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29/01/2013

Christine Zékou répond à Charles Gomis, Ambassadeur de Ouattara en France

 

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Mme Christine Zékou

Objet : Réponse à votre lettre du 22 janvier 2013

A Son Excellence Charles Gomis, Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France

102,Avenue Raymond POINCARE 75016 Paris

 

Excellence Monsieur l’Ambassadeur,



J’accuse réception de votre lettre datée du 22 janvier 2013 adressée à moi. Je lis dans cette lettre : « … il m’a été donné de constater … qu’une partie des Ivoiriens ne fréquentait pas notre représentation diplomatique. Pour ma part, la Côte d’Ivoire appartient à tous les Ivoiriens et cela reste valable pour l’Ambassade de Côte d’Ivoire … ».


Vous employez ensuite les mots « émancipation et développement ». J’ai envie de rêver un peu pour considérer que nous croyons aux mêmes sens pour ces mots. Mais les faits sont là. En effet, Monsieur l’Ambassadeur, nous pouvons constater ensemble que pour un contentieux électoral qui n’avait pas de raison d’être si nous respections notre Constitution, la guerre a fait de nombreux dégâts dans notre pays.


Des traumatismes sont nés, liés à des viols, des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des violations flagrantes des droits de l’Homme qui se poursuivent encore … Le nombre d’exilés se comptent par milliers et plusieurs Ivoiriens ne peuvent pas rentrer en Côte d’Ivoire dont ceux qui ne fréquentent pas la Représentation diplomatique à Paris. Dans ce climat de terreur qui n’a pour seul dessein que d’asseoir un pouvoir, vous parlez d’épanouissement.


Mais pour aller à l’essentiel, je dois vous répondre que nous luttons depuis des mois voire des années, pour la restauration des libertés dans notre pays et nous allons continuer de mener ce combat. Nos conditions pour discuter avec les autres Ivoiriens que vous êtes sont connues : libération de tous les prisonniers, retour de tous les exilés et dialogue politique franc entre tous les Ivoiriens pour aller vers une réconciliation viable.


Si vous comptez aborder ces sujets avec mon organisation, nous pourrions nous présenter à votre invitation. Dans le cas contraire, il faudrait noter que nous ne saurions venir ni pour servir de faire-valoir ni pour faire de la figuration. Restant à l’écoute de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de nos salutations distinguées.



Pour CODESCI


Christine ZEKOU

11:41 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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