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01/01/2013

Audio, Mao Glofiéi: "Je vais ajouter ma pierre à l’édifice de la consolidation de la paix sociale en Côte d’Ivoire"

Propos recueilli par le Blogueur Alain Doh Bi, pour la VRA

 



 

 

 

A la fin de la cérémonie de réception des « libérés provisoires » organisée par le Front Populaire Ivoirien (FPI) au QG du Président Laurent Gbagbo à la Riviéra Attoban, ce samedi 29 décembre 2012, M. Mao Glofiéi s’est prêté à quelques questions des journalistes. En voici le contenu.


Alain Doh Bi, VRA : Bonjour M. Mao Glofiéi. Vous qui venez d’être récemment libéré, pouvez-vous nous dire vos impressions ? Avez-vous une déclaration à faire par rapport à cette libération provisoire dont vous venez de bénéficier ?


MAO GLOFIEI : Moi pour le moment, la justice m’a mis en liberté provisoire, tout ce tracte positivement au niveau de la Justice. On est entrain de travailler au niveau de la justice, donc je ne peux pas répondre par voix de presse.


Autre Journaliste, RFI : Le Porte-parole des 8 proGbagbo libérés provisoirement récemment, l’ex-Premier Ministre Gilbert Aké Ngbo demande aux autorités de poursuivre ce geste et de libérer ceux qui restent en prison. Vous en pensez quoi ? Vous vous êtes concertés avant qu’il ne parle ou c’est votre opinion aussi.

MAO GLOFIEI : De toutes les façons, entre nous ivoiriens, quoiqu’il en soit tôt ou tard, nous devons nous entendre pour travailler ensemble, pour créer toutes les conditionnalités autour du Président qui est là, le Président Allassane Ouattara. Donc, ce que nous pouvons lui demander, même un bébé qui nait aujourd’hui, ce qu’il doit demander, c’est de créer les conditions de la paix sociale en Côte d’Ivoire, de continuer le geste qui a fait. Tous ceux qui sont restés derrière, s’ils sont en liberté, ça nous arrange. C’est toute la Côte d’Ivoire que ça arrange. Notre souci majeur, moi en tant que Chef traditionnel, c’est ça. Il faut qu’il ait la paix. Il faut qu’on avance dans le sens de la cohabitation fraternelle. Tout le monde, le Front Populaire Ivoirien, tous les partis de gauche, tous ceux qui ont lutté, nous remercions tous les magistrats qui ont travaillé dans ce sens, tous les avocats qui ont travaillé dans ce sens, tout le monde, toute la Côte d’Ivoire. Même qu’il soit bébé, comme l’a dit toute à l’heure, le président, tous ces bébés qui ont prié, il faut toujours les remercier. Nous leur disons merci. C’est tout. Le problème de se reprocher, nous ne voulons pas prendre le couteau, mettre dans la plaie dans cette Côte d’Ivoire qui est entrain de périr et qui est entrain de se lever et de se relever.  Et je pense que le Président Allassane comprendra tous ces messages et continuera à élargir comme il l’a fait pour nous. Le reste, ce qui est important, c’est la paix sociale en Côte d’Ivoire. Pour le moment, ce qui important, c’est la paix sociale en Côte d’Ivoire. Rien que la paix en Côte d’Ivoire.


Autre Journaliste, Une télé Internationale : L’Ouest de la Côte d’Ivoire a été déchirée par une crise sans précédent. Quel est votre souhait, vous qui avez joué un grand rôle dans cette zone ? Quel est votre souhait aujourd’hui pour la Côte d’Ivoire et pour cette région.


MAO GLOFIEI. : C’est pourquoi, je félicite tous ceux qui ont concouru, moi par exemple, à ma liberté provisoire parmi les gens. Avec en tête le président de la République, le Ministre de l’Intérieur, le garde des sceaux, Ministre de la justice, les magistrats, le Front Populaire Ivoirien qui a lutté pour notre liberté. Avec en tête le président Ouattara, Je lui dis merci et je leur dis merci à tous. C’est ça. Moi, je suis un Chef traditionnel. C’est ce que beaucoup ne savent pas. Je suis sorti, ma mission, c’est de créer les conditionnalités pour qu’il ait la paix sociale à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. C’est d’aller sensibiliser les gens, expliquer à d’autres ce qu’ils n’ont pas compris sur moi. Ce qu’ils ne savent pas, pourquoi je n’ai pas fait ceci, pourquoi je n’ai pas fait cela. Il faut expliquer ça aux parents. Donc, moi je pense que c’est notre mission. Moi principalement, c’est ma mission parmi les huit (8). J’irai  suis de l’ouest, je suis de Guiglo, je suis wê. Donc moi ma mission, c’est de savoir qu’est-ce qu’il faut dire. Maintenant on va s’asseoir pour voir quel message il faut lancer. Je pense que c’est mon souci majeur, il faut qu’il ait la paix sociale. Je pense que je vais ajouter un peu ma pierre à l’édifice de la consolidation de la paix sociale en Côte d’Ivoire, en passant par l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

 

Autre Journaliste, RFI : Donc, votre libération participe au processus de réconciliation?

 

MAO GLOFIEI : Mais oui ! Moi je pense que c’est ça. Moi, comme je suis conscient que je créerai toutes ces conditionnalités de cette paix sociale ; Je sais quand même que le peuple me voue une reconnaissance, tout ce monde se reconnait en ma personne dans le cadre de la tradition, de chez nous.Je suis le Chef du Conseil Suprême de toute la Chefferie du peuple Wê en Côte d’Ivoire. Au moins, toutes les autorités Wê se reconnaissent à ma personne. Je n’ai pas de problème avec une autorité politique, ni un parti politique, ni un mouvement politique. Je suis avec tout le monde, tout le monde me reconnait dans ce sens-là. C’est pourquoi,  je sors, mon souci est comment faire pour que tout se passe bien autour du pouvoir en place, et que tous les partis politiques qui ont des difficultés avec le pouvoir, comment faire pour que les gens travaillent en symbiose. C’est mon souci majeur.

Autre Journaliste, RFI : Quant est-ce que vous allez vous rendre alors dans l’Ouest ?

 

MAO GLOFIEI : Non ! Pour le moment, je ne peux pas donner de programme, parce qu’on n’a pas encore finit. On vient de sortir de la prison. On va voir ensemble avec tous les partis politiques. Il faut travailler avec les partis politiques. Parce que tous les partis politiques sont représentés sur le terrain. Même si ce sont des Wê, dont je suis un des chefs, mais chaque Wê est partisan ou militant d’un parti politique. Je dois travailler avec tous, pour qu’ensemble sur le terrain, ce que les gens savent que je suis, pour qu’on avance dans le sens de la paix sociale. Mon souci majeur, c’est ça.

 

Propos recueilli par le Blogueur Alain Doh Bi,

Au QG Laurent Gbagbo, Riviéra Attoban, le 29 décembre 2012, Cérémonie de réception des "Libérés Provisoires".

 

14:54 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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