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17/09/2012

Le régime de Dramane Ouattara cède sous la pression, les journaux bleus seront dans les kiosques le 18 septembre 2012

Journaux bleus, Suspension abusive, ouattaraSeule face à une  pression généralisée, le régime de Dramane Ouattara qui négocie  sous cape depuis  48H, avec M. Konan Banny en renfort, vient de ramener à 4 parutions la sanction contre les journaux de l’opposition.

Les journaux bleus dont le retour dans les kiosques était attendu le jeudi 23, au terme d'une sanction inique de suspension d'une semaine, seront finalement sur le marché demain mardi 18 Septembre 2012.

Pour mémoire, le CNP de Dramane Ouattara décidait de la suspension de l’ensemble des journaux de l’opposition, le 13 septembre 2012 pour une sanction allant de six à douze parutions.

L’ambassade des USA en Côte d’Ivoire avait déjà exprimé son « inquiétude », le 13 septembre 2012. http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/arch...

 

Ainsi donc Notre Voie, Le Nouveau Courrier, Le Temps, Le Quotidien, Aujourd'hui, LG Info et L'Alternative seront dans les kiosques dès demain matin.

18:51 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Blaise Compaoré de mèche avec les rebelles du nord du mali. Il l'a fait pour la rébellion ivoirienne et maintenant pour la rébellion malienne.

Le Président par Intérim du Mali, Dioncounda Traoré a donc demandé officiellement, le mardi 4 septembre dernier, l’appui de ses pairs de la sous-région pour reconquérir militairement le nord du pays bien occupé par les groupes rebelles. Pendant ce temps, des accusations assez graves sont portées à l’encontre de la médiation burkinabé. Selon des informations de nos confrères de Jeune Afrique, les services de renseignements français pensent que le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) a acquis des armes dont le transport s’est effectué à travers le Burkina Faso.

Pour ce faire, les Français se méfieraient de Ouagadougou car "des camions chargés d’armes" ne pourraient "traverser le Burkina sans l’aval" de nos autorités. Cette information a été relayée par des confrères au niveau du Mali qui pensent que le médiateur ne joue pas  "franc jeu" en pointant essentiellement l’accueil réservé aux militants du Mouvement National de Libération de l’AZAWAD. Depuis leur déroute face au MUJAO, certains cadres du MNLA sont réfugiés à Ouagadougou. Une partie de l’opinion malienne ne comprend pas le geste "spectaculaire"2 rebelles du Burkina qui a sauvé la vie à certains responsables du mouvement qui réclame l’indépendance au Nord et l’accueil remarquable réservé à des gens qui ont pris les armes contre leur pays.

Pour nos confrères du 22 septembre, un journal malien, ce comportement du médiateur se comprend, puisqu’il bénéficie des prébendes de cette rébellion. En effet, depuis le déclenchement de la crise au Nord du Mali, (…) les marchés burkinabè sont inondés d’objets volés par les membres du MNLA et vendus à des prix défiant toute concurrence. Les motos, véhicules et autres biens volés dans des boutiques au Nord Mali sont bradés aux Burkinabé au vu et au su des autorités du pays des hommes intègres. Pire, il semble que l’argent des banques pillées dans le septentrion malien soit en train d’alimenter des comptes dans celles du Burkina Faso. En clair, c’est un véritable partenariat gagnant / gagnant entre le Burkina et les rebelles, sur le dos de notre pays, qui continue de fermer ses yeux sur cette mafia organisée.  «Ces accusations à l’encontre de notre pays ont besoin d’être infirmées ou confirmées, preuves à l’appui, pour que l’opinion nationale, celle malienne et même internationale fassent la part des choses ou tout au moins en aient une idée claire. Malgré le fait qu’elles ne soient pas nouvelles, les allégations sur le Burkina interpellent les consciences car fondées ou pas, elles ont le même effet : une représentation du Burkina comme un pays “voyou”, allié de rebelles, partisan de pratiques sordides déstabilisant ses pairs. Cela fait longtemps que ces genres d’accusations pèsent sur notre pays : de l’UNITA en Angola au RUF en Sierra-Léone en passant par Charles Taylor au Libéria et les Forces Nouvelles en Côte d’Ivoire, notre pays n’est pas épargné d’accusation d’implications diverses. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’image d’un pays “voyou” est en contradiction avec celle d’une nation dont les premiers responsables sont reconnus pour leurs talents de médiation.

 

Entre ces deux images parallèles, le Burkina Faso et son peuple voudraient que leurs pairs d’Afrique et du monde entier retiennent la bonne : celle du pays de paix dont les rayons de lumière illuminent les autres peuples. Nous avons bien peur que cette image soit la moins partagée ; à notre grand désarroi. Or, notre pays ne doit pas continuer à traîner une queue de déstabilisateur de peuples amis et cela, au nom de la paix et de l’avenir de notre nation. Le Burkina Faso ne peut pas nier son implication ou son mauvais rôle dans certaines crises vécues par des pays frères en Afrique.

Des faits existent et personne ne pourra les effacer.

Mais nous ne pensons pas que nos autorités permettront que des armes puissent transiter par le territoire national pour renforcer des groupuscules que la CEDEAO, le Burkina en premier, s’apprêtent à attaquer et alors que l’armée régulière du Mali a du mal à se procurer des armes qu’il lui faut. Autant dire qu’il serait absolument absurde de penser un seul instant que les groupes rebelles/terroristes puissent avoir des facilités pour transporter leur arsenal à travers notre territoire. Mais qui sait ! La guerre et les intérêts géostratégiques militaires ou politiques ont des raisons que notre raison a du mal à appréhender.

Au-delà de tout, le Burkina Faso doit travailler à vivre autrement, comme celui d’un pays tourné vers la promotion de la paix et de la concorde entre les peuples. Nous avons tout à fait intérêt à oublier notre état “voyou” en esprit ou en vérité.

Il est inutile de dire que nos partenaires et nos amis d’autres pays nous attendent au tournant des évènements et de l’histoire. Chacun pense que ce pays ne pourra pas échapper au principe du renard passe passe .  Nous devons éviter que notre tour arrive parce que ceux des autres nous ont suffisamment instruits. A nos décideurs ou responsables et mêmes aux citoyens dont les actes posés au quotidien ont imposé cette image de “voyou” de prendre note et de se conduire en conséquence. Les hommes passent mais le Burkina demeure.

11:55 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

16/09/2012

Fin septembre 2012, le paiement main en main reprendra pour les militaires, les gendarmes et les policiers de Côte d’Ivoire

PAIEMENT MAIN EN MAIN, QUAND L’ETAT DEVIENT UNE BANQUE !

 frci, ouattara, paiement main en mainFin septembre, militaires, gendarmes et policiers devront se présenter à des caisses spéciales pour toucher, en espèce, leurs soldes. L’objectif de cette mesure qui n’est pas la première du genre est de démasquer les agents fictifs. Et, ce n’est pas tout.

 

 Paiement main en main, appel nominatif… Le président de la République, ministre de la Défense, Alassane Ouattara veut prendre les militaires par leur point sensible. Il a instauré le paiement physique des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Objectif, selon le porte-parole des Frci, le colonel Moussa Chérif, « vérifier le nombre de militaires ». La mesure qui devait entrer en vigueur le mois d’août, à en croire un autre officier supérieur en fonction à l’état-major, n’a pu être effective pour des raisons de procédure. « La décision a été prise tardivement. La solde a donc été virée comme d’habitude. C’est donc pour septembre que les paiements se feront physiquement », a expliqué notre interlocuteur. Cette mesure n’est pas une première. En mai et juin 2011, le ministère de la Défense avait décidé de payer les soldats main en main pour contraindre les déserteurs à rentrer. Si la situation était revenue à la normale depuis, et que la paie était perçue à la banque, elle a été reconduite avec l’actualité récente du pays marquée par les attaques répétées contre les Frci. Le but de l’opération serait surtout de contrôler les mouvements des agents. Dans certains corps, les commandants sont allés beaucoup plus loin. Ils procèdent à l’appel nominatif pour s’assurer que tout le monde est à son poste. « L’appel nominatif est sûrement la mesure la plus efficace pour surveiller les mouvements des uns et des autres », analyse un officier des Frci. De son avis, « un élément » peut prendre sa solde et rejoindre, sans craindre, « son réseau (ses complices, ndlr) » s’il est impliqué dans un complot de déstabilisation. « Alors que s’il ne répond pas présent à l’appel, on peut déjà commencer à s’interroger sur où il se trouve ». Mais ce n’est pas tout. Les permissions sont désormais soumises à des conditions strictes. « Les éléments ne peuvent plus s’absenter n’importe comment. Les obtentions de permission sont désormais soumises à un préalable rigoureux», ajoute le commandant. Cela viendra-t-il à bout de la ténacité des candidats à la déstabilisation ?

 

 

Bamba K. Inza

06:21 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

15/09/2012

Hamed Bakayoko au CCPAO : "que les extraditions se fassent de police à police"

CCPAO 2012, ridicule Hamed BakayokoLe mercredi 12 septembre 2012, la 8ème assemblée générale du Comité des Chefs de Police de l’Afrique de l’Ouest (CCPAO) s’est tenue à Abidjan. Ces assises annuelles statuaient sur la question de la criminalité transfrontalière.

En prélude de cette rencontre annuelle du CCPAO, a eu lieu l’inauguration du nouveau Bureau régional d’Interpol en Côte d’Ivoire. Pendant la conférence inaugurale, Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur de Dramane Ouattara n’a pas manqué de faire des propositions ridicules au CCPAO.  Dans le cas des extraditions entre les Etats, il martela que: "ces extraditions se fassent de police à police", sans que la justice de l’Etat où réside le présumé criminel ne s’en mêle. Hamed Bakayoko a fortement exigé : "que ces recommandations soient suivies et appliquées par tous les Etats membres".  

Comme quoi, le régime de Ouattara ne voit pas d’un bon œil la tournure juridique que prend l’affaire KATINAN au Ghana, où Hamed Bakayoko et Ouattara auraient voulu voir le Ministre Katinan, Porte-parole du Président Gbagbo, être extradé sans d’autre forme de procès.

Les propositions incongrues de Hamed Bakayoko trouvent leur fondement dans les parodies de justice aux ordres de Ouattara. On se souvient, des refugiés ivoiriens au Liberia, jugés et acquittés par la justice libérienne dans le cadre des attaques armées dans l'Ouest ivoirien, ont été extradés, arbitrairement accusés et condamnés en Côte d'Ivoire. On aura tout vu dans la Côte d'Ivoire version Ouattara.

 

21:05 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |