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04/08/2012

Liste provisoire des déplacés Wê tués lors de l’attaque du Camp de Nahibly

Le vendredi 20 juillet 2012, les RCI appuyées par des dozo, supplétifs de l’armée tribale de Dramane Ouattara ont attaqué le camp de déplacés de Nahibly près de Duekoué. Le FPI, les cadres et élus wê font état de 211 morts et des centaines de disparus. Le gouvernement de Ouattara parle de 6 morts. En attendant les résultats d’enquête, une liste des déplacés tués lors de cette attaque meurtrière a été publié, ce matin. Elle révèle des noms et prénoms de 47 morts affectés de leurs quartiers d’origine.

Les ivoiriens, précisément les parents de victimes attendent les résultats des enquêtes lancées par les instances internationales pour situer e responsabilités afin de punir ces partisans de Dramane ouattara qui se sont rendus coupables des pires formes de crimes contre l’humanité depuis la rébellion armée de 2002, en Côte d’Ivoire.
 

 

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12:22 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

02/08/2012

Rapatriement forcé des rescapés du camp de Nahibly dans leurs villages, un suicide collectif

Deux semaines après la triste journée du vendredi 20 juillet 2012, des coins de voilent se lèvent sur les motivations profondes qui sous-tendaient le massacre de 211 personnes dans le camp des déplacés de guerre de Nahibly.

Selon des sources très introduites, Dramane ouattara et son gouvernement avaient décidé secrètement de se débarrasser de tous les camps de déplacés internes qui existaient sur le territoire ivoirien. Ainsi donc, l’assassinat par les FRCI des quatre (4) jeunes originaires du quartier Côcôman, le 19 juillet 2012; la manipulation des populations de Duekoué pour les monter contre les déplacés internes de ladite ville; l’attaque du camp de Nahibly; l’inaction des forces de l’ONUCI pour venir au secours des déplacés sans défense lors du massacre étaient, en fait, les pièces du puzzle d’un objectif global de rapatriement forcé des déplacés internes rendus vulnérables par la guerre imposer à l’ouest par le pouvoir Ouattara, depuis septembre 2002.

 Après le massacre de cet autre vendredi noir, M. Chaloka Beyani, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits des personnes déplacées internes, a déclaré que :"Nahibly, Rapatriement forcé, FRCI, DozoCertaines communautés, dont quelques-unes qui sont retournées chez elles, se cachent la nuit dans la forêt de peur des attaques". Le rapatriement manu militari des rescapés du camp de Nahibly est donc une décision suicidaire pour ces populations sans défense ni argent, qu’on expédie à leurs bourreaux armés tapis aux abords des villages déjà défigurés.

 Du point de vue sécuritaire

Les déplacés de guerre avaient fui leurs villages et campements du fait des assassinats ciblés dont ils étaient fréquemment victimes. Certains villages ont purement et simplement été détruits et brûlés. Quelles mesures sécuritaires, dramane ouattara, a-t-il prises pour ramener les Wê à leurs lieux d’habitation d’origine ? A-t-on reconstruit les villages brûlés et détruits ? N’est-ce pas l’achèvement du génocide programmé des wê, sachant que les dozo et autres supplétifs des FRCI en armes attendent ces civils sans défense pour les exécuter ?

 Du point de vue alimentaire

 Nous sommes en Août et ces déplacés sont en majorité des agriculteurs. Selon le calendrier cultural de l’ouest de la Côte d’Ivoire, les mises en place des cultures vivrières se font en Mars et Avril de chaque année et les récoltes commencent à partir d’Août jusqu’en Janvier de l’année suivante. De quoi vivront ces pauvres paysans que dramane et l’ONUCI renvoient dans les villages ? Pis, même si ces Wê s’efforçaient à cultiver leur champ, ce serait impossible, puisse que les terres sont encore occupées par les dozo armés et autres burkinabés véreux.

 C’est donc dans une équation sans solution que Dramane Ouattara, chef suprême des FRCI, jette les rescapés du camp de Nahibly. Sans soutien financiers ni alimentaires, il est évident que les Wê qu’on rapatrie de force dans les villages et campements, sont voués à une mort certaine. Vivement que les mécanismes internationaux d’assistance humanitaire d’urgence soient mis en place, dès maintenant pour sauver les Guéré d'un génocide certain planifié par le "boucher de Duekoué".

 

06:14 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

31/07/2012

Abobo : une gigantesque poudrière vivante

Abobo, la deuxième grande commune d’Abidjan après Yopougon, est devenue une gigantesque poudrière depuis la crise postélectorale. Avec une population cosmopolite estimée à environ 1 500 000 habitants, Abobo fut la commune-siège du "commando invisible" qui a lourdement endeuillé les forces de Défense et de Sécurité(FDS), de même que les familles civiles partisanes du Président Laurent Gbagbo. Dans son livre-enquête "Abobo la Guerre – Côte d’Ivoire : terrain de jeu de la France et de l’ONU",  Leslie Varenne révéla, au grand jour, le titanesque complot international dont cette vaste commune fut le champ de mise en œuvre.

 Plus d’un an après la forfaiture internationale qui s’est soldée par la mise au pouvoir du putschiste sanguinaire avéré Dramane Ouattara en avril 2011, Abobo reste et demeure une immense poudrière ouverte. Les ivoiriens s’en souviennent, dans le but de lancer la plus meurtrière des guérillas urbaines de l’histoire de la Côte d’Ivoire, la coalition France-ONU avait distribué des armes aux populations favorables à Dramane Ouattara, notamment à celles d’Abobo. Cet abominable schéma a, par la suite, été appliqué à Benghazi par le ténébreux ex-président français Nicolas Sarkozy et continue de l’être, aujourd’hui, en Syrie.

Mais seulement voilà, après la "victoire" du "boucher de Duekoué", les nombreuses armes distribuées aux civils, aux dozo, aux bandits, aux "yambro" et "coxer" transformés en combattants pour le besoin,  sont toujours en leur possession. Du sous-quartier Derrière-rails à Derrière-fils, de Sogefia à Plaque 2, de PK18 à Anyama, tous les combattants proDramane ont gardé leurs armes à eux distribuées. A Abobo, les "commandants", il y en a à chaque coin de rue. Ils ne craignent ni la Gendarmerie, ni la police. Les  pseudo-commandants d’Abobo font leur propre-loi. "C’est une jungle, ici, dès 22h, ils font sortir leur arsenal de guerre. Les rafales sporadiques de Kalash pendant les nuits, c’est presque devenu la musique ici" se lamentait un habitant de PK18. "Essayez d’emprunter la voie qui relie Yopougon à Abobo par la prison civile à partir de 22h. Sur à peine 8km, il y a onze (11) barrages de supplétifs FRCI. A des barrages, au moment où certains t’intiment l’ordre de garer, d’autres te demandent de circuler, gare à toi si tu obéis au mauvais ordre. Ils ne savent même pas s’exprimer en français" se plaignait un agent de l’Etat se rendant à Agboville pour une urgence le week-end passé.

En clair, Abobo est une véritable jungle où dFRCI, Abobo, Poudrière, Ouattaraes commandants et de véreux chefs de guerre foisonnent et où les armes de guerre circulent encore en abondance, à l’image de tout le pays. Les informations relatives aux combats acharnés qui s'y déroulent ces derniers temps ne surprennent guère.  C’est donc utopique et mensonger que Dramane ouattara s’asseye sur de plateau des chaînes internationales pour affirmer que la situation sécuritaire est normalisée en Côte d’Ivoire.

06:00 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

27/07/2012

Les FRCI ouvrent le feu sur un "Gbaka" à Yopougon, 2 passagers grièvement blessés

Hier 26 juillet 2012, un minicar communément appelé "gbaka", à bord duquel ont pris pale plusieurs passagers, a essuyé plusieurs rafales de kalachnikov, peu après 6h, le jeudi 26 juillet 2012, au terminus des bus 42, dans les environs du collège Iges, dans la commune de Yopougon (Sideci).
En effet, selon des sources concordantes, le minicar faisait l’objet de poursuite de la part des hommes en treillis qui ont estimé que le conducteur avait refusé d’obtempérer à leur injonction de le voir s’arrêter pour « un contrôle de pièces ». Le chauffeur qui redoutait le racket dans cette partie de la commune de Yopougon n’a pas voulu s’arrêter et a continué sa route.

Pris en chasse par les hommes en armes que quelques témoins ont assimilé aux éléments de Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), le minicar et ses passagers, avant le terminus des bus 42, a été rattrapé par des rafales de kalachnikov. Paniqués, les riverains qui s’apprêtaient à vaquer à leurs occupations ont détalé. C’était la débandade dans le quartier Sideci. Les habitants tentaient de se mettre à l’abri. Le gbaka, immobilisé par des tirs nourris, c’est un cafouillage. Les passagers en sortent et poussent des cris de détresse.

Si certains s'en sont tirés avec des blessures légères dues à la bousculade et des égratignures de la carrosserie du minicar, ce n’était pas le cas de FRCI, exactions, Yopougondeux passagers. Il s’agit d’une dame qui a reçu une balle dans la cuisse. Son pagne était quasiment imbibé de sang. Un autre passager, un homme d’une quarantaine d’années, a vu la plante du pied éclatée par une balle. Ayant perdu suffisamment de sang tout comme la dame, il a été évacué dans un centre de santé avec les autres passagers blessés.

Source : M’BRA Konan (La Majorité Présidentielle Gbagbo)

18:36 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |