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04/05/2013

Les journalistes ivoiriens célèbrent la journée de la liberté de la presse, très surveillée par Ouattara

Liberté de presse ivoirienne, Escorte policièreCe samedi 4 mai 2013, sous une forte escorte policière, les journalistes ont commencé par une procession qui est partie de la Bibliothèque Nationale d’Abidjan Plateau jusqu’à la Maison de la Presse.

 Dans la cours de la Maison de la Presse d’Abidjan, les Journalistes ivoiriens ont dressé des bâches et des préaux et un podium où les intervenants vont se succéder. Il est 10h53mn, les journalistes en place attendent l’arrivée des représentants du Gouvernement. Après les excuses du Comité d’organisation présidé par M. Boga Sivori, M. LAZARE, un patron de presse qui est aussi chantre fait sa prestation pour combler le temps mort.

C’est d’abord M. Raphaël Lakpé du Conseil National de la Presse (CNP) dans un exposé a fustigé la prolifération des blogs et des Webradios dans l’espace audiovisuel ivoirien. "La prolifération des blogs et des webradios, qui diffusent toutes sortes d’informations, constitue un danger". Le responsable du CNP termine son exposé en exigeant qui "ces nouveaux médias se mettent en règle". Mais il ne dit, malheureusement, pas comment une webradio ou un blog sur la toile et dont l’administrateur est en Europe a-t-il obligation de venir se mettre en règle vis-à-vis du CNP ?

 

A sa suite, M. Zio Moussa, Président de l'Observatoire de la liberté de la Presse, de l'éthique et de la Déontologie (OLPED), a situé la liberté de la presse tout en dénonçant les maux qui minent le milieu des entreprises de presse en Côte d’Ivoire.

"Nombres d'entre nous font du militantisme politique dans les rédactions et non du journalisme" a déploré le Président de l’OLPED. Parlant de l’insécurité  dans le travail du Journaliste, M. Zio Moussa a déclaré : "Notre sécurité est un leurre (….). Aucune entreprise de presse ne peut fournir un garde à chacun de ses journalistes ", a-t-il reconnu. Avant d’affirmer que : "nous avons mis en berne notre solidarité à cause de nos chapelles politiques", a-t-il déploré.

Le 3ème intervenant M. Touré Moussa, Président de l’UNJCI, a indiqué que "depuis hier, suite à la libération de M. Ousmane Sy Savané, DG de Cyclone, il n’y a plus de journaliste en prison en Côte d’Ivoire". Un grossier mensonge du régime Ouattara.

M. Guillaume Gbato, Secrétaire Général du Syndicat national des Agents de la Presse Privée de Côte d’Ivoire (SYNAPP-CI) a porté un cinglant démenti à cette assertion. Il a souligné que : "M. Sokouri Bohui, DG de la Refondation SA, Société éditrice du quotidien ‘Notre Voie’ et de l’Hebdomadaire ‘BolKotch’, est toujours détenu en prison par le régime Ouattara". Aussi a-t-il plaidé pour sa libération.

La Vidéo de la procession: 


22:34 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Lol si c'est affaire de blogs là qu'ils enlevent leur bouche dedans... Qu'ils pensent plutot au chomage grandissant sur civ

Écrit par : likeplacide | 05/05/2013

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