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15/12/2014

Mme BOTY LOU ROSALIE, Présidente de COCOVICO, est décédée

Boty Lou Rosalie Décédée, Marché GouroABIDJAN : La triste nouvelle matinale, qui semblait être une rumeur, a été hélas confirmée par la Famille aux environs de 10h. « Mme BOTY LOU ROSALIE, Présidente de la Coopérative des Commerçantes du Vivrier de Cocody (COCOVICO), est décédée dans la nuit du 14 au 15 décembre 2014, des suites d’une courte maladie. »

L’information s’est répandue très rapidement, vers 11h, dans les « Marchés Gouro » de vivrier à Abidjan. Spontanément, les Femmes Commerçantes, amies et collègues de Mme BOTY LOU, se sont ruées au domicile de la défunte à Cocody pour en savoir d’avantage.

« Les femmes commerçantes, venues des marchés de vivriers d’Abidjan pour vérifier la triste nouvelle au domicile de Mme BOTY LOU, sont inconsolables. Elles pleurent leur sœur à chaudes larmes », a témoigné un proche de la défunte contacté par DeboutCiv à 15h.

Le 4 Janvier 2014, l’ONG Kweni avait décoré Mme BOTY LOU ROSALIE pour son ardeur au travail et son engagement dans le secteur du Vivrier ivoirien. En Novembre 2014, Mme BOTY LOU était nommée au Conseil économique et Social de Côte d’Ivoire. Ses amis et connaissances qui l’ont aperçue récemment à des funérailles à Zuénoula, sa terre natale, témoignent que Mme BOTY LOU respirait la grande et pleine forme. Ah ! Que la mort est sévère.

 

Le Secteur Vivrier perd ses pionnières

Le 25 Avril 2005, la Côte d’Ivoire pleurait déjà Mme NANTI LOU IRIE ROSALIE, fondatrice de la Coopérative du Marché Gouro d’Adjamé (COMAGOA). Mme NANTIE LOU, Une dame native de GUERIAFLA, Sous-Préfecture de GOHITAFLA, a permis l’émergence des « marchés Gouro » du vivrier en Côte d’Ivoire, par son charisme et son courage.

Mme BOTY LOU ROSALIE, qui avait vaillamment repris la lutte contre la faim à elle léguée par sa "sa Sœur" NANTI LOU en 2005, nous quitte malheureusement ce 15 décembre 2014, frappée par la mort.

Les marchés de vivriers souvent appelés « marchés Gouro », plus que de simples marchés, sont devenus des espaces d’affirmation de femmes commerçantes dont plusieurs femmes Gouro comme feue NANTI LOU IRIE ROSALIE et feue BOTY LOU ROSALIE. Elles produisent et vendent les produits  vivriers là où le besoin se fait sentir. Par le fruit de leur travail, ces braves femmes du secteur vivrier s’occupent de leur famille.

 

Que Mme NANTI LOU IRIE ROSALIE et sa Sœur Mme BOTY LOU ROSALIE, deux pionnières des femmes commerçantes de vivriers, reposent en paix ! La Côte d’Ivoire et surtout les femmes commerçantes suivront votre exemple de femmes battantes.  

17:01 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

13/12/2014

Déclarations du COJEP et du FPI relatives à la Confirmation des charges contre M. Charles Blé Goudé

COJEP, Blé Goudé, CPIDÉCLARATION DU COJEP SUITE A LA CONFIRMATION DES CHARGES ALLÉGUÉES CONTRE LE MINISTRE CHARLES BLÉ GOUDÉ



"D
ans un communiqué en date du mercredi 11 Décembre 2014, la chambre préliminaire I de la Cours Pénale Internationale (CPI) a rendu publique la confirmation des charges alléguées contre le Ministre Charles Blé Goudé.


Cette décision est le verdict de l’audience de confirmation des charges qui s’est tenue du 29 Septembre au 02 Octobre 2014. Est-il besoin de le rappeler, lors de cette audience, le Ministre Charles Blé Goudé et sa Défense ont démontré la faiblesse des arguments de l’accusation et relevé le caractère éminemment politique du dossier.


Pour le COJEP, cette décision politique achève de convaincre et confirme que la CPI est un instrument au service de certains réseaux, pour éloigner des adversaires politiques gênants. De même, en rendant cette autre parodie de justice digne d’une justice aux ordres, la CPI vient encore de rater une opportunité qui s’est offerte à elle, pour démontrer sa crédibilité, laver son honneur et réhabiliter son image ternie.

Charles Blé Goudé, homme de paix, de par sa culture et sa philosophie politique, concepteur et promoteur de nombreux concepts de non-violence comme « la valeur du pardon réside dans la gravité de la faute pardonnée », « convaincre et non vaincre, car un adversaire convaincu peut devenir un ami, alors qu’un adversaire vaincu est un ennemi qui peut revenir sous une forme ou une autre », « la victoire par la résistance aux mains nues », peut-il être raisonnablement présenté comme un vulgaire criminel ou violeur ? 


Point n’est besoin de rappeler les efforts que le Ministre Charles Blé Goudé a toujours consentis en faveur de la paix et la réconciliation. C’est tout naturellement que lors de l’audience de confirmation des charges il a réitéré sa volonté et sa disponibilité à bâtir aux côtés des Ivoiriens la paix et la réconciliation.
Le moins qu’on puisse dire, cette décision n’est pas un atout pour atteindre un tel objectif. Nos consciences assoiffées de justice peinent encore à s’accommoder d’une telle aberration.


Face à cette situation, le COJEP réunit en Conseil Exécutif Extraordinaire le Vendredi 12 Décembre 2014 :

1- CONDAMNE la décision de confirmation des charges alléguées contre le Ministre Charles Blé Goudé;


2- DÉNONCE une procédure purement à charge et le caractère éminemment politique cette décision ;

 

3- S’INSURGE contre l’instrumentalisation de la CPI qui refuse toujours de se défaire des pesanteurs politiques pour la naissance d’une justice internationale, impartiale, indépendante et crédible ;


4- TIENT A RASSURER les militants, les peuples ivoiriens et africains ainsi que les démocrates du monde entier épris de paix et de justice. La cour n’a pas encore statué sur l’innocence ou la culpabilité du Ministre Charles Blé Goudé ;


5- TIENT A PRÉCISER que le Ministre Charles Blé Goudé n’est nullement ébranlé par cette autre épreuve. Il a les capacités intellectuelles, morales et physiques pour accomplir sa mission dont cette décision n’est qu’une autre étape à franchir. N’avait-il pas affirmé le 02 Octobre dernier, lors de sa brillante prestation devant la cour, qu’il se considère en mission pour une génération, pour un peuple, pour un continent, au nom de la manifestation de la vérité, dans l’intérêt de toutes les victimes de la crise ivoirienne ? 


5- RÉAFFIRME sa solidarité, son soutien indéfectible et sans faille à son Président et leader et sa détermination à toujours agir pour sa libération tributaire de la mobilisation permanente et de l’action politique. ; 

6- CONVOQUE en urgence un Conseil Politique Extraordinaire, afin de statuer exclusivement sur les suites politiques que commande cette décision non moins politique de la CPI.


Pour la Justice et les libertés et l’Egalité des Peuples, agissons maintenant !



Fait à Abidjan, le 12 Décembre 2014


Agénor YOUAN BI

Président par intérim du COJEP"

 

 

 

 

 

DECLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN RELATIVE AUX DECISIONS DE LA CPI CONCERNANT SIMONE EHIVET GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE


"Le jeudi 11 décembre 2014, la Cour Pénale Internationale (CPI) a rendu deux décisions relatives à la crise postélectorale de 2010, survenue en Côte d’Ivoire.

 
Dans la première décision, la Cour confirme les charges contre le ministre Charles Blé Goudé à la majorité des voix de deux juges sur trois et le renvoie en procès devant une chambre de première instance qui sera formée à cet effet. Et ce, malgré la faiblesse du dossier de l'accusation résultant de l'absence évidente de preuves irréfutables.

Dans la deuxième décision, la CPI rejette l’exception d’irrecevabilité soulevée par le Gouvernement ivoirien et lui demande de livrer sans délai Madame Simone Ehivet Gbagbo.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) s'insurge contre ces deux décisions qui illustrent, encore une fois, l’acharnement judiciaire dont sont l’objet les proches du Président Laurent Gbagbo depuis la crise postélectorale de 2010-2011. 


Le FPI regrette l'impunité dont bénéficient les proOuattara.

 

C'est pourquoi, il est opportun de rappeler que c’est bien le régime du Président Laurent Gbagbo qui a été attaqué en septembre 2002 par une horde de rebelles venus du Burkina Faso. Ces rebelles qui ont massacré des milliers d'ivoiriens pendant dix (10) ans, se pavanent, aujourd'hui, partout dans le monde sans être inquiétés, ni par la justice nationale, ni par la justice internationale.

Le Front Populaire Ivoirien s’étonne en effet, que, depuis bientôt quatre ans, alors même que la Cour Pénale Internationale avait, par une décision prise en juin 2011, étendu ses poursuites aux faits s'étant produit depuis 2002, aucune poursuite n'ait été engagée contre les tenants de la rébellion de 2002 en Côte d'ivoire. Il en va de même de la crise postélectorale pour laquelle un seul camp fait l'objet de poursuites depuis 2011.

En s’échinant à transformer les victimes en bourreaux, la CPI démontre qu'elle a un agenda caché visant à conforter la mise en œuvre de la justice des vainqueurs en Côte d'Ivoire au profit du Gouvernement ivoirien.

Le Front Populaire Ivoirien appelle la Cour pénale internationale, si tant est qu'elle recherche la vérité à, enfin, ouvrir les yeux sur la réalité ivoirienne en engageant des poursuites contre les vrais bourreaux du peuple ivoirien.


Le Front populaire ivoirien appelle en outre, la Cour pénale internationale, pour sa propre crédibilité, à renoncer à toutes les poursuites à l’encontre du président Laurent Gbagbo, son épouse Simone Ehivet Gbagbo et Charles Blé Goudé qui ne sont que les victimes d’un complot savamment orchestré contre le peuple de Côte d'Ivoire.


Le Front populaire ivoirien assure le président Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo et Charles Blé Goudé de tout son soutien et s’engage à œuvrer sans relâche à leur libération.

 

Fait à Abidjan le 12 décembre 2014

La Secrétaire Générale et Porte-parole

 

Agnès MONNET"

10:50 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

12/12/2014

Expulsé du Maroc puis refoulé par le Gabon et Congo-Brazza, Blaise Compaoré revient en Côte d’Ivoire

Blaise Compaoré chassé du Maroc, Compaoré expulsé du marocLe séjour de l’ex-Président Blaise Compaoré au Maroc n’a duré qu’à peine 3 semaines. Les autorités du Royaume Chérifien, qui avait accueilli l’ex-locataire du palais de Kosyam le 21 novembre dernier, l’ont largué comme un colis encombrant face à la colère des marocains de voir leur pays devenir « une terre d’accueil d’ex-dictateurs ».

Selon des sources dignes de foi, après avoir été chassé du Maroc, Blaise Compaoré a tenté de séjourner au Gabon. Mais les autorités gabonaises auraient opposé une fin de non-recevoir à sa requête. Il aurait essayé de négocier un séjour au Congo-Brazzaville, selon les mêmes sources, mais là encore les autorités ont refoulé « l’hôte encombrant et indésirable ». Finalement, c’est à Yamoussoukro, la capitale de la Côte d’Ivoire, que Ouattara a accepté de recevoir l’ex-Président du Burkina Faso accompagné de son épouse et de quelques-uns de ses proches, dans la matinée du vendredi 12 décembre 2014.

Revenu à Yamoussoukro d’où il fut exfiltré à bord du jet présidentiel de Ouattara en direction du Maroc en novembre 2014, l’ex-homme fort du Burkina Faso serait-il devenu, un chien errant à la recherche d’une terre d’accueil ?  

De toute évidence, les déboires de l'hôte de Ouattara sont loin de prendre fin. Puisse que le rôle de Blaise Compaoré comme base arrière de la rébellion ivoirienne de 2002, tout comme dans les crises en Sierra Leone et au Libéria est avéré. En outre, Compaoré est également pointé du doigt, par les nouvelles autorités du Burkina, pour l'assassinat du Capitaine Thomas Sankara

 

Pour rappel, l’ex-président Blaise Compaoré a été chassé par le peuple Burkinabé en octobre dernier, lorsqu’il tentait de modifier la constitution pour briguer un autre mandat après 27 années de pouvoir sans partage.

20:12 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (10) |  Imprimer |  Facebook | | | |

12è Jour de grève de faim des détenus politiques ivoiriens: 4grévistes évacués d’urgence au CHU

Détenus politiques, MACA, Dictature OuattaraABIDJAN : Déclenchée depuis le 1 décembre 2014, la grève de la faim des détenus politiques ivoiriens pour «réclamer leur libération» a déjà provoqué plus de 150 hospitalisations de grévistes à l’infirmerie de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan(MACA).

Au 12è Jour de ladite grève, nos sources à la MACA rapportent que quatre (04) prisonniers politiques grévistes ont été évacués l’après-midi du vendredi 12 décembre 2014 aux Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) de Yopougon et de Treichville (voir images des évacuations).

 

Il s'agit de:

1-TAROU DESAIZAHO FERNAND, 29 ans, Mandat dépôt 21-10-2013, 8ème Cabinet, évacué au chu de YOPOUGON.

2-FAHE JEAN- CLAUDE 31 ans, Mandat dépôt 31-08-2013, 10ème Cabinet, évacué au chu de TREICHVILLE.

3-GUEÏ MAHI NESTOR, Mandat dépôt 17-10-2012, 10ème Cabinet, évacué au chu de TREICHVILLE

 

4-TIENTO MONNEBO NICOLAS, Mandat dépôt 16-04-2012, 9ème Cabinet, évacué au Chu de TREICHVILLE

 

Les prisonniers politiques qui ne sont pas à leur première grève de la faim, sont, cette fois-ci, décidés à se faire entendre du tréfonds des goulags du régime Ouattara. Depuis le 4è jour, les organisations de défense des droits de l'Homme qui ont rendu visite aux détenus politiques grévistes ont constaté l'effectivité de la grève et l'hospitalisations des grévistes affaiblis.

 

Pour rappel, plus de 700 détenus politiques croupissent dans les prisons du régime Ouattara. Certains sont à leur troisième année de détention provisoire sans jugement. 

15:51 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |