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29/11/2012

Un soldat français raconte comment il a exécuté l'ordre de tuer un Ivoirien

Firmin MahéLes quatre accusés appartenaient à la force Licorne déployée en soutien de l'ONU en Côte d'Ivoire, pays alors coupé en deux par une guerre civile.

"Bon alors, mon capitaine, on fait quoi? il faut le tuer?" L'adjudant-chef Guy Raugel a raconté jeudi à la cour d'assises de Paris comment il avait achevé en 2005 l'Ivoirien Firmin Mahé, tout en sachant qu'il exécutait "un ordre illégal".

"Je savais que ce qu'on allait faire, ce n’était pas bien, je ne me suis pas engagé pour ça...", a dit d'une voix assurée cet homme de 48 ans qui se dit "militaire dans l'âme".

 

Il comparaît depuis lundi avec deux de ses anciens subordonnés et un colonel pour le meurtre de Mahé, qu'il a décrit jeudi, photos d'atroces exactions à l'appui.

Les quatre accusés appartenaient à la force Licorne déployée en soutien de l'ONU en Côte d'Ivoire, pays alors coupé en deux par une guerre civile.

L'adjudant-chef Raugel et ses hommes étaient chargés de surveiller la "zone de confiance", située entre le Nord tenu par la rébellion et le Sud loyaliste. Zone "qui n'avait de confiance que le nom", a-t-il relevé.

Plusieurs militaires étaient venus mercredi expliquer à la cour qu'il s'agissait de fait d'une zone de "non-droit", où plus aucune police ni justice ne fonctionnait.

En 2005, outre les tensions interethniques et les incursions de miliciens, la zone et ses populations subissaient les attaques des "coupeurs de route", bandits qui volaient, violaient et tuaient.

"On était écœuré, on en avait marre, marre, marre, de voir des coupeurs de route qu'on arrêtait revenir en toute impunité recommencer leurs saloperies", a dit l'adjudant-chef.

Firmin Mahé était considéré par l'armée française comme un chef de bande. Sa famille le conteste, mais les militaires restent convaincus que c'est bien le bandit Mahé qu'ils ont interpellé le 13 mai 2005.

Le matin, il était blessé par balle à la jambe et s'enfuyait, avant d'être rattrapé et ramené au cantonnement du "peloton de reconnaissance et d'intervention antichar" (PRIAC) commandé par Guy Raugel, dans la localité de Bangolo.

C'est là que l'adjudant-chef dit avoir reçu l'ordre par téléphone du colonel Eric Burgaud de conduire le blessé vers la ville de Man et de le tuer en route.

Dans un premier appel, il s'agissait de "rouler doucement". L'adjudant a demandé s'il s'agissait que Mahé n'arrive pas vivant à destination. "Vous m'avez bien compris", lui aurait répondu le colonel.

Dans un deuxième appel, l'ordre est devenu explicite, a affirmé l'accusé, précisant que le colonel lui avait demandé de tuer Mahé par balle en prétextant d'une tentative d'évasion.

Cette manière de procéder n'a pas semblé "cohérente" à l'adjudant-chef, parce que le blessé était inconscient. Finalement, c'est avec un sac plastique qu'il étouffera Mahé, alors qu'il était transporté dans un véhicule blindé français.

Selon l'adjudant-chef, un capitaine qui se trouvait à Bangolo a lui aussi parlé au téléphone avec le colonel et aurait "acquiescé, de la tête et du regard", quand Raugel dit lui avoir demandé si la mission était bien de tuer Mahé.

Guy Raugel a gardé l'allure et le parler d'un sous-officier de terrain, parlant de l'armée comme d'une famille, de ses hommes comme de ses enfants, de son colonel comme d'un père.

Amer, il dit qu'il était convaincu que ses "chefs allaient tout assumer". Parce que "le chef, dans l'armée, est responsable de l'exécution de l'ordre qu'il donne".

A ce stade, le colonel Burgaud, qui devait être interrogé dans l'après-midi, reconnaît avoir transmis l'ordre "implicite" que Mahé meure en route. Il affirme avoir lui-même tenu cet ordre du général Henri Poncet, alors commandant de Licorne. Mais le général a fermement démenti et a été mis hors de cause par l'enquête.

 

Source : Point.fr 

21:56 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Les FRCI attaquent ZOHOA, un village de la Sous-Préfecture de GUIBEROUA

FRCI, attaques dozos, ZohoaDEPUIS CE MATIN, AUX ENVIRONS DE 9 HEURES, DES FRCI LOURDEMENT ARMÉES ONT INVESTI LE VILLAGE DE ZOHOA DANS LA SOUS-PRÉFECTURE DE GUIBEROUA.


ILS Y ONT FAIT DE NOMBREUSES VICTIMES. POUR L’INSTANT NOUS DÉNOMBRONS 3 BLESSÉS COUCHÉS AU DISPENSAIRE DU VILLAGE.


AU MOMENT DE LA DIFFUSION DE CETTE INFORMATION TOUS LES JEUNES DE CE VILLAGE ONT FUI POUR ALLER CHERCHER REFUGE EN BROUSSE.

 
Source: DeboutCiv
 

21:34 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

L’accord est trouvé "Vendredi 30 Novembre 2012 : Conférence du FPI de 19h à 22h suivie du départ à la Haye à minuit"

 

Brigitte kuyo, FPILes patriotes engagés dans la lutte du Président Laurent Gbagbo viennent, une fois de plus, de montrer leur grandeur d’esprit à ceux qui voulaient les voir diviser. Depuis hier, une vive polémique avait alimenté la toile. On pouvait entrevoir une division entre ceux qui voulaient se rendre à la Haye le samedi 1er décembre 2012 pour commémorer 1an de la déportation du Président Gbagbo à la Haye et ceux qui voulaient assister à la Conférence de presse du FPI animée par le Président par intérim Miaka Oureto, relative à sa tournée diplomatique en Europe.

Un accord vient d’être trouvé pour concilier les deux positions et taire à jamais cette division qui agaçait les résistants. La Grande Rencontre d’informations et d’échanges aura lieu avec le Président Miaka Oureto demain Vendredi 30 Novembre 2012  de 19h à 22h à AGECA sise au 177 rue de Charonne 75011 Paris/ Métro Alexandre Dumas (Ligne 2.). Elle sera suivie du départ à la Haye à minuit dans un car spécialement apprêté pour le voyage.

 L’annonce a été faite par Mme Brigitte Kuyo dans un article publié sur sa page Facebook, en ces termes :

 

« Vendredi 30 Novembre 2012 : Conférence du FPI et départ à la Haye à Minuit

INVITATION FPI-France

La Direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) à Paris

Après son entretien avec le Président GBAGBO, le Professeur Sylvain MIAKA Ouretto, Président  du FPI, parle aux Ivoiriens et aux amis de la Côte d’Ivoire.

Grande Rencontre d’informations et d’échange.

Date : Vendredi 30 Novembre 2012 de 19h à 22h

Lieu : AGECA sise au 177 rue de Charonne 75011 Paris/ Métro Alexandre Dumas (Ligne 2.)

NB : Le départ à la Haye en autocar est prévu pour ce Vendredi 30 Novembre à Minuit. Il reste encore quelques places. Possibilité de prendre les derniers tickets de la Haye à la conférence à l’AGECA.

La Représentation France du Front Populaire Ivoirien (FPI-France) vous invite tous à vous rendre massivement à la Haye pour libérer le Président GBAGBO !!!

Départ à la Haye : Pour les réservations en autocar, voici les contacts :

Fatou : 0669494006 

Prisca : 0668382103

Charlotte : 0659715510

 

 C’est ENSEMBLE, que nous remporterons des victoires !!!

Vive Gbagbo Laurent !!!

Brigitte KUYO : La Représentante FPI-France 0613325020 »

 

17:43 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Conférence de presse du C.N.R.D : Déclaration liminaire de Mme Amon Ago Marthe, Secrétaire générale

Agbo Marthe, CNRDLe Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), 29 novembre 2012 au QG Laurent GBAGBO

 

Contexte :

 Transfèrement éventuel à la CPI de Madame GBAGBO  EHIVET Simone, Secrétaire Général du C.N.R.D  (détenue à Odienné dans le nord de la Côte d’Ivoire).

 

 La réaction du C.N.R.D va s’articuler en trois (3) points :

1)     Notre  regard sur la CPI

2)     Notre avis sur la  ‘justice des vainqueurs’

3)     Nos perspectives.

 

 

1)     Notre regard sur la CPI

 

Nous allons nous placer sous deux angles : l’un politique, l’autre juridique.

 

*Du point de vue politique :

Les idées qui ont prévalu à la création de la C.P.I sont certainement louables ; mais aujourd’hui, le constat est qu’elle est un organe de répression et d’intimidation des dirigeants du tiers-monde ; qu’ils soient des démocrates avérés comme le Président LAURENT GBAGBO, où qu’ils soient des chefs de guerre. Leurs crimes consistent à avoir désobéi ou tenté de désobéir aux  « patrons du monde » réunis ou représentés au sein de l’O.N.U.

Ecoutez ce que dit  l’article 14 de la « Charte de l’impérialisme » (source : Musée de Tervuren): «On ne parle pas de génocide, de massacres ni de ‘crime de guerre’ ou de ‘crime contre l’humanité’ dans les pays où nos intérêts sont garantis même si le nombre des victimes est très important ».

Nous aurions pensé à des écrits de plaisanterie si les évènements récents de la Côte d’Ivoire n’illustraient parfaitement cette assertion.

Sinon, comment expliquer que les crimes atroces commis par la rébellion en 2002 n’aient pas ému outre mesure la Communauté Internationale ; laquelle a entériné les décisions de Linas de Marcoussis (France) demandant au Président de la République Laurent GBAGBO démocratiquement élu, d’intégrer dans son Gouvernement cette rébellion venue le renverser ?

Comment comprendre la précipitation avec laquelle la même Communauté Internationale est intervenue dans la crise électorale en choisissant une solution militaire à la place de la solution pacifique de recomptage des voix que proposait l’un des deux candidats ?

L’article 7 de la Charte précitée illustre encore nos constats : « Tout pouvoir qui oppose la moindre résistance à nos injonctions perd par le fait même sa légalité, sa légitimité, sa crédibilité. Il doit disparaître. »

Ne pensez-vous donc pas que les vraies raisons de la déportation  de Monsieur Laurent GBAGBO et l’éventuel transfèrement de son épouse Mme Simone EHIVET GBAGBO résident dans le non respect de l’injonction que leur avait adressée M. Nicolas SARKOZI (Président français) après la déclaration des résultats du vote par le Conseil  Constitutionnel de Côte d’Ivoire ?

C’est pourquoi nous concluons au regard des faits et de ce que dit la Charte de l’impérialisme que la CPI est un instrument politique de répression, de chantage, d’intimidation des dirigeants du tiers-monde qui dérangent ou osent déranger l’ordre mondial établi pour que les plus riches soient de plus en plus riches et que les plus pauvres soient de plus en plus pauvres. Mais en vérité, il s’agit de faire en sorte que ceux qui ont connu le développement continuent de se développer au détriment de ceux qui viennent de le découvrir et qui y aspirent, car leurs richesses minières et agricoles doivent servir  aux ‘peuples civilisés’.

 

*Du point de vue juridique :

La conception de la CPI  viole un grand principe du Droit Pénal. En effet,  l’un des principes fondamentaux du droit pénal est que la punition vise à rétablir l’ordre social troublé par un fait qui heurte la conscience collective d’une communauté donnée. C’est pourquoi le procès pénal est déclenché par le Ministère Public (Parquet : Procureur, Avocat Général et leurs Substituts) et la Justice rendue au nom du peuple. Le Ministère Public est constitué de Magistrats dépendant du Ministère de la Justice parce que le maintien de l’ordre est du ressort de l’Exécutif. Cependant, pour éviter les abus du  pouvoir Exécutif  et préserver la liberté et la dignité des citoyens, la définition des infractions ainsi que les sanctions afférentes sont confiées au pouvoir Législatif. On parle en Droit Pénal du principe de la légalité des délits et des peines. Par ailleurs, les Magistrats du siège, c’est-à-dire ceux qui vont juger au nom du peuple les personnes traduites devant eux sont indépendants et lorsqu’il s’agit de faits criminels, le verdict est donné par des jurés, c’est-à-dire qu’ils associent des représentants du peuple à leur décision.

Ainsi, deux questions se posent au niveau de la conception de la CPI : le Procureur de la CPI dépend de quel Exécutif et quel ordre a été troublé ? Les Juges qui y siègent vont juger au nom de quel peuple ? En d’autres termes, y-a-t-il un ordre international, lequel ? Y-a-t-il un peuple international ?

Il se pose en conclusion le problème de la souveraineté des peuples dans le cadre des organisations internationales telles que l’O.N.U. Ceci peut expliquer pourquoi certains grands pays n’ont pas ratifié le Traité créant la CPI, tout comme la Côte d’Ivoire, mais qui a le malheur d’être un petit pays faible.

Dans le principe, si l’on respecte la souveraineté des peuples, les citoyens Ivoiriens ne doivent pas être déférés à la CPI. Ainsi, Monsieur Laurent GBAGBO doit être purement et simplement relaxé de ses poursuites, et son épouse ne peut être déférée ; il en est de même pour tous les chefs de guerre qui sont menacés par les mandats de la CPI. Si un Etat n’est pas capable  de juger ses concitoyens résidents, c’est qu’il n’est plus un état digne de ce nom.

 

2)      Notre avis sur la « justice des vainqueurs »

Au C.N.R.D, nous réfutons la formule ‘justice des vainqueurs’ dans le cas de la Côte d’Ivoire ; nous trouvons plus approprié l’expression : ‘la loi du plus fort’ ; ceci pour deux raisons :

Primo, on constate que la répression a devancé les actes judiciaires : les gens sont enlevés, battus, bafoués ou torturés, dépouillés, avant qu’on ne leur trouve des motifs d’inculpation. 

Secundo, ceux qui répriment n’ont pas encore atteint leur but ; car l’objectif de cette guerre est d’apprivoiser totalement et définitivement la Côte d’Ivoire qui est un pays important pour les prédateurs des richesses de l’Afrique de l’ouest francophone.

En effet, l’éviction de Laurent GBAGBO du pouvoir d’Etat est un moyen et non la finalité ; il en va de même de la violence qui s’abat sur ses partisans, ses sympathisants et ses parents.

 

3)     Nos perspectives

Nos perspectives se fondent sur les enseignements de l’histoire de l’humanité, et sur notre foi en Dieu.

Sur les enseignements de l’histoire :

Il est bon de retenir que lorsqu’un peuple a pris conscience qu’il lutte pour une cause juste, il triomphe toujours. Les exemples de l’abolition de l’esclavage en Amérique, aux Antilles, et plus près de nous, celle des travaux forcés en Côte d’Ivoire en sont des témoignages éloquents.

C’est pourquoi le C.N.R.D invite les démocrates ivoiriens à cerner l’enjeu véritable du combat actuel pour les libertés individuelles et collectives, nécessaires à l’édification  d’un  Etat souverain, socle de tout développement équitable et durable.

 

 Sur la foi en Dieu :

La foi en Dieu commande l’utilisation de l’arme de l’Amour comme moyen essentiel de combat. Aussi, l’acquisition de cette arme nécessite-t-elle deux démarches:

La première consiste à implorer la miséricorde divine pour obtenir le pardon des péchés d’orgueil, de suffisance, de vanité, de cupidité, de tricherie et de mensonge.

La deuxième revient à demander à Dieu de remplir notre cœur d’Amour, afin de nous rendre capables de nous pardonner les uns les autres, et de refuser  le venin de la haine et de la division.

En effet, c’est dans l’Amour que l’union peut se construire ; or l’union fait la force.

Sachons que même si nous ne sommes pas assez forts pour frapper l’Adversaire, nous pouvons au moins lui résister. Les Saintes Ecritures ne disent-elles pas : résister au diable et il fuira loin de vous  (1 Pierre 5, 8).

 

CONCLUSION

 

Le C.N.R.D salue et félicite les patriotes Ivoiriens de tous bords politiques, religieux, ethniques ; tous les démocrates et humanistes africains, occidentaux, orientaux et asiatiques qui soutiennent M. Laurent GBAGBO, l’étendard de la lutte démocratique pour la dignité et la liberté  de l’Homme; pour l’autonomie et la souveraineté  des peuples.

Mobilisons-nous davantage pour la promotion des valeurs démocratiques, car le Bien triomphe toujours du mal ; la Vérité éclatera et l’histoire jugera !

Vive la démocratie pour un monde pacifique et à visage humain!

  

 

 

Fait à Abidjan le 29 Novembre 2012

Mme AMON AGO Marthe

Secrétaire Générale du C.N.R.D 

 

 

Source : SNACOM- FPI

 

 

 

15:31 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |