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27/06/2013

Raphael Lakpé: "le document de Joseph Titi est ok" mais son journal AUJOURD’HUI reste suspendu

C’est dans une combine dictatoriale et révoltante que le régime Ouattara roule depuis plus de deux semaines, les journaux proches de l’opposition ivoirienne, notamment le quotidien "AUJOURD’HUI" fondé par M. Joseph Titi. Nous vous livrons le récit des derniers développements de sa lutte avec le CNP pour la réapparition de son journal suspendu depuis le 10 juin 2013.


Joseph Gnahoua Titi, journal aujourd'huiCet après-midi, le conseil national de la presse (CNP) a encore rejeté le dossier du journal Aujourd'hui qui reste encore suspendu. Le conseil reproche à Joseph Titi qui a remanié sa rédaction pour obtenir le quota de journalistes professionnels exigé par le CNP, de n'avoir pas produit un document interne confirmant la nomination du rédacteur en chef ainsi que celle du secrétaire général de rédaction, de même que les émoluments auxquels ils auront droit.

Il est cependant bon de noter que dans sa dernière notification en date du 25 juin 2013, le CNP écrit ceci, je cite : "Délibérant, le conseil a constaté que vous avez fourni en lieu et place des cartes de journalistes professionnels du rédacteur en chef et du secrétaire général de la rédaction pour l'exercice 2012-2013, celles de 2011-2012. Cette irrégularité viole l'article 16 de la loi du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse qui indique que le rédacteur en chef, son adjoint ou le secrétaire général de la rédaction doivent obligatoirement être des journalistes professionnels". En conséquence, il suffisait que je produise un document qui montre que mon rédacteur en chef et mon secrétaire de rédaction ont tous les deux la carte de 2013 pour que je sois en règle avec la lettre de l'article 16 de la loi de 2004. C'est ce que j'ai fait par anticipation le 21 juin dernier. Mais non, le CNP demande maintenant pourquoi je ne produis pas un simple document interne de leur nomination. Pour cette raison, le journal Aujourd'hui qui a déjà produit au titre des documents administratifs exigés par la loi, à savoir :

1. Des états financiers de l'entreprise à la Direction générale des impôts

2. Une déclaration individuelle de salaire annuel (DISA)

3. La déclaration de l'ensemble des journalistes professionnels à la CNPS

4. Des bulletins de salaire de ceux-ci

5. Une attestation de déclaration de l'entreprise à l'inspection du travail

6. Un document d'immatriculation de l'entreprise à la CNPS

7. Une liste de la rédaction remaniée ensuite le 21 juin pour respecter le quota exigé par le CNP

Est suspendu. Et cela, depuis le 10 juin.

Visiblement, l'objectif du CNP n'est pas la régularisation des entreprises de presse. Si ce n'était que cela, la suspension qui frappe le journal Aujourd'hui aurait été levée depuis longtemps. Car tous les documents légaux exigés ont été déposés par le journal. Que ferait-on d'un acte de nomination du rédacteur en chef et du secrétaire de rédaction si ce n'est pour maintenir le journal au fil des semaines et des sessions loin des kiosques ? Car la prochaine session est prévue pour le 4 juillet prochain. Encore dans une semaine. Tandis que pour bien plus grave que ça, des entreprises ont obtenu des mises en demeure leur permettant d'être sur le marché.

Pourtant en guise d'apaisement, j'ai sursis à la conférence de presse que je voulais organiser pour élever la voix. J'ai même rencontré les autorités du CNP, notamment la secrétaire générale et le président M. Raphael Lakpé. On m'a dit que mon document était ok. Maintenant je comprends que le but de la manœuvre c'est de liquider la presse bleue. On commence par Aujourd'hui et Le Nouveau Courrier dans la droite ligne de la vieille stratégie du diviser pour mieux régner.

 

Source: Joseph Titi

19:13 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Et malheureusement pendant ce temps César Etou jubile, en demandant aux sociétés de choisir des journaux en règles, belle preuve de solidarité. Bon courage à vous monsieur Titi.

Écrit par : paul83 | 28/06/2013

@paul83, M. Cesar Etou et "Notre Voie" sont solidaires de la lutte des journaux de leurs confrères suspendus. J'ai connu M. Joseph Titi par le canal d'un journaliste de Notre Voie qui est son ami intime. Evitons de créer des polémiques qui nous divisent. Et aidons M. Joseph Titi à vaincre la décision politique du CNP afin que "AUJOURD'HUI" revienne. Merci!

Écrit par : Alain Doh Bi | 28/06/2013

Il n' y a pas à polémiquer. UN JOURNAL BLEU = UN JOURNAL BLEU dans cette lutte que nous menons. Pas d'amalgame surtout. OK ? Maintenant si tu es du côté du diable, alors basta !

Écrit par : Gölögbèlé | 28/06/2013

Loin de moi la polémique, mais que veut dire ce message publicitaire apparu après la suspension des autres :"MESSAGE DE LA REFONDATION-SA ENTREPRISE EN REGLE DEPUIS TOUJOURS.
Annonceurs, Partenaires, Lecteurs de Notre Voie
Communiquez avec nous en toute légalité et en toute sérénité (...)
Notre Voie, 1er quotidien privé légal à gros tirage."
(Notre voie du 27/06/2013, page 10)

Écrit par : paul83 | 11/07/2013

@paul83, En quoi est-ce que ce message de "Notre Voie" indexerait spécifiquement le quotidien "Aujourd'hui"?
Chaque journal fait sa promotion auprès pour s'attirer les marchés publicitaires. Je le répète: "les journalistes de "Notre Voie" et "Aujourd'hui" sont de très bons amis qui travaillent ensemble. Concentrons-nous sur l'essentiel qui peut aider nous journaux bleus. Que Dieu te garde, cher frère

Écrit par : Alain Doh Bi | 11/07/2013

Les commentaires sont fermés.