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18/07/2014

Tête-à-tête Hollande-Opposition ivoirienne: "Nous avons évoqué la question de la CPI"

Rencontre Hollande Opposition ivoirienne, Affi, AFDCI, FPICe jeudi 17 juillet 2014 à 17h, le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, a conduit une délégation de l'opposition regroupée au sein de l'Alliance des Forces Démocratiques de Côte d'Ivoire (AFDCI) à la résidence de l'Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, dans le cadre d'une audience avec le Président français, François Hollande, en visite officielle de 24h à Abidjan. Au menu des échanges, la situation sociopolitique de la Côte d'Ivoire. Notamment les questions relatives à la sécurité nationale, aux droits de l'homme dont principalement la situation du Président Laurent GBAGBO et des autres prisonniers politiques; à la question du retour des exilés; à l'exercice des libertés publiques; à la réconciliation nationale et aux conditions d'organisation d'élection transparentes et crédibles en Côte d'Ivoire. Après l'audience accordée à toute l'opposition, le Président AFFI a eu un tête à tête d'un quart d'heure avec le président français. Au menu de cet entretien privé, la situation du Président GBAGBO et les questions communes à l'idéologie socialiste. A sa sortie d'audience, le président AFFI fait cette déclaration à la presse:

"Nous avons surtout évoqué clairement la question de la CPI"

« Le président Hollande n’est pas seulement le chef de l’Etat de France, il est aussi un socialiste. Et nous avons eu, par le passé, à nous rencontrer. Il était important que nous nous rencontrions pour parler de questions qui relèvent de notre famille commune. Notre famille idéologique. En tant que socialiste, il a fait quelques avis, quelques recommandations sur ce que le Fpi devrait avoir comme attitude par rapport à l’avenir du pays (…) Nous avons passé en revue l’ensemble des questions qui préoccupent l’opposition à l’heure actuelle et qui touchent aux libertés, aux droits de l’homme et à la démocratie avec toutes les entraves que nous rencontrons dans l’exercice de nos activités. La question des prisonniers politiques ; les comptes qui sont bloqués ; le retour des exilés; les domiciles qui sont occupées. Sur ce chapitre, nous avons surtout évoqué clairement la question de la Cpi. Vous savez que le président GBAGBO et le ministre BLE Goudé sont concernés. Nous avons évoqué également les questions liées à la justice à la sécurité et à l’Etat de droit. Les questions liées à la réconciliation nationale et la préparation des élections de 2015 par rapport à laquelle nous avons de gros problèmes pour nous entendre avec nos adversaires. Pour toutes ces questions nous avons émis le souhait ardent que le chef de l’Etat français, compte tenu de la place de la France en Côte d’Ivoire, compte tenu de son engagement, compte tenu de son appui politique et financier au régime ivoirien, pèse de tout son poids pour que le pays puisse sortir de cette situation et que nous retrouvions la paix et un jeu démocratique standardisé. De manière à ce que les élections à venir ne constituent pas une autre menace, mais plutôt la dernière étape pour boucler définitivement le dossier de la crise (…) »

 

"Nous ne participerons pas aux élections à N'importe quel prix"


A propos de la déclaration de François Hollande invitant le Fpi à participer aux élections de 2015 s’il veut continuer d’exister, voici la réponse du président Fpi : « Tout le monde sait bien que la participation aux élections est un enjeu capital pour toutes les formations politiques y compris pour le Fpi. Lorsqu’ il dit si le FPI veut exister ça veut dire que si nous ne réussissons pas à créer les conditions d’une participation, c’est notre avenir qui sera en jeu. Lorsque nous disons que nous n’entrerons pas dans la CEI tant qu’elle n’est pas crédible, cela participe de ce combat-là. C’est une observation que tous les analystes font. Mais cela ne veut pas dire que nous allons participer aux élections à tous les prix »

 



Le président du Fpi était accompagné, pour le compte du FPI, du vice-président DANO Djédjé et de la secrétaire générale, Agnès MONNET.

01:04 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

la cote d'ivoire vas très très mal s'ils ont peur de dire la vérité chose bizarre il y a pas de bon journaliste en cote d'ivoire des bêtises et n'importe quoi

Écrit par : fanck | 18/07/2014

C'est surtout à propos du retour des exilès que je repondis car le President Affi en a fait dans son compte-rendu.je viens lui dire cette verité déshabillée ou nue.A aucun moment au plus de la guerre le FPI n'a organisé de convoi de ses militants vers les autres pays.Si Affi veut echanger avec ses nouveaux partenaires,il devra desormais se passer du dossier des exilés. il ya une seule raison fondamentale pour laquelle certains ivoiriens sont volontairement exilés. c'est la raison de leur survie. aujourd'hui il ya deux raisons fondamentales pour lesquelles les gens continuent d'etre exilés. En plus de la raison de survie,il ya maintenant la raison de la detention du President LAURENT GBAGBO.Cela depasse le FPI. AFFI et le Fpi devront comprendre ceci une fois pour toute,le vrai debat sur la question du retour massif des exilés en Eburnie se fera à la realité après les elections de 2015. sauf si le Pdt LAURENT GBAGBO est liberé et participe à ces elections. le spectre de la guerre plane toujours sur la C.I.

Écrit par : Felix Bedi | 18/07/2014

AFFI nous ment. On ne peut pas discuter de tout cela en quinze minutes. Il a juste reçu des ordres de son nouveau patron. C'est Hollande qui confirme mes propos:"le fpi s’aligne ou périt.'

Écrit par : Dr. Cisse Yacouba | 19/07/2014

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