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05/12/2012

Sylvain MIAKA OURETTO, Président par intérim du FPI, Invité de M. Edjangue sur AFRICA24

Miaka Oureto sur Africa24L’Invité du jour, du mardi 4 décembre 2012, sur Africa24 était M. Sylvain Miaka Oureto, Président par Intérim du Front Populaire Ivoirien, Parti du Président Laurent Gbagbo. De larges extraits de ses déclarations :



 

« C'est un privilège de nous retrouver sur votre plateau, parce que dans mon pays en Côte d’Ivoire cela remonte maintenant à bien des mois, c'est pratiquement impossible de voir un opposant sur le plateau de la télévision, en tout cas nous on n'y a pas droit, même pas à la radio »

« Il faut être sur le terrain, je vous donne des références qui sont fortes. Amnesty International, HRW, et récemment le secrétaire adjoint de l'Onu qui a tenu une conférence en Côte d’Ivoire, le maire de Paris, et tous ont dit crument que les droits de l'Homme n'étaient pas respectés, et c'est le cas. Parce qu'en ce 21è siècle, c'est aujourd'hui en Côte d’Ivoire qu'on trouve des camps de concentration. Le terme n'est pas fort ! Des camps de concentration et de tortures, on branche un fer électrique et on le passe sur le dos d'un citoyen ! C'est dur quand même à supporter monsieur Edjangue ... Ce sont des camps qui sont apparus sous le régime Ouattara, on n'a jamais eu ces méthodes de tortures en Côte d’Ivoire, ça n'a jamais existé »

 

« Je ne pense pas que le changement d'un gouvernement soit aujourd'hui le souci des ivoiriens, j'allais dire c'est le dernier de leur souci. On prend toujours les mêmes et on recommence ... Peut-être que Ouattara estime qu'il a son pouvoir, il le gère comme il le veut pour atteindre des objectifs qu'il s'est fixés, ses objectifs c'est peut-être piétiner les règles des droits de l'Homme et de la démocratie, faire dégringoler la Côte d’Ivoire. Si c'est dans ce souci qu'il a mis son gouvernement en place, à lui seul d'apprécier »

 

« Mr Edjangue, ce qu'il faut dire, la Côte d’Ivoire vit une situation très difficile. Les ivoiriens sont désorientés. Et ce qui me fait mal, il y a quand même eu un cas de jurisprudence ! Le président Gbagbo a pris le pouvoir en 2000, et il a dit c'est dans les conditions calamiteuses. Et il a pris ses responsabilités en tant que chef d'état et président de la République. Au plan politique, il a tout fait pour ramener tout le monde autour d'une même table, et le président Ouattara, et le président Bédié, et le Général Guéi, pour discuter entre frères. Même si ça n'a pas réussi comme il l'espérait puisque son régime a été attaqué deux années plus tard »

 

« Nous avons aujourd'hui des soucis que nous considérons comme des soucis majeurs. Au moins 30 000 ivoiriens sont en exil. Admettons quand même que pour quelqu'un qui a exercé de hautes responsabilités au niveau de l'État, qui gère une famille. Et en Afrique, on le sait, un cadre qui réussit c'est le caféier et le cacaoyer de toute la famille. Que ceux-là puissent être à l'étranger, pendant que toutes les personnes qui comptent sur eux croupissent dans la misère à Abidjan, parce qu'en plus tous les avoirs sont gelés ! Et que vous avez plus de 500 pro-gbagbo qui sont détenus dans les prisons civils et militaires confondues, avec à l'intérieur d'Abidjan plus de 400 jeunes qui sont dans les camps de concentration, pour certains on ne sait même pas où ils se trouvent ... comprenez que ce sont là des situations majeures par rapports à l'entrée dans un gouvernement ou participer à des élections »

 

Une transcription du Blogueur DTR

01:19 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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