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24/06/2013

Joseph Titi, fondateur du journal AUJOURD’HUI relate l'agression à son domicile et parle du CNP

Journal Aujourd'hui, Joseph Titi GnahouaInterview

M. Joseph Titi, fondateur du journal Aujourd'hui parle de son agression et du CNP. Quelques jours après son agression, le Directeur de publication du journal Aujourd'hui qui en est par ailleurs le fondateur, parle de ce qui s'est passé cette nuit-là mais surtout du conseil national de la presse (CNP) qu'il dit attendre après le dépôt de nouveaux dossiers vendredi dernier.

 

Alertes Côte d’Ivoire : M. Joseph Titi, bonjour

Joseph Titi : Bonjour

ACI: Nous avons appris que vous avez été agressé dans la nuit de vendredi à samedi. Que s'est-il passé?

JT : Oui ma famille et moi avons eu la visite de voyous qui se sont introduits dans notre foyer entre une heure et deux heures du matin au moment où nous dormions. Ces voyous nous ont délesté de certains biens matériels. On est restés calmes et il n'y a donc pas eu de blessés. C'est ce que je peux dire.

ACI: Y a-t-il un lien avec vos déclarations sur le Cnp?

JT : Je l'aurais cru si l'insécurité n'était pas devenue endémique dans notre pays. Si les armes ne circulaient pas comme des biens de consommation prisés et si notre pays ne faisait pas à ce point peur.

ACI: Et la conférence de presse que vous aviez promise?

JT : Selon mes informations, le conseil national de la presse doit siéger dès demain ou au plus tard dès mercredi. Je préfère le laisser faire son travail. Après, je ferai les commentaires que la situation exige.

ACI: Et si Aujourd'hui était encore recalé?

JT : On verra. Mais sur la base des papiers demandés par le Cnp, je ne devrais pas l'être.

ACI : Vous dites que vous avez tous vos papiers et que le Cnp vous bloque parce que vous n'avez pas renouvelé deux cartes de presse de vos journalistes ?

 

JT : En effet. Le cnp a suspendu le journal Aujourd'hui le mardi 8 juin au motif que dans les dossiers que nous avions déposés, il n'y avait pas :

1. La preuve du dépôt des états financiers de l'entreprise à la DGI

2. La déclaration de l'entreprise à l'inspection du travail

3. La déclaration de l'ensemble des journalistes professionnels à la CNPS

4. Le dépôt des copies de bulletins de salaire

5. La production d'une déclaration individuelle de salaire annuel (DISA)

Nous avons déposé tous ces documents avant qu'il ne siège à nouveau. Etant donné que rien ne nous a été notifié depuis jeudi, chacun est allé à l'information pour savoir les raisons du maintien de cette suspension. Et en ce qui nous concerne, on nous a répondu que c'est parce que deux de nos journalistes professionnels dont moi n'avaient pas renouvelé leur carte de 2012 et que cela justifiait le maintien de cette mesure.

ACI : Vous avez donc renouvelé vos cartes ?

JT : Non

ACI : Et pourquoi ?

JT : Parce qu'il faut d'abord qu'une session extraordinaire s'ouvre. Or, selon le président de cette commission, il n'y a plus de session extraordinaire.

ACI : Mais si je comprends bien, le problème des cartes ne faisait pas initialement partie des griefs soulevés par le CNP ?

JT : Non. Ce n'est qu'après le dépôt des documents que j'ai énumérés qu'elles sont devenues prioritaires

ACI : C'est pourquoi vous dites que l'objectif est de liquider la presse bleue ?

JT : On fera les commentaires après. Pour l'heure, j'ai déposé un nouveau document. J'ai remanié ma rédaction dans le but de respecter le quota exigé.

ACI : Quel est ce quota ?

JT : C'est la moitié des journalistes plus un. C'est-à-dire que les journalistes possédant une carte doivent être plus nombreux que ceux qui n'en possèdent pas.

ACI : Je vous remercie M. Titi

JT : C'est moi qui vous remercie

 

Recueilli par Alertes Côte d'Ivoire

11:10 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

23/06/2013

Déclarations incendiaires de SORO Alphonse: Ouattara prépare ses milices à une guerre

Le sulfureux SORO Alphonse, membre reconnu sanguinaire du mouvement rebelle  MPCI de 2002, s’est lancé dans une série de déclarations ténébreusement méphistophéliques, bien avant son fiasco lamentable dans l’organisation d’un meeting de victimes alléguées du Président GBAGBO, à Abidjan le lundi dernier. On aurait bien voulu se taire sur les élucubrations de ce sombre personnage, mais le caractère nuageux des divagations de Soro Alphonse nous oblige à y apporter une réflexion.

Soro alphonse, milicien proOuattara


Soro Alphonse s'adressant aux victimes alléguées de Gbagbo avec un mégaphone de 5m de portée. Témoignant qu'il n'y avait pas grand monde le 17 juin 2013 à Abidjan Plateau. devant le Palais de Justice


 

«La bataille contre l’ennemi va bientôt commencer. (…) A l’heure où on vous parle, il y a des gens qui continuent d’avoir la photo de Gbagbo dans leurs bureaux. (...) Ici à Yamoussoukro, les gens ont fait des réunions. Ils font de petites réunions (…) Soyez vigilants. A Abidjan, quand vous voyez des gens jouer aux boules (pétanque), c’est qu’ils sont en train de faire une réunion », a déclaré Soro Alphonse devant des supplétifs FRCI à Yamoussoukro, (propos recueillis dans le quotidien ivoirien ‘Notre Voie’, 24 mai 2012).

 

Bien attendu pour Soro Alphonse et les milices proOuattara, le fait de détenir la photo de Gbagbo dans son bureau est un crime passible de mort. L’on se souvient que les mois qui ont suivi la campagne de lavage de cerveaux des milices proOuattara, les tueries et enlèvements des partisans de GBAGBO perpétrés par le régime Ouattara ont atteint un niveau insoutenable en Côte d‘Ivoire.

En outre, les joueurs de pétanque et par ricochet  tous les autres sports qui requièrent un regroupement sont pris pour cible par les milices proOuattara, puisse que désormais soupçonnés d’être des réunions de ProGbagbo préparant des coups.

 

 

« Je voudrais dire au FPI, qu’il nous attende, on arrive», a ajouté le psychopathe Soro Alphonse ; (propos recueillis dans le quotidien proOuattara ‘Le Patriote’, 24 mai 2012).

L’ennemi est ainsi clairement identifié par le Chef milicien Soro Alphonse. Il indexe les militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI) du Président Laurent Gbagbo.

 

C’est donc un travail de longue haleine que le régime Ouattara a commencé depuis deux (2) ans et qui est en cours à ce jour. Soro Alphonse n’est qu’un maillon de la chaîne. Le régime ouattara a conséquemment mis les moyens à la disposition de ses milices pour « brûler la Côte d’Ivoire  si Gbagbo est libéré ».  Comme Soro Alphonse l’avait réclamé un an plutôt : « Il faut que le système Ouattara dégage les moyens de la lutte. Au-delà des chantiers, on doit tenir l’adversaire. On doit le harceler, le talonner perpétuellement, c’est à ce prix que Ouattara pourra gouverner tranquillement », a déclaré Soro Alphonse à Yamoussoukro, propos recueillis dans le quotidien ivoirien ‘Notre Voie’, 24 mai 2012.

Les observateurs se souviennent que le 17 juin 2013, devant le palais de justice d’Abidjan Plateau, les « Suplétifs FRCI, Yambros et Coxers » avaient été payés et convoyés pour constituer la centaine de manifestants présentés comme des victimes de Gbagbo. Pour voir la  vidéo de déversement de contenu de minicar Gbaka au Plateau, Cliquez ici

 

Les déclarations incendiaires de Soro Alphonse ne sont pas gratuites. Elles répondent à une stratégie de lavage de cerveaux des combattants du régime Ouattara. Et puisse que Ouattara et ses criminels de guerre se rendent compte que les choses n’évoluent pas à la CPI comme ils l’auraient souhaité, ils lancent toute leur force dans un projet lugubre de guerre civile. Les juges de la CPI ont réclamé davantage de preuves à la procureure Bensouda, puisse que celles présentées par l’accusation contre le Président Gbagbo sont « insuffisantes ».

 

Ouattara et son régime préparent le chaos en Côte d’Ivoire. Nous prenons donc l’opinion nationale et internationale à témoin pour tout ce qui adviendra.

 

13:54 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

21/06/2013

Joseph Titi dévoile la "Liquidation" de la presse de l’opposition conçue par le régime Ouattara

Nous avions déjà perçu ce projet de « Liquidation de la presse bleue » se profiler dans la décision du Conseil National de la Presse (CNP) dès son annonce. Mais certains internautes nous avaient trouvés trop alarmiste. Voici que M. Joseph Gnahoua TITI, fondateur du quotidien « Aujourd'hui », vient de nous donner raison en dévoilant le projet lugubre conçu par le régime Ouattara pour faire taire la presse de l’Opposition ivoirienne.

Nous vous livrons l’intégralité de sa déclaration

 

Joseph Gnahoua TitiJe m'appelle Joseph Titi Gnahoua. Je suis le fondateur du journal Aujourd'hui qui fait l'objet, depuis le 6 juin jour de son deuxième anniversaire, d'une mesure de suspension pour non conformité avec les articles 46, 47 et 70 de la loi No 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse.

J'ai l'habitude des suspensions. Dans notre courte existence, nous avons déjà été suspendus quatre fois dont deux suspensions de deux semaines et deux d'un mois. Pire qu'un acharnement, le CNP n'a jamais eu un autre dessein que de détruire le journal Aujourd'hui. Je vous en expliquerai les raisons tout à l'heure.

S'agissant de la suspension qui nous frappe, elle a été motivée comme suit, je cite la décision No 034 du 06 juin 2013: "que ces obligations sont relatives au dépôt des états financiers de l'entreprise à la direction générale des impôts (DGI), à la déclaration de l'entreprise à l'inspection du travail et des lois sociales, à l'immatriculation de l'ensemble des journalistes professionnels à la CNPS, à la non production des copies des bulletins de salaires des journalistes professionnels... Que selon l'article 26 du code de la CNPS, tout employeur doit produire en fin d'exercice, une déclaration individuelle des salaires annuels (DISA)".

Trois jours plus tard, nous avons produit l'ensemble des documents qui nous étaient demandés et dont je pourrais publier des photocopies en cas de nécessité. Je me croyais donc en règle jusqu'à ce jour du 20 juin où le CNP a refusé de lever ma suspension parce que le rédacteur en chef et le secrétaire de la rédaction dont les cartes de journaliste professionnel n'ont pu être renouvelées, ont tous deux des cartes antérieures à l'année en cours.

Que cela ne soit pas conforme à la loi n'est plus ma préoccupation. En revanche, que pour ce seul motif et malgré tant d'efforts fournis pour régulariser notre situation, le CNP ait décidé de maintenir la suspension qui frappe le journal Aujourd'hui est plutôt révélateur de la répression dont fait l'objet la presse de l'opposition en général.

Car au moment où j'écris ces lignes, l'hebdomadaire satirique Bol'kotch fait l'objet d'une suspension de deux mois de la part du CNP. Qu'avant ces suspensions, le CNP a convoqué les quotidiens Le Temps, Le Nouveau Courrier et Aujourd'hui. Qu'à cette séance, les journalistes des dits quotidiens ont été sommés de justifier devant le conseil pourquoi ils écrivent dans leurs différentes publications qu'Alassane Ouattara est un dictateur, que le président Laurent Gbagbo a été renversé par l'armée française après avoir bombardé sa résidence, que pourquoi ils comparent les prisons du nord à des goulags... Que cette rhétorique relevait non seulement d'une stratégie de manipulation de l'information et qu'au surplus elle justifiait le surchauffe que le CNP percevait dans la vie politique nationale.

Pour ces raisons, le CNP nous interdisait désormais de reprendre les déclarations des partis politiques dans lesquelles ceux-ci faisaient allusion au renversement de Gbagbo par l'armée française ou à tout autre expression faisant croire que l'ancien président avait gagné les élections de 2010.

Qu'en ce qui concerne le journal Aujourd'hui, il fait l'objet d'une surveillance toute particulière du CNP qui l'a déjà suspendu quatre fois, toujours lourdement, et que chaque semaine nous faisons l'objet des menaces du CNP qui nous inonde d'avertissements.

Que ce harcèlement à nul autre pareil dure depuis deux ans,

Que pour ce qui est des dernières mesures, la rédaction du journal Aujourd'hui n'a pas été visitée par le CNP malgré ce qu'il fait croire,

Que le journal qui sort en outre d'une situation pénible où il ne trouvait pas d'imprimeur a dû patienter hors des kiosques pendant cinq mois, cherchait tout de même à trouver une date pour recevoir la délégation du CNP lorsqu'il a été confronté à la fin du moratoire,

Que compte tenu de ce qui précède, le journal qui avait demandé un délai supplémentaire pour régulariser sa situation sans succès, avait cependant réuni certaines conditions. A savoir la preuve de l'immatriculation de l'entreprise à la CNPS, à la production du document montrant que 51% de la rédaction était professionnalisée, sous réserve des deux cartes non mises à jour.

Que pour ces raisons et bien d'autres la rhétorique qui fait croire que les journaux suspendus sont ceux qui demeurent dans l'illégalité est purement mensongère parce qu'Aujourd'hui est bloqué dans son activité uniquement parce que deux de ses journalistes ont des cartes de journaliste de 2012,

Que dans les mêmes conditions des journaux comme Le Nouveau Réveil dont le rédacteur en chef n'avait pas renouvelé sa carte de journaliste professionnel et Le Temps dont le quota de journalistes professionnels n'était pas atteint ont tous les deux bénéficié d'une mise en demeure de deux semaines,

Que le CNP avait affirmé, pour justifier ses sanctions, que les journaux remplissant les 3/4 des obligations avaient été mis en demeure,

Que malgré ce qu'il fait croire, il n'y a aucune raison d'aller à pas pressés à la régularisation, y compris par la manière forte, soi-disant pour mieux protéger les journalistes contre des patrons véreux,

Qu'en définitive, le but du jeu est de mettre la presse bleue sous coupe réglée en la divisant dans un premier temps,

Que par ailleurs la mesure qui consiste à maintenir La Matinale proche du RDR et L'intelligent d'Abidjan pro-RHDP n'a qu'une visée évidente de rendre digeste cette mesure de liquidation de la presse bleue au moment où la perspective d'une libération de Gbagbo fait peur au régime qui veut couper tous les relais qui le propage,

Qu'étant donné que notre droit à la libre expression est menacé dans ce pays où pour exister il nous est commandé de servir de carpettes à M. Alassane Ouattara,

Je voudrais inviter tous nos lecteurs en particulier et l'opinion publique nationale et internationale en général à ne pas se laisser tromper.

D'ailleurs pour lever cet équivoque, j'organiserai, dans les prochains jours, une conférence de presse pour démontrer, preuves à l'appui, que le journal Aujourd'hui est parfaitement en règle. Et que sa suspension ne peut être légalement justifiée par le fait que deux de ses journalistes n'ont pas renouvelé leur carte dont le numéro matricule est par ailleurs le même après chaque renouvellement.

 

Joseph Titi

 

Fondateur du journal Aujourd'hui

13:56 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

20/06/2013

Ouattara veut utiliser un faux prétexte de diplômes non-valides pour radier 354 policiers gênants

police ivoirienne, Radiation 354 policiers, FRCICôte d’Ivoire === L’affaire fait grand bruit dans la hiérarchie de la Police nationale. La radiation de 354 policiers de l’effectif de la Police Nationale est en cours, en ce moment même.  Après 15ans de service pour certains, le régime Ouattara remet en cause les diplômes de 354 policiers ivoiriens. Les concernés seront auditionnés du 25 juin au 17 juillet 2013 par l'Inspection Générale de la Police, a-t-on auprès des sources policières ayant requis l’anonymat.

 

Un faux prétexte de diplômes pour virer des policiers gênants

Ouattara a mis en avant un très beau prétexte de diplôme pour tromper l’opinion nationale et internationale dans son sombre projet de radiation des 354 policiers. En fait, pour la mise en œuvre de la politique de rattrapage ethnique, le diplôme et les qualifications sont les derniers des soucis du régime Ouattra, que ce soit à la police ou dans les services publics de l’administration ivoirienne.

« Ce n’est un secret pour personne, le régime ouattara a intégré pour la seule année 2013, plus de 300 dozos, combattants proOuattara et autres supplétifs FRCI dans la police ivoirienne. Certains des policiers nouvellement recrutés par Ouattara n’avaient même pas d’extrait de naissance, encore moins de diplômes. Le prétexte de diplôme mis en avant est faux puisque le diplôme est le dernier des soucis de Ouattara. En réalité le régime veut se débarrasser de certains policiers jugés proGbagbo et gênants » a précisé notre source.

« Quand on consulte la liste des policiers concernés, on constate que ce sont tous des policiers qui ont mené la vie dure aux rebelles du MPCI dans les combats de 2002 et plus récemment lors de la crise postélectorale. Pis, c’est 90% des policiers issus des ethnies jugées proches du président Gbagbo » a ajouté une autre source.

Ainsi donc, le régime ouattara utilise un faux prétexte de faux diplômes pour radier des policiers gênants avec en trame de fond, une sournoise vangence contre des policiers ayant loyalement fait leur travail en 2002 et lors de la crise postélectorale.

 

 

Les auditions programmées par l’inspection générale de la Police, du 25 juin au 17 juillet 2013, situeront les ivoiriens et les policiers concernés par ce projet lugubre de radiation de 354 policiers ivoiriens.

23:32 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |