure Fatou Bensouda. Autrement dit, le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé seront jugés ensemble, par la même cour et aux mêmes dates.

Face à cette décision qui a suscité diverses réactions, le Ministre Charles Blé Goudé invite les ivoiriens en particulier, les africains et les démocrates du monde entier, en général, à ne point se laisser émouvoir outre mesure par une telle décision.

Du fond de sa cellule, deux préoccupations majeures accaparent son esprit : La manifestation de la vérité et le retour de la paix dans son pays.

DE LA MANIFESTATION DE LA VÉRITÉ

Pour le Ministre Charles Blé Goudé, dans un procès, la condamnation, ou même la libération ne sont nullement le but final. L’objectif recherché dans un procès, est ni plus ni moins, la manifestation de la vérité ; la condamnation ou la libération en n’étant qu’une conséquence. C’est à juste titre qu’il disait face à la cour : « seule la vérité pourra m’ouvrir les portes de sortie de cette prison. » Que son procès et celui du Président Laurent Gbagbo soient joints ou disjoints, ce rendez-vous pour lui, sera l’occasion pour faire parler les faits afin que « se taisent à jamais les allégations, dans un silence sans gloire et que soit définitivement située, à la face du monde, la responsabilité de chaque acteur politique. »

Qui a fait quoi, avant, pendant et après les élections Présidentielles de 2010, en Côte-d’Ivoire ? Telle est l’interrogation à laquelle la justice peine à trouver une réponse idoine.

En attendant que son équipe de défense et lui-même décident de la suite judiciaire appropriée à donner, le Ministre Charles Blé Goudé demande aux uns et aux autres de considérer cette décision de jonction comme un non événement.
Sa libération lui tient certes à cœur mais l’essentiel pour lui c’est que la Côte-d’Ivoire soit libérée de la haine et de la division entre ses fils et que la paix soit restaurée.

 

DU RETOUR DE LA PAIX EN CÔTE D’IVOIRE

En cette année électorale, période d’ambitions, de passions et de tensions, le Ministre Charles Blé Goudé, du fond de sa cellule nourrit le secret espoir de voir toute la classe politique de la Côte-d’Ivoire, le pouvoir aussi bien que l’opposition, tirant les leçons de notre passé douloureux encore présent, faire un effort de dépassement pour trouver des solutions structurelles et durables aux problèmes qui sont la source du conflit militaro-politique qui a endeuillé notre pays. Particulièrement aux ivoiriens, il lance cet appel : « à seulement quelques mois des échéances électorales de 2015, prions tous Dieu afin que ce pays que nous aimons tant ne s’embrase à nouveau sur l’autel d’ambitions personnelles sans bornes morales. N’est- il pas vrai que la meilleure manière de conjurer un mal, c’est d’en prendre conscience ? ». Chers amis, voici exposés les sujets majeurs qui préoccupent le Ministre Charles Blé Goudé ; tout le reste ne se résumant qu’à des dégradés de gris.

Le Ministre Charles Blé Goudé continue d’émettre le même souhait tel que formulé le 02 octobre 2014, au cours de l’audience de confirmation des charges : « J’espère tout simplement que la Cour Pénale Internationale ne s’érigera pas en un lieu où se fait le deuil du droit, courant ainsi le risque de donner raison à une certaine opinion qui estime que les Africains qui y sont déportés seraient déjà condamnés avant même d’être jugés . Pour les tenants de cette thèse, la CPI est un instrument dont se serviraient certains dirigeants de ce monde pour se débarrasser d’adversaires politiques indociles ou gênants. Une telle CPI ne saurait parvenir à décourager les vrais auteurs de crimes contre l’humanité, qui courent encore les rues et autres salons feutrés des palais en falsifiant l’histoire récente dont de nombreux témoins sont encore en vie. Tôt ou tard, La vérité finira par jaillir des décombres où croient l’avoir ensevelie les falsificateurs. »

Comme vous pouvez vous en rendre compte, dans la dignité, la lucidité et la responsabilité, le leader du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples (COJEP), continue sa mission de quête pour la vérité qu’il inscrit dans la durée. Car, dira-t-il : « contrairement à ce que peuvent croire une certaine catégorie de personnes qui réduisent la vie aux aiguilles de leur montre, chaque jour que je passe dans cette cellule renforce ma foi en un monde où personne ne se sentira obligé de réaliser son bonheur sur la sépulture de la vie de son semblable. Je reste convaincu qu’il n’est pas impossible que tous, nous soyons heureux ensemble. C’est pourquoi, même si mon corps est enfermé, mon esprit se sent libre comme un vol d’oiseau. Je rêve toujours de cette Côte-d’Ivoire, ce TOUT qui a besoin de TOUS.
« Jamais, au nom d’ambitions personnelles et de ressentiments de quelques nature que ce soit, je ne saurais souhaiter la catastrophe a mon pays, pas plus que je ne l’ai fait hier, quand mes alliés étaient encore aux affaires. A mes yeux, la promotion de la paix n’est pas saisonnière tout comme le choix pour la paix n’est ni une option ni une stratégie, mais un impératif catégorique, une conviction.»

Pour le Ministre Charles Blé Goudé « le combat pour la liberté est un marathon qui ne s’accommode point avec la vitesse ou la précipitation. Pour en savourer les délices, il est bon d’inscrire nos actions sur le long terme, de savoir vivre les moments d’épreuves et même d’humiliations, savoir perdre aujourd’hui pour pouvoir gagner demain. C’est-à-dire que les douleurs que nous endurons aujourd’hui, à travers cette privation de liberté, doivent servir à construire une autoroute d’espoir pour les générations à venir afin que plus jamais d’innocentes personnes subissent le sort dont nous sommes victimes aujourd’hui »

Le meilleur est à venir !
Un jour, il fera jour !"


Fait à Abidjan, le 16 Mars 2015

Pour le Ministre Charles Blé Goudé

LE PORTE-PAROLE

Docteur Patrice SARAKA

18:08 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Sur BBC, Youssouf Bamba: "Je n’étais pas à la réunion de l’ONU où ces propos ont été tenus"

Youssouf Bamba limogé, Youssouf Bamba réagitEn le limogeant, Ouattara reprochait à Youssouf Bamba, son Ambassadeur auprès de l’ONU d’avoir eu « une prise de position publique contraire à sa hiérarchie à propos du Sahara occidental », le 13 octobre 2014, à la 4ème commission des Nations-Unis, à l’Assemblée générale, lors d’un débat sur la décolonisation.

Après son limogeage, le 13 mars 2015, Youssouf Bamba a décidé enfin de parler. Au micro de la BBC, le diplomate ivoirien affirme « qu’il n’était pas à la réunion où ces propos qui lui ont été attribués, ont été tenus ».

De toute évidence, les vraies raisons du limogeage de Youssouf Bamba sont ailleurs. Ci-après, l’interview de l’Ambassadeur démis Youssouf Bamba sur les antennes de la BBC :

 

M. YOUSSOUF BAMBA : « C’est vrai, j’ai été démis de mes fonctions. Oui ! Je dois faire des précisions, je n’ai jamais pris la parole contrairement à tout ce qui se dit. Donc tous les propos qui ont été avancés m’ont été attribués. Le 13 octobre 2014, à la 4ème commission des Nations-Unis, à l’Assemblée générale, il y a eu un débat sur la décolonisation. Je n’étais pas dans la salle. Celui qui représentait la Côte d’Ivoire, c’est un délégué qui est en charge des questions de la 4ème commission. C’est lui qui a parlé, ce n’était pas moi. Vous pouvez vérifier dans les retransmissions vidéo, et puis également dans les comptes rendus de presse. Vous ne verrez nul pas mon nom. Vous ne verrez pas mon image non plus. »

 

BBC : « Des discussions ont-elle été engagées avec votre hiérarchie avant votre limogeage ? ».

 

YOUSSOUF BAMBA : « Non pas du tout. C’est par voie de presse que j’ai appris cet incident. Ça me tombe sur la tête comme ça. Je suis surpris autant que beaucoup de personnes. (…) Moi je suis diplomate de carrière. Sur la même question, j’ai toujours exprimé la position de Côte d’Ivoire. Pour la Côte d’Ivoire, le Sarah Occidental fait partie du Royaume du Maroc. Ça quand même, c’est le b.a.-ba de la diplomatie. J’ai pris la parole en 2012, je l’ai dit. Ça aussi on peut le vérifier. Je respecte la décision du président de la République. Mais par contre, la vérité doit être rétablie, doit être dite quand on rend compte de cette situation. L’Ambassadeur Bamba Youssouf n’a jamais pris la parole à la 4ème Commission. Et ça, personne ne peut le dénier. Je mets quiconque au défi de le prouver que j’ai pris la parole. Si je n’ai pas pris la parole, comment je peux tenir ces propos ? Voilà la question ! »

 

L'élément audio de l'interview: 

 

On constate que Ouattara s’adonne à une série de limogeage des hautes personnalités à des postes stratégiques ces derniers temps, surtout que le débat sur son inéligibilité fait rage, même dans son entourage. Pour rappel, Ouattara a limogé le Prof Francis Wodié, Président du Conseil Constitutionnel, le 3 février dernier. Ensuite, le 3 mars 2015, Ouattara a limogé M. Meledje Francisco, Secrétaire Général du Conseil Constitutionnel. Sans oublié le limogeage de Tirbuce Koffi, DG de l’INSAAC, le 31 décembre 2014.

 

« Plus on tend vers les élections, Ouattara largue tous ceux de son entourage qui avouent son inéligibilité » , a affirmé un observateur de la scène politique ivoirienne.

08:40 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

11/03/2015

Les jurés du procès des leaders ProGbagbo sont des militants proOuattara

Procès des proGBAGBO, Liste des jurésABIDJAN: Depuis sa forfaiture sanglante d'avril 2011, le régime Ouattara a adopté le "rattrapage ethnique" comme mode de gouvernement en Côte d'Ivoire. Dans tous les domaines de l'administration, allant de l'Exécutif au Judiciaire en passant par le parlementaire, Ouattara a verrouillé tous les secteurs par son clanisme puant.

Dès l'entame du procès en assises des 83 leaders proGBAGBO, le 29 décembre 2014, les observateurs avaient déjà noté son caractère politique eu égard à la composition des jurés, tous militants proOuattara. Le délibérés prononcés dans la nuit du 9 au 10 mars 2015 n'a surpris personne. Des peines exorbitantes affligées aux accusés, alors qu'il n'y avait aucune preuve palpable contre les proGBAGBO. 

Rien d'étonnant puisse que tout le procès était minés par des militants proOuattara et ce de l'avocat Général de l'Etat jusqu'aux 36 jurés. Ci-après, la liste des 36 jurés du procès en assises des leaders proGbagbo:

1. Konaté Abiba
2. Adou Paul
3. Akosso Koutouan Raymond
4.. Bele Coulibaly (a désisté au premier jour du procès et remplacé)
5. Camara Ibrahim
6. Cissé Mammalo
7. Cissé Moussa Khalil
8. Coty Joseph
9. Coulibaly Adama
10.Coulibaly Adja Korotoum
11. Coulibaly Barakissa
12. Coulibaly Innocent Bologo (a désisté au premier jour du procès et remplacé)
13. Coulibaly Issa
14. Coulibaly Kalifa Arsène
15. Coulibaly Madjara
16. Coulibaly Zoumana
17. Gnangnah Kouadio Hyacinthe
18. Karldon née Coulibaly Awa
19. Koné Rose Florence
20. Kouadio Konan
21- Kouamé N'guessan
22. Kouamé Yao
23. Kouamé Benzème
24. Koné Fazmegnon
25. Koné Mahamadou Martin
26. Koné Mamadou
27. Koné Adama (a désisté au premier jour du procès et remplacé)
28. Koné Zoumana
29. Meité Vafounba
30. Midiour Albert
31. N'Guessan Kouamé
32. Ouattara Josephine
33. Sanogo Salia
34. Seraoné Serge Albert
35. Yoro Kou
36. Zézé née Traoré Asta

 

15:51 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Déclaration du Front Populaire Ivoirien relative au procès en assises des proGBAGBO

Procès en Assises des proGBAGBO, Déclaration FPI"Le Secrétariat Général

DÉCLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN
RELATIVE AU PROCÈS EN ASSISES DES PRO-GBAGBO

Ouvert devant la cour d’assises d’Abidjan le lundi 29 décembre 2014, le procès dit des « pro-Gbagbo», a connu son verdict le mardi 10 mars 2015.

Sur les 83 personnes concernées, 79 accusés ont été présentées à la cour, une personne, le syndicaliste Mahan Gahé étant décédé et trois prévenus ayant bénéficié d’un non-lieu.

Au terme du procès, la Cour d’Assises a prononcé les sentences suivantes :

- Une première catégorie de 15 accusés ont été acquittés, dont principalement des journalistes ;
- Une deuxième catégorie d’accusés a vu les charges abandonnées, à l’exception de celle de « trouble à l’ordre public ». Ils ont écopé de 18 à 24 mois d’emprisonnement avec sursis ; c’est le cas du Président du FPI, Pascal Affi Nguessan, du Premier ministre Aké N’gbo et des membres du gouvernement qu’il a dirigé ;
- Trois personnes ; Sangaré Aboudrahamane, Vice-président du FPI, Henri Dakoury-Tabley, ancien gouverneur de la BECEAO et Michel GBAGBO sont condamnés à 5 ans de prison assortis de 5 autres années de privation de droits civiques ;
- Madame Geneviève Bro-Gregbé a été condamnée à 10 ans de prison ;
- Maître Patrice Baï, les gardes de corps du Président Gbagbo et d’autres jeunes pro-Gbagbo ont été condamnés à 15 ans de prison ;
- La Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, le Général Dogbo Blé et le Contre-amiral Vagba Faussignaux ont été condamnés à 20 ans avec 10 autres années de privation de droits civiques.
Au total, 03 personnes sont condamnées à 20 ans, 4 personnes à 15 ans, 28 personnes à 10 ans, 09 personnes à 05 ans, 13 personnes à 24 mois, 07 personnes à 18 mois, enfin 15 personnes ont été acquittées. Les accusés sont collectivement condamnés à payer la somme de 950 milliards au titre de dommages et intérêts à l’Etat de Côte d’Ivoire.

Pour le Front Populaire Ivoirien, ce procès est un procès politique et les condamnations sont des condamnations politiques. Tout au long du procès, l’accusation n’a jamais réussi à prouver matériellement la culpabilité des accusés. Elle a basé son accusation sur des témoignages fallacieux de témoins non crédibles. Au total le droit n’a pas été dit et la justice n’a pas triomphé. C’est pourquoi, à juste titre, les avocats de la défense ont décidé de se pourvoir en cassation.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne ce procès éminemment politique qui n’honore pas la justice ivoirienne.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) marque sa profonde préoccupation par rapport à ces condamnations qui ne s’inscrivent pas dans la dynamique de la réconciliation nationale ;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) assure de son soutien et de sa solidarité toutes les personnes injustement condamnées, en particulier la Première Dame Simone Ehivet GBAGBO, Vice-président du FPI, le Vice-président Sangaré Abou Drahamane, Madame Geneviève Bro-Gregbé, Michel Gbagbo, le Gouverneur Henri Dakouri-Tabley, le général Dogbo Blé, le contre-amiral Vagba Faussignaux, etc.

Le Front Populaire Ivoirien réaffirme son attachement au dialogue politique et à la réconciliation nationale comme voies d’un règlement fiable et durable de la crise postélectorale.

 

Fait à Abidjan, le 10 mars 2015

 

Le Premier Secrétaire Général Adjoint
Secrétaire Général et Porte Parole par Intérim

 

 


KREKRE Firmin

00:03 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |