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10/08/2012

CNE de Ouattara : des enquêtes biaisées et des résultats tronqués

 

Créée par Dramane ouattara le 20 juillet 2011, la Commission Nationale d’Enquête (CNE) était chargée de mener des enquêtes sur les graves violations des droits de l’homme et les atteintes aux droits humanitaires perpétrés du 31 octobre 2010 au 15 mai 2011.

Le mercredi 8 août 2012, la très contestée CNE a remis officiellement les résultats de ses "enquêtes" à son mandataire Dramane ouattara. Selon le rapport de la CNE, la crise postélectorale a enregistré "3.248 personnes tuées". Le rapport indique  que les forces armées pro-Gbagbo sont responsables de la mort de 1.452 personnes, dont 1.009 exécutions sommaires. De l’autre côté,  les forces pro-Ouattara (FRCI, dozos et autres supplétifs) ont causé la mort de 727 personnes, dont 545 exécutions sommaires.

 

Des enquêtes biaisées dès le départ

Le FPI avait déjà dénoncé "le caractère partisan" de la CNE dès sa création, le 20 juillet 2011. En outre, les ivoiriens et surtout les partisans du Président Laurent Gbagbo, fraichement renversé, subissaient des exactions et les pires formes de violations de droit humains sur toute l’étendue du  territoire, dans la période desdites enquêtes. Comment pouvaient-ils se permettre de dénoncer leurs bourreaux qui étaient en armes? De toute évidence, de nombreuses victimes pro-Gbagbo n’ont pas pu se rendre auprès de cette commission estampées RHDP, de peur des représailles des bourreaux qui tiennent toujours les armes dans les quartiers, villes, villages et campements. Ces enquêtes étaient donc pipées dès le départ.

 

Des résultats visiblement tronqués

Bien évidemment, des enquêtes biaisées ne peuvent que donner des résultats tronqués. Mme Paulette Badjo, présidente de la CNE, invitée du JT de 20h du jeudi 9 août 2012 de RTI1 a dévoilé des chiffres tout aussi ahurissant que frustrant pour les victimes et parents de victimes proches du Président Gbagbo. Selon la magistrate, "sur les 727 personnes tuées par les forces de M. Ouattara, la part de morts imputée aux dozos est de 200 tués".

 Non seulement le chiffre 727 morts attribué aux forces pro-Ouattara est contestable, parce que très minoré par rapport à la réalité,  mais aussi les 200 tués imputés aux tristement célèbres dozos sont une contre-vérité insultante.

Pour rappel, le 29, 30 et 31 mars 2011, les dozos ont perpétrés un massacre de 850 wê à Duekoué, selon les ONG opérant dans la zone. Les 850 wê massacrés par les FRCI à Duekoué excèdent déjà la part totale de tués imputés aux forces fidèles à ouattara par la très partisane commission de Mme Paulete Badjo.

 CNE, FRCI, dozos, Ouattara

La promotion du mensonge étant l’un des points forts du régime de Dramane ouattara, ce rapport truffé de contre-vérités est déjà diffusé sur tous les canaux de communication. La crise postélectorale est si récente qu’il est cynique de vouloir déjà en tronquer la réalité des faits. Bien sûr, l’objectif de Ouattara étant de protéger les criminels de guerre qui l’entourent pour ne porter l’accusation que sur les partisans du Président Gbagbo, dans un contexte de report répété de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre ce dernier.

Dramane Ouattara, Chef suprême des FRCI, continue sa difficile manœuvre de se faire passer pour la victime, alors qu’il est en réalité le vrai bourreau des ivoiriens depuis sa rébellion de septembre 2002. La vraie enquête commencera lorsque les dozos et autres supplétifs FRCI seront désarmés et encasernés, de sorte à octroyer un minimum de sécurité à ceux qui oseront dénoncer leurs crimes à une commission d'enquête. Tout autre tentative avant le désarmement n'est que pure distraction. 

 

14:39 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

09/08/2012

Le Gal Sékongo à Ouattara: "Nous connaissons mieux la capacité de tes forces spéciales que toi"

 

Après le weekend sanglant en Côte d’Ivoire, la peur continue de planer sur Abidjan la capitale économique. Car malgré le brandissement des forces spéciales par le pouvoir, les assaillants on encore frappé dans plusieurs localités de Yopougon. Les cibles sont essentiellement les corridors du dispositif de sécurité militaire du régime. En plus de Yopougon, un corridor situé sur la route d’Agboville (CARREFOUR MAKOUNDJE ) a été également la cible des assaillants. Abengourou a de nouveau enregistré des mouvements de troupe. Signe que cette démonstration de force par le pouvoir Ouattara est vue par les assaillants comme un simple bluff. Ils ne s’en sentent aucunement intimidés, bien au contraire. Et pour cause, les hommes du Général Sékongo que nous avons eu la chance d’interviewer semble être sûrs de leur fait. Ils refusent catégoriquement de se prononcer sur les détails de leur prouesse: attaquer un grand camp militaire. Le tenir pendant plusieurs heures sans être inquiétés. Puis en repartir triomphalement avec plusieurs armes sophistiquées sans perdre un seul homme contrairement aux "affirmations fantaisistes" du pouvoir.

 Malgré notre insistance, rien n’y fit. Ils restent de marbre. Car affirment-ils "Nous ne sommes pas là pour faire des prouesses, ou pour faire des démonstrations de force. Nous sommes là pour nous battre et pour les battre.  Nous sommes formés à faire ce que nous avons fait. Eux savent que nous sommes parmi les meilleurs. Ils savent qui nous sommes. Ne vous laissez donc pas distraire par leurs affirmations fantaisistes".

 

 Le Gal Sékongo que nous avons joint nous explique que ces différentes attaques dans plusieurs localités ont pour objectif de donner deux messages forts au pouvoir et aux populations. Les cibles des assaillants sont essentiellement militaires. Ce qui s’explique, selon le Gl Sékongo, par le fait que "nous n’avons pas affaire à la population civile. Qu’elle reste tranquille. Nous ne ferons rien qui la touchera directement. Elle ne sera jamais notre cible. Mais elle doit être sur ses gardes, car les soldats paniqués du régime auront une attitude très sauvage vis à vis d’elle. Et vous les hommes de média devez dénoncer ces exactions à venir".

 

A la suite du défilé militaire pendant lequel le régime a exhibé son arsenal militaire, nous avons voulu avoir les commentaires du général. Sur toutes ces questions de même que sur l’ultimatum de 72 heures donné à Ouattara, le Gal Sékongo est on ne peut plus claire: "Nos cibles sont déjà choisies, qu’ils se le tiennent pour dit. Nous connaissons mieux la capacité de leurs forces dites spéciales qu’eux-mêmes. Nous ne les sous-estimons pas. Mais nous savons comment les prendre. Nous connaissons la bête. Nous connaissons ses forces. Mais nous connaissons également ses faiblesses. Nous la traquons déjà. Chaque jour que Dieu fait, nous lui portons et lui porterons un coup pour l’affaiblir. Dans peu de temps, nous lui lancerons un message concret et plus fort que le premier. Le moment venu, et nous avons déjà choisi ce moment, nous lui porterons le coup fatal et elle s’affaissera. La paix pour ce régime, c’est fini. Nous maîtrisons déjà toutes les trois directions qu’ils ont choisies pour se mettre en sécurité. Pour son bien et celui du peuple de Côte d’Ivoire, nous demandons simplement à Ouattara de dégager. Dans le cas contraire, nous n’avons plus d’autre choix que de lui imposer un départ fait d’humiliations".

 

Source : http://www.ivoir.ch/index.php?option=com_content&view...

Gl SEKONGO, Ouattara, FRCI

 

 

 

05:13 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

08/08/2012

Agboville, un poste de FRCI attaqué par des inconnus, bilan mitigé

Ce Mercredi 8 août 2012 aux environs de 5h, les habitants d’Agboville, ville situé à 75km d’Abidjan, ont été tirés de leur sommeil par des tirs nourris en provenance du poste de FRCI à l’entrée sud de la ville.

"Je confirme les attaques perpétrées sur un poste d'Agboville tôt ce matin par des assaillants, mais nous ne savons rien de leurs intentions ni de leur identité", a déclaré le colonel Moussa Cherif,  aux journalistes de Reuters.

Interrogé sur ces faits au JT de 20h du 8 août 2012, Paul Koffi Koffi, ministre chargé de la défense du régime de Dramane Ouattara   donne, sans enquête, une autre version : "Des jeunes d’un petit village à l’entrée d’Agboville ont attaqué les éléments FRCI à la Kalach, blessant 2 FRCI. Des ratissages ont été opérés dans le village.

C’est connu, le gouvernement de Dramane ouattara, chef suprême des FRCI, a habitué les ivoiriens aux accusations sans preuve ni enquête. Paul koffi koffi n’a pas manqué de souligner, sur un ton moqueur, que "les habitants du village ont fui pour aller s’abriter en brousse. Nous les invitons à regagner leur village". Connaissant les pratiques barbares des FRCI sur les populations civiles désarmées,il est clair que lesdits ratissages ne sont que des opérations d’exactions contre ce petit village que Paul Koffi koffi refuse de nommé.

Nous rappelons que depuis le 2 août 2012, les FRCI ont été pris pour cible par des inconnus armés dans des commissariats, des casernes militaires faisant plus de 18 morts dans le rang des FRCI et " plus de 200 armes de tout genre emportées", selon l'AFP.FRCI, exactions, attaques

21:15 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Les hommes de Dramane Ouattara terrorisent les populations civiles de Bingerville

Après l’attaque de la caserne militaire d’Akouedo survenue dans la nuit du dimanche 05 au lundi 6 août 2012, les hommes du chef de guerre Koné Zacharia ont engagé une série de patrouilles parsemées d’exactions sur les populations civiles des localités aux alentours de ladite caserne.

Dramane ouattara a tenu une réunion de crise avec ses officiers, le 6 août 2012 au palais présidentiel pour, dit-on, "donner des instructions sur la situation sécuritaire". Suite aux instructions de Dramane ouattara, Chef suprême de FRCI, le tristement célèbre Koné Zackaria et ses hommes ont organisé une expédition punitive le jour 07/08/2012 à Bingerville, commune située dans la banlieue abidjanaise.

Koné Zackaria et ses hommes accusent faussement les habitants de Bingerville d'avoir accordé gite et couvert au commando qui a attaqué la caserne réputée de Côte d’Ivoire. La très respectable chefferie traditionnelle a apporté des démentis formels aux accusations non-fondées du chef de guerre Koné Zacharia. "Ni la chefferie, ni les administrés de la paisible commune de Bingerville ne sont mêlés à ces attaques" a répondu la notabilité à cet hôte hautain et irrespectueux de la tradition.

Non satisfait de cette déclaration de bonne foi des autorités traditionnelles, Koné Zacharia ordonna à ses hommes d’ériger des barrages dans la localité. Il suffit d’être jeune et bien bâti pour être arrêté et battu.

C’est lieu de faire remarquer que les milieux diplomatiques d'Abidjan, l’AFP, Jeune Afrique etc. ont rapporté que les attaques du camp d’Akouedo ont été menées par des FRCI mécontents de Dramane Ouattara. Ce sont donc des professionnels de guerre qui ont emporté "plus de 200 armes de tout genre", selon l’AFP, depuis le 5 août à 04h du matin. Des professionnels de guerre ne peuvent trainer avec un tel précieux butin à quelques pas du lieu de leur forfait 48h après l’opération, surtout qu’ils savent que des ratissages suivront. Que Koné Zacharia, qui est lui-même chef de guerre, comprenne que ce commado constitué d'éléments FRCI mécontents sont déjà très loin avec leur prise. Dramane Ouattara devra rappeler ses hommes à l’ordre, car de telles exactions révoltent et agacent les populations civiles.


Une photo archive du Chef de Guerre Koné Zacharia 

Koné Zacharia, criminel, FRCI

06:44 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |