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01/11/2012

Philip Carter III : " Je suis d'accord avec Amnesty International"

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"Sur les défis des droits de l'Homme en Côte d'Ivoire, je suis d'accord avec les remarques faites par Amnesty international. Le gouvernement a des soucis par rapport au rapport d'Amnesty international " a déclaré l'Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, à la suite d’une audience avec le Premier ministre Ahoussou Jeannot-Kouadio.

Les USA et particulièrement l’Ambassadeur Philip Carter III furent des pions clé de l’installation de Dramane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. Sa sortie relative aux exactions du régime de Ouattara sur les populations ivoiriennes et notamment sur les prisonniers politiques constituent un aveux sur le malaise des soutiens de Ouattara.

21:36 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

FIDH:"le régime de Ouattara a des lieux de détention illégaux et des disparitions forcées en Côte d'Ivoire"

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ABIDJAN - La Fédération internationale des ligues des droits de l`Homme (FIDH) a dénoncé mardi l`existence de lieux de détention illégaux et des cas de disparitions forcées et de torture en Côte d`Ivoire, affirmant avoir enregistré des "dizaines" de violations des droits de l`Homme.


Condamnant les attaques qui ont visé les forces de sécurité depuis août, la FIDH, avec le Mouvement ivoirien des droits humains (Midh) et la Ligue ivoirienne des droits de l`Homme (Lidho), regrette cependant que "ce climat de violence et de tension" ait "justifié le retour de l`armée dans le dispositif sécuritaire intérieur", causant "de nouvelles violations des droits de l`Homme".

"Des lieux de détention illégaux, des disparitions forcées, des arrestations arbitraires contre des demandes de rançon ou encore des cas de torture ont refait leur apparition de façon inquiétante, en particulier à Abidjan où les barrages de nuit sont quotidiens, le plus souvent illégaux et parfois menés par des hommes en tenues et en armes mais non-immatriculés", affirment ces ONG dans un communiqué.

"Nos organisations ont recensé plusieurs dizaines de cas de violations de ce type au cours des derniers mois", écrit la FIDH à l`issue d`une mission d`une quinzaine de jours dans le pays.

Pour les trois organisations, la réforme du secteur de la sécurité et "l`adoption urgente d`un cadre légal pour contrôler l`activité des chasseurs traditionnels +Dozos+, qui assurent des tâches de sécurité et qui commettent aussi des exactions", doivent rester une priorité pour le gouvernement.

Appelant à des efforts en vue d`une "justice impartiale", elles demandent aussi que l`enquête aille jusqu`à son terme concernant l`attaque de juillet contre le camp de déplacés de Nahibly, voisin de la ville de Duékoué (ouest) et qui abritait des membres de l`ethnie guéré, considérés comme pro-Gbagbo.

L`attaque a fait officiellement six morts. Mais six corps ont été retirés mi-octobre d`un puits.

"Selon les informations en notre possession, confirmées par les résultats préliminaires des autopsies, ces six hommes ont été exécutés sommairement par des éléments des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI, armée, ndlr) à la suite de l`attaque du camp", souligne le communiqué.

Deux éléments FRCI suspects "se seraient enfuis vers le Burkina Faso voisin" après la découverte de la fosse commune, rapportent la FIDH et les deux ONG ivoiriennes.

La disparition "de plusieurs dizaines de personnes déplacées, ainsi que la confirmation de cas d`exécutions sommaires et extra-judiciaires laissent entrevoir un bilan beaucoup plus lourd que les chiffres officiels", assurent-elles.

Amnesty International a affirmé le 26 octobre que plus de 200 personnes, dont des partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo, ont été "arbitrairement détenues et torturées" dans le pays. L`organisation a appelé le chef de l`Etat Alassane Ouattara à "aller au-delà des promesses" sur le respect des droits de l`Homme.

Le ministre des Droits de l`Homme, Gnénéma Coulibaly, a reproché à Amnesty de "relativiser la portée des attaques meurtrières" des derniers mois, défendu l`engagement du gouvernement contre l`impunité et s`est dit ouvert à "toutes les enquêtes nécessaires".

Le régime Ouattara s`est installé à l`issue d`une crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) qui a fait quelque 3.000 morts.

Source: AFP

21:09 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Après Amnesty international, L'ONUCI enfonce le régime de Ouattara: "Des cas de torture existent"

285599_3790639892293_165491858_s.jpgEugène NINDORERA, Chef de la division des Droits de l'Homme de l'Opération des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire (ONUCI) a confirmé que des cas de torture existent en Côte d'Ivoire. Il a été interrogé, mardi 30 octobre 2012, par Radio France international (Rfi) suite au rapport rendu public, vendredi 26 octobre 2012, par Amnesty International. Un rapport qui fait état de 200 cas de détentions arbitraires et qui évoque des cas de torture en Côte d'Ivoire.

"Sur ces vagues d’arrestations, on a pu constater que la manière dont cela s’est fait, c'était une manière qui pouvait être portée à discussion par rapport à un certain nombre de normes qui n’étaient pas respectées à savoir qui doit intervenir dans ce genre de situations? Quelle est la base légale? Sur quel document est-ce que cela doit être fait? A quelle heure est-ce que ce genre d’activités doit être mené? Où est-ce que ces personnes doivent être arrêtées?

Toute une série d’éléments qui indique comment on doit procéder dans ce genre de situations. Et il faut dire que la manière dont cela s’est fait n’était pas toujours conforme à la légalité. D’où une certaine préoccupation que nous avons eu l'occasion d'exprimer aux autorités en essayant d’évoquer un certain nombre de cas précis pour les amener à corriger cette manière d’intervenir, en soulignant qu’il y a des cas de torture, sûrement pas aussi nombreux que ceux que certaines organisations avancent, mais des cas de torture existent. Et je pense qu’il faut avoir le courage de vérifier ces informations et une fois que ces informations sont vérifiées, procéder à l’arrestation et à la poursuite des personnes qui sont responsables de ces actes qui sont illégaux".

 

Source : Soir Info

09:37 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |