topblog Ivoire blogs

05/11/2012

Les FRCI de Ouattara sèment la terreur à BÉCÉDI (SIKENSI), le mercredi 31 octobre

 

images?q=tbn:ANd9GcQNGZZ7Y3JrGXWIZlYZn5_k-WPoMQ-GrJRphIqubNXpWsWWs6_XSH4lfRg

Yao Ossan Camille n’est pas la seule victime. Dans le village, les personnes que nous avons rencontrées sont unanimes à reconnaître que les Frci exercent en permanence des violences sur les paysans. Comme Yao Ossan, Yao Kouamé Michel a également frôlé la mort. Il ressort de son pathétique témoignage que les Frci ont tenté de l’étrangler pendant qu’ils lui mettaient un chiffon dans la bouche. « Un élément des Frci a sorti sa kalachnikov et a voulu m’abattre. Ces éléments soutenaient qu’ils m’avaient vu dans les attaques de Dabou et d’Akouédo. Ils m’ont brûlé aux pieds». Ces individus armés soutenaient que des armes étaient cachées dans les plantations d’hévéa. Ces témoignages ont été livrés dans la cour du chef du village de Bécédi devant ce dernier. Ces nombreux faits relatifs au comportement des Frci ont été confirmés par le chef du village, Amani Gbébi Paul. Il a reconnu que des tombes ont été profanées par les Frci viennent de façon imprévue pour demander à procéder à des fouilles dans le village. « Ici, je n’ai pas connaissance de cache d’armes. Nous l’avons toujours dit au préfet et aux Frci. Donc ça ne me gêne pas qu’on vienne faire des fouilles sans me prévenir. Je n’ai rien à cacher dans mon village », estime le chef du village. On retiendra aussi que les Frci ont fait une descente dans un campement la veille de notre arrivée. En effet, selon une des victimes, un instituteur bénévole, dans la nuit du mardi à mercredi 31 octobre, les Frci se sont rendus dans le campement de Blékisso rattaché au village de Bakanou A. Au dire de cet instituteur bénévole, les Frci ont fouillé la maison du pasteur Eli alors qu’il conduisait une veillée de prière. Selon cet instituteur, ils ont défoncé des portes pour emporter des portables et de l’argent. L’enseignant N’Guessan Kré Delorme dit avoir perdu 27.000 fcfa et les Frci auraient emporté aussi 50.000 fcfa d’un boutiquier du campement. Ils ont battu à sang deux jeunes dont un a été tailladé à la machette si on en croit à l’instituteur qui venait de faire une déposition à la gendarmerie de Sikensi. Devant le chef, ils ont souligné qu’il n’est pas rare de voire ces soldats s’inviter dans des campements et plantations pour faire main basse sur les biens des populations qui ne savent plus à qui saint se vouer.

 

Source: Envoyé Spécial, B.K. via La Majorité Présidentielle Gbagbo

 

18:36 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.