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11/04/2013

Déçus par le régime Ouattara, les ex-combattants démobilisés bloquent l’accès à la ville de Bouaké

Bouaké, corridor bloqué, FRCI, Démobilisés, ex-combattantsBOUAKE === Depuis 9h, ce jeudi matin, l’entrée sud de la ville de Bouaké est tenue par des ex-combattants démobilisés. Ils empêchent tous les véhicules d’entrer ou de sortir de la ville.

‘'Le Président Ouattara nous a utilisés et une fois au pouvoir, il nous a laissés tomber. C’est pourquoi, nous allons poursuivre notre mouvement jusqu'à ce que le président nous entende'' scandaient les manifestants au Corridor sud de Bouaké devant les voyageurs bloqués dans les véhicules audit corridor.

"Nous exigeons que l'argent qui nous a été promis, lors de notre enrolement pour aller combattre les FDS, soit payé", a clarifié un leader du mouvement.

Le déploiement des casques bleus de l’ONUCI, aux environs de 12h pour contraindre les ex-combattants à libérer le corridor a été vain.

La ville de Bouaké, autrefois fief de la rébellion de 2002 à 379 km au Nord d'Abidjan, était dans une situation confuse en début d'après-midi. Les pourparlers entre les envoyés du régime vers les combattants qui ont été armés pour déstabiliser la Côte d’Ivoire continuent encore à Bouaké au moment où nous mettions cet article en ligne.

17:47 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Yopougon : le Maire Yao Yao Bertin démet Zady Djédjé du poste de Président de la Jeunesse

Rififi à la mairie de Yopougon. M. Zady Djédjé vient d'être démis de son poste de Président de la jeunesse de Yopougon pour insolence envers le "maire" Yao Yao Bertin, a-t-on appris des sources proches du bureau de la jeunesse communale, ce jeudi 11 avril 2013.

"Le Maire a démis le Président de la Jeunesse pour le remplacer par M. Théodore Yao Kouassi, dont l’affiné est avérée avec le Maire Yao Yao Bertin, c’est le rattrapage ethnique à outrance ici" a déploré un agent de la Mairie sous anonymat.

M. Zady Djédjé qui a été "abusivement" démissionné n’a pas, pour le moment, voulu se prononcer publiquement sur cette affaire. Son remplaçant, M. Théodore Yao Kouassi, s’active déjà, pour s’installer pleinement dans le tout nouveau fauteuil de jeunesse communale à lui gracieusement offert, dans cette période des campagnes municipales. Affaire à suivre!

Yao Théodore, Président Jeunesse de YopougonM. Théodore Yao Kouassi au téléphone

16:33 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

10/04/2013

Adresse du Porte-parole du Président Laurent GBAGBO à l’occasion de la commémoration du 11 Avril

Koné KatinanIvoiriennes, ivoiriens, chers habitants de la Côte d’Ivoire.

 

Le 11 avril 2011, en dehors de toute règle de droit et de bienséance, l’armée d’une Puissance étrangère, a attaqué avec une violence inédite, la résidence officielle et le Palais présidentiel de la République de Côte d’Ivoire pour en déloger le Président de la République en exercice. Cette attaque de l’armée française, alors que notre pays n’avait ni déclaré la guerre à la France, ni reçu d’elle une déclaration de guerre, soulève encore de nombreuses interrogations deux ans après. Elle pose surtout la question fondamentale de la nature des rapports que notre pays, et au-delà, notre Continent entend entretenir avec les anciennes puissances colonisatrices, dans un monde totalement intégré grâce à la formidable et exceptionnelle avancée technologique en matière de communication. 

De quelque angle sous lequel l’on voudrait donner une réponse à cette interrogation fondamentale pour l’Afrique, une constante s’en dégage. La nature des relations entre l’Afrique et le reste du monde, notamment, ses anciennes puissances colonisatrices seront ce que les Africains eux-mêmes en décideront. Il n’y a aucune fatalité qui puisse justifier la place méprisante de notre continent dans le concert des nations. Seul un engagement sincère, total et persévérant  de chacun de nous dans la recherche du meilleur, d’abord pour nos peuples, ensuite pour le reste de l’humanité, peut donner à notre continent une meilleure place dans la construction du monde. 

C’est la grande leçon que le Président Laurent GBAGBO a magistralement donnée au monde entier, mais surtout à l’Afrique lors de sa brève, mais dense intervention devant les Juges de la CPI. Le Président Laurent GBAGBO a donné et continue de donner  avec certains de ses amis et compagnons de lutte, dont certains sont soit en prison, soit en exil, quand ils n’ont pas été tués, l’essentiel de leur vie pour la démocratie, seul facteur de promotion de la liberté pour nos peuples.

 Homme de dialogue, et pacifiste avéré, il ne peut comprendre que notre pays, la Côte d’Ivoire ne puisse se donner les moyens de sortir par un dialogue constructif et inclusif de la logique de l’affrontement qui continue d’en fragiliser la cohésion sociale. Qu’est ce qui est plus facile à faire pour notre pays entre la logique de l’affrontement qui nous conduit droit vers une explosion sociale, et l’ouverture d’un vrai dialogue, qui favorise le rassemblement. 

Deux ans après le renversement du Président Laurent GBAGBO, l’écart est toujours grands entre les rapports de complaisance qui sortent des officines de ceux qui ont participé au dépérissement de notre nation, et la réalité vivante de nos compatriotes. Nul ne peut prétendre aimer notre pays plus que nous-mêmes. L’insécurité, la pauvreté, la cherté de la vie, l’exacerbation des clivages ethniques, les violations répétées des droits de l’Homme dans notre pays concernent au premier chef nos populations. C’est à elles que notre conscience doit rendre compte.

 Mais comment peut-on espérer rendre heureuses ces populations lorsque non seulement on les prive de leurs choix politiques, mais pire, on maintient une large part d’entre elle sous le joug de la répression permanente. 

Ils sont encore nombreux nos compatriotes, civils et militaires qui sont soit en prison, soit en exil. La Justice ne promeut la paix que lorsqu’elle revêt avec fermeté le manteau de l’impartialité. Lorsqu’elle s’en dévêtit,  elle compromet alors la paix. Il y a donc une certaine corrélation entre la conscience collective de la nation et celle de la Justice. Le sentiment d’une justice orientée dans un seul sens en Côte d’Ivoire expose notre pays à des risques graves. 

Que du temps inutilement perdu deux ans durant. L’extraordinaire mobilisation nationale et internationale autour du Président Laurent GBAGBO, indique en même temps, le chemin de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Il n’y en a pas plusieurs, mais un seul. La libération du Président Laurent GBAGBO et de tous les autres prisonniers, ainsi que le retour des exilés et leur implication effective dans le débat politique en Côte d’Ivoire, restent des prérequis d’une vraie réconciliation. Le chemin emprunté depuis deux ans nous ramène toujours au point de départ. Efforçons-nous  donc de passer par l’unique chemin qui reste, même s’il est rendu étroit par nos craintes et nos orgueils. Nous devons nous mobiliser pour élargir ce chemin. 

C’est pourquoi, au nom du Président Laurent GBAGBO, je voudrais féliciter toutes les personnes, en Côte d’Ivoire, en Afrique et ailleurs dans le monde, qui se mobilisent lui apporter leur soutien. Leur persévérance portera à coup sûr des fruits.  Que le souvenir de nos compatriotes encore en prison et dans les camps de réfugiés, au nom du combat pour la liberté et la démocratie ôte en chacun de nous la tentation de l’abandon. C’est dans la persévérance que nous transformerons la date du 11 avril en une victoire éclatante pour nous-mêmes, et ouvrir ainsi une grande espérance pour tous ceux qui se battent pour la liberté et la démocratie. 

Mais il reste évident que notre persévérance risque d’être vaine, si elle ne s’inscrit pas dans une discipline rigoureuse. Je reste convaincu que, c’est dans la discipline, regroupés autour du Front populaire ivoirien (FPI) que nous trouverons à la fois l’inspiration et les armes de notre victoire. A ce propos, je saisis la présente opportunité pour saluer les efforts qui se déploient par-ci et par-là, pour donner une cohésion plus forte à toutes les initiatives. Les récentes assises qui ont regroupé plusieurs personnes à Paris pour donner un contenu cohérent à notre combat sont des initiatives heureuses qui méritent d’être encouragées. J’en félicite au nom du Président Laurent GBAGBO les initiateurs. 

Même enfermé, le Président Laurent GBAGBO continue de nous donner le chemin de la lutte sans relâche. Il nous rappelle que les convictions sont plus fortes que les émotions. C’est en taisant nos émotions que nous donnerons une opportunité à nos convictions de transformer nos peines du 11 avril 2011, en une grande joie dans un futur dont la proximité ne dépend que de nous. 

Que Dieu vous bénisse 

P/ Le Président Laurent GBAGBO 

Le Ministre KONE Katinan Justin

 Son Porte-parole

20:07 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Côte d’Ivoire : La Confédération syndicale COSYFOCI entre en grève du 22 au 30 avril 2013

 

Préavis de grèveLa Confédération des Syndicats des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire (COSYFOCI) lance son mot d’ordre de grève qui se matérialisera par un arrêt de travail du 22 au 30 avril 2013, conformément au préavis de grève déposé sur la table du Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative.

Quatre points de revendication meublent le préavis de grève de la COSYFOCI :

 

1-  1- L’application de la revalorisation indiciaire salariale à hauteur de 150 points en faveur de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat ne bénéficiant pas d’une grille salariale particulière ;

2-    2-  Le déblocage des salaires avec effet financier immédiat ;

3-    3- La revalorisation des indemnités de Transport et de l’allocation familiale respectivement de sept mille (7000) à trente mille (30 000) francs CFA et de deux mille (2 000) à dix mille (10 000) francs CFA, ainsi que l’extension de l’indemnité de logement à l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat à partir de soixante dix mille (70 000) francs CFA ;

4-    4- La restitution immédiate des ponctions effectuées sur les salaires du mois de février 2013. 

 

La COSYFOCI avait conduit avec succès 72 de grève du 21 au 23 janvier 2013. Cette fois-ci, la période d’arrêt de travail des Fonctionnaires et Agents de l’Etat est 2fois plus longue. Le régime Ouattara a déjà engagé un bras de fer avec les enseignants qui sont restés fermes sur leur position : « Salaires ponctionnés, école fermées » ont brandi comme slogans de grève. Il est évident que le front social restera tendu en ce mois d’avril.

 

19:26 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |