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20/09/2012

Violents combats à Port-Bouet, au sud d’Abidjan.

Comabats, Abidjan, Port-Bouet20/09/2012, ABIDJAN- De violents combats ont éclaté à Port-Bouet, précisément au corridor des FRCI de Gonzaqueville sur la voie reliant Abidjan à Grand-Bassam aux environs de 20H30mn, selon des témoins. Des combats qui s’apparentaient d’abord à un braquage sont devenus très intenses par la suite.

Des travailleurs qui revenaient du travail ont été pris au piège dans les échanges de  tirs. Les populations sont terrées chez elles au moment où nous mettions en ligne ces informations.

Ces combats interviennent dans un climat de mécontentement généralisé au sein des éléments des Forces Républucaines de Côte d'Ivoire (FRCI) qui pour certains se sentent trahis, parce que n'ayant pas été retenus dans la Nouvelle armée de Dramane Ouattara.

23:02 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

CÔTE D’IVOIRE : LA RÉBELLION DU 19 SEPTEMBRE 2002 AU POUVOIR

Soro, ouattara, rébellion 2002Dans son édition du Lundi 10 Mars 2003, le quotidien Fraternité Matin a publié la lettre d’un rebelle repenti répondant au nom de Padjofé Ibrahim. A travers cette lettre, Padjofé a avoué avoir participé à la préparation et à la mise en œuvre de la rébellion armée déclenchée le 19 Septembre 2002.  Bien que les partisans de Ouattara aient tenté de faire croire qu’il ne s’agissait que d’une manipulation orchestrée par le pouvoir d’alors, tout montre aujourd’hui que le nommé Padjofé était bel et bien dans le secret des dieux. Peu importe son identité (fausse ou vraie), l’essentiel se trouve dans les faits racontés. Les faits étant la substance, il apparaît inutile de disserter autour de l’identité ou de la procédure d’obtention de ces révélations. Le sieur Padjofé a, dans son courrier, revelé les noms des commanditaires, les personnes à abattre et le rôle pernicieux de la France.

Au moment où la Côte d’Ivoire se souvient de cette date mémorable, il sied de révisiter les révélations de Padjofé Ibrahim afin de les confronter à la réalité dix ans après l’œuvre macabre des ennemis de la Côte d’Ivoire.

Les révélations de Padjofé Ibrahim

Le rébelle répenti a avoué être arrivé au Burkina Faso, précisement à Somgandé le 16 Janvier 2001. En vue de réussir la mission de destabilisation de la Côte d’Ivoire, les tâches avaient été bien distribuées. Le recrutement des assaillants était l’œuvre d’Ibrahim Coulibaly (IB) avec l’assistance de trois officiers burkinabé. Ainsi, au terme de deux mois, 417 personnes ont été recrutées dont 288 burkinabé. Le contigent ivoirien avait été recruté après une belle opération de lessivage des mentalités. En effet, selon Padjofé, il a été expliqué à la quasi-totalité des recrues ivoiriens, qu’il fallait sauver les peuples du nord, principalement les Dioula (Malinké) contre qui, Laurent Gbagbo préparait un génocide. L’image du charnier (monté par le Rdr) fut diffusé à profusion afin de créer une adhésion sans réserves. Les recrues ont par la suite été déversées dans le camp de formation de Pô au Burkina Faso. Il n’a pas aussi manqué de préciser que les combattants ont été récrutés principalement dans trois pays ouest africains : le Burkina Faso (base arrière de la rébellion), le Libéria et la Sierra Léone.

Padjofé Ibrahim a par ailleurs, levé un coin de voile sur l’identité des personnalités à assassiner après le coup. Ce sont par exemple les Ministres Emile Boga Doudou, Lida Kouassi, le Général Guehi Robert, Doué Mathias, Charles Blé Goudé,Touvoly Zogbo,Tapé Koulou, Emile Constant Bombet. Dans l’attente de la réussite du coup, M. Balla Kéïta, agissant pour le compte de Robert Guéi a été assassiné au Burkina Faso pour la simple raison qu’il a eu l’information selon laquelle le Général Guei Robert serait sur le liste des personnes à éliminer. Il eu donc la maladresse d’en parler à Blaise Compaoré. Ce dernier, selon Padjofé, constitue avec Guei Robert et Alassane Ouattara, les commanditaires du coup d’Etat manqué mué en rebellion armée. Chacun de ces commanditaires devait à son niveau œuvrer à la reussite du plan de destabilisation. C’est ainsi que « Alassane a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants Afrique de tous les médias français…..C’est Alassane qui s’est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dakoury Tabley en passant par Soro Guillaume. »

Concernant Guéi Robert, son rôle a consisté « à créer au sein de l’armée, un environnement de suspiscion propice à un soulèvement général de l’armée. Mais il a échoué dans sa tache car en dehors des bayéfoès et des zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n’a mordu à son hameçon… » Blaise Compaoré quant à lui, «  a fourni à lui seul, et cela grace à ses propres réseaux de trafic d’armes dont les sièges se trouvent en Lybie et au Libéria, toutes les armes dont dispose le MPCI… »  Tous cela ne s’est pas fait dans l’indifférence totale du RDR. En effet, selon le répenti, le parti de Ouattara « savait que leur mentor préparait un coup fumant » D’ailleurs, « Ali Coulibaly, Gbon Coulibaly ont parcouru nuitamment pendant des semaines les villes du  nord avec les photos du charnier de Yopougon » Aussi bien au plan interne qu’au plan international, existaient des personnes ressources ayant pour mission soit de faciliter la prise des villes soit, de porter haut les révendications des rebelles. Ainsi à Bouaké, le Maire a été une personne ressource. D’autres localités avaient leurs points focaux : Ouedraogo Binaté (Agboville), Sampoudou Dramane (Divo), Savadogo Ladji (Tiassalé), Kafando Compaoré (Daloa), Boureima Sylla (Sakassou), Ilboudo Assimi (Bouna). Au plan international, Le Libéria de Charles Taylor avait en charge l’ouverture d’un front à l’ouest (ce qui fut fait avec la création du MPIGO). Le Sénégal de Wade devait œuvrer à l’accepation de la rébellion à une table de négociation et le Gabon de Bongo devait convaincre les autorités françaises « qu’il fallait aider les rébelles à regler une fois pour toutes tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir ». Le soutien des multinationales françaises a aussi été obtenu par Ouattara et Rénaud Vignal (ancien ambassadeur français en Côte d’Ivoire). A tout cela, s’ajoute le rôle de la presse française qui a fait la promotion de la rébellion par le dénigrement du pouvoir légitime et légal de Laurent Gbagbo.

Ces révélations ont été qualifiées d’acte de gangstérisme par le journaliste pro-Ouattara Charles Sanga dans un article paru le 06 Juin 2003 et intitulé « Les preuves du gangstérisme d’Etat ». Selon lui, le pouvoir visait à salir son très cher chef de parti Alassane Dramane Ouattara. Il a quand même fait preuve de professionnalisme en ne fournissant aucune preuve de ce gangstérisme d’Etat. Mais dix ans après, les faits donnent raison au rebelle repenti.

Les faits qui donnent raison à Padjofé Ibrahim

Lorsque nous confrontons ces révélations aux réalités du moment, une question essentielle s’impose à nous : « où se trouvent aujourd’hui les membres de la rébellion armée ? » Evidemment tous ceux qui ont pris les armes en 2002 contre la mère patrie, se trouvent aujourd’hui au palais présidentiel avec Alassane Dramane Ouattara. Par quelle opération du saint esprit s’y sont-ils retrouvés ? Nous dirons que les oiseaux de même plumage volent ensemble et c’est ce qu’a révélé depuis 2003 le sieur Padjofé.

Soro Guillaume le chef rebelle, chef du MPCI, devenu par application des accords de Ouaga, premier Ministre sous Gbagbo Laurent est, suite à la violation de la Constitution, Président du Parlement Ivoirien. Avant d’attérir au parlement, il s’est retrouvé au Golf Hôtel auprès de Ouattara dans son action de défiance de l’autorité de l’Etat. Il y a conduit ses forces militaires (rébelles). Il est devenu depuis l’hôtel du Golf, par décision illégale de Ouattara, membre de son gouvernement fantoche. Comment peut-on expliquer que Soro le chef rébelle devienne le défenseur acharné de Dramane Ouattara celui qui dit n’avoir aucun lien avec les rébelles ? Ce qui est d’ailleurs faux car Koné Zakaria l’a désavoué à Séguela révélant dans une intelligence passagère, que c’est Ouattara leur chef. Comment peut-on expliquer que le seigneur de guerre Soro Guillaume devienne député sous la bannière du parti de Ouattara ? A la vérité, Soro n’a fait qu’être la main armée de Ouattara. Il l’a été depuis qu’il a tenté de mettre la Fesci (dont il fut le Secrétaire Général) au service de Ouattara. Pour le pouvoir de Ouattara il a fait égorger des éléments des forces de défense et de sécurité, il a endeuillé des familles et s’est enrichi par le pillage des ressources du nord du pays.

Que sont devenus les autres chefs rebelles ? Tous, sans exception ont été promus par Ouattara. Le chef d’Etat major des ex rebelles est devenu le chef d’Etat major de l’armée ivoirienne. Quelle coïncidence ! Il a été élevé au grade de Général de corps d’armée. L’administration du MPCI a fait fusion avec l’administration Ouattara. Il s’agit donc d’une recomposition de la rébellion qui a endeuillé la Côte d’Ivoire.

Les soutiens extérieurs  de la rébellion armée ont été fidèles à leur serment. En effet, durant toute la crise ivoirienne ils ont été constants dans leur démarche. Abdoulaye Wade n’a jamais manqué de secouer sa morgue contre le pouvoir de Gbagbo. Il a œuvré à salir le pouvoir de Gbagbo en faisant croire qu’en côte d’Ivoire un burkinabé n’avait aucune importance aux yeux des gouvernants. Blaise Compaoré à qui le Président Laurent Gbagbo a fait confiance en faisant de lui le facilitateur dans la crise ivoirienne, a pénétré le cœur du pouvoir et a œuvré activement à la chute de Laurent Gbagbo.

La France quant à elle s’est attribuée le combat des rébelles et de Ouattara à travers les personnes de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Le premier a, au plus fort de la crise, légitimé la rebellion lors des accords de marcoussis. Il a œuvré avec l’assistance de juristes outillés notamment Pierre Mazeau et Kéba M’Baye (sénégalais), à transformer les rebelles en Forces Nouvelles. Son successeur, lui a jugé bon de s’ingérer personnellement dans le processus électoral ivoirien en adressant un courrier au président chargé de l’institution en charge de l’organisation de l’élection présidentielle ; courrier par lequel il invitait celui-ci à proclamer les résultats de l’élection du 28 Novembre 2010. Il a autorisé ses forces militaires en Côte d’Ivoire à bombarder la résidence du Président Laurent Gbagbo afin d’offrir le pouvoir aux rébelles. Pour ensuite savourer sa victoire il s’est non seulement rendu en personne à l’investiture de Ouattara, mais a aussi aider financierement ce dernier à payer les fonctionnaires ivoiriens.  Ouattara a par la suite rendu un hommage appuyé à certains officiels français. En visite à Paris en Janvier 2012 il a décoré des diplomates français et des hommes d’affaires. On notera que parmi les récipiendaires, se trouvent Renaud Vignal (à titre posthume), Pierre Mazeau. L’on ne se gardera pas de dire que ces noms ont œuvré de loin ou de près à la consolidation de la rébellion puis à la prise du pouvoir par celle-ci. Chacun en ce qui le concerne s’est investit dans l’opération et d’ailleurs le sieur Padjofé à mentionné le nom de Rénaud Vignal qui a tellement été actif que même mort, le pouvoir se trouve obligé de le distinguer. 

Au cœur du pouvoir abidjannais, se trouvent des français et des burkinabé. Ensemble, dans une sorte de symbiose funeste, ils contemplent le dépérissement des valeurs morales incarné par des rebelles devenues des hommes gentils. Le Burkina Faso est aujourd’hui recompensé pour avoir été une base arrière de la rebellion ivoirienne. En déhors de certains mercénaires burkinabé devenus Frci, l’ouest de la Côte d’Ivoire est aux mains d’un milicien burkinabé, le sieur Amadé Ouérémi, l’homme qui a droit de vie et de mort sur les autochtones Guérés. Il jouit et dispose, au gré de ses fantasmes, des biens de cette partie du territoire ivoirien. La Cote d’Ivoire est en fait devenue une région du Burkina faso dans laquelle il n’est pas toujours agréable d’avoir des demêlés avec un burkinabé.

Comme on pouvait s’y attendre, lors des dix ans du déclenchement de la rébellion armée, le pouvoir ne s’interessa qu’à Guéi Robert. Il ferma les yeux sur l’assassinat de Boga Doudou lequel assassinat a été présenté par Mabri Toikeusse, chef du parti de Guéi Robert, comme la conséquence d’un supposé conflit qui opposait ce dernier à Lida Kouassi. Le délire qui nous a été servi par ce dernier est à la hauteur de la méprise que la rebellion a pour le peuple ivoirien. Ce pouvoir  n’a parlé ni aux parents des victimes, ni déploré l’acte posé par les rébelles. Les élements des FDS qui sont tombés sous les balles et les machettes des rebelles n’ont reçu aucun honneur. Au contraire, la rébellion a été présentée par les gouvernants comme un acte salutaire, faisant temoigner par le biais de leur presse, des anciens rébelles siégeant au cœur de l’exécutif. Pouvait-il en être autrement quant on sait d’où viennent les dirigeants actuels?

Aujourd’hui plus qu’hier, aucun observateur lucide ne peut  soutenir que le pouvoir actuel n’est pas la rébellion du 19 Septembre 2002. La seule différence entre le 19 Septembre et le 11 Avril 2011 est que les rébelles ont été légèrement domestiqués. Cela s’explique par la légalité factice dont ils jouissent. Padjofé Ibrahim comme bien d’autres n’ont donc pas eu tord d’affirmer qu’il s’agissait d’une rébellion à la solde de Ouattara. Comme le dirait certains, les rébelles et le pouvoir de Ouattara c’est bonnet blanc, blanc bonnet.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

18:08 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

CÔTE D’IVOIRE: a country “dying away” under the french occupation with the complicity of the international community

FRCI, ouattara, tueriesCôte d’Ivoire has been under the occupation of the French army for the past seventeen months. This army which has actively helped to overthrow President Gbagbo and replace him by Dramane Ouattara has not been able to control its local collaborators called “The Republican Force of Côte d’Ivoire”.  This illiterate, untrained, barbaric and ethnic based group of thugs and mystics recruited by Dramane Ouattara and Soro Guillaume, and made mainly of Ivorian northerners and Burkinabes, are killing on a daily basis Ivoirians, Men and Women considered pro-Gbagbos, with the lucky ones mostly ending up in prisons or in concentration camps situated in Abidjan and in the North of the Country (evidence available).

The opposition Media is totally muzzled. Most pro-Gbagbo newspapers are unreasonably suspended with attacks targeted to their headquarters. The autocratic and repressive regime put in place by the French army and led by a man who is alien to the history of the Country is setting the conditions of censorships through threats and terror. We believe that Freedom of information is such an essential element in a democratic world that it cannot be suppressed under any circumstance. The level of Democracy in a Country is measured by the level freedom of expression given to the media. It then appears absurd to us how the opposition newspapers are muzzled in Côte d’Ivoire under the leadership of Dramane Ouattara and his allies.

We think that Ivorians have seriously been traumatised by the bombs from the French and UN forces, and are still living in fear with the cloud of an unavoidable coup d’etat hanging over their heads.  We therefore think they deserve to have access to a true, diversified and fair account of what has happened and what is happening to them and what the root causes of their misfortune are.  This, we believe can only be possible through a freedom of expression given to the media in general.

Ivorians in their majority have witnessed the capture by the French, American and the UN forces of their democratically elected President. The historical date of 11 April 2011 will forever remain in the memory of the Ivorians. President Gbagbo, the democratically elected President of Côte d’Ivoire was captured, kidnapped and deported to the International Criminal Court (ICC) after spending months incarcerated in the north of the Country in inhuman conditions. This is a yelling act of injustice that needs to be exposed. It’s unacceptable and unfair that those who killed through a rebellion and are still killing remain free with military ranks won through blood shedding while the democratically elected President is being illegally detained.  

The Secretary General of the Rally of the Democrats (RDR), Dramane Ouattara’s Party, the current leading Party in Côte d’Ivoire, has said during an interview in a local newspaper that “anyone opposing Ouattara will be sent to the cemetery just as  thousands other Ivorians who have done so.”  It’s then crystal clear to us that the regime of the RDR is not ready to move to the political phase of the crisis, which therefore makes reconciliation impossible.

We call on The International Community, the regional Organisation (ECOWAS) and the African Union (AU) to seriously look into the Ivorian situation before it’s too late. We call on our African media houses, our African journalists to direct their lenses, their pens and microphones toward this country that steadily advance toward the worst ever...

 

Ohoupa SESSEGNON

 Spokesperson for the Ivorian Popular Front (FPI),  in South Africa

 

17:24 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

La JFPI persiste : "Le 4 octobre, nous allons montrer aux parrains de Ouattara qu’il n’est pas démocrate"

JFPI, Marche du 04 octobreLa jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI) a animé une conférence de presse, hier mercredi 19 septembre 2012, au Qg de campagne de Laurent Gbagbo, sis à la Riviera-Attoban, à Cocody, servant de siège provisoire au Fpi. Douhouré Dahi Nestor, secrétaire national à l’organisation de la Jfpi, a été sans équivoque : «le 4 octobre 2012, la JFPI organisera un sit-in devant la cathédrale Saint Paul au Plateau. C’est la décision majeure qu’a prise l’Assemblée que nous avons eue récemment. Ce jour-là, les démocrates ivoiriens vont prendre rendez-vous avec l’histoire en montrant au monde entier que Ouattara n’est pas un démocrate, mais plutôt est dictateur sous lequel la majorité des Ivoiriens n’ont plus droit à la vie, depuis le 11 avril 2011».

Pour réussir ce rassemblement, un comité d’organisation (Pco) présidé par le conférencier lui-même, est à pied d’œuvre, a noté Douhouré Dahi Nestor. Qui a précisé que les autorités ivoiriennes à charge des questions sécuritaires, notamment le Premier ministre, le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Défense, le Commandement supérieur de la gendarmerie, le président de l’Assemblée nationale, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations de l’Organisation des nation unies (Onu), les représentations diplomatiques, les sécurocrates de l’Onuci d’une part, et les autorités religieuses ont été saisies pour certains et vont l’être pour d’autres en vue de garantir le bon déroulement de ce sit-in. A en croire le président du comité d’organisation du sit-in du 4 octobre prochain, «les audiences avec ces différentes personnalités seront l’occasion de leur exposer, de visu, la position de la Jfpi sur les questions brûlantes de la vie politique nationale.

Nous demandons à tous les démocrates ivoiriens de se mobiliser ce jour-là à la cathédrale Saint Paul pour dire NON au régime dictatorial de Ouattara et OUI à la vie. Allons montrer à ceux qui nous traquent en nous qualifiant de miliciens et de comploteurs que la JFPI n’est pas une milice, mais une jeunesse responsable, formée à l’école de celui qui a toujours dit asseyons-nous et discutons». La JFPI compte produire une liste exhaustive de tous ses responsables et militants tués, détenus dans des camps de torture, ou portés disparus du fait de la politique de répression sauvage du régime Ouattara. Aux esprits chagrins qui voudraient ruser avec les libertés, le conférencier a été clair : «nous avons informé l’autorité. Mais cela ne veut pas dire que nous attendons son autorisation. La Constitution de notre pays nous demande d’informer. C’est à cela que nous nous tenons ».

 

Barthélemy Téhin, « LG Infos »

13:30 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |