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21/11/2012

Crise postélectorale UMP : "Fillonistes" et "Copéistes" déchirent le parti de Sarkozy

 

Fillon vs copé"J'ai honte de mon parti", a réagi Nicolas Sarkozy à la cacophonie électorale à la Présidence de l'UMP sur 20 minutes.fr .  On aurait bien voulu que le très belliqueux ex-président français envisage, en toute logique,  une intervention militaire à l’ivoirienne pour vider ce contentieux postélectoral dans son parti, entre Fillon et Copé. Mais il se rétracte, malheureusement.

 

Fillon revendique la victoire à l'UMP et en appelle à Juppé

François Fillon a annoncé mercredi qu'il ne déposerait pas de recours contre le résultat de l'élection à la présidence de l'UMP, dont il affirme qu'il est faux en l'absence de 1.304 suffrages non pris en compte et a demandé à Alain Juppé de prendre transitoirement la tête du parti.                

               

UMP: Juppé "prêt" à une médiation mais pas sans l'accord des deux parties

PARIS (Reuters) - François Fillon a revendiqué mercredi la victoire dans l'élection à la présidence de l'UMP, affirmant que l'oubli d'un millier de suffrages avait conduit à la proclamation par erreur du choix de Jean-François Copé par les militants.

L'équipe de l'ancien Premier ministre demande à la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe) de l'UMP de "rétablir" le résultat final du scrutin de dimanche mais exclut toutefois un recours juridique.

Les résultats de trois fédérations d'outre-mer - Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Mayotte -, soit 1.304 voix, auraient fait l'objet d'un "oubli pur et simple".

François Fillon, qui réclame "simplement la vérité", a demandé à Alain Juppé, président fondateur de l'UMP, "d'assurer de façon transitoire la direction de notre mouvement afin de trouver les voies et moyens de sortir de l'impasse".

"Je suis un homme de réflexion, pas d'impulsion", a répondu Alain Juppé à des journalistes qui le pressaient de questions au congrès des maires, auquel il assistait à Paris.

Selon des députés "fillonistes", qui se sont réunis dans l'après-midi À Paris autour de François Fillon, le maire de Bordeaux aurait dit au député de Paris sa disposition à assumer une direction collégiale, à condition que les deux camps en conflit en soient d'accord.

"Ce n'est pas fait, il ne faut pas croire les uns et les autres", a dit à Reuters Benoist Apparu, proche d'Alain Juppé.

 

JUPPÉ À LA RESCOUSSE?

François Fillon, a expliqué le député de Paris Philippe Goujon, "ne revendique pas la présidence de l'UMP. Il considère que dans les circonstances actuelles, ça n'aurait pas de sens d'être président, soit à 98 voix soit à 26 voix".

"Je ne vois pas comment Jean-François Copé pourrait refuser cette proposition de faire appel à un élu que tout le monde respecte à l'UMP, qui n'a pas pris position dans cette élection", a-t-il ajouté.

Alain Juppé prévoyait une déclaration, via un communiqué, dans la soirée, selon son entourage.

La Cocoe et Jean-François Copé ont opposé une fin de non-recevoir à François Fillon et ses soutiens et suggéré la saisine de la commission des recours du parti.

Le président de la Cocoe, Patrice Gélard, a expliqué que la Cocoe ne pouvait invalider les résultats. "Les résultats ont été rendus publics lundi soir, les deux parties étaient parfaitement au courant. Toute contestation doit être adressée à la commission des recours", a-t-il déclaré.

Les deux camps s'accusaient mutuellement de fraudes après le scrutin de dimanche, mais le président de la Cocoe avait décidé de valider les résultats en l'état en dépit de "dérapages".

Jean-François Copé, président élu, s'est dit prêt à porter le litige devant la commission des recours de l'UMP, comme le prévoient les statuts du mouvement créé en 2002, précisant au passage que les résultats à Nice, contestés par les "copéistes", pourraient ainsi être examinés.

"Tant qu'il n'y a pas une autre décision, le président reste président", a déclaré Jean-François Copé à des journalistes.

Pour la "copéiste" Valérie Rosso-Debord, "on assiste aujourd'hui à une tentative de putsch médiatique".

 

HENRI GUAINO ÉVOQUE UNE SCISSION

Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon, a affirmé que Patrice Gélard, lors d'un entretien téléphonique mercredi en fin de matinée avec François Fillon, avait reconnu une "erreur" dans le décompte final des résultats.

L'équipe de François Fillon aurait relevé l'anomalie mardi soir à la faveur de la proclamation des résultats du vote sur les six motions en lice dans ce scrutin interne. La comparaison avec les résultats proclamés la veille laissait apparaître l'oubli de 1.304 suffrages d'outre-mer.

"Leur réintégration conduit à ce résultat : François Fillon, 88.004 voix, et Jean-François Copé, 87.978 voix", a dit Eric Ciotti.

Les résultats proclamés lundi soir, avec l'accord des deux parties, donnaient une courte victoire - 98 voix d'écart - à Jean-François Copé : 87.388 voix pour le député-maire de Meaux et 87.290 voix pour le député de Paris.

Les "copéistes" ont été pris de court par ce coup de théâtre, d'autant que la réunion du bureau politique de l'UMP s'était "passée dans une très bonne ambiance" mercredi matin.

François Fillon et Eric Ciotti, notamment, étaient absents, mais Alain Juppé, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet, qui n'ont pas soutenu Jean-François Copé, sont convenus d'oeuvrer à la réconciliation.

Jean-François Copé a précisé qu'il s'était entretenu mercredi matin avec François Fillon au téléphone et qu'ils avaient prévu de se voir la semaine prochaine.

"J'avais compris qu'on en terminait là, qu'on se retrouvait et qu'on travaillait ensemble, et voilà qu'au troisième jour, on est reparti encore sur des chicayas. Je trouve ça regrettable, donc j'en appelle à l'apaisement", a-t-il déclaré.

L'ex-plume de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qui a voté Copé, a évoqué la perspective d'une scission de l'UMP si la crise perdurait.

"Un certain nombre de gens sont en train de déshonorer ma famille politique. (...) Ce ne sera pas la fin de l'UMP mais si certains veulent partir, moi je ne les retiens pas", a-t-il déclaré à l'adresse des "fillonistes".

Source : Sophie Louet et Emile Picy | Reuters

 

 

19:13 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

14/11/2012

Vidéo : Politique Française en Afrique, J-L Mélenchon allume Ouattara, 2 Novembre 2012, AFP

 

 

Jean-Luc Mélenchon 3mn 09s: "Regardez ce que nous avons fait en Côte d’Ivoire. Vous étiez tous à faire des sauts périlleux arrière : La démocratie, les droits de l’Homme, c’était Gbagbo, l’abominable homme de neige. D’accord, il est là-bas maintenant, au Tribunal International. Des Centaines de gens sont en prison, qui ne sont ni jugés, qui ne donnent lieu à aucune espèce de travail judiciaire. Le Fils de Gbagbo, qui a pour unique motif d’inculpation, qu’il est le Fils de Gbagbo…. a été détenu pendant des mois et des mois dans une fosse et personne ne l’a défendu parce qu’il s’appelait Gbagbo. Qu’avons-nous fait en Côte d’Ivoire ? Qu’est-ce que nous avons rétabli de si beau qui vaille la peine qu’on se vente, RIEN"


 

 

 

 

12:45 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

A chacun son drone : "Voici le Drone YILONG, made in China" au Salon aérospatial Zhuhai

 

Drone Yilong, China, AirshowDans le gotha des nations puissantes de notre planète, plus personne ne veut se laisser distancer dans la dotation de son armée de moyens militaires pour la défense de son territoire et de ses intérêts internationaux. En tout cas pas la République Populaire de Chine.

Selon le site  RIA Novosti, le mardi 13 novembre 2012, au  Salon aérospatial Airshow China de Zhuhai, les ingénieurs chinois spécialisés en aérospatial, ont présenté le Drone Yilong.

Ce n’est plus un secret militaire, la République Populaire de Chine a présenté au public son drone Yilong dont le coût, estimé à près d'un million de dollars, est considérablement inférieur à celui des avions sans pilote américains et israéliens, annoncent mercredi les médias chinois.

 Entièrement conçu et développé par l'Institut de l'aviation de Chengdu, le Drone Yilong a réalisé son premier vol d'essai en 2008. Jusqu'à présent, le public  n'a vu que ses modèles réduits. Mardi, le drone Yilong  a été présenté au grand public lors du Salon de l'aéronautique et de l'espace Airshow China 2012 de Zhuhai.

Le drone mesure 9,34 m de long, son envergure d'aile est de 14 m.  Pesant légèrement plus d'une tonne, il est capable de s'acquitter de missions à une altitude de 5.300 m. Le drone possède une autonomie de vol de 4.000 kilomètres.

09:11 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Côte d’Ivoire : le FPI ne peut pas entrer au gouvernement de Dramane Ouattara

 

FPI, Gbagbo, Prisonniers politiques, FRCILe régime Ouattara est fortement préoccupé par l’entrée du Fpi au gouvernement. Au point que les journaux qui lui sont proches en ont fait un fonds de commerce. Et pourtant rien n’est fait par les tenants actuels du pouvoir pour favoriser la participation du parti créé par Laurent Gbagbo à ce gouvernement. «Pourquoi le Fpi est chaud pour entrer au gouvernement ?». C’est le titre d’un papier publié hier dans les colonnes d’un quotidien pro-Ouattara. Pour ce journal, si le Fpi n’entre pas au gouvernement, il n’aura plus d’ici peu les moyens de son fonctionnement. Autant dire qu’être au gouvernement est une source de financement pour les partis politiques. Et, puisque aucun texte légal n’autorise cela, cela signifie très clairement qu’être au gouvernement est pour notre confrère un moyen «normal» de se «sucrer» sur le dos du contribuable. En suivant la logique du confrère, la presse proche de ce parti devrait être la première à se faire l’écho d’une telle information. Alors, si le Fpi est «chaud» comme l’indique notre confrère pour entrer au gouvernement, pourquoi la presse proche de ce parti n’en parle pas ? En réalité, contrairement à ce que les journaux proches du pouvoir tentent de faire croire, c’est Alassane Ouattara qui subit la pression de ses soutiens extérieurs afin qu’il intègre le Fpi au gouvernement. En ce sens que c’est à lui que peut bénéficier l’entrée du parti de Laurent Gbagbo au gouvernement.

Au plan politique, la majorité des ivoiriens ne se reconnaissent pas en Ouattara et donc n’adhèrent pas à sa vision politique. Encore qu’il n’a pas de programme susceptible de séduire le peuple.

Au plan professionnel, son gouvernement montre chaque jour de grands signes d’incompétence dans tous les domaines d’activité.

A bien y voir clair, ce gouvernement ne sait faire que deux choses : d’une part, la répression sauvage des partisans de Gbagbo faite d’enlèvements, de séquestrations, d’assassinats et d’emprisonnements dans le meilleur des cas. D’autre part, le gouvernement Ouattara ne sait faire que la propagande politique avec des slogans ahurissants comme «le gouvernement travaille pour vous». Comme si le gouvernement pouvait être appelé à travailler pour lui-même et non pour le peuple. Encore qu’en dehors de l’achèvement pénible des chantiers préparés et ouverts par le président Gbagbo, on ne voit pas encore ce que ce gouvernement fait pour le peuple. On se rend finalement compte que tout ce qu’on racontait de bien à propos d’Alassane Ouattara n’était qu’affabulation, mensonges et pure propagande politicienne. Résultat, le pays est totalement bloqué et le gouvernement fonce directement dans le mur. De sorte que la seule chose qui peut sauver Ouattara face à ses amis qui sont aujourd’hui gagnés par le doute quant à sa capacité à gouverner la Côte d’Ivoire, c’est l’entrée du Fpi dans le gouvernement. Et au lieu de le dire avec courage et y travailler sincèrement, il veut faire croire à travers ses journaux que c’est le Fpi qui est demandeur. Faut-il alors rappeler que le président Miaka avant de s’envoler pour la France le week end dernier, avait une fois encore indiqué que l’entrée du Fpi n’est pas à l’ordre du jour ? Et ce parti a déjà montré qu’il n’est pas attiré par l’argent. C'est-à-dire le gain facile. Officiellement reconnu en 1990, le parti du président Gbagbo est resté dignement dans l’opposition pendant 10 ans avec ses maigres moyens. Et ce ne sont pas les propositions alléchantes qui avaient manqué. Mais à aucun moment, ce parti ne s’est laissé distraire.

Aujourd’hui, c’est vrai que Ouattara a voulu réduire le Fpi et ses dirigeants et cadres à la mendicité en les spoliant de tous leurs biens (maisons, voitures, terrains) et en gelant leurs avoirs, mais ils sont restés dignes. Tel un roseau, le parti a plié mais il n’a pas rompu. Mieux, il s’est redressé admirablement. Ce n’est donc pas avec de l’argent qu’on peut espérer amener le Fpi à entrer au gouvernement. Ceux qui pensent qu’on entre au gouvernement pour financer les activités de leur parti ont tort. Ce n’est pas la philosophie du Fpi. Le législateur a voté une loie de financement de partis politiques au titre de 2010, l’Etat de Côte d’Ivoire reste devoir près de 800 millions au Fpi. C’est cet argent, que le Fpi attend légitimement et légalement que le gouvernement lui reverse. En ce qui concerne son entrée au gouvernement, les conditions sont connues. Il s’agit de la libération du président Gbagbo et de tous les autres prisonniers politiques et du dégel de leurs avoirs. Il s’agit également de la refonte totale de la commission électorale indépendante (Cei) avec la démission de son président Youssouf Bakayoko. Il s’agit aussi de l’instauration de l’Etat de droit. Il s’agit enfin de la restitution de tous les biens volés par les Frci.

 

Source : Boga Sivori, In Notre Voie

08:38 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |