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19/09/2012

19 SEPTEMBRE 2002, les assaillants terroristes de Dramane Ouattara attaquaient la Côte d'Ivoire

2002, Assaillants terroristes de ouattaraNovembre 2000, Laurent GBAGBO est élu président de la République de Côte d’Ivoire à la surprise générale de la Françafrique.

Sous la direction du Premier Ministre Pascal AFFI N’GUESSAN, le programme de refondation avec l’ambition de conduire la Côte d’Ivoire vers un nouvel horizon fait de responsabilité et d’indépendance économique est mis en route.

-Au plan politique et administratif, le Président de la République met fin aux pratiques du part-Etat en recrutant les compétences indépendamment de l’appartenance politique et ethnique. Le Président GBAGBO met fin aux différents mandats d’arrêts, met en route un forum de réconciliation en faisant venir les exilés dont  Henri Konan BEDIE et  Alassane Dramane OUATTARA, les loge, leur donne un salaire et fait rentrer leurs partisans au gouvernement. Le programme de décentralisation est mis en route.

-Au plan économique, BOHOUN BOUABRE prépare un budget sécurisé pour mettre fin à la politique de la main tendue et renforce les régies financières par un recrutement non partisan et sur appel à candidatures. Les relations avec les bailleurs de fonds, gelées du temps de Bédié ,sont rétablies. Les recettes publiques passent de 1167.3 milliards de FCFA à 1449.48 FCFA de 2001 à 2002 soit 27% de croissance.

-Au plan social, les enseignants retrouvent leur dignité avec la fin de la ségrégation salariale imposée par  Alassane OUATTARA en 1991. Les kits scolaires voient le jour, les tenues scolaires sont supprimées, l’assurance maladie universelle est en étude avancée pour sa mise en œuvre.

-Au plan diplomatique, les relations internationales sont revisitées vers les pays émergeants : chine, inde, Afrique du sud et d’autres pays européens : l’Italie.

C’est ce mouvement démocratique et socialiste visant la pleine souveraineté, l’indépendance économique et le plein emploi, qui a été la cible de la françafrique camouflée derrière une horde de tirailleurs françafricains qui a attaquée la Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002 avec le parrainage politique des « Républicains » de Côte d’Ivoire. En 2003, le programme de Linas-Marcoussis remplace le programme de refondation. La tentative d’éviction du Président Laurent GBAGBO échoue face à la détermination des ivoiriens dignes jusqu’au coup d’Etat spéculaire de la françafrique le 11 avril 2011. La suite on la connait désormais .

 

Dr Cheick DIABATE ;

Enseignant Chercheur

 

07:40 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

18/09/2012

Réaction du FPI relative à la suspension des journaux proches du Président Gbagbo

FPI, suspension des journaux Pro-GbagboDéclaration liminaire

Point de Presse

004/2012

Relativement à la suspension de 6 journaux pro-Gbagbo par le CNP

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Camarades militants et sympathisants du FPI

Chers invités,

 

Ce jour mardi 18 septembre 2012, la Direction du FPI a appris que, « contre toute attente, le CNP et le JV11 sont parvenus à un accord qui a permis la publication des 6 journaux pro-Gbagbo suspendus la semaine dernière ». Le FPI se félicite de la mobilisation nationale et internationale ayant abouti à cette issue heureuse autour d’une question fondamentale pour les jeunes nations africaines.

Pour s’en convaincre, il nous plait de revenir sur les faits avérés et inaltérables décrits par le JV11 lors de sa conférence de presse de vendredi dernier. De fait, selon, M. César ETOU (DG de la Refondation S.A), « le mercredi 12 septembre 2012, statuant en session extraordinaire, le Conseil National de la Presse (CNP) a pris la décision de suspendre d’une part :

·         Les quotidiens Le Nouveau Courrier, LG infos, Le Temps, Aujourd’hui et Le Quotidien d’Abidjan pour 6 parutions, suite à « la publication de légendes interdites » sous des photographies de personnalités du régime Gbagbo en détention ;

D’autre part

·         Le quotidien L’Alternative pour 12 parutions pour « reproduction de légendes interdites » et pour « ours de publication identique à celle de Notre Voie », quotidien suspendu aussi.

Avant cette date, le 9 septembre 2012, le CNP avait déjà infligé une suspension de 6 parutions au quotidien ‘Notre Voie’ pour « la publication de légendes interdites ».

Dans tous ces cas de suspensions, alors que la loi stipule que la décision n’est applicable qu’à partir de sa notification, selon le président du JV11, M. César Etou, « le CNP a toujours pris sur lui d’appeler nuitamment les imprimeurs et le distributeur pour leur demander de refuser d’imprimer ou de distribuer les journaux en confection, sans même avoir notifié la décision aux entreprises de presse frappées ».

 C’est du reste – poursuit M. César ETOU - cette décision manifestement injuste contre la liberté de la presse qui a soulevé l’indignation des JV11 et poussé tous les responsables du Collectif à publier, de façon solidaire, les mêmes photos et légendes, espérant amener le CNP à se remettre en cause.

 

 Malheureusement, en lieu et place de cette introspection souhaitée, l’institution de régulation a choisi de se discréditer totalement aux yeux de la corporation et d’exposer son ridicule à l’opinion nationale et internationale.

 

 De fait, selon le CNP, suite à « l’ordonnance n° 2011-007 du 14 avril 2011 portant annulation d’actes réglementaires et individuels », tout journal qui attribue le titre de Premier ministre à M. Marie Aké N’Gbo et/ou de Ministres aux membres du gouvernement formé le 6 décembre 2010 sous l’autorité du Président Gbagbo « fait de la sédition et tombe sous le coup de la loi ». De quelle loi s’agit-il ici ? Une loi ivoirienne ou une loi CNP ? Nous y reviendrons.

 

 

En attendant, dans l’application des sanctions liées à cette « loi », le DG de la Refondation S.A. nous apprend que « le CNP a malheureusement adopté un comportement partisan et sélectif avec des exemples patents. Ainsi,

 

·         Concernant les journaux pro-Gbagbo :

 

-          M. Raphaël Lakpé, Président du CNP, depuis son installation à la tête de l’institution, a régulièrement convoqué les responsables des JV11 pour leur tenir des propos indécents, voire injurieux, doublés de menaces de fermeture des journaux pro-Gbagbo ;

 

M. Raphaël Lakpé est passé à l’acte en contraignant le CNP à suspendre, le 9 septembre 2012, le quotidien ‘Notre Voie’ pour 6 parutions et le 12 septembre 2012, 6 quotidiens pro-Gbagbo pour 6 à 12 parutions.

 

·         Concernant les journaux pro-Ouattara

 M. Raphaël Lakpé fait montre d’une cécité surprenante face à la même « faute ». Quatre (4) exemples choisis sur le même sujet qui domine l’actualité, suffisent pour illustrer cette catégorisation de la presse ivoirienne :

 

Exemple 1 : Le quotidien Le Patriote, dans sa parution des samedi 8 et dimanche 9 septembre 2012, écrit à sa « Une », les lignes qui suivent : « Justin Koné Katinan : Ces crimes qui l’accablent ; Pourquoi l’ex-ministre de Gbagbo peine à se libérer de la Justice ».  Une semaine plus tôt, Le Patriote, dans sa parution des samedi 1er et dimanche 2 septembre 2012, à la page 4, publie un article intitulé « Extradition de Katinan Koné : L’audience du Porte-parole de Gbagbo reportée » dans lequel il est écrit : « M. Katinan a été interpellé le 4 août (…). Il était ministre du Budget pendant les trois mois de crise ouverte… »

 

 Exemple 2 : Le quotidien Le Nouveau Réveil, dans sa parution du 7 septembre 2012, à la page 3, publie un article intitulé « Coup de tonnerre à Accra : Katinan n’a pas le statut de réfugié du HCR » dans lequel il est écrit : « Le monde s’effondre autour de Koné Katinan. (…) l’éventualité d’une extradition de l’ex-argentier de Gbagbo se précise ». Puis, sous la photo de Koné Katinan, le journal écrit cette légende : « Koné Katinan, ex-ministre du Budget de Laurent Gbagbo » 

 

 Exemple 3 : Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental lui-même, dans son édition du 27 août 2012, à la page 8, dans un article intitulé « Interpellation : Koné Katinan écroué au Ghana » publie la ligne qui suit : « Vendredi dernier, Koné Katinan, ancien ministre du Budget de Laurent Gbagbo, a été interpellé au Ghana par la police de ce pays(…) ;

 

 Exemple 4 : Toujours Fraternité Matin, dans sa parution du 6 septembre 2012, à la page 6, répète : « La Haute Cour de Justice du Ghana a dit, hier, niet aux avocats de Koné Katinan (…). L’ancien ministre du Budget et Porte-parole de Laurent Gbagbo continue d’être gardé à vue »…

 

 Au vu de ces exemples, il est impossible de ne pas s’interroger. Si – comme s’interroge le JV11 - donner les titres de ministres aux personnalités du dernier gouvernement Aké N’Gbo formé sous l’autorité du Président Gbagbo est une faute, pourquoi M. Lakpé ne sanctionne-t-il pas ces journaux pro-Ouattara ? Leur a-t-il délivré un permis de violer la « loi », de faire de la sédition ? Pis. S’il s’agit de l’ordonnance du 14 avril 2011 citée par M. Raphaël Lakpé, le CNP n’a-t-il fait injure au Procureur de la République qui, dans les mandats d’arrêts internationaux qu’il a émis contre les personnalités pro-Gbagbo en exil, a fait porter, écrit noir sur blanc, les titres de ministres à ces personnalités pro-Gbagbo recherchés. En clair, « écrire leurs titres de Premier ministre ou de ministres sous leurs photos, dans un journal, ne peut constituer un délit. ». Alors, si la loi ne l’interdit pas, de quelle loi le CNP peut-il se prévaloir pour infliger une sanction sélective ?

 

 Mesdames et Messieurs,

 

 Chers amis journalistes,

 

 Le CNP – il faut bien l’admettre en même temps que le JV11 – sous « la houlette de M. Raphaël Lakpé, est pris en flagrant délit de partialité et de catégorisation de la presse ivoirienne. L’institution ne régule plus. Elle sanctionne aveuglément et sur un seul côté. » Fin de citation.

 

En vous invitant à ce point de presse, le but du FPI n’était pas de faire pression pour obtenir la levée des sanctions injustes à infligées aux quotidiens dits pro-Gbagbo. Cette opération, les journaux concernés l’ont réussi eux-mêmes. Une fois encore, la Direction du FPI les félicite pour leur combativité et leur esprit de dialogue.

 

Cela dit, le but de notre point de presse est – une fois de plus – de tirer sur la sonnette d’alarme. En tant que contre-pouvoir institutionnel, il est de notre devoir d’attirer l’attention de ceux qui – momentanément – gouvernent.

 

 Dans une république démocratique, la LOI est le socle indispensable à la PAIX et au PROGRÈS. La loi ne peut et ne doit pas se confondre avec la volonté du chef de l’Etat. En Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011, la loi est constamment violée par ceux-là mêmes qui ont à charge de la faire respecter, dans l’intérêt de tous. Ce n’est pas parce qu’un communiqué de presse émanant de la Présidence de la République a menacé de poursuites judiciaires quiconque appellerait Alassane Ouattara en incluant à ce nom le « Dramane » qui a donné le diminutif ADO que le CNP doit se sentir obligé de traduire cette menace en acte.

 

 La décision - inédite au monde - de suspendre à la fois tous les journaux de la même tendance est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

 C’est pourquoi, la Direction du FPI voudrait – avec votre permission – tirer les leçons d’une régularité tendancielle implacable et dangereuse pour nos jeunes nations africaines. Il y va de la survie sociodémographique, économique et spirituelle d’une Côte d’Ivoire au bord du gouffre. Je retiens sept leçons.

 

 Première leçon :

 

 Sans vouloir raviver les douleurs et souffrances endurées par les uns et les autres, je tiens à signaler que c’est à l’issue d’un conclave aux conclusions mielleuses - les Etats Généraux de la Presse - que les JV11 ont été frappés sans ménagement. On se souvient que les JV11 avaient menacé de boycotter, à juste titre, les prétendus états généraux de la presse et qu’ils avaient sursis à leur décision au nom de la paix et de la cohésion nationale. Mais à peine trois semaines après la rencontre de Yamoussoukro, voilà que cette bonne disposition des JV11 est payée en monnaie de singe. Le régime a donc montré son vrai visage, celui d’un pouvoir qui a une conception ustensilaire et tragique des rapports politiques. Le zouglou man a dit avec raison :   « Premier gaou n’est pas gaou ».

 

 Pour sa part, le FPI félicite chaleureusement le JV11 et l’ensemble de la corporation en Côte d’Ivoire. Tous ont compris – au-delà des lignes éditoriales – qu’il s’agit de l’intérêt de l’instrument le plus précieux de la démocratie : la liberté d’expression. Le FPI soutient fermement les recommandations faites par le JV11 lors de sa conférence de presse, notamment la composition paritaire (pouvoir – opposition) du conseil exécutif du CNP. De notre point de vue, c’est la seule façon de rassurer les lecteurs sur la justesse des décisions à venir du CNP.

 

 Deuxième leçon : par le biais de son Ambassade, le gouvernement américain a marqué son indignation. Il a en effet accusé le gouvernement Ouattara d’avoir violé la liberté de la presse pourtant inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; une atteinte d’autant plus intolérable que « le public est mieux servi lorsque la diversité d’opinion est librement exprimée à travers les médias ». Un régime adossé au « vivre ensemble » dans un pays multiculturel devrait, en principe, faire l’éloge de la différence en faisant la promotion de la diversité à tous points de vue.

 

 Les observateurs ont raison de s’inquiéter face à l’élan liberticide et d’épuration politique dont fait preuve l’Etat-RDR.

 

 Troisième leçon : en comparant les statistiques du harcèlement des journalistes et de leurs journaux sous les régimes Bédié, Guéi, Gbagbo et Ouattara, on s’aperçoit, sans effort, que le régime Ouattara  est de très loin le plus liberticide et que Laurent Gbagbo est le chef d’Etat, le plus généreux et donc le plus courageux de tous les temps. Les faits sont là pour faire taire ceux qui nient les évidences par mauvaise foi ou par malhonnêteté intellectuelle.

 

 Quatrième leçon : au-delà de ses effets psychologiques et politiques indéniables, la sanction qui frappait la presse pro-Gbagbo a eu un impact économique et social sur des milliers d’agents, à commencer par les petits revendeurs de journaux. Ces derniers ont constaté avec amertume, que les foules de "titrologues" sont de plus en plus clairsemées. Cela veut dire que la gouvernance RDR exclut plus de la moitié de l’opinion et qu’elle est incapable de réaliser l’unité et la cohésion nationale. Nous sommes face à un totalitarisme qui ne craint rien et qui nous conduit fatalement vers le naufrage  collectif, dans la mesure où l’arbitraire est toujours synonyme de mort : mort physique, mort économique, mort culturelle. Il en est ainsi parce que tout est lié dans la vie et que "lorsque l’œil pleure le nez ne reste pas insensible".

 

 Cinquième leçon : il n’y a pas si longtemps le FPI attirait l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les pratiques liberticides du régime Ouattara. Condamner en 1ère instance à 6 mois d’emprisonnement ferme, un an de privation de droits civiques et un an d’interdiction de séjour à Abidjan le Secrétaire Général du 1er parti politique de l’échiquier national pour un « trouble à l’ordre public » qui n’a jamais eu lieu, refuser de verser le financement public d’un parti politique (au motif implicite qu’il faut l’affamer pour le contraindre à la mendicité), suspendre de parution tous les journaux de l’Opposition… Ces faits-là n’honorent pas notre pays. Tous les observateurs de la scène ivoirienne, y compris Reporters sans Frontière sont d’accord avec nous : la décision de suspension des JV11 « est un vrai recul de la liberté de la presse en Côte d’Ivoire » :

 

 -      recul par rapport aux préambules de la constitution ivoirienne ;

 

 -      recul par rapport à la gouvernance Gbagbo qui a permis que les quotidiens pro-Bédié et pro-Ouattara mènent leur combat en toute liberté ;

 

 Sixième leçon : conséquence de cet élan d’épuration et de musèlements politiques, la Côte d’Ivoire amorce un affaissement général humiliant par la faute du régime actuel :

 

 -      sur le plan de la compétitivité économique, notre pays occupe désormais le 131ème rang sur 144 dans le classement du forum économique mondial, très loin derrière le Benin, le Mali, le Burkina, le Sénégal, etc. ; 

-      en ce qui concerne la liberté d’expression et d’opinion, notre pays occupe le 159ème rang dans le classement de Reporters sans Frontière ;

 -      sous l’angle de l’insécurité et de l’usage des stupéfiants, notre pays occupe le troisième rang dans le monde. Il en est ainsi parce que nous traversons une période d’anomie exceptionnelle.

 

 Septième leçon : parce que le régime actuel méconnaît ou rejette les conditions sociales et politiques de l’émergence économique, il croit pouvoir faire de la Côte d’Ivoire un Etat émergeant en très peu de temps, en écartant les valeurs immatériels ou symboliques de la vie nationale. Et comme cela est impossible, il considère que le  vrai obstacle à son envol, c’est le FPI. Ainsi s’explique le harcèlement orchestré contre notre parti et les pro-Gbagbo dont les JV11. Peut-on casser le thermomètre pour espérer juguler la fièvre ?

 

 L’Etat-RDR veut en fait la stabilité pour gagner le paradis de l’émergence économique : 

-      stabilité au sens de silence imposé au vaincu par le vainqueur ; 

-      stabilité au sens d’une absence totale d’opposition ou d’alternance crédible ; 

-      stabilité et immobilisme à l’image des escargots. Or, les sociétés d’huîtres n’évoluent pas. 

La Côte d’Ivoire de 2012 n’est pas celle de 1960 ; le Mur de Berlin s’est écroulé il y a plus de 20 ans. Tout pouvoir qui ignore cela ou qui refuse de voir cette dure réalité en face devient simplement dangereux. Il s’apparente à quelqu’un qui veut aller au ciel et qui refuse de mourir. Mourir ici, en ce qui concerne l’Etat-RDR, c’est consentir des efforts pour engager sincèrement le dialogue politique ; amorcer le processus de réconciliation promis, libérer les prisonniers politiques, favoriser le retour apaisé des exilés et renoncer à la politique d’épuration ethno politique. En somme, rembourser toutes les dettes contractées lorsque le RHDP était dans l’opposition.

 

Mesdames et messieurs de la presse, 

Le FPI ne demande aucun régime de faveur. Nous exigeons le fruit de l’investissement que nous avons réalisé lorsque nous étions au pouvoir. Là-dessus, nous prenons la communauté internationale à témoin. 

Lorsque nous étions aux affaires, nous avons résisté à la tentation de liquider l’Opposition, de harceler les journalistes qui nous critiquaient. C’est pourquoi nous demandons au régime Ouattara de s’armer du même courage pour laisser prospérer la même critique. 

Lorsque nous étions aux affaires, nous n’avons contraint aucun journaliste à l’exil ; c’est pourquoi nous exigeons du régime Ouattara de faire le même geste s’il veut aller au ciel de la démocratie et de l’émergence économique.

 Lorsque nous étions au pouvoir, nous avions la crainte de demain, c’est pourquoi nous demandons à l’Etat-RDR de penser que "demain juge toujours". 

 

Enfin, nous demandons à la communauté internationale de rappeler au régime Ouattara que « les états forts et stables sont ceux qui sont gouvernés par la LOI ».

 

 

Je vous remercie.

 

 

Abidjan, le 18 septembre 2012

 

Le Secrétaire Général & Porte-parole

 

22:27 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Hassane Magued : "Le dossier KATINAN, une affaire de vie ou de mort pour Dramane Ouattara"

Ouattara, dictateur sanguinaire, menteurL’affaire Katinan n’est pas aussi simple que certains membres de la Résistance patriotique et Révolutionnaire le pensent. Il s’agit d’une affaire complexe, d’une affaire de vie ou de mort pour Ouattara et pour Koné Katinan lui-même.Nous avons reçu la révélation d’une source qui dit en avoir reçu la primeur d’un contact interne au camp Ouattara. Et pour cette affaire, Ouattara dit à ses proches qu’il est prêt à tout miser pour obtenir gain de cause car s’il échoue, ses partisans peuvent dire adieu à son “Programme économique”.

Nous tombons des nues. Qu’est-ce que le Ministre Katinan a-t-il avoir avec le Programme de Mensonge baptisé « Programme économique de Ouattara » ?

Fable, légende ou fourberie de mauvais goût, voici la vraie histoire servie par Ouattara à ses proches pour présenter Koné Katinan comme l’homme à abattre pour sauver son aventure d’anti-citoyens ivoiriens en Côte d’Ivoire.

Selon cette source endoctrinée du régime Ouattara, pendant la crise du refus de la légalité baptisée crise post-électorale par les hors-la-loi qui l’ont provoquée, le Ministre Katinan, aidé du Gouverneur Dacoury Tabley serait allé en Afrique du Sud, sur ordre du Président GBAGBO, pour y ouvrir une filiale de la BNI (Banque Nationale d’Investissement). Cette filiale de la BNI aurait ouvert un compte de devises auprès de la Banque Centrale d’Afrique du Sud. Avec la complicité des Autorités sud-africaines, le Ministre Katinan aurait donné l’ordre au Gouverneur Dacoury Tabley de virer toutes les réserves de devises de la Côte d’Ivoire à la BCEAO sur le compte de la “filiale” de la BNI ouvert dans les livres de la Banque Centrale sud-africaine. Cette opération qui visait à préparer la création de la monnaie ivoirienne souveraine avec la BNI comme Banque Centrale Ivoirienne (BCI), s’élèverait en milliers de milliards de francs CFA.

Or les Autorités sud-africaines ne reconnaissent pas l’existence d’une telle opération. Du coup, il faut mettre la main sur le Ministre Katinan qui tiendrait la clé de cette affaire afin qu’il crache le morceau et ordonne le rapatriement des fonds. Car si cette grosse réserve de devises n’est pas rapatriée, à terme, le régime Ouattara connaîtra un assèchement financier irréparable. Katinan serait donc la « Solution » pour sauver« ADO Solution ».

Quelle histoire ! Un mensonge aussi gros pour justifier une incompétence légendaire. Et les Autorités ghanéennes lui accorde un intérêt ?

Soit. Mais le problème n’est pas là. Pour un économiste de l’acabit de Ouattara, comment se fait-il qu’il n’a trouvé jusqu’ici aucune trace de cet argent et préfère passer par la voie de la torture de Koné Katinan comme méthode d’investigation financière pour obtenir les informations dont il a besoin ?

A la Vérité, il n’y a aucune manne financière planquée dans un Compte de devises en Afrique du Sud. Il s’agit tout simplement d’un montage grossier pour accuser un des plus brillants jeunes cadres ivoiriens afin de le torturer à mort et exhiber son corps comme celui d’un homme qui aurait braqué l’Agence de BCEAO à Abidjan pour constituer un trésor de guerre. En réussissant cette entreprise sordide, Ouattara trouverait son bouc-émissaire et continuerait paisiblement son odyssée de mensonge et d’affabulation au lieu d’assumer son incompétence notoire qui a fait régresser la Côte d’Ivoire de 100 ans.

 

D’ailleurs, n’est-ce pas sous cette mise en scène que le Ministre Katinan est dépeint par Ouattara et ses hommes aujourd’hui ? Eux qui ont volé d’abord plus de 20 milliards de francs CFA à l’Agence de la BCEAO à Abidjan en 2002 pour aller les remettre à Blaise Compaoré qui a utilisé une partie de cet argent pour louer les armes lourdes de Kadhafi qui ont servi à attaquer le Camp d’Agban et le reste du pays, le 19 septembre 2002. Et après ce premier vol, n’ont-ils pas ensuite, mis à sac l’Agence de la BCEAO à Bouaké, puis à Man et enfin à Korhogo pour une somme avoisinant les 500 milliards de francs CFA dont une partie a servi à entretenir leur rébellion et l’autre a été partagée entre les Chefs de guerre puis blanchie par Abdoulaye Wade dans le même réseau de la BCEAO alors dirigé par Charles Konan Banny, nommé aujourd’hui par Ouattara comme Président de la CVDR (Commission Vérité, Dialogue et Réconciliation(?)).

 

Pour l’histoire, il importe de retenir qu’en ce qui concerne l’opération de réquisition par décret n°2011-29 du 25 janvier 2011 de l’Agence de la BCEAO à Abidjan et dans les autres localités, l’état des lieux a été dressé par des Officiers de Police et des Huissiers de Justice. Au moment où le Ministre Katinan devait pénétrer dans l’enceinte de la BCEAO à Abidjan, le Procureur de la République qui en était déjà saisi, a été informé sur demande du Ministre, comme les règles l’exigent, par les Officiers de Police judiciaire et les Huissiers de Justice qui ont été commis pour dresser cet état des lieux. Des rapports officiels sont disponibles qui donnent des détails précis sur les montants trouvés dans les caisses. Après quoi, cet argent a servi à faire fonctionner l’Etat de Côte d’Ivoire jusqu’à la capture du Président GBAGBO par l’Armée française le 11 avril 2011.

 

Pour des hommes réfléchis, qui ont le sens du jugement légaliste, il est facile de comprendre que quand un homme va braquer une banque, il ne se fait pas accompagner de Policiers, d’Huissiers de Justice et n’informe pas le Procureur de la République. A preuve, quand Ouattara et ses hommes mettaient à sac les Agences de la BCEAO de Bouaké, de Man et de Korhogo et quand ils faisaient sortir avec l’aide de Sia Popo, les caisses d’argent de l’Agence de la BCEAO à Abidjan, il n’y avait que des coups de feu, des cadavres et du sang humain sur les lieux. Aucun Officier ministériel, aucun Officier de Police judiciaire aucun Procureur de la République n’étaient là pour dresser un état des lieux.

Mais que voulez-vous? Chez Ouattara et ses hommes, tout ce qui est conforme à la loi est anormal.

Il ne nous reste donc plus qu’à redoubler de vigilance pour ne pas que les Autorités ghanéennes envoient le Ministre Katinan à la Boucherie du Moro Naba d’Abidjan.

 

A Très bientôt.

Hassane Magued, La Révolution Permanente N°00375/09/12

09:10 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

17/09/2012

Côte d’Ivoire : Les journaux proches de Gbagbo réagissent à la levée de suspension abusive

Suspension, journaux bleusSous d’insoutenables pressions internationales, le Conseil National de la Presse (CNP) s’est réuni en séance extraordinaire ce lundi 17 septembre 2012. Le CNP, à l’issue de cette rencontre, a procédé à la levée de la suspension collective et arbitraire de 6 à 12 parutions prononcée contre l’ensemble des quotidiens proches de Gbagbo. Lesdits journaux bleus reprennent leurs parutions dès ce mardi 18 septembre 2012.

Ci-joint la déclaration liminaire exclusive des JV11 :

 

Déclaration des Journaux Victimes du 11 avril 2011 (JV11), suite à la levée de la suspension collective des quotidiens pro-Gbagbo

 

     En sa séance extraordinaire du lundi 17 septembre 2012, le Conseil national de la Presse (CNP), a procédé à la levée de la suspension collective et arbitraire de 6 à 12 parutions prononcée contre 6 quotidiens pro-Gbagbo. Lesdits journaux bleus ou pro-Gbagbo reprennent leurs parutions dès ce mardi 18 septembre 2012.

 

Les faits

 

   Statuant en session extraordinaire le mercredi 12 septembre 2012, le CNP avait pris la décision de suspendre :

•             Les quotidiens Le Nouveau Courrier, LG infos, Le Temps, Aujourd’hui et Le Quotidien d’Abidjan pour 6 parutions, suite à « la publication de légendes interdites » sous des photographies de personnalités du régime Gbagbo en détention ;

•             Le quotidien L’Alternative pour 12 parutions pour « reproduction de légendes interdites » et pour « ours de publication identique à celle de Notre Voie » ;

 

    Le 9 septembre 2012, le CNP avait déjà infligé une suspension de 6 parutions au quotidien Notre Voie pour « la publication de légendes interdites ».

  

    Selon le CNP, suite à « l’ordonnance n° 2011-007 du 14 avril 2011 portant annulation d’actes réglementaires et individuels », tout journal qui attribue le titre de Premier ministre (ou ex-Premier ministre) à M. Marie Aké N’Gbo et/ou de Ministres (ou ex-Ministres) aux membres du gouvernement formé le 6 décembre 2010 sous l’autorité du Président Gbagbo « fait de la sédition et tombe sous le coup de la loi ».

 

     Mais curieusement, dans l’application des sanctions liées à ce « crime », le CNP a adopté un comportement partisan, sélectif et inacceptable. Ainsi :

 

•             Concernant les journaux pro-Gbagbo :

   M. Raphaël Lakpé et le CNP sont passés des menaces à l’acte en suspendant, le 9 septembre, le quotidien Notre Voie pour 6 parutions et le 12 septembre 2012, 6 quotidiens pro-Gbagbo pour 6 à 12 parutions.

 

 

•             Concernant les journaux pro-Ouattara

   M. Raphaël Lakpé et le CNP ferment toujours les yeux sur la même « faute ». Cinq (5) exemples choisis sur le même sujet qui domine l’actualité, suffisent pour illustrer cette honteuse catégorisation de la presse ivoirienne :

 

- Exemple 1 : Le quotidien Le Patriote, dans sa parution des samedi 8 et dimanche 9 septembre 2012, écrit à sa « Une », les lignes qui suivent : « Justin Koné Katinan : Ces crimes qui l’accablent ; Pourquoi l’ex-ministre de Gbagbo peine à se libérer de la Justice ». 

 

- Exemple 2 : Toujours le quotidien Le Patriote, une semaine plus tôt, dans sa parution des samedi 1er et dimanche 2 septembre 2012, à la page 4, publie un article intitulé « Extradition de Katinan Koné : L’audience du Porte-parole de Gbagbo reportée » dans lequel il est écrit : « M. Katinan a été interpellé le 4 août (…). Il était ministre du Budget pendant les trois mois de crise ouverte… » (Doc 1).

 

- Exemple 3 : Le quotidien Le Nouveau Réveil, dans sa parution du 7 septembre 2012, à la page 3, publie un article intitulé « Coup de tonnerre à Accra : Katinan n’a pas le statut de réfugié du HCR » dans lequel il est écrit : « Le monde s’effondre autour de Koné Katinan. (…) l’éventualité d’une extradition de l’ex-argentier de Gbagbo se précise ». Puis, sous la photo de Koné Katinan, le journal écrit cette légende : « Koné Katinan, ex-ministre du Budget de Laurent Gbagbo » (Doc 2).

 

- Exemple 4 : Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental lui-même, dans son édition du 27 août 2012, à la page 8, dans un article intitulé « Interpellation : Koné Katinan écroué au Ghana » écrit : « Vendredi dernier, Koné Katinan, ancien ministre du Budget de Laurent Gbagbo, a été interpellé au Ghana par la police de ce pays (…) ;

 

- Exemple 5 : Toujours Fraternité Matin, dans sa parution du 6 septembre 2012, à la page 6, répète : « La Haute Cour de Justice du Ghana a dit, hier, niet aux avocats de Koné Katinan (…). L’ancien ministre du Budget et Porte-parole de Laurent Gbagbo continue d’être gardé à vue »…

 

    Tous les journaux pro-Ouattara et le journal gouvernemental qui ont, eux aussi, attribué le « titre interdit » de ministre à M. Koné Katinan n’ont pas été suspendus.

    En vérité, sur l’interprétation même de l’ordonnance du 14 avril 2011, M. Raphaël Lakpé et le CNP se sont montrés plus royalistes que le Procureur de la République. Car, dans les mandats d’arrêts internationaux qu’il a émis contre les personnalités pro-Gbagbo en exil, le magistrat Simplice Koffi Kouadio a donné, écrit noir sur blanc, les titres, non pas d’ex-ministres, mais de ministres à ces personnalités recherchées. Ecrire leurs titres de Premier ministre ou de ministres sous leurs photos, dans un journal, ne pouvait donc constituer un délit professionnel.

 

       Enfin, fait encore notable, dans tous ces cas de suspensions, alors que la loi stipule que la décision n’est applicable qu’à partir de sa notification aux journaux intéressés, le CNP a toujours pris sur lui d’appeler nuitamment les imprimeurs et le distributeur pour les contraindre à refuser d’imprimer ou de distribuer les journaux, sans même avoir notifié la décision aux entreprises de presse frappées.

 

       Suite à ces décisions et actes attentatoires à la liberté de la presse, les réactions ont été nombreuses et en faveur de la libre expression. Ainsi :

•             Au plan national et international, l’on a assisté à une robuste levée de boucliers, jusque dans les chancelleries occidentales, contre le CNP ;

•             La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) dirigée par son Président, le Premier ministre Charles Konan Banny, a reçu les JV11 et le CNP, le vendredi 14 septembre 2011, à la demande du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) et de l’Union nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), pour ouvrir « une médiation » ;

 

    Au bout de cette médiation initiée par le Président de la CDVR et poursuivie par une délégation du Conseil exécutif de l’UNJCI conduite par son président, M. Traoré Moussa dit M.T, les JV11 ont été informés que le CNP a :

-              admis que M. Marie Aké N’Gbo porte le titre de « Premier ministre » et que les personnalités qui ont siégé dans son gouvernement portent le titre de « Ministres » ;

-              levée ses sanctions, le lundi 17 septembre 2012, à la demande de l’UNJCI, en indiquant que les titres de ces personnalités pro-Gbagbo soient précédés du préfixe « ex », proposition faite par les responsables des organes JV11 et qui a pourtant été jusqu’ici refusée, comme le notifient d’ailleurs les décisions de suspension prises par le CNP.

 

La position des JV11

 

•             Constatant que le CNP a fini par accepter ce qu’il a jusqu’ici refusé ;

•             Constatant que les journaux pro-Gbagbo ont été injustement sanctionnés ;

•             Prenant cependant en compte le vaste mouvement de solidarité et la sollicitude des « médiateurs » autour de la liberté de la presse gravement mise à mal, les JV11 :

 

1-            Se félicitent de cette victoire de la vérité sur la tentative de falsification de l’histoire de la Côte d’Ivoire ;

2-            Remercient le Président de la CDVR, le Premier ministre Charles Konan Banny, pour sa forte implication dans la résolution de cette crise ;

3-            Remercient le Bureau du GEPCI et le Bureau de l’UNJCI pour leurs médiations dans la résolution de cette crise créée de toute pièce par le CNP ;

4-            Décident de différer leur plainte contre le CNP devant la Chambre administrative de la Cour suprême pour demander réparation ;

5-            S’en remettent au Président de la CDVR, M. Charles Konan Banny, concernant le lourd préjudice financier subi par les entreprises sévèrement sanctionnées sans que rien ne le justifie ;

6-            Se réjouissent d’avoir obtenu ce qu’ils désiraient, à savoir désigner les personnalités pro-Gbagbo par leurs titres d’ancien Premier ministre (Aké N’Gbo) ou d’anciens ministres (pour les autres) ;

7-            Remercient les lecteurs, annonceurs et partenaires pour leur soutien durant cette éprouvante étape de la reconquête de la liberté de la Presse ;

8-            Expriment leur gratitude aux chancelleries, aux organisations nationales et internationales de défense de la liberté de la presse pour leur choix sans ambigüité pour la diversité des opinions en Côte d’Ivoire.

 

 

Fait à Abidjan, le 17 septembre 2012

Pour les JV11

Le Président

César ETOU

 

 

 

20:23 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |