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24/09/2012

Les dates et évènements majeurs de la crise ivoirienne depuis 1993 en 7 chapitres,

MPCI, Forces Nouvelles, FDS, FRCIDepuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République de Côte d’Ivoire, le pays est orphelin. Nous vous proposons l'historique de la crise ivoirienne du coup d'État de Noël 1999 au bras-de-fer opposant Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo.

CHAPITRE 1

7 décembre 1993 - Le chef de l’État, Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République de Côte d’Ivoire, décède des suites d’un cancer. Le "père de la nation" meurt sans avoir désigné de véritable successeur. Le président de l’Assemblée nationale, Henri Konan Bédié, assure l’intérim.

8 décembre 1994 - Révision du Code électoral, qui restreint davantage les critères d’éligibilité. Dorénavant, tout candidat à la présidence doit prouver son ascendance et son identité ivoiriennes. Une mesure qui permet à Henri Konan Bédié d’évincer son principal rival, l’ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara, dont l’"ivoirité" est contestée.

22 octobre 1995 - Opposé à un seul candidat, Henri Konan Bédié remporte l’élection présidentielle avec 96,44 % des voix. Les leaders des principaux partis d’opposition, Alassane Dramane Ouattara, du Rassemblement des républicains (RDR), et Laurent Gbagbo, du Front populaire ivoirien (FPI), ont boycotté le scrutin.

24 décembre 1999 - Henri Konan Bédié est renversé par un coup d’État militaire. Le général Robert Guéï prend la tête d`un Conseil national de salut public. La junte au pouvoir est chargée d’assurer la transition, avant la tenue d’une élection présidentielle.

6 octobre 2000 - La Cour suprême invalide les candidatures à la présidentielle d`Alassane Dramane Ouattara et d`Henri Konan Bédié. Le premier est exclu pour "nationalité douteuse", le second pour dossier incomplet.

22 octobre 2000 - Laurent Gbagbo remporte l’élection présidentielle face à Robert Guéï. Le chef de la junte conteste le résultat et s’autoproclame président de la République. Les partisans de Gbagbo se soulèvent.

La majorité de la population, la gendarmerie et une partie de l’armée rejoignent le mouvement de protestation. Les manifestations donnent lieu à des affrontements entre la population et la garde prétorienne du général Guéï, qui sera rapidement défaite.

26 octobre 2000 - La Commission électorale proclame officiellement la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle.

 

CHAPITRE 2

19 septembre 2002 - Début de l’insurrection dans le Nord de la Côte d’Ivoire rébellion. Le ministre de l’Intérieur, Émile Boga Doudou, et l’ancien chef de la junte, Robert Guéï, sont assassinés.

Les jours suivant, plusieurs opposants politiques - parmi lesquels des membres du RDR soupçonnés d`être à l`origine de la rébellion -, sont exécutés par l’armée loyaliste. Entre septembre et novembre 2002, 300 personnes sont assassinées.

22 septembre 2002 - La France intervient militairement pour protéger les ressortissants étrangers. 3000 personnes sont évacuées, c'est le début de l'Opération Licorne. Des renforts (environ cent hommes) sont envoyés pour appuyer le 43e BIMa. Dans les jours qui suivent, une zone coupant le pays en deux est établie par les militaires français, c'est la Zone de confiance.

28 septembre 2002 - Au nom des accords de défense qui lient Abidjan et Paris depuis 1961, le gouvernement ivoirien sollicite l’aide de l’armée française. Considérant qu’il s’agit d’une affaire "ivoiro-ivoirienne", la France refuse. Tout juste concède-t-elle à délimiter une "zone de confiance" coupant le pays en deux. Les insurgés prennent position dans le nord. Le sud du pays reste sous le contrôle du gouvernement ivoirien.

17 octobre 2002 - Signature d’un cessez-le-feu entre les rebelles, représentés par leur chef politique Guillaume Soro, et le "groupe de contact" de la CEDEAO.

28 novembre 2002 - Deux nouveaux mouvements s'emparent de la zone ouest du pays : le Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP). Ils revendiquent la prise des villes de Man et de Danané

 

CHAPITRE 3

26 janvier 2003 - Sous l'égide de la France, signature en présence du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, de l’accord de Linas-Marcoussis, en France. Selon les termes de l’accord, Laurent Gbagbo, maintenu au pouvoir, s’engage à former un gouvernement de "réconciliation nationale" regroupant l’ensemble des partis ainsi que des rebelles du nord.

4 février 2003 - Premières manifestations anti-françaises. Les militants pro-Gbagbo accusent Paris d’avoir poussé le président ivoirien à signer les accords de Marcoussis.

17 avril 2003 - Le gouvernement de "réconciliation nationale" se réunit pour la première fois.

4 juillet 2003 - La fin de la guerre civile est officiellement déclarée.

27 février 2004 - L’ONU met sur pied l’Opération des Nations unis en Côte d’Ivoire (Onuci), chargée de veiller au respect du cessez-le-feu.

25 mars 2004 - Les forces gouvernementales, la gendarmerie et la milice pro-gouvernementale des Jeunes patriotes répriment dans le sang une marche pacifique organisée pour protester contre les blocages du processus de Marcoussis. L’ONU fait état d’au moins 120 morts et 20 disparus.

30 juillet 2004 - Réunis à Accra, au Ghana, le président Gbagbo et les différents partis ivoiriens signent les accords d’Accra III qui fixent un calendrier de désarmement des milices et des rebelles.

15 octobre 2004 - Les rebelles, réunis au sein des Forces nouvelles (FN), refusent de déposer les armes, comme le prévoient les accords d’Accra III.

4 novembre 2004 - Les forces gouvernementales lancent l’opération "Dignité". Deux avions de combat Sukhoï-25 bombardent Bouaké, "capitale" de la rébellion. L’Onuci et les troupes françaises de l’opération Licorne restent neutres. En visite au Togo, Guillaume Soro, chef des FN, déclarent les accords de Kléber et d’Accra III "caducs".

6 novembre 2004 - Deux chasseurs de l’armée ivoirienne bombardent les positions rebelles à Bongora, Brobo et Bouaké. Un Sukhoï-25 lâche des roquettes contre le Lycée Descartes de Bouaké qui sert de cantonnement à l’armée française et de cachette selon les autorités ivoiriennes aux rebelles. Neuf soldats et un ressortissant américain sont tués aux dires des informations officielles..

L’armée française riposte en détruisant les deux chasseurs qui viennent de se poser à l’aéroport de Yamoussoukro. Un mécanicien ivoirien est tué.

À Abidjan, militants pro-Gbagbo et "Jeunes Patriotes" manifestent. Ce sera le point de départ de tensions entre Paris et Abidjan.

Un raid français détruit l'ensemble de la flotte militaire ivoirienne.

9 novembre 2004 - Des milliers de manifestants ivoiriens encerclent l’Hôtel Ivoire d’Abidjan, où des troupes françaises se sont repliées. Un gendarme ivoirien est tué dans une fusillade.

 

9 - 17 novembre 2004 - L’armée française organise le rapatriement des ressortissants occidentaux. En un peu plus d’une semaine, 9 000 étrangers, dont 8 300 Français, sont évacués.

15 novembre 2004 - L’ONU décrète un embargo total sur les armes à destination de la Côte d’Ivoire.

23 novembre 2004 - Alors que le calme semble revenu à Abidjan, les troupes françaises lèvent les barrages qu’elles avaient dressés dans la capitale économique.

 

CHAPITRE 4

6 avril 2005 - Sous le patronage du président sud-africain Thabo Mbeki, les protagonistes de la crise signent, à Pretoria, en Afrique du Sud, un texte aux termes duquel ils s'engagent à mettre immédiatement fin aux hostilités et à reprendre le processus de désarmement.

24 juin 2005 - En prévision de l`élection présidentielle du 30 octobre 2005, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte à l`unanimité la résolution 1609, qui renforce les effectifs de l'Onuci et proroge le mandat de l`opération Licorne jusqu’au 24 janvier 2006.

9 septembre 2005 - Estimant que les conditions nécessaires à la bonne tenue de la présidentielle ne sont pas réunies, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, annonce le report du scrutin.

4 décembre 2005 - Le patron de la Banque centrale des États de l`Afrique de l'Ouest (BCEAO), Charles Konan Banny, est nommé à la tête du gouvernement chargé d’assurer la transition jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle, qui doit avoir lieu avant le 31 octobre 2006.

28 février 2006 - Pour la première fois depuis 2002, un sommet extraordinaire réunit, à Yamoussoukro, tous les protagonistes de la crise : le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Charles Konan Banny, le chef des rebelles Guillaume Soro, l`ex-Premier ministre Alassane Ouattara et l'ancien chef de l'État Henri Konan Bédié.

1er novembre 2006 - L’élection présidentielle est une nouvelle fois reportée. Le Conseil de sécurité de l`ONU adopte à l`unanimité la résolution 1721, selon laquelle "le président Laurent Gbagbo demeurera chef de l`État à partir du 1er novembre 2006 pour une nouvelle période finale de transition n`excédant pas 12 mois".

4 mars 2007 - De nouveaux accords de paix sont signés à Ouagadougou. À la différence des précédents accords, un dialogue direct s'est établi entre les deux parties avec comme seuls négociateurs externes le président Blaise Compaoré et la communauté catholique Sant'Egidio qui a œuvré très discrètement depuis les accords de Marcoussis.

29 mars 2007 - Le président Gbagbo nomme Guillaume Soro, Premier Ministre, chef d'un gouvernement de transition dont la liste des membres est fixée par décret le 7 avril.

29 juin 2007 - L`avion du Premier ministre Guillaume Soro est la cible d’une attaque à l’arme lourde lors de son atterrissage à Bouaké. L’attentat fait quatre morts et des dizaines de blessés parmi la délégation.

30 juillet 2007 - Lors d`une cérémonie censée marquer le début du processus de désarmement, le président Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro brûlent symboliquement des armes dans un stade de Bouaké, l`ancien fief insurrectionnel.

 

CHAPITRE 5

27 novembre 2007 - Nouveau report de l’élection présidentielle. Le chef de l’État et son Premier ministre s’entendent sur une nouvelle échéance : les élections présidentielle et législatives devront se tenir au plus tard à la fin du premier semestre de 2008.

14 avril 2008 - Le premier tour de l’élection présidentielle est fixée au 30 novembre 2008.

10 novembre 2008 - L`élection présidentielle du 30 novembre est une nouvelle fois reportée en raison des retards pris dans la préparation du scrutin et le recensement des électeurs.

25 décembre 2008 - Le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro signent un accord intégrant les ex-rebelles des FN aux forces de sécurité ivoiriennes.

15 mai 2009 - Sous la pression internationale, la Commission électorale indépendante (CEI) fixe la tenue du scrutin présidentiel au 30 novembre 2009.

31 octobre 2009 - Pour la sixième fois, l’élection présidentielle est reportée sine die. En cause : le retard pris dans l`élaboration des listes électorales.

12 février 2010 - Laurent Gbagbo annonce la dissolution du gouvernement et de la CEI dont le chef, Robert Beugré Mambé, est accusé de fraude dans le traitement des litiges sur la liste électorale. L`opposition dénonce un "coup d`État" du président. Reconduit dans ses fonctions, le Premier ministre Guillaume Soro dispose de deux jours pour former un nouveau gouvernement.

19 février 2010 - Des affrontements entre forces de police et opposants au président Laurent Gbagbo réclamant le rétablissement de la CEI font plusieurs morts à Gagnoa, dans le centre-ouest du pays.

24 février 2010 - Après plusieurs jours de manifestations émaillées de violence, Guillaume Soro nomme un gouvernement de 27 membres. Onze portefeuilles ministériels reviennent aux deux principales formations d’opposition : le PDCI d’Henri Konan Bédié et le RDR d`Alassane Ouattara.

26 février 2010 - Laurent Gbagbo nomme un membre de l’opposition à la tête de la CEI. Issu des rangs du PDCI, Youssouf Bakayoko reçoit pour mission de relancer le laborieux travail d`élaboration de listes électorales définitives.

 

CHAPITRE 6

 

6 août 2010 - Le Premier ministre Guillaume Soro annonce que le premier tour de l`élection présidentielle se tiendra le 31 octobre 2010, cinq ans après la date initialement prévue.

15 octobre 2010 - Coup d’envoi de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle. Favori du scrutin, le président sortant Laurent Gbagbo (FPI) sera opposé à Alassane Dramane Ouattara (RDR) et Henri Konan Bédié (PDCI).

31 octobre 2010 - Premier tour du scrutin

28 novembre 2010 - Second tour du scrutin. Les deux camps s`accusent d`avoir empêché les électeurs de voter dans certaines régions.

2 décembre 2010 - Par la voie de son président, la CEI proclame M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d'Ivoire avec 54,1% des voix contre 45,90% pour Laurent Gbagbo.

3 décembre 2010 - Gbagbo est proclamé vainqueur (51,45%) par le Conseil constitutionnel. Le secrétaire général de l`ONU reconnaît la victoire de Ouattara. L`UE, la France et les Etats-Unis félicitent Ouattara et demandent à Gbagbo de s`incliner.

4 décembre 2010 - Ouattara prête serment "en qualité de président" et reconduit Guillaume Soro Premier ministre. Gbagbo nomme Gilbert Aké N`Gbo Premier ministre.

7 décembre 2010 - La Cédéao suspend la Côte d`Ivoire et demande à Gbagbo de "rendre le pouvoir", suivie le 9 par l`Union africaine.

16 décembre 2010 - Echec d`une marche des partisans de Ouattara sur la télévision d`Etat gardée par les forces pro-Gbagbo et réprimée dans le sang. Le Golf Hôtel, QG de Ouattara, est soumis à un blocus.

18 décembre 2010 - Gbagbo exige le départ de la mission de l`ONU (Onuci) et de la force française Licorne.

 

CHAPITRE 7

 

28 janvier 2011 - L`UA décide la mise en place d`un "panel" de chefs d`Etat sur la crise.

17 février - Gbagbo annonce la nationalisation des filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, qui ont fermé après la déstabilisation du système bancaire causée par la rupture entre la banque centrale ouest-africaine BCEAO et Abidjan.

19 février - Début à Abidjan d`une nouvelle flambée de violences.

21-22 février - Quatre présidents du panel de l`UA -Jacob Zuma (Afrique du Sud), Idriss Deby Itno (Tchad), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et Jikaya Kikwete (Tanzanie)- rencontrent Gbagbo et Ouattara, au lendemain d`une réunion en Mauritanie.

1er mars - L`UA se donne un mois de plus pour tenter de dénouer la crise.

3 mars - 50 personnes tuées dans des violences en une semaine, dont 26 à Abobo, portant à 365 le nombre de morts depuis mi-décembre dans le pays (Onuci). Au moins six femmes tuées par balles à Abobo par des tirs de forces pro-Gbagbo, selon des témoins. Les Etats-Unis dénoncent la "faillite morale" de Gbagbo. L`ONU craint une nouvelle "guerre civile".

12 mars - L'Union africaine reconnait Alassane Ouattara, président ivoirien et demande à Laurent Gbagbo de céder le pouvoir. Le camp Gbagbo n'accepte pas cette décision.

 

 Source : Lementor.net, La Rédaction

20:41 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

HAYE : Abel NAKI donne les échos de la manifestation du 24 septembre 2012

Haye, libérez Gbagbo Depuis ce matin lundi 24 sept 2012 à 7h30, je suis à la Haye devant la CPI où plusieurs dizaines d'ivoiriens avec à leur tête Maman Christine Zékou et Audrey N'guessan nous ont rejoints pour soutenir le Père de la Démocratie en Côte d'Ivoire. Pendant l'audience à huis clos du Président Laurent GBAGBO, il faillait marquer le coup et nous l'avons fait.

Le président Laurent GBAGBO est arrivé vers 12h30 à bord d'un véhicule vanne de type Volkswagen de couleur grise aux vitres teintées, avec un véritable cordon de sécurité impressionnant digne d'un Président. Son véhicule haut de gamme est passé juste devant nous et nous l'avons accueilli avec nos cris: "GBAGBO PRESIDENT". Très émouvant ! L’audience a commencé à 14h30 pour se terminer à 16h30. Les ivoiriens ont repris leur car vers 18h30 pour revenir à Paris. Moi, j'y suis encore pour la journée du mardi 25 set 2012. La lutte continue, elle devient intéressante pourquoi ne pas y croire?

Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.

Abel NAKI, Président Fondateur du CRI-Panafricain.

19:45 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Lt Koné Amadou alias Sampayo, FRCI Commander of Noe on RFI : "I haven’t seen the attackers coming from Ghana"

Lt Amadou Koné, SampayoIn an interview on RFI, Lt Koné Amadou alias Sampayo (commander FRCI of Noe): « I haven’t seen the attackers coming from Ghana »

 

For the Commander Sampayo, the same group of individuals who led the attacks Yopougon and camp Akouédo. (Ph DR)

Lieutenant Amadou Koné nicknamed Sampayo, the FRCI Commander of Noe was questioned Saturday, September 22, 2012, by our colleague Cyril Ben Simon, in the edition of 7: 30 pm (Africa morning) Radio France International (RFI). In his testimony, the commander based in the border area explains the facts as he has experienced it.

Lt Sampayo: On the night of Thursday to Friday, we were visited by unordinary people, assailants. But, as we knew that we were going to be attacked, we took our precausions. We let them come in and we closed behind them, then the fighting started. It was intense. It started at 1 :00 am and finished at 11 :00 am. On the attackers’ side, there were 5 dead and few arrests.

Rfi: And FRCI’s side?

Sampayo : On friends’ side, there were just an injured at the wrist.

RFI: Have you conducted round searches on Friday?

Lt Sampayo: Of course, it has helped us catch some attackers who have been denounced by the population.

RFI: Do you know who the attackers are?

Lt Sampayo : These are the ones who attacked Yopougon. It is those who attacked Akouédo. They are young. But I have not seen anything on them that can tell me that they are from a particular association or not, but I know that they are attackers. They had Kalashnikovs, RPG and that is.

Rfi: And how many were they?

Lt  Sampayo : I will not be able to give the exact number. But I think they were fifty.

RFI: Has the calm returned to Noe?

Lt Sampayo: Yes, calm has returned. People have began to go about their business.

RFI: Were the attackers coming from Ghana?

Lt Sampayo: That, I cannot confirm. I have not seen them coming from Ghana.

18:35 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

La juge Silvia de Gurmendi menace de démissionner

Juge CPILa juge unique de la Cour pénale internationale (CPI), Silvia Fernandez de Gurmendi, menacerait de se dessaisir de l’affaire ‘’le procureur c Laurent Gbagbo‘’, si les présumés auteurs de crimes épinglés dans le camp de l’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara, ne lui sont pas livrés. Mme de Gurmendi refuserait ainsi de juger le seul Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale, alors qu’il y avait d’autres forces en présence, notamment celles proches du président Alassane Ouattara, qui ont été également accusées d’avoir commis des crimes. En tout cas, l’information relative à cette décision que pourrait prendre la juge unique au cas où, a été révélée le vendredi 21 septembre 2012 dernier au cours de l’émission «Afrique presse» de Tv5 monde, co-produite par Radio France internationale (RFI) et présentée par la journaliste Denise Epoté durant.

 

L’émission était essentiellement consacrée à la crise ivoirienne, au cœur de laquelle le procès de l’ex président de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, écroué au pénitencier de Scheveningen à La Haye depuis bientôt un an, attendant le procès de confirmation ou non des charges retenues contre lui, a été évoqué. Pour le journaliste Christophe Boibouvier, cette situation agacerait donc la Cour au point où la juge voudrait rendre le tablier, histoire de s’interdire un procès qui pourrait être qualifié de partial s’il concerne les acteurs d’un seul camp. Faut-il le noter cependant, cette volonté de la juge unique de vouloir démissionner si les choses restent en l’état, ne devrait pas être perçue comme une chance toute faite pour Laurent Gbagbo d’obtenir la liberté provisoire, selon les invités de m. durant. «Ce que j’entends sur l’affaire, c’est que personne ne croit en la remise en liberté provisoire», a souligné m. Boibouvier.

 

Relançant du coup la question du pays qui pourrait accueillir Laurent Gbagbo au cas où il obtiendrait cette remise en liberté conditionnelle. A ce sujet d’ailleurs, l’Ouganda, qui était pressentie pour accueillir l’ancien président ivoirien, n’est plus à présenter comme une destination fiable à cause d’une certaine instabilité dans le pays. Par ailleurs, les invités de «Afrique presse» ont commenté d’autres pans de l’actualité ivoirienne, notamment les récentes attaques des positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), et des camps militaires, l’extradition de moïse Lida Kouassi, ex-collaborateur de Laurent Gbagbo, l’affaire Koné Katinan, son porte-parole dont l’extradition est également voulue par les autorités ivoiriennes.

 

Ils n’ont pas passé sous silence les arrestations et autres emprisonnements de pontes de l’ancien régime. Ce qui crée un durcissement de la situation en Côte d’Ivoire et complique le processus de réconciliation nationale. Non sans faire remarquer que le procès de Gbagbo à la CPI pourrait davantage compliquer la situation. Autant de faits pour lesquels, selon ces analystes, le pouvoir d’Abidjan devrait faire quelques gestes d’apaisement, notamment en libérant quelques prisonniers membres de l’ancien régime et incarcérés en Côte d’Ivoire. «C’est une des questions que se pose certainement Alassane Ouattara depuis un an.

 

Evidement, il doit attendre le bon moment pour sortir telle ou telle autre carte», a conclu le journaliste de RFI. A noter

que sauf changement de dernière minute, il est prévu aujourd’hui 24 et demain 25 septembre, l’audience à huis clos sur l’état de santé de Laurent Gbagbo, avant celle de la confirmation ou non des charges.

 

Source : le quotidien ivoirien "L’Inter"

17:38 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |