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18/05/2013

5 cargos FRCI débarquent à Bagohou (Duékoué), la base arrière d'Ouérémi entre en forêt

Amadé OuérémiLe plus difficile commence pour les FRCI venues en grand nombre d’Abidjan, de Yamoussoukro et de Daloa pour déloger le chef de guerre de Ouattara, le tristement célèbre Amadé Ouérémi, à en croire les témoignages qui parviennent de l’ouest de la Côte d’Ivoire, depuis hier nuit.

Selon notre source résidente du village de Bagohou, un renfort supplémentaire de FRCI de 5 cargos a fait son entrée dans cette petite localité à proximité de Duékoué, hier vendredi 17 mai 2013 aux environs de 22h.   

"Le village de Bagohou s’est vidé de plus de la moitié de ses habitants. Les hommes d’Amadé Ouérémi ont rejoint leur chef dans le mont Péko. Et les rares wê dudit village ont choisi d’aller, les uns dans des villages voisins, les autres dans des gros campements avec tout le risque que cela comporte" a déclaré une habitante jointe au téléphone.

Les prochaines heures s’annoncent donc chaudes pour Duékoué et ses environs dans ce qu’il convient d’appeler « la guerre entre Ouattara et son poulain Ouérémi ». Une chose est évidente, Amadé Ouérémi a l’avantage de la maîtrise du terrain. C’est d’ailleurs pourquoi ses hommes n’ont pas hésité à quitter Bagohou, considéré à tors ou à raison, comme la base arrière du Chef de guerre de Ouattara. Tout se passera en forêt, dans le mont Péko, précisément.

Même si Ouattara et ses FRCI, certainement appuyés par les forces françaises, arrivent à déloger du Mont Péko Amadé Ouérémi et sa bande d’égorgeurs d’humains de Duékoué,  où iront-ils ? Que deviendront les personnes que ce chef de guerre Ouérémi a installé sur les terres des wê en tuant et chassant les vrais propriétaires terriens ? N’est-ce pas un nouveau cycle d’insécurité pour les pauvres wê sans défense dans les contrées voisines de Diébly et de Tahably ?

En clair, cette opération de déguerpissement d’Amadé Ouérémi est un vrai guêpier qui, lorsqu’elle  entrera dans sa vraie phase active, pourra entraîner des imprévues et dégâts collatéraux incommensurables.

08:56 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Ceci est la preuve que l'autorité de l'état n'est pas établie sur l'ensemble du territoire ivoirien et qu'aucune élection démocratique ne peut s'y dérouler. Quand une partie du pays est entre les mains de mercenaires étrangers ou hommes de guerre que tous les Ivoiriens ne reconnaissent pas, nous sommes dans l'anarchie ! Tant que le nord du pays ne sera pas géré comme le sud, aucune élection ne sera reconnue nationale ou démocratique.

Écrit par : St-Ralph | 18/05/2013

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