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13/12/2012

Vidéo - Cpt Sanogo :"Modibo Diarra va très bien. Il n’a donné cette démission sous aucune pression, sous aucune forme de violence"

 

L’interview télévisée du Capitaine Amadou Haya Sanogo, à l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM),  le 11 décembre, après la démission "forcée" du PM Cheick Modibo Diarra :

 

 

«C’est un Premier ministre qui n’a aucun égard pour le peuple. Il ne reconnait pas l’autorité du président de la République. Il ne s’adresse à personne, ne rend compte à personne» explique-t-il, en le qualifiant d’«ambitieux» et de «danger pour ce pays».

 

«Cheick Modibo Diarra va très bien. Il n’a donné cette démission sous aucune pression, sous aucune forme de violence…….On ne l’a pas contraint, on a facilité son départ. »

 

« Le point de blocage pour la libération du nord, c’était encore lui. Il n’a pas entériné l’équipement qu’on a demandé, il n’a pas donné les moyens qu’on voulait. Et tout ce qu’on est parvenu à mettre sur place actuellement,…. c’est par les petits moyens qu’on a eu par ci, par là pour remettre l’existant à niveau. Sans quoi il n’a été d’aucune utilité dans ce domaine aussi. Il n’a pas donné un seul équipement à l’Armée Malienne»

 

 

Mali : le Premier ministre Modibo Diarra démissionne 

Cheik Modibo Diarra a annoncé mardi matin à la télévision nationale sa démission et celle de son gouvernement quelques heures après avoir été arrêté par d'ex-militaires putschistes ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré.

 

Après l'annonce par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra de sa démission et de celle de son gouvernement, un porte-parole de l'ex-junte affirme qu'un nouveau chef de l'exécutif sera nommé "dans les prochaines heures".

Le porte-parole de l'ex-junte malienne, Bakary Mariko, a démenti mardi tout "coup d'Etat" après la démission forcée du Premier ministre Cheick Modibo Diarra, assurant qu'un nouveau chef de l'exécutif sera nommé "dans les prochaines heures" par le président malien. "Ce n'est pas un nouveau coup d'Etat", a affirmé à France 24 M. Mariko, qui a reproché à M. Diarra, arrêté dans la nuit par des militaires, de ne pas avoir agi en "homme de devoir" face à la crise au Mali, mais en fonction d'"un agenda personnel".

 

Cheick Modibo Diarra a annoncé dans la nuit de lundi à mardi sa démission et celle de son gouvernement peu après avoir été arrêté à Bamako sur ordre du capitaine Amadou Haya Sanogo, ancien chef des putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré en mars.

 


"Je démissionne avec mon gouvernement"

"Moi Cheik Modibo Diarra, je démissionne avec mon gouvernement", a déclaré le Premier ministre lors d'une brève allocution à l'Office de radio-télévision du Mali (ORTM) sans donner d'explication à sa décision. L'air grave et les traits tirés, Diarra a simplement remercié ses collaborateurs et souhaité que "la nouvelle équipe" qui lui succédera réussisse sa mission. Cheik Modibo Diarra avait prévu de partir lundi soir pour Paris afin d'y passer un contrôle médical, selon son entourage. Il s'apprêtait à se rendre à l'aéroport quand il a appris que ses bagages avaient été débarqués de l'avion qui devait l'emmener en France et il est resté à son domicile où il a été arrêté.

Quelques heures avant qu'il n'apparaisse à la télévision, un membre de son entourage avait annoncé à l'AFP qu'il avait été arrêté à son domicile de Bamako "par une vingtaine de militaires venus de Kati", ville garnison proche de Bamako et base des ex-militaires putschistes. "Ils lui ont dit que c'est le capitaine Sanogo qui leur a demandé de l'arrêter", selon lui.

 

"Régler le bicéphalisme qui règne au sommet de l'Etat"

 

"Cheick Modibo Diarra n'est pas un élu, il a été nommé suite à l'accord-cadre" signé début avril entre la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et la junte, qui avait alors remis le pouvoir aux civils, a rappelé Bakary Mariko. "Il avait deux missions principales, notamment la libération du nord du Mali et l'organisation d'élections libres et transparentes", a-t-il affirmé, jugeant que "depuis sa nomination, il n'a pas agi en homme de devoir. Tout ce qu'il a fait, il l'a fait au nom de son agenda personnel", a-t-il dit, accusant l'ex-Premier ministre d'avoir voulu "s'éterniser au pouvoir".

 

Selon ce proche du capitaine Sanogo, le départ de M. Diarra "doit régler le bicéphalisme qui règne au sommet de l'Etat" et "va permettre au Mali d'agir en son nom et dans son intérêt", alors que "la communauté internationale demande au Mali de parler d'une seule voix". "L'ensemble des forces vives du Mali, avec son armée, vont prendre les décisions qui s'imposent pour sortir le Mali de la crise institutionnelle", a assuré le porte-parole. Evoquant le nord, il a affirmé que "l'armée malienne a les ressources nécessaires et la volonté d'aller libérer son pays". "Si la communauté internationale doit tarder, l'armée malienne prendra ses responsabilités pour libérer son territoire", a-t-il dit. 

10:48 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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