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28/09/2012

Après 2 jours de huis clos à La Haye: l’Etat ivoirien déclare la CPI incompétente à juger Gbagbo

Gbagbo Président kidnappéEst-ce une gaffe pour le moins inédite ou un simple souci d’affronter la réalité face à la polémique qui atteint jusqu’au cœur la CPI elle-même ?

 

En tout cas, la présidence ivoirienne a promis hier d’appeler officiellement à la ratification du traité de Rome instituant la CPI au risque d’ajouter sa voix à celles des avocats de Gbagbo qui affirment depuis plusieurs mois que Gbagbo ne peut pas être jugé par elle parce que la Côte d’Ivoire ne l’a pas ratifié ?

Selon un communiqué de la présidence ivoirienne, le gouvernement va demander au parlement de ratifier le traité de Rome instituant la cour pénale internationale. Une telle décision n’est pas sans conséquence avec ce qui se passe actuellement à la cour pénale internationale où un huis-clos bien gardé autour du cas Gbagbo a eu lieu du 24 au 25 septembre, soit deux jours plus tôt. Les avocats du président Gbagbo qui ont été entendus à cette occasion plaident depuis longtemps la relaxe pure et simple de leur client parce que la CPI est incompétente pour deux raisons fondamentales. A savoir les mauvais traitements infligés au président Gbagbo qui deviendrait, du coup, inapte à être jugé par la CPI et l’absence de ratification qui ne permet pas à la CPI de garder Gbagbo dans ses prisons.

 

Jusque-là, la CPI avait allégué qu’elle était compétente pour juger le président Gbagbo en raison d’un courrier que celui-ci lui avait envoyé en 2002 pour demander d’enquêter sur les crimes de cette année-là. Mais la CPI avait aussi estimé que le fait que Ouattara qui lui ait envoyé un autre courrier depuis son QG du Golfe Hôtel est un autre acte de reconnaissance tacite. C’est finalement cette partie de la polémique que la décision de la présidence ivoirienne referme. Car elle montre que la Côte d’Ivoire n’a jamais ratifié le traité. Or comme la loi n’est pas rétroactive, c’est-à-dire qu’elle ne s’applique pas aux délits qui avaient été commis avant qu’elle ne soit créée, cette ratification officielle qui fait entrer le traité dans le champ des lois ivoiriennes ne peut pas s’appliquer au président Gbagbo. C’est donc un coup de pouce inespéré pour le camp Gbagbo et particulièrement pour ses avocats qui s’évertuent depuis de longs mois à l’expliquer aux juges de la CPI. Désormais, celle-ci ne peut plus continuer à harceler le président Gbagbo sans se discréditer et faire penser à un sordide règlement de comptes de la communauté internationale.

 

Joseph Titi, In "AUJOURD’HUI" du 27 septembre 2012

12:07 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

27/09/2012

L’art de communiquer

Benjamin Netanyahu, communicationOn l’aime ou on ne l’aime pas, M. Benjamin Netanyahu, le Premier Ministre Israélien est un grand communicant. Il a démontré ce talent le 27 septembre 2012, lors de son intervention à la tribune de la 67ème Assemblée Générale de l’ONU.

Alors que certains chefs d’Etats sont venus lire des discours fleuves et ennuyeux, le PM Israélien s’est présenté à la tribune de l’ONU avec un "marqueur rouge" et un "tableau blanc" sur lequel était dessiné en noir une bombe prête à péter. En quelques minutes il a démontré que l’IRAN était sur le point d’atteindre dans peu de semaines l’uranium enrichi pour la fabrication de bombe nucléaire. Il a tracé un "trait rouge" à 90%  du niveau d’enrichissement, qui constitue le point critique nécessitant une intervention pour dissuader l’IRAN dans son programme.

Profanes et spécialistes du domaine du nucléaire de la 67ème Assemblée Générale de l’ONU ont tous compris la pensée de M. Benjamin Netanyahu. Il est évident, qu’après une telle démonstration animée du PM israélien, les pressions sur le gouvernement iranien reprendront dans les prochains jours pour l’obliger à abandonner son programme nucléaire.

Vivement que les leaders africains apprennent à communiquer pour convaincre, surtout lorsque des tribunes comme celle de l’ONU leur sont offertes pour parler au nom de l’Afrique.

20:43 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Révélation à l’Université d'automne de l'UPR : "8 000 personnes devant le palais sur qui la Force Licorne a fait le tir au canard"

Jeunes patriotes ivoiriensL’Université d'automne de l'Union Populaire Républicaine (UPR) qui s’est tenue les 21, 22 et 23 septembre 2012 a donné lieu à des grandes révélations. Plusieurs panélistes de spécialités diverses y étaient pour donner leur point de vue sur des sujets divers.

C’est la table ronde n° 3 dont le thème était : « Géopolitique et Francophonie » qui, dans les débats, a permis de faire cette révélation sur la Côte d’Ivoire. "C’était quand même 8 000 personnes qui étaient devant le palais sur qui la Force Licorne a fait le tir au canard, il y a eu usage des hélicoptères, des tanks. C’est grave. (…). On a kidnappé le Président d’un pays souverain", ont déclaré  Patrick D’HONDT, Bruno DRWESKI, Alain BENAJAM , Erick MARY et bien d’autres panélistes. Ils ont dit leur part vérité sur le rôle de la France, des USA et de l’OTAN dans la crise en Côte d’Ivoire et d’autres pays.

Les participants à la table ronde N°3 étaient :

Abdelkrim BRANINE est journaliste présentateur du 18h-20h de Beur FM.

Michel DEMARS: Ecrivain (installé en Suisse) sur l’économie politique du bien être social.

Alain BENAJAM: Ancien cadre du PCF et administrateur du Réseau Voltaire.

Jean-Louis DUVIGNEAU: Travaille au Centre de documentation et d'analyse stratégiques de Caracas

Bruno DRWESKI: Universitaire, historien, politologue, et journaliste. Parfaitement bilingue français et polonais, il est le co-fondateur du Réseau européen d’économie alternative et solidaire. Directeur de La Pensée Libre, Rédacteur de La Nouvelle Alternative,  Secrétaire général adjoint de l’Appel franco-arabe, auteur de plusieurs ouvrages sur l’Europe de l’Est et le Soudan, il appartient aussi au collectif « Pas en notre nom » qui s’oppose en particulier à l’actuelle politique française en Syrie.

Erick MARY : Membre de l'UPR (93)

Patrick D’HONDT : Membre de l'UPR (93)

François ASSELINEAU : Président de l'Union Populaire Républicaine (UPR)

A patir de la 27ème minute de la vidéo du lien ci-après, vous aurez cette révélation. http://www.youtube.com/watch?v=28CcHrEy6Uc&feature=co...

17:39 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Sanogo vs Ouattara : Le clash se précise et s’envenime

sanogo vs ouattaraSanogo demande à Ouattara de libérer les armes du Mali bloquées en Guinée

Le Président ATT, avant sa chute, avait commandé des armes qui sont arrivées le mois dernier au port de Conakry. Ouattara via la CEDEAO a donné des instructions aux autorités guinéennes de bloquer lesdites armes. Pour Sanogo et les militaires maliens, la CEDEAO doit libérer les armes maliennes bloquées. L'armée malienne compte sur ces dernières pour mener elle même l'offensive contre les islamistes au Nord. Mais la CEDEAO quant à elle craint un renforcement de fait du pouvoir militaire au Mali et l’impossibilité par la suite, même si débarrassé des islamistes, d'organiser quelconque élection présidentielle transparente.

 

Tension entre Ouattara et le capitaine Sanogo : Des mercenaires ivoiriens détenus au Mali

Didier Depry in NOTRE VOIE

Un diplomate africain en poste à Bamako (Mali) que nous avons joint, il y a quelques jours, est formel. « L’actuel pouvoir ivoirien et la Cedeao ont joué un rôle important dans le coup d’Etat manqué du lundi 30 avril 2012 contre la junte militaire malienne tenue par la capitaine Sanogo. Il s’agissait de balayer la junte (le Cnrdre, ndlr) que la Cedeao et M. Alassane Ouattara (président en exercice de la Cedeao, ndlr) perçoivent comme un véritable obstacle pour la normalisation des choses au Mali mais également agir vigoureusement afin que l’exemple du capitaine Sanogo n’inspire pas les officiers des pays de la sous-région», a-t-il soutenu. Avant de préciser que « des mercenaires Ivoiriens et de la sous-région ouest- africaine dont des Burkinabé et des Nigérians sont actuellement détenus au Mali par le Capitaine Amadou Haya Sanogo et ses hommes. Ces mercenaires ont participé, aux côtés des bérets rouges du régiment de commandos-parachutistes (RCP) de l’armée malienne chargés de la garde présidentielle sous l’ex-Président Amadou Toumani Touré (Att), au coup d’Etat manqué contre le Capitaine Sanogo et le Comité national de Redressement pour la Démocratie et la Restauration de l’Etat de droit (le Cnrdre) ». C’est d’ailleurs, poursuit-il, au cours de ce putsch manqué que ces mercenaires ont été arrêtés. Ainsi que des militaires maliens impliqués dans le coup dont le fils de l’ex-chef de l’Etat malien, Alpha Omar Konaré. Qui est un capitaine de l’armée de l’air. Il est toujours détenu par l’ex-junte militaire. Autre révélation de taille faite par la source diplomatique, l’arrestation d’un ex-chef rebelle ivoirien suivie plus tard de sa libération sur intervention d’Alassane Ouattara. A la tête des mercenaires ivoiriens qui sont, en majorité, des ex-rebelles devenus Frci, cet ancien chef de guerre ivoirien a participé, au dire de la source diplomatique, au coup d’Etat manqué contre le Capitaine Sanogo. Pris durant le coup par les bérets verts de Sanogo, il aurait été « cuisiné » avant d’être libéré au terme d’une transaction financière qui aurait eu lieu entre Abidjan et l’ex-junte militaire. L’ex-ministre de l’intégration africaine du gouvernement Ouattara, M. Adama Bictogo, serait l’intermédiaire qui a agi au nom du régime Ouattara. Tout en confirmant l’information, une source proche du Rdr, parti politique de M. Ouattara, a précisé que des couacs dans l’opération constituent la raison profonde du limogeage d’Adama Bictogo. Depuis avril 2012, la méfiance entre la Cedeao version Alassane Ouattara et l’ex-junte militaire malienne s’est fortement accrue.

10:30 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |