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26/04/2013

Scrutin du 21 avril 2013: l'ONU condamne les violences postélectorales

Sylvie van den Wildenberg.jpgL’ONU condamne les violences postélectorales en Côte d’Ivoire et appelle au calme

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Les Nations Unies ont condamné jeudi les violences postélectorales en Côte d’Ivoire, consécutives aux élections régionales et municipales de dimanche dernier, en appelant les différents acteurs au ‘’calme’’.

‘'L'ONUCI condamne les actes de vandalisme et les manifestations de violence enregistrés depuis la fin du vote, dans certaines circonscriptions du pays, et lance un appel au calme, au respect du choix des électeurs et de l'Etat de droit'', a déclaré lors d'une conférence de presse, Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de l'Opération des Nations Unies en Côte d‘Ivoire (ONUCI).

Elle a rappelé aux partis, aux candidats et à leurs supporteurs que la seule voie à suivre en cas de contestation des résultats est la saisine des juridictions compétentes. 

‘'Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Côte d'Ivoire, Bert Koenders souligne qu'il est maintenant temps de proclamer le plus vite possible les derniers résultats'', a ajouté Mme Sylvie van den Wildenberg.

Citant Bert Koenders, elle a invité les candidats, sans exception, d'accepter le choix des électeurs et de féliciter les vainqueurs ou, le cas échéant, d'introduire leurs contestations par la voie légale et de faire preuve d'esprit démocratique.

‘'La Mission continue de suivre le processus en cours, et la Force et la composante de Police des Nations Unies demeurent en alerte et maintiennent la plus grande vigilance, dans le contexte post électoral actuel'', a-t-elle conclu.

Plus 5,7 millions d'électeurs ivoiriens étaient appelés dimanche aux urnes pour élire leurs conseillers régionaux et municipaux lors d'un double scrutin qui s'est déroulé sans ‘'incidents majeurs''.

Le Front populaire ivoirien (FPI), a décidé de boycotter ces élections locales qu'il a qualifié de ‘'mascarade et de parodie électorale'' pour dénoncer le choix unilatéral de la date du 21 avril par le gouvernement.

Ce parti qui avait déjà boycotté les élections législatives de décembre 2011, largement remportées par le RDR, le parti du président Alassane Ouattara, estime par ailleurs que les conditions n'étaient pas réunies pour la tenue d'un ‘'scrutin juste, inclusif et transparent''.

Pour le FPI, la Commission électorale indépendante (CEI), ‘'caduque et illégale'' après les législatives de 2011, est par conséquent ‘'incompétente et illégale'' pour organiser ces élections locales.

Les statistiques des résultats partiels des municipales donnés par la CEI se présentent comme suit : les indépendants obtiennent 70 communes contre 63 pour le RDR et 46 pour le PDCI.


Le RHDP et l'UDPCI s'en sortent chacun avec quatre communes. C'est, au total, les résultats dans 187 communes qui ont été proclamés sur 197 que compte le pays.
Aux régionales, les résultats dans 27 régions sur 31 sont connus et se présentent comme suit : 9 pour le RHDP, 7 pour le RDR, 4 pour le PDCI, 6 pour les indépendants et 1 pour l'UDPCI.

Les résultats de ces élections régionales et municipales couplées de dimanche sont contestés dans certaines circonscriptions du pays, faisant monter d'un cran les violences qui ont déjà fait au moins un mort à Abidjan.

La CEI doit achever de communiquer ce soir à 20h00 GMT les autres résultats de ce double scrutin. 

Source: Agence de Presse Africaine

00:55 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

24/04/2013

Nuit électorale mouvementée à Abidjan, plusieurs blessés dans des affrontements avec la police

Violences RDR, Koumassi, ABIDJAN, 24 avril (Xinhua) -- Des affrontements entre policiers et manifestants mardi nuit ont fait plusieurs blessés dans des quartiers d'Abidjan, ont indiqué mercredi des témoins à Xinhua.

 

Les échauffourées liées à la contestation électorale ont éclaté après que le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI) eut donné des résultats des élections locales sur les antennes de la télévision nationale.

Plusieurs partisans d'un candidat déclaré perdant se sont regroupés de manière spontanée à Adjamé (centre d'Abidjan), criant leur colère et dressant des barricades.

Armés de gourdins, de couteaux, de pierres et de machettes, certains d'entre eux se sont livrés à des actes de vandalisme.

A Koumassi (sud d'Abidjan), ce regain de tension a été également observé, plusieurs jeunes très menaçants ayant enflammé des pneus et des tables dans la rue, paralysant la circulation par endroits.

La police est intervenue de manière énergique pour disperser les manifestants criant à la fraude à l'aide de matraques et de gaz lacrymogènes.

Des jeunes "déterminés" n'ont pas hésité à affronter les forces de sécurité et plusieurs blessés ont été enregistrés.

Des violences post-électorales avaient déjà éclaté dans plusieurs localités du pays lundi, après les premiers décomptes du vote.

La Côte d'ivoire a organisé dimanche les élections municipales et régionales couplées qui constituent un pan important du processus de normalisation après la crise post-électorale aiguë qui a secoué le pays cinq mois durant.

La Commission électorale s'attèle à donner les résultats de manière progressive, et des observateurs craignent de nouvelles violences en raison de la tendance qui prévaut dans certaines communes où l'on note des soupçons de fraude.

SOURCE : Agence Chinoise de Presse Xinhua

23:43 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Le FPI ne reconnaîtra pas les résultats de la parodie électorale du 21 avril 2013

Conférence de Presse

002/2013

Déclaration préliminaire

"La regard du FPI sur la parodie électorale du 21 avril 2013"

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Merci d’avoir répondu à nouveau à l’appel du Front Populaire Ivoirien,

Le sujet qui nous réuni ce jour est consacré exclusivement à la mascarade électorale du Dimanche, 21 Avril 2013, relative aux élections couplées Municipales et Régionales.

Je tiens tout d’abord à remercier toutes les militantes, tous les militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien pour avoir mis en œuvre  le mot d’ordre de boycott des élections.

Mes remerciements vont également à l’endroit des patriotes, des démocrates, des républicains de tous bords, en un mot, au peuple de Côte d’Ivoire pour avoir confirmé leur indéfectible attachement à leur président, injustement détenu à La Haye, en violation de la Constitution Ivoirienne, notre loi fondamentale.

Pour comprendre cette parodie électorale dès sa conception, sa mise en œuvre et la proclamation des résultats, rappelons qu’à l’issue du 2ème tour des élections présidentielles du 28 Novembre 2010, le Conseil Constitutionnel, se conformant à la  Constitution Ivoirienne, en sa séance du 3 Décembre 2010, a déclaré vainqueur le candidat Laurent GBAGBO, avec 51,45 % des suffrages exprimés.

Mais, la France de Nicolas SARKOZY, avec le contingent de l’ONUCI, les forces nouvelles et des mercenaires venus de la sous région ont perpétré le coup d’Etat du 11 Avril 2011, en installant  monsieur  Alassane OUATTARA par les bombes.

Donc, le pouvoir actuel, comme l’a toujours dénoncé le Front Populaire Ivoirien, du point de vue de notre Constitution, est illégitime et illégal.

Conscient de sa minorité, de son illégitimité et de son illégalité, le régime OUATTARA a choisi de régner par la terreur. Jusqu’à ce jour, on dénombre environ Sept Cents (700) prisonniers politiques civils et militaires, Quatre Vingt Mille (80 000) exilés,  la confiscation des biens privés, l’occupation illégale de domiciles privés, des tueries. A cela, il faut ajouter le non respect des règles du jeu démocratique (l’interdiction de rassemblements publics, les  répressions violentes des meetings, le gel des avoirs,  la caporalisation des médias d’Etat et de la justice, le harcèlement des journaux proches de l’opposition, le refus de financer les partis politiques comme le prévoit la loi. Cette volonté manifeste de régner par la dictature vient d’être concrétisée par le vote, à l’Assemblée Nationale, d’une loi d’habilitation que rien ne justifie si ce n’est de permettre à monsieur OUATTARA de détenir à lui seul les pouvoirs de l’exécutif et du législatif.

C’est pour normaliser cette situation de crise politique que vit la Côte d’Ivoire, que le Front Populaire Ivoirien a sollicité un dialogue direct avec le pouvoir en place.

En son temps, le régime était resté sourd aux préoccupations  du Front Populaire Ivoirien et avait organisé les élections législatives dans des conditions opaques, non équitables et exclusives. Conséquence, le Front Populaire Ivoirien avait lancé  un mot d’ordre de boycott qui avait été suivi par l’électorat à 85 %. Ce faible taux de participation de 15 %  fut qualifié par les médias internationaux de « Désert Electoral ». Le régime Ouattara aurait dû en tirer les leçons. Il ne l’a pas fait. Pire, il est resté sourd aux interpellations et a poursuivi sa politique de répressions tous azimuts.

Avant la tenue de cette parodie d’élections couplées Municipales/Régionales, le Front Populaire Ivoirien, toujours soucieux de la normalisation de la situation socio-politique et du bien-être des ivoiriens, a de nouveau interpellé le pouvoir pour engager un dialogue direct. Cette fois ci, contre toute attente, le régime OUATTARA a répondu favorablement à l’appel. Mais, pendant que les deux (02) parties étaient en discussion, le pouvoir, balayant du revers de la main les préoccupations du Front Populaire Ivoirien, a de façon unilatérale fixé la date des élections locales, sans que les conditions de transparence, de justice, et d’équité ne soient réunies. Le gouvernement a même fait fi de la résolution 2062 de l’ONU, lui demandant de créer les conditions d’élections justes, transparentes, équitables et inclusives qui aboutiraient à la fixation d’une date consensuelle après la nécessaire réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Face à cette volonté manifeste du régime OUATTARA d’exclure le Front Populaire Ivoirien de la compétition électorale, le FPI a de nouveau  lancé un mot d’ordre de boycott républicain qui a été amplement entendu et suivi  par l’électorat avec un taux de participation qui oscille entre 13 % et 15% au cours de cette parodie de scrutin du reste émaillée de violence extrême entre alliés du RHDP. Démontrant ainsi la nature intrinsèque de ce régime qui se nourrit à la sève de la violence et de la fraude.

Concernant la violence, elle s’est manifestée dans plusieurs localités du pays, pendant la campagne, pendant le scrutin, au cours de la proclamation des résultats et surtout après.

(Ferkessédougou, Adjamé, Koumassi, Treichville, Yamoussoukro …)

Quant à la fraude, elle s’est manifestée sous diverses formes dans de nombreuses localités, bien souvent de la manière la plus grossière. Par exemple, il n’est pas rare de voir des cas où le nombre d’inscrits est 20 fois moins élevé que le nombre de votants. Pire, des commissaires CEI ont été épinglés en pleine forfaiture. De toutes ces fraudes et de cette violence inouïe entre alliés, la presse s’est largement fait l’écho.

Il y a lieu de s’interroger aujourd’hui de ce qui serait advenu, si le Front Populaire Ivoirien avait participé à cette mascarade électorale en tant qu’adversaire authentique.

Pour clore mon intervention, il faut retenir Trois (03) choses essentielles :

1.       La violence n’a jamais été du côté du Front Populaire Ivoirien qui a toujours choisi les urnes comme moyen unique d’accession au pouvoir d’Etat.

2.       La violence politique en Côte d’Ivoire a toujours été historiquement du côté des tenants actuels du pouvoir d’Etat.

·         Ce fut le cas en 1990, lors de l’irruption de monsieur OUATTARA sur la scène politique ivoirienne où il a instrumentalisé les loubards pour empêcher l’avènement du multipartisme et de la démocratie ;

·         Ce fut le cas en  Février 1992, à l’occasion d’une marche pacifique, consécutive à la violente répression des étudiants endormis dans les cités universitaires de Yopougon, les 16 et 17 Mai 1991, le gouvernement OUATTARA  avait armé les loubards pour perpétrer des casses et  incendier des bâtiments et des véhicules, servant de prétexte pour une tentative d’assassinat de Laurent GBAGBO, alors Secrétaire Général du Front Populaire Ivoirien.

·         Ce fut aussi le cas après le 28 Novembre 2010 quand, refusant sa défaite, Alassane Ouattara a appelé à la violence sur tout le territoire national démontrant ainsi,  comme l’a dit le Président Laurent GBAGBO, que « c’est celui qui a perdu les élections qui sème le trouble ».

3.       Avec ces dernières élections, Le peuple vient ainsi de confirmer qu’il reste fidèle à son choix opéré, depuis, le 28 Novembre 2010, à savoir son attachement au président Laurent GBAGBO et à son parti, le FPI.

 

 

La communauté internationale a donc désormais à sa disposition tous les facteurs objectifs démontrant que le Président Laurent GBAGBO et son parti sont et demeurent à ce jour largement majoritaire dans l’arène politique ivoirienne.

Le Front Populaire Ivoirien invite par conséquent la communauté internationale à tenir compte de cette réalité.

L’élection  présidentielle  de Novembre 2010, a donné le candidat Laurent GBAGBO, vainqueur, mais la communauté internationale a imposé son adversaire par les bombes, cela donne un exécutif illégitime.

Les élections législatives de Décembre 2011, avec un taux de participation de 15 % ont produit à leur tour un parlement illégitime et déjà au chômage.

Enfin, les dernières élections locales  avec un taux  ridicule de participation de 13 % ont immanquablement produit des élus locaux tout aussi illégitimes.

 

C’est pourquoi

1.       le Front Populaire Ivoirien déclare solennellement, ici et maintenant, qu’il ne reconnaîtra pas les résultats de la parodie électorale du 21 avril 2013.

2.       Le Front Populaire Ivoirien lance un appel à tous les démocrates et toutes les forces de progrès afin qu’ils s’unissent  sur une plate-forme de lutte contre le régime liberticide de M. Alassane Ouattara.

 

 

Mesdames et messieurs des médias nous vous remercions

 

Abidjan, le 24 avril 2013

Le Secrétaire Général par Intérim & Porte-parole.

Dr KODJO Richard

21:36 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Combats entre FRCI et milices de Cissé Bacongo à Koumassi

Kouamassi, 21 avril, Bacongo, FRCIDes tirs à l’arme ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi à Koumassi, commune située au Sud d’Abidjan, quelques minutes après la proclamation des résultats officiels des élections municipales de dimanche, par la Commission électorale indépendante (CEI).

Des partisans du candidat Ibrahim Bacongo Cissé du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) sont descendus dans les rues de Koumassi pour manifester ‘’bruyamment’’ en tirant des coups de feu pour dénoncer la défaite de leur candidat. ‘’Ca tire encore’’ a déclaré laconiquement à APA, un enseignant, joint au téléphone vers 23h00, gmt. Apeuré avec sa gorge nouée, il ajoute que ‘’les manifestants ont incendié des pneus à plusieurs carrefours de la commune’’. Selon les résultats officiels proclamés mardi nuit aux environs de 22h00, gmt par la Commission électorale indépendante, le maire sortant, Raymond N’dohi du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a remporté les municipales de dimanche avec 41,14% des suffrages exprimés. D’autres témoins joints par APA, affirment que les manifestants qui scandaient ‘’on veut Bacongo, on veut Bacongo’’ se dirigeaient vers le secteur SICOGI de Koumassi dont les habitants, en majorité des pro-Gbagbo, sont accusés d’avoir soutenu l’adversaire de leur candidat.

L’armée ivoirienne, appuyée par les casques bleus de l’Opération des Nations Unies a quadrillé tout le secteur ainsi que la mairie, également cible des manifestants. ‘’Ils veulent aller brûler la mairie’’, ajoute un habitant de la SICOGI précisant ‘’qu’il y a des échanges de tirs entre les gendarmes et les manifestants’’. "Les résultats qui seront certainement annonces par la Commission Électorale Indépendante ne reflètent nullement la réalité au vu des nombreuses irrégularités constatées çà et là dans de nombreux bureaux de vote’’, avait déclaré plutôt dans la journée, Fadiga Adjaratou, née Traoré, directrice de campagne de M. Bacongo Cissé. "La Direction de Campagne du candidat Cissé Ibrahima Bacongo que nous dirigeons, après une réunion de crise, a décidé d’introduire un recours en invalidation de ces résultats auprès de la CEI, suite à la proclamation de ceux-ci’’, avait poursuivit Mme Fadiga, ajoutant que ‘’nous sommes, donc en train de faire la compilation de toutes les preuves de cas de fraude en notre possession en vue de donner droit à notre requête’’. Elle a lancé un appel au ‘’calme à tous ses militants, électeurs et sympathisants’’. ‘’Nous les supplions de rester chez eux et de nous faire confiance, car nous mettrons toutes les chances de notre côté afin que justice soit rendue et que la vraie vérité sortie des urnes soit proclamée au grand jour’’, avait conclu la Directrice de campagne de M. Cissé.

Des incidents similaires, ont été également signalés à Adjamé (Centre) et à Yopougon à l’Ouest d’Abidjan.

SOURCE: APA

20:45 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |