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31/07/2013

N’ayant pas de preuve supplémentaire, Bensouda autorisée à faire appel de la décision de 3 juin

Bensouda et Gnénéma Coulibaly, Courbette CPIPour « insuffisance de preuves », les juges de la chambre préliminaire I de la CPI avaient accordé un délai supplémentaire la procureure Bensouda pour mener des « enquêtes complémentaires » en vue de trouver des preuves contre le Président Laurent Gbagbo, dans leur décision rendue le 3 juin 2013.

Bensouda s'est rendue, à cet effet, à Abidjan le 19 juillet 2013. A sa sortie d’audience avec le Ministre Gnénéma Coulibaly de la Justice, Fatou Bensouda déclarait à la presse : « ma mission en Côte d’Ivoire est technique, elle fait suite à la décision de 2 juges sur 3 d’apporter les informations complémentaires dans l’affaire Gbagbo. Je dois donc rencontrer toutes les personnes capables de m’appuyer et avoir des informations », a-t-elle affirmé

Voir l’intégralité de sa déclaration : 

 

Après la vadrouille abidjanaise de la procureure Fatou Bensouda, en lieu et place de « preuves supplémentaires », la CPI annonce plutôt une autorisation d’appel de la décision du 3 juin 2013 ajournant l'audience de confirmation des charges dans l’affaire Gbagbo.

 

Les juges autorisent partiellement au Procureur de faire appel de la décision du 3 juin 2013 ajournant l'audience de confirmation des charges dans l’affaire Gbagbo.


La Chambre préliminaire I octroie la demande du Procureur par rapport au deuxième moyen d’appel, concernant le niveau de preuve nécessaire à ce stade de la procédure, tel que reformulé par la Chambre:
"Que la Chambre préliminaire a commis une erreur en concluant que, lorsque le Procureur allègue qu'une « attaque lancée contre une population civile » se compose de plusieurs petits incidents, dont aucun ne peut à lui seul satisfaire au niveau des exigences minimales de l'article 7 du Statut et qui auraient eu lieu à des moments et des lieux différents, un nombre suffisant de ces incidents doit être suffisamment prouvé, ce qui signifie que chacun de ces incidents doit être étayé par des preuves suffisantes avant que la Chambre puisse les prendre en considération afin de déterminer si ces incidents, pris dans leur ensemble, indiquent qu'il existe des motifs substantiels de croire qu'une attaque a eu lieu".


En outre, la Chambre préliminaire I rejette la demande de la Défense d'interjeter appel de la décision du 3 juin 2013.

À la CPI, pour certaines décisions, les parties ont un droit automatique d'interjeter appel. Cependant, pour d'autres décisions, les parties doivent demander une autorisation. C’est le cas concernant la présente décision. Selon l'article 82 (1) (d) du Statut de Rome, l'autorisation d'interjeter appel de la décision ne peut être accordée que si la décision soulève « une question de nature à affecter de manière appréciable le déroulement équitable et rapide de la procédure ou l’issue du procès, et dont le règlement immédiat par la Chambre d’appel pourrait, de l’avis de la Chambre préliminaire ou de la Chambre de première instance, faire sensiblement progresser la procédure».

Prochaines étapes : En premier lieu, le Procureur déposera son document d'appel sur la question mentionnée ci-dessus.

Une décision sera ensuite prise en temps voulu par la Chambre d’appel de la CPI, apprend-on.

 

 

Tous les regards sont désormais tournés vers la suite que donneront les juges de la Chambre préliminaire I à cet appel de Bensouda.

15:11 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

A l’initiative du régime Ouattara : un curieux film en tournage au siège du FPI de Yopougon

Siège FPI, Film montéDans la matinée d’hier lundi 28 juillet 2013, des informations concordantes ont avisé la rédaction de Notre Voie de la présence d’hommes et de femmes équipés d’appareils cinématographiques en train de tourner un film dans les locaux du siège de la Fédération du Front populaire ivoirien d’Abidjan-Banco. 

L’information intrigue en ce sens que ce siège est occupé depuis la dernière crise postélectorale par les forces pro-Ouattara connues sous l’appellation de Frci. C’est d’ailleurs cela qui a suscite notre curiosité à nous rendre sur les lieux, à de Yopougon-Wassakara, non loin de l’espace Ficgayo pour voir de plus près ce qui est en train de s’y dérouler. Et quand nous y arrivons, nous trouvons effectivement une équipe à la tâche avec des cameras et tout ce qui concourt à la réalisation d’un film. Le passage des personnes dans le périmètre est strictement suivi par des gendarmes. Certainement pour éviter que les badauds ne gênent le tournage en faisant du bruit. « Un film intitulé « Run » qui signifie courir en anglais est en cours de réalisation dans les locaux du siège du Front populaire ivoirien à Yopougon Wassakara. Ce film va relater la récente histoire de la Côte d’Ivoire. L’équipe qui réalise ce film va rester 3 jours dans les locaux du siège du FPI. Ce film qui est un long métrage va être présenté en France, en Côte d’Ivoire et un peu partout dans le monde», explique Claire Gadea qui fait partie de l’équipe de tournage. Elle confie par ailleurs que ce film est financé par la France à l’initiative du ministère ivoirien de la Culture qui décrète la prochaine année, année du cinéma. 

«Est-ce que les responsables du FPI ont été informés avant d’occuper les locaux qui servent de siège à leur parti ? Est-ce que l’équipe, après son passage à Yopougon, se rendra aussi à Abobo où le Commando invisible a longtemps semé la terreur au sein de la population civile pro-Gbagbo? ». Claire Gadea ne répondra pas à toutes nos questions. Arguant que le journaliste ne doit pas se substituer au politique ( ?). 

Elle s’est néanmoins montrée disponible pour dire que l’équipe a reçu une autorisation du ministre de l’Intérieur et elle a tenté de justifier le film. Mais elle nous donnera rendez-vous pour le samedi prochain afin de nous faire rencontrer Philippe Lacote, premier responsable de la réalisation du film sur l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. 

En revanche, le secrétaire général de la fédération FPI de Yopougon joint au téléphone a dit toute sa surprise d’apprendre qu’un film est en cours de réalisation au siège de son parti. « Nous ne sommes pas informés », a-t-il laissé entendre Zaba Zadi. 

Benjamin Koré 

Publié le mardi 30 juillet 2013 | Notre Voie 

04:28 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

30/07/2013

GUIGLO: S’entrainant pour une société de gardiennage, 60jeunes enlevés par les FRCI

Guiglo, Enlèvement 60 jeunes, FRCI exactionsAh, les exactions à Guiglo!  Dans le but de se prendre en charge, 60 jeunes ont choisi de travailler pour une société de gardiennage de la ville de Guiglo, à 620km à l’Ouest d’Abidjan. La Société de gardiennage organise, alors, une séance d’entrainement à la Place Publique Félix Houphouet Boigny de Guiglo pour donner aux 60 jeunes les aptitudes requises leur permettant d’exercer le travail de vigile.

Selon des sources concordantes, le lundi 29 juillet à 16h, alors qu’ils continuaient leur entrainement à la Place Publique Félix Houphouet Boigny, ces 60 jeunes ont été enlevés par des FRCI sous le prétexte fallacieux que ces jeunes sont des miliciens qui s’entraineraient pour mener des attaques armées à Guiglo. "Les FRCI ont trimbalés ces jeunes manu militari dans le tristement célèbre Camp FRCI de Guiglo où ils sont torturés depuis hier", ont précisé les mêmes sources.

 

Comment des déstabilisateurs peuvent-ils choisir de s’entrainer en plein jour dans un espace public comme la Place Publique Félix Houphouet Boigny de Guiglo, au vu et au su de tous ?  En réalité, le régime Ouattara, dans sa fébrilité, voit des déstabilisateur partout. Dieu seul sait si ces 60 jeunes sortiront vivants de ce camp des FRCI où ils sont torturés.

04:29 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/07/2013

Ahmadou Bakayoko, DG de RTI, procède à des nominations en mode rattrapage ethnique

Ahmadou Bakayoko, Clanisme, rattrapage ethniqueABIDJAN : Cinq (5) nouvelles nominations à la Radio Télévision Ivoirienne (RTI), tous des agents provenant des ethnies proches de Ouattara. Le Nouveau DG de la RTI, M. Ahmadou Bakayoko est lui-même un rattrapé ethnique ayant bénéficié des retombées  de la politique de rattrapage ethnique qui l’a récemment parachuté à la Direction Générale des chaînes publiques ivoiriennes.

Ainsi donc dans la continuité du clanisme béant de son mentor Dramane Ouattara, le DG de la RTI vient de procéder fraichement à de nouvelles nominations. Les rattrapés ethniques élus sont :

1-Touré Sanga, nommé Directeur de RTI1 et RTI2.

2-Koné Lanciné, précédemment Directeur de RTI2, est nommé Directeur de l'information. 

3-Traoré Abou, nommé Directeur de RTI Bouaké. 

4-Cissé Mohamed Lamine, nommé Directeur chargé des magazines et des sciences-fictions à la RTI.

5-Mme Da Chagas Mariama, nommée Directrice de la publicité.

 

Ainsi va la Côte d’Ivoire au rythme de la politique de rattrapage ethnique, où le clanisme l’emporte sur les compétences requises pour des postes de responsabilité. Ceux qui justifiaient la prise des armes au MPCI parce qu'ils étaient exclus, font de l'exclusion leur mode de gouvernance. Ils diront que le pays avance. Bien sûr, ethniquement. 

13:48 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |