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09/11/2012

Selon Figaro Economie : "L’économie Française au bord de la récession"

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Pour la Banque de France, l'Hexagone terminera l'année dans le rouge. Une sombre perspective au moment où l'agence de notation Moody's confirme qu'elle se livrera à une nouvelle évaluation dans « les semaines à venir ».

Si le gouvernement avait fini par oublier qu'il était surveillé par les agences de notation, Moody's s'est chargé de le lui rappeler. L'agence américaine qui avait donné un sursis au AAA français après l'élection de François Hollande - contrairement à Standard & Poor's qui l'en avait déjà privé -, a confirmé vendredi qu'elle livrerait une nouvelle évaluation de la situation économique de l'Hexagone dans «les semaines à venir». Un de ses dirigeants a même rappelé que les notes de crédit des pays de la zone euro restaient soumises à des risques. En d'autres termes, que la «perspective négative» qui plane au-dessus de la tête de plusieurs pays, dont la France, pourrait purement et simplement se transformer en dégradation.

Pour passer entre les mailles du filet, Jean-Marc Ayrault doit maintenant finir de convaincre Moody's sur sa capacité à ramener le déficit public à 3 % du PIB fin 2013, mais aussi de mettre en œuvre des réformes structurelles - comme le premier ministre s'y est engagé mardi lors de l'annonce du pacte de compétitivité qui doit se traduire l'année prochaine, sur le papier, par une réduction inédite du coût du travail des entreprises. Plus facile à dire qu'à faire...

Les derniers indicateurs conjoncturels montrent en effet une très nette dégradation de la situation économique et font office d'alerte. La Banque de France fait ainsi planer le spectre d'une récession en fin d'année! Après avoir anticipé un recul de 0,1 % du PIB au troisième trimestre, elle annonce maintenant un repli identique au quatrième. Soit, techniquement, une France en récession après deux trimestres consécutifs de recul de son PIB. La publication, jeudi, par l'Insee de sa première estimation de croissance pour le 3e trimestre confirmera, ou non, ce scénario. Face au pessimisme de la prévision de ses services - par nature plus sombre que celle de l'Insee -, le gouverneur de la Banque de France a tenté de dédramatiser l'état des lieux. La France ne connaît pas «une situation de récession», a martelé Christian Noyer en marge d'un déplacement à Lyon. «L'économie telle qu'on le voit aujourd'hui est plate, s'est-il justifié. Il ne faut pas chercher à avoir une surinterprétation de variation à 0,1 point près.»

L'industrie en souffrance

 

Le constat, en tout cas, est sans appel. L'industrie continue de souffrir. En septembre, la production de l'ensemble du secteur a ainsi chuté selon l'Insee de 2,7 %, et ce après avoir progressé de 1,9 % le mois précédent. Par rapport à la même période de 2011, le repli atteint 2,1 %. Rares sont les secteurs qui échappent à la dégradation. L'automobile est particulièrement à la peine: - 11,6 % entre juillet et septembre 2012 par rapport à la même période en 2011, d'après les dernières données disponibles du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Du coup, les prévisions d'investissements des industriels sont tout sauf réjouissantes. Interrogés par l'Insee en octobre, les chefs d'entreprise prévoient une petite hausse de 1 % en 2012 grâce à un bon premier semestre, les six derniers mois de l'année affichant un recul de l'indicateur.

 

«La fin d'année sera un peu difficile… mais l'activité va reprendre ensuite progressivement», tente de rassurer Bercy. Reste que 2013 commencera sans élan à cause d'un acquis de croissance nul. Une ­situation qui ne s'est pas produite depuis plusieurs années et qui ­complique un peu plus la donne du gouvernement qui s'évertue à maintenir, malgré tout, une prévision de croissance de 0,8 % l'an prochain. Soit deux fois plus que le taux prévu mercredi par la ­Commission de Bruxelles, révisé à la baisse.

21:22 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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