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02/08/2012

Rapatriement forcé des rescapés du camp de Nahibly dans leurs villages, un suicide collectif

Deux semaines après la triste journée du vendredi 20 juillet 2012, des coins de voilent se lèvent sur les motivations profondes qui sous-tendaient le massacre de 211 personnes dans le camp des déplacés de guerre de Nahibly.

Selon des sources très introduites, Dramane ouattara et son gouvernement avaient décidé secrètement de se débarrasser de tous les camps de déplacés internes qui existaient sur le territoire ivoirien. Ainsi donc, l’assassinat par les FRCI des quatre (4) jeunes originaires du quartier Côcôman, le 19 juillet 2012; la manipulation des populations de Duekoué pour les monter contre les déplacés internes de ladite ville; l’attaque du camp de Nahibly; l’inaction des forces de l’ONUCI pour venir au secours des déplacés sans défense lors du massacre étaient, en fait, les pièces du puzzle d’un objectif global de rapatriement forcé des déplacés internes rendus vulnérables par la guerre imposer à l’ouest par le pouvoir Ouattara, depuis septembre 2002.

 Après le massacre de cet autre vendredi noir, M. Chaloka Beyani, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits des personnes déplacées internes, a déclaré que :"Nahibly, Rapatriement forcé, FRCI, DozoCertaines communautés, dont quelques-unes qui sont retournées chez elles, se cachent la nuit dans la forêt de peur des attaques". Le rapatriement manu militari des rescapés du camp de Nahibly est donc une décision suicidaire pour ces populations sans défense ni argent, qu’on expédie à leurs bourreaux armés tapis aux abords des villages déjà défigurés.

 Du point de vue sécuritaire

Les déplacés de guerre avaient fui leurs villages et campements du fait des assassinats ciblés dont ils étaient fréquemment victimes. Certains villages ont purement et simplement été détruits et brûlés. Quelles mesures sécuritaires, dramane ouattara, a-t-il prises pour ramener les Wê à leurs lieux d’habitation d’origine ? A-t-on reconstruit les villages brûlés et détruits ? N’est-ce pas l’achèvement du génocide programmé des wê, sachant que les dozo et autres supplétifs des FRCI en armes attendent ces civils sans défense pour les exécuter ?

 Du point de vue alimentaire

 Nous sommes en Août et ces déplacés sont en majorité des agriculteurs. Selon le calendrier cultural de l’ouest de la Côte d’Ivoire, les mises en place des cultures vivrières se font en Mars et Avril de chaque année et les récoltes commencent à partir d’Août jusqu’en Janvier de l’année suivante. De quoi vivront ces pauvres paysans que dramane et l’ONUCI renvoient dans les villages ? Pis, même si ces Wê s’efforçaient à cultiver leur champ, ce serait impossible, puisse que les terres sont encore occupées par les dozo armés et autres burkinabés véreux.

 C’est donc dans une équation sans solution que Dramane Ouattara, chef suprême des FRCI, jette les rescapés du camp de Nahibly. Sans soutien financiers ni alimentaires, il est évident que les Wê qu’on rapatrie de force dans les villages et campements, sont voués à une mort certaine. Vivement que les mécanismes internationaux d’assistance humanitaire d’urgence soient mis en place, dès maintenant pour sauver les Guéré d'un génocide certain planifié par le "boucher de Duekoué".

 

06:14 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

01/08/2012

Chine : Diplomates et hommes d’affaires chinois réclament GBAGBO

Depuis son arrivée au pouvoir dans les fourgons blindés de la Licorne et de l’ONUCI, Dramane ouattara ne fait que patauger dans les acquis du Président Laurent Gbagbo. Les communicants et  médias "rattrapés" s’efforcent, maladroitement,  à  octroyer à Ouattara la paternité des grands projets du Président Laurent Gbagbo. Si cette ignominieuse machination communicationnelle a pu appâter et intoxiquer certains occidentaux, ce n’est pas le cas en République Populaire de Chine.

En effet, au moment où le Président Laurent Gbagbo, fraîchement renversé subissait un lynchage médiatique sans précédent de la part des médias occidentaux, des hommes d’affaires, des diplomates et des universitaires chinois lui témoignaient encore leur compassion.

Au Chinese Academy of Agricultural Méchanization Sciences (CAAMS), le lundi 22 Août 2011,  le Diplomate Li Jun, enseignant à l’Ecole normale de Pékin, déclarait : "J’ai servi mon pays en Côte d’Ivoire au temps du Président Houphouët Boigny, j’ai connu le premier ministre Ouattara, j’ai connu le Président Bédié, j’ai aussi connu l’opposant Laurent Gbagbo. Je condamne l’agression perpétrée par le président français Nicolas Sarkozy contre la Côte d’Ivoire et contre le Président Laurent Gbagbo qui a choisi de diversifier les relations de son pays. La République populaire de Chine est fidèle au principe de non-ingérence dans les affaires internes des Etats. Les occidentaux devraient en faire autant et  éviter de telles immixtions dans les affaires internes des autres nations. »

Le lundi 5 septembre 2011, devant des représentants de onze (11) pays francophones d’Afrique, M. Zhao Zi Jian, Président de China-Africa Machinery Corporation (CAMACO) basée à Luoyang dans la province de Henan, affirmait : "Le Président Laurent Gbagbo, par sa politique d’ouverture, a convaincu le gouvernement central qui a accordé à la Côte d’Ivoire une ligne sur le China-Africa Development Fund (CADFund). Des grands groupes chinois vont accroître leur présence en Côte d’Ivoire, des infrastructures publiques ont déjà été construites sur ce fonds et d’autres dont l’autoroute de Grand Bassam devaient être réalisées. Mais tout ce bel avenir est compromis par les agissements des occidentaux »

En rapprochant ces déclarations prononcées à des tribunes différentes, on peut aisément comprendre que les acquis du CADfund pour le financement des travaux d’infrastructures publiques, dont l’autoroute de Bassam, émanent du mandat du Président Laurent Gbagbo et non de la récente visite de l’imposteur Dramane ouattara, comme ses services de communication tentent de le faire croire. En outre, il est clairement établi en milieu diplomatique chinois que Laurent Gbagbo a été renversé parce qu’il a choisi d’étendre, ouvertement, les relations de la Côte d’Ivoire hors des cercles coloniaux habituels. Ainsi donc,  en dépit du lynchage médiatique d’une certaine presse, le Président Laurent Gbagbo jouit encore d’une bonne image dans les instances décisionnelles de la République Populaire de Chine.

13:30 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |