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29/11/2012

Malgré les menaces, Georges Aboké veut lancer un groupe de presse et une chaîne de télévision.

eorges AbokéLe projet de création d’un groupe de presse et d'une chaîne de télévision a valu la brève interpellation, ce samedi 24 Novembre 2012 de Georges Aboké. De retour de France, il a été brièvement interpellé à l’aéroport Félix Houphouet Boigny par les FRCI du dictateur Dramane Ouattara

 

Selon des témoins, Georges Wenceslas Aboké, l’ancien Directeur Général de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) et conseiller spécial de Laurent Gbagbo, rentrait d’un voyage en France le samedi dernier quand il a été interpellé par la police de l’aéroport.

Aboké a été interrogé sur place pendant environ une heure avant d’être remis en liberté. Il s’apprête à lancer un groupe de presse qui devrait démarrer par un magazine et évoluer vers la création d’une chaîne de télévision. Un quotidien proche du régime ivoirien n’a pas hésité à qualifier ce projet de subversif. Ce que le promoteur a catégoriquement démenti. Mais apparemment le pouvoir nourrit toujours des soupçons à son égard.


SOURCE : La Majorité Présidentielle Gbagbo

00:26 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

28/11/2012

Après son article sur l’enrichissement rapide de Diby Koffi Charles : Assalé Tiemoko ménacé de mort

Assalé Tiémoko, Eléphant déchainéApparemment, le dossier publié aujourd'hui sur le "meilleur ministre' de Côte d'Ivoire fait des vagues. On m'accuse d'avoir perçu plusieurs dizaines de millions pour abattre le pauvre monsieur. On m'appelle de partout, certains applaudissent, d'autres me maudissent et tout de suite les menaces de tous genres fusent de partout. On annonce les pires malheurs pour moi et pour ma famille. Des personnes pour qui j'avais beaucoup d'estime et que j'appelais même "maman" et qui m’applaudissaient quand je faisais les révélations sur les actes des autres ministres, me traitent aujourd'hui de vendu, de manipulateurs, de jeune homme dangereux, etc.
Certaines réactions sont si violentes que la question même de ma sécurité s'en trouve posée.
Moi, je pose une seule question à tous ceux qui sont prêts aujourd'hui à me tuer. Les choses que j'ai écrites et qui sont toutes accompagnées de preuves sont fausses ou vraies. Dans ce dossier, il n'y a pas une seule chose que j'ai affirmée qui ne soit pas étayée par une preuve écrite. A cette question, personne ne répond. On me dit simplement que je n'aurais pas dû écrire, même si c'est vrai, que j'aurais dû approcher Diby Koffi pour demander le montant que je voulais.
Mais ce n'est pas de cela que je veux, je veux que ceux qui nous gouvernent donnent l'exemple. Je n'écris pas sur les hommes d'affaires privés, dès l'instant où ils ne touchent pas à la gestion publique. Si j'ai investigué pendant sept mois avant d'écrire ce qui est paru aujourd'hui sur Diby, c'est parce que ce monsieur est un fonctionnaire. C'est tout.
J'estime avoir fait mon boulot de journaliste. De journalistes d'investigation, avec tous les risques que cela comporte dans des pays comme le nôtre. Et je l'assume. Je n'ai pas assez de talent pour écrire pour faire plaisir à des gens.
Maintenant, monsieur Diby et toutes les personnes citées dans le dossier peuvent user de trois voies:
- Me poursuivre en justice pour diffamation et me faire condamner par le justice si je n'apporte pas les preuves de ce que j'ai affirmé.
-Me faire un droit de réponse pour démontrer le faux que j'ai fait. Ils peuvent prendre le nombre de pages qu'ils veulent, je le publierai parce que c'est mon journal et je ne reçois pas d'ordre pour faire ce que j'y fait.
Ou c'est aussi possible, m’éliminer physiquement. C'est une autre solution.
Quand nos autorités, dans tous leurs discours, accusent les journalistes de ne pas faire correctement leur travail, de ne pas chercher suffisamment avant d'écrire et que maintenant quelques-uns essaient de faire correctement leur boulot, on les menace de mort.
Quant aux confrères qui mangent à tous les râteliers, qui mettent leur plume au service du mensonge et qui sont rentrés au laboratoire pour préparer des articles du genre: "Qui se cache derrière Assalé Tiémoko"? "Qui veut abattre Diby Koffi"?
Je les attends...

 

 

Assalé Tiémoko, Eléphant Déchainé

17:56 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

27/11/2012

Les AD de Cocody poursuivent Bacongo pour Faux, usage de faux, violation de domaine d'autrui, complicité de destruction de bien

Démolition des AD cocody 

 

L'Eglise Evangélique des Assemblées de Dieu de Cocody a décidé de poursuivre Cissé Bacongo, Ministre de l'Enseignement Supérieur de Ouattara pour "faux, usage de faux en document administratif, violation de domaine d’autrui et complicité de destruction de bien " a déclaré Maître Koné Dogbemin, Avocat de ladite Eglise,  le vendredi 23 novembre 2012.

 Pour rappel, les 6, 7 et 8 novembre 2012, le Ministre Cissé Bacongo, s'appuyant sur un faux document foncier qui daterait de 1969, a entrepris des casses dans le domaine de l'Eglise des Assemblées de Dieu de Cocody. Alors que cette Eglise possède son titre foncier qui au regard des textes qui régissent le domaine foncier urbain, est inattaquable. Le portail, une partie de la clôture, le dispensaire et le bâtiment abritant l'Ecole de Dimanche des enfants de l'Eglise ont été rasés par les caterpillars de Cissé Bacongo, sous forte escorte des FRCI.

L'Acien Koaudio, responsable du Comité de construction de l'Eglise, dans une conférence de presse animée le 7 novembre, a évalué les dégâts à 16 millions de F CFA.

"Cet abus de pouvoir est inacceptable. La procédure de la correctionnelle, introduite, passe en jugement, la semaine prochaine" a indiqué Me Koné Dogbemin. 

 

 

23:29 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Crisis Group tire sur Ouattara : "Il est grand temps pour la communauté internationale de dénoncer les dysfonctionnements du régime ivoirien actuel"

ICGQui l’eut cru, l’ONG International Crisis Group (ICG), qui a farouchement soutenu Dramane Ouattara dans la conquête du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire, se retourne contre son poulain.

COMFORT ERO, Directrice du programme Afrique de ICG. « Il est grand temps pour les organisations africaines et la communauté internationale dans son ensemble de dénoncer publiquement et fermement les dysfonctionnements du régime ivoirien actuel ».

 

Nous vous livrons le Communiqué intégral de l’ONG International Crisis Group 

La coalition du président Alassane Ouattara semble reproduire les erreurs du passé, au risque d’entretenir un dangereux climat de polarisation et de provoquer, à terme, une nouvelle crise en Côte d’Ivoire. 

Côte d’Ivoire : faire baisser la pression, le dernier rapport de l’International Crisis Group, analyse les efforts du président Ouattara pour  améliorer la gouvernance après le conflit post-électoral de 2011 qui a coûté la vie à plus de 3 000 personnes. Ouattara fait à présent face à une résistance acharnée de la part des partisans de son adversaire aujourd’hui en prison, l’ancien président Laurent Gbagbo, tandis que l’appareil de sécurité demeure désorganisé. La révélation de l’émission d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président, va continuer à alimenter leur sentiment qu’une justice partiale est à l’œuvre. 

« Les récentes informations relatives à des violations massives des droits de l'homme par l’armée ivoirienne montrent l’absence de véritables progrès », explique Gilles Yabi, directeur du projet Afrique de l’Ouest de Crisis Group. « L’armée ivoirienne est divisée entre les forces de l’ancien régime et les ex-rebelles, et la position dominante de ces derniers entrave la réconciliation ». 

Pour attiser encore les tensions, l’armée est en concurrence avec des milliers de chasseurs traditionnels, les Dozos, qui jouent selon leurs propres règles un rôle dans la sécurisation du pays. Cette configuration de l’appareil militaire et milicien au service du pouvoir n’est pas bien accueillie par les populations et aggrave les tensions là où existent déjà des conflits fonciers intercommunautaires. 

Dans l’Ouest du pays, la frustration est croissante et encourage les jeunes à conserver leurs armes comme garanties de survie. Les perspectives de changement sont minces. Le dialogue entre le gouvernement et l’opposition est au point mort, éloignant les espoirs de réconciliation. Les partisans les plus extrémistes de Gbagbo, qui se sont exilés au Ghana et sont accusés d’y fomenter des attaques, nourrissent l’espoir de reprendre le pouvoir ou du moins de compromettre la paix dans leur pays. 

Un cercle vicieux est en marche. L’aile dure du parti présidentiel est convaincue de la nécessité de consolider sa victoire militaire et de maintenir une attitude répressive vis-à-vis de tous les représentants du camp Gbagbo. Il n’y aura pas de paix durable tant que la classe politique refusera de tirer les leçons du passé et continuera de reproduire les comportements qui ont conduit le pays au bord du gouffre. La volonté de Ouattara d’accorder la priorité à la croissance économique pour réduire le chômage et la pauvreté doit être saluée, mais elle ne peut se substituer à une politique de réconciliation nationale. 

Pour mettre fin à cette tendance inquiétante, le gouvernement ivoirien doit encourager les initiatives visant à promouvoir la coexistence et la collaboration entre les anciens membres des forces gouvernementales et les ex-rebelles intégrés dans l’armée nationale, à travers des formations, des travaux d’utilité publique et des exercices communs. 

« Le président Ouattara, le nouveau gouvernement et l’ensemble de la classe politique doivent résister à la tentation de l’arrogance du pouvoir et de la poursuite de politiques visant à inverser la discrimination dont ils ont été victimes sous l’ancien régime », explique Comfort Ero, directrice du programme Afrique de Crisis Group. « Il est grand temps pour les organisations africaines et la communauté internationale dans son ensemble de dénoncer publiquement et fermement les dysfonctionnements du régime ivoirien actuel ».

  

 

SOURCE : International Crisis Group

http://www.crisisgroup.org/fr/publication-type/communique...

 

14:22 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |