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28/10/2015

Conférence de Presse. AFFI:"Sans la réconciliation nationale, rien de durable et de grand ne peut être bâti"

 

Affi N'Guessan, Résultats des élections présidentielles, CEI

Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Chères militantes, chers militants,
Chers amis de la presse nationale et internationale
Le Scrutin pour l’élection du Président de la République de Côte d’Ivoire s’est tenu ce dimanche 25 octobre 2015, à l’issue d’une campagne électorale qui s’est déroulée sans incidents majeurs, mais sans grande effervescence.
La Commission Electorale Indépendante (CEI), vient de proclamer les résultats provisoires donnant pour chacun des candidats :
- Alassane OUATTARA, candidat du RHDP : 2.618.229 voix, soit 83,66%
- KONAN Kouadio Siméon, candidat indépendant : 22.117 voix, soit 0,71%
- LAGOU Adjoua Henriette, candidate UPCI : 27.759 voix, soit 0,89%
- AFFI N’Guessan Pascal, candidat du FPI : 290.780 voix, soit 9,29%
- AMARA Essy : 6.413 voix, soit 0, 20%
- Banny KONAN Charles : 8.667 voix, soit 0,28 %
- Mamadou KOULIBALY : 3.343 voix, soit 0,11%
- KOUADIO Konan Bertin : candidat indépendant : 121.386 voix, soit 3,88%
- KOUANGOUA Jacqueline-Claire, candidate indépendante : 12.398 voix, soit 0,40%
- GNANGBO Kacou, candidat Indépendant : 18.650 voix, soit 0, 60%

Ces chiffres indiquent que le candidat Alassane OUATTARA a remporté l’élection présidentielle du 25 octobre 2015. je prends acte de ce résultat et je lui adresse mes félicitations.


Je note cependant que les résultats affichés et les scores des candidats dans les différentes régions dressent le tableau d’un pays encore sous le traumatisme de la guerre. Des taux de participations records, 80 a 100% dans des zones encore récemment occupés par la rébellion armée de 2002 et ou le candidat du RHDP, réalise des scores avoisinant les 100%. Ce n’est pas un signe de santé démocratique, mais plutôt, la traduction d’une prise en otage et d’une absence de la liberté d’expression et d’opinion.
Ailleurs, on observe des taux d’abstention élevé, supérieur à 50% dans des zones ayant vécus durement les affres de la crise postélectorale de 2010-2011 et ou les populations se sont repliées sur elles-mêmes et, appréhendant l’échéance électorale comme une grave menace à leur sécurité, se sont abstenues d’aller voter.
Ce scrutin révèle donc que la Côte d’Ivoire est toujours en crise, la Côte d’Ivoire est toujours divisée.
Ce scrutin confirme que le pays a besoins de réconciliation et de démocratie. C’est conscient de cette de cette situation et déterminé à y remédier que je me suis engagé sincèrement et en toute responsabilité, avec les camarades du FPI et nos allies de l’AFD, dans le processus électoral.
Notre ambition, en allant a cette élection était de mobiliser nos compatriotes pour reconquérir le pouvoir d’Etat afin de réconcilier les ivoiriens, restaurer une paix durable, réinstaurer la démocratie et promouvoir le progrès social.


Je profite de cette occasion pour remercier tous les acteurs de notre campagne électorale. En premier lieu les militants et tous les responsables du Front Populaire Ivoirien le parti qui m’a accordé son investiture pour cette compétition nationale. Le FPI a démontré, encore une fois sa grande capacité de résilience. Malgré les épreuves, le parti s’est dressé, comme il a toujours su le faire chaque fois que la situation du pays l’exige.


Je remercie les militants et responsables des partis frères de l’Alliance des Forces Démocratiques (AFD) qui ont soutenu ma candidature et participé activement à sa promotion sur l’ensemble du territoire national.
Je salue les ivoiriens de la diaspora pour leur soutien
Je salue le peuple de Côte d’Ivoire, les populations de toutes les régions qui m’ont reçu et écouté et je dis infiniment merci à tous ceux et à toutes celle qui ont voté pour nous.
Je tiens à remercier et féliciter notre Directeur National de Campagne, Marcel GOSSIO, et toute l’équipe de campagne ; la haute direction composée des Vice-présidents et des responsables des partis de l’AFD, les Directeurs Départementaux de Campagne (DDC), les Directeurs locaux de campagnes (DLC), les représentants dans les bureaux de vote. Je sais que la tâche n’a pas été facile. Sans moyens et bravant toutes les formes d’intimidation ils ont tenu haut le flambeau de la démocratie et permis la tenue de cette élection.


Je salue la communauté internationale pour son soutien au processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui, les élections présidentielles sont terminées
Il reviendra au Président élu de tirer toutes les leçons de ce scrutin. A travers le taux de participation et les scores obtenus par les uns et les autres, les Ivoiriens adressent trois messages à la classe politique. Premièrement, les Ivoiriens ont peur, ils sont toujours hantés par le spectre de la crise postélectorale. Ils sont traumatisés. Nous avons le devoir de les sortir du traumatisme au lieu d’exploiter ce sentiment de peur. Deuxièmement, les Ivoiriens tiennent à la paix et à la démocratie, car les deux choses sont liées. Troisièmement les Ivoiriens veulent le changement dans la gestion des hommes et des affaires du pays.
Pour ma part, Je veux leur dire ce matin toute ma disponibilité à tenir l’engagement que j’ai pris avec le peuple ivoirien, d’œuvrer pour la paix et la réconciliation nationale.
Je suis plus que jamais convaincu, que sans la réconciliation nationale, rien de durable et de grand ne peut être bâti.


Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, qu’il nous accorde la sagesse et la paix.

15:55 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

27/10/2015

La CEI se désolidarise des résultats proclamés, jusqu'à ce jour, par le camp Ouattara et la RTI

CEI, Présidentielle en Côte d'Ivoire, Tricherie à l'élection présidentielle de 2015, CEI rejette les chiffres du camp OuattaraDans un Communiqué publié sur son site à 16h08mn, la Commission Électorale Indépendante se désolidarise de tous les résultats proclamés, jusqu'à ce jour 27oct2015, par le Camp Ouattara et sur la RTI. Ci-après, le libellé du Communiqué:

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"Election du Président de la République du 25 octobre 2015 : la CEI - tous les résultats proclamés jusqu’à ce jour du 27 Octobre 2015, ne relèvent pas de sa Commission Centrale, organe délibérant.

Publié le 27-10-2015"
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17:24 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

23/10/2015

Les Discours incendiaires de Ouattara pour préparer ses militants à ne pas accepter sa défaite

1-« Atakokélé » (langue Dioula) : « un coup K.O ». Les militants de Ouattara ont été conditionnés avec cette logique lors des meetings, ce qui veut dire qu’au soir du 25 octobre 2015, lorsque Ouattara sera contraint d’aller au 2ème tour ou au pire des cas, si Ouattara perd, ses partisans déjà pré-conditionnés prendront les armes.

2-« Kouma Bana » (langue Dioula) : « Il n’y a rien dire, on a déjà gagné ». Avec ça, si Ouattara perd, c’est « gâté », comme on le dit à Abobo.

3-« Akobo Poussière » ou encore « Devant nous, c’est poussière. Derrière Nous, c’est poussière », et le DJ du meeting lance le chant « Akobo Poussière » que Ouattara danse généralement devant ses partisans. 

La liste est longue. Nous allons faire une liste des discours incendiaires du camp Ouattara, avec les dates, les lieux et les auteurs de ces propos de campagne ou de précampagne, pour les envoyer à tous les acteurs et observateurs de la scène sociopolitique ivoirienne. 

Ouattara, Atakokélé, Kouama Bana, Atakokélé, Présidentielle d'octobre 2015, Discours incendiaires de campagnePendant toute la Campagne pour la présidentielle du 25 octobre 2015, de même que dans les tournées de Campagne  que le régime plaçait sous le vocable « Visite d’Etat », il a été constaté des propos incendiaires de Ouattara, de ses ministres et de son équipe de Campagne. Un décryptage de ces discours incendiaires permet de comprendre que les militants de Ouattara, parmi lesquels il y a de nombreux ex-combattants encore en arme, ont été méticuleusement conditionnés lors des meetings. De sorte qu’au soir du 25 octobre 2015, lorsque Ouattara sera contraint d’aller au 2ème tour ou en cas de défaite, ses partisans déjà pré-conditionnés prendront les armes.

C’est le lieu de prendre, d’abord,  à témoin les populations ivoiriennes qui ont vu et entendu ces discours incendiaires préparatoires de Ouattara, et ensuite pour attirer l’attention de la Comunauté Internationale dont la Cour Pénale Internationale, les observateurs, l’Union Européenne, l’Elysée, le Quai d’Orsay, la Maison Blanche, l’ONU, le Knesset..., sans oublier les médias.

10:43 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

16/10/2015

Putsch manqué au Burkina Faso: Guillaume Soro dans le collimateur de la justice burkinabé

Soro et ses rebelles, Soro Guillaume dans le collimateur de la justice burkinabéOUAGADOUGOU : Le Col Sita Sangaré, Directeur de la Justice Militaire, a confirmé la perquisition menée au domicile de Guillaume Soro, par les éléments de la Police Judiciaire, lors d’une conférence presse animée à Ouagadougou, relative à l’évolution de l’affaire du putsch manqué du Général Gilbert Diendéré, comme le témoigne une vidéo publiée le 16 octobre 2015 par la VOA sur sa page Facebook. Pour voir la vidéo, cliquez ici

Le Directeur de la Justice Militaire, répondant aux questions des journalistes, a précisé que les officiers de la police Judiciaire agissant dans le cadre de la commission rogatoire donnée par le Juge d’instruction, sur la base d’éléments en leur possession, ont perquisitionné le « domicile privé » de Guillaume Soro, ex-Chef de la rébellion armée des Forces Nouvelles.

L’Officier burkinabé a tenu à ne pas faire trop de commentaires sur l’affaire dans la mesure où « le secret de l’instruction est un principe cardinal ».

Il faut noter que les chefs de guerre proOuattara de la rébellion des Forces Nouvelles qui ont attaqué et endeuillé la Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002, ont reçu gite et couvert de Blaise Compaoré, alors Président du Faso. A l'aide de leur butin de guerre, Guillaume Soro et ses principaux chefs de guerre ont bâti, chacun, une résidence d’une insolente beauté à Ouagadougou. Depuis la chute du dictateur Blaise Compaoré, l’an dernier, il a été accueilli par Ouattara et ses criminels de guerre au pouvoir en Côte d’Ivoire. Les relations entre le régime Ouattara et les autorités burkinabé de la transition sont restées tendues avec pour point culminant le putsch manqué du Général Gilbert Diendéré.

Les enquêtes sur ce Coup d’Etat manqué des putschistes de l’ex-Régiment de la Sécurité Présidentielle (RSP) au Burkina Faso, le mois dernier, ont fini par mettre au grand jour, les accointances entre le Général putschiste et les « obligés » de Compaoré aux affaires en Côte d’Ivoire.

 

La Justice militaire a déjà inculpé, ce matin, le chef des putschistes, le Gl Gilbert Diendéré de "Crimes contre l’humanité". Tous les regards restent, donc, tournés vers le pays des hommes intègres attendant les conclusions desdites enquêtes. 

17:52 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |