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30/10/2012

Les patriotes le 30 octobre à la Haye: "Rendez-nous notre Président, Libérez Gbagbo"

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"Rendez-nous notre Président!", "Liberez Gbagbo" réclamaient les patriotes, les dignes fils de Côte d'Ivoire et les panafricains devant la CPI, Ce mardi 30 octobre 2012, dès le matin.

Ils ont bravé le froid et ont tout Abandonné pour soutenir le Président Gbagbo et surtout pour defendre leur patrie et de leur continent.

Me Altit, avocat du Président Gbagbo a démonté toutes les accusations les unes après les autres et a démontré que son client, au regard du droit, doit être libéré. "Maintenir Gbagbo en prison sous le prétexte que s'il est libéré d'autres personnes commettraient des crimes, est une prise d'otage" a-t-il argumenté.

Le procureur s'est fait représenté par son substitut. Ce dernier s'est contenté de parler de l'impertinence des plaidoyers de l'avocat de Gbagbo.

Bien que les patriotes et résistants aient eu l'information de l'absence de Gbagbo à l'audience, ils sont restés sur place jusqu'à l'heure de leur départ dans leurs villes d'origines. La deuxième partie en huis clos continuait lorsque ceratains rentraient à bord des cars empruntés pour cet historique voyage. "Gbagbo mobilise toujours" ont témoigné les policiers de la Haye venus sécuriser la manifestation.


A l'heure où nous mettions en ligne cet article, la partie de l'audience en huis clos était terminée et tous attendaient le verdict des juges.

21:27 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Des journaux pro-Ouattara titrent des attaques imminentes en Côte d'Ivoire

FRCI"Les assaillants ont infiltré Abidjan", titre "Le Jour Plus". "Le Nouveau Reveil" affiche: "Abidjan très infiltrée d'assaillants", quant à "Soir info", il évoque la "Déstabilisation de la Côte d'Ivoire" avec des personnalités ciblées. "L'Inter" donne la parole à un agent de sécurité privé qui fait des revélations sur des hommes de Soro et certains militaires pro-Gbagbo.

Tout porte à croire que la presse pro-Ouattara ou proche du régime est convaincue que l'issue de l'audience du Président Gbagbo à la Haye aura une incidence sur la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire. Le fait troublant est la précision avec laquelle certains quotidiens "pro-Ouattara" détaillent les plans d'attaques. 

Quelles sont donc ces assaillants qui communiquent leurs plans d'attaques à la presse? et mieux à la presse du régime ciblé?

De toutes évidence, le régime de Ouattara aime la position de victime, alors qu'il martyrise les ivoiriens. Des enlèvements, des emprisonnements, des tortures, des assasinats ciblés et massacres sont l'éprouvant lot quotidien des opposants au régime de Ouattara. La posture de victimisation de Ouattara a toujours été son arme favorite pour attirer beaucoup plus de faveur de ses soutiens. 

Mais jusqu'où ira-t-il avec une telle stratégie? Chanter des prétendues attaques, chaque matin, fait fuir les investisseurs et Ouattara et ses médias se retrouvent dans un cercle vissieux. Les récents rapports de World Economic Forum et Doing Business classent la Côte d'Ivoire, respectivement  131è/144 pays et 177è/188 pays, donc parmi les derniers pays au monde où l'on peut faire des affaires du fait, en partie, de l'insécurité.

Une chose est claire, la Côte d'Ivoire retient son souffle et attend l'issue de l'audience de Gbagbo à la Haye, dans une atmosphère de peur et de grosses inquiètudes alimentées par les rumeurs d'attaques véhiculées par les quotidiens pro-Ouattara.

09:08 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

28/10/2012

Amnesty International : "200 personnes détenues et torturées par Ouattara en Côte d’Ivoire"

 

exqctions frciCôte d'Ivoire. Il est temps de mettre fin au cycle de représailles et de vengeance

 

 

 

Plus de 200 personnes, dont des membres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, ont été arbitrairement détenues et torturées et beaucoup croupissent toujours derrière les barreaux, révèle aujourd'hui Amnesty International au retour d'une mission d'un mois en Côte d'Ivoire.

« Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l'électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, deux d'entre eux ont été victimes de sévices sexuels » a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International.

« Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats. »

Laurent Gbagbo a été président de la Côte d'Ivoire de 2000 à 2010 avant d'être chassé du pouvoir à la suite d'une élection contestée qui a dégénéré en affrontements violents.

Après un conflit de quatre mois qui a fait plus de 3 000 morts, Laurent Gbagbo a été arrêté en avril 2011 puis transféré à la Cour pénale internationale à La Haye pour des inculpations liées aux violences postélectorales.

Durant sa mission, Amnesty International a rencontré quatre détenus dans un lieu de détention non-reconnu comme tel, le Génie militaire, une caserne à Abidjan. Ces personnes avaient été détenues au secret pendant plus d'un mois.

Dans de nombreux cas, malgré des demandes et des efforts inlassables pour retrouver leur proche dans différents lieux de détention, des familles ont été laissées sans aucune information et n'ont appris le sort de leur parent que par le biais d'Amnesty International.

Parmi les personnes détenues dans des lieux de détention non-reconnus comme tels à Abidjan, certaines ont été inculpées d'atteinte à la sûreté de l'État. D'autres ont été remises en liberté sans inculpation ni jugement. Dans certains cas, les remises en liberté ont fait suite à des rançons versées à des membres de l'armée.

 

 

 

Tel a été le cas pour un membre du FPI, qui a été arrêté à Abidjan le 27 août 2012, car accusé d'être un milicien.

 

 

 

Il a été libéré deux jours plus tard contre une rançon. Il a déclaré à Amnesty International : « Mes parents ont d'abord versé 50 000 francs CFA (environ 75 euros), puis après ma libération, mes geôliers sont venus chez moi et ont exigé une somme plus élevée. Je leur ai dis que je ne pouvais pas payer une telle somme et ils ont accepté de recevoir 20 000 CFA (30 euros) ».

Dans un autre cas, un policier est décédé des suites de torture. Serge Hervé Kribié a été arrêté à San Pedro le 21 août 2012 par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, l'armée nationale) et interrogé sur de récentes attaques. Il a été déshabillé, attaché à un poteau, aspergé d'eau puis a reçu des décharges électriques. Il est mort quelques heures plus tard.

Au cours de la mission, Amnesty International a rencontré de hauts responsables proches de Laurent Gbagbo qui sont détenus dans quatre villes du centre et du nord du pays, notamment son épouse, Simone Gbagbo, détenue à Odienné, son fils, Michel Gbagbo, emprisonné à Bouna, et des personnalités majeures de l'administration précédente, détenues à Boundiali et Korhogo.

Tous sont inculpés de plusieurs infractions dont des atteintes à la sûreté de l'État et l'assassinat.

« Certains d'entre eux nous ont dit que, bien que détenus depuis avril 2011, ils n'ont vu le juge d'instruction que deux fois, et ce pour quelques heures », a déclaré Gaëtan Mootoo.

La délégation a rencontré l'un des juges chargés de ce dossier. Celui-ci a déclaré qu'en raison de la confidentialité des enquêtes, il ne pouvait donner aucune information sur les dossiers, mais qu'il clôturerait son enquête avant la fin de l'année.

La délégation d'Amnesty International s'est également rendue à Duékoué et dans les villages environnants dans l'ouest du pays où des fosses communes ont récemment été découvertes.

Amnesty International s'est entretenue avec des personnes déplacées ayant vécu dans le camp de Nahibly qui a été attaqué par des Dozos (chasseurs traditionnels qui sont une milice soutenue par l'État) et des membres des FRCI en juillet 2012 en représailles à la mort de quatre personnes.

Amnesty International a recueilli des témoignages crédibles de nombreuses personnes relatant des détentions arbitraires, des disparitions et des exécutions extrajudiciaires suite à ces événements. Cette attaque et les violations qu'elle a entraînées se sont produites alors que les soldats de maintien de la paix de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) étaient stationnés à l'extérieur du camp et bien que la police des Nations Unies était postée à l'intérieur.

« Bien que reconnaissant que le gouvernement ivoirien fait face à une vague d'attaques, nous craignons fortement que les arrestations et la répression en cours ne découlent d'une volonté de représailles et de vengeance », a déclaré Gaëtan Mootoo.

« Plus de dix-huit mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011, il est grand temps pour le président Alassane Dramane Ouattara d'aller au-delà des promesses et de placer le respect des droits humains au sommet des priorités de son gouvernement. »

 

Communiqué de presse d’Amnesty International, 26 octobre 2012.

 

Lien du communiqué : http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/c-te-d...

 

22:13 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

La CPI, cette Cour aux ordres : Vous avez dit cour de justice ou cour de politique internationale ?

Fatou, CPINous savons tous que la déportation de Laurent GBAGBO à la Haye, aux Pays-Bas, a été faite sur injonction de Nicolas Sarkozy, ancien président français et ami intime d´Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, nous avons cru en la capacité des hommes et femmes qui animent cette institution internationale de dire le droit rien que le droit afin de permettre au monde entier de connaitre définitivement la vérité sur le dénouement de l´ élection présidentielle qui s´est déroulée en Côte d´Ivoire en fin d´année 2010.

 

Aujourd´hui, après le rejet de la décision en appel de libérer provisoirement le président Laurent Gbagbo, il est indéniable que les arguments justificatifs de ce rejet sont fortement politiques que juridiques. Notamment quand la juge Sanji Mmasenono Monangeng, présidente de la séance de ce vendredi 26 octobre 2012, affirme que Laurent Gbagbo dispose d´un réseau très solide de sympathisants ou que son parti politique lie à sa libération l´aboutissement du processus de réconciliation nationale et de paix sociale en Côte d´Ivoire. Ici, l´on est en droit de se demander si nous sommes dans une cour de justice ou dans les bureaux d´un chef de parti politique ivoirien à la solde du régime fasciste et nazi en place à Abidjan.

 

Pis, vous soutenez madame la présidente pour justifier votre rejet que Laurent Gbagbo est capable de fuir une fois qu´il bénéficie d´une quelconque liberté provisoire. Non, madame la présidente. Je me demande si vous n´avez pas suivi la crise ivoirienne. Cette crise qui a secoué tout le continent noir et le reste du monde. Laurent Gbagbo n´a pas la posture d´un fuyard. Il a été kidnappé par l´armée française aidée de l´armée de l´ONU en Côte d´Ivoire entre les débris du palais présidentiel à Abidjan. C´est un homme qui a suffisamment conscience de sa responsabilité. Il est resté digne dans l´humiliation tout en demandant à son armée de cesser la guerre pour permettre au peuple de passer à la phase civile de la crise que son pays connait.

 

Pour rappel, madame la juge présidente, Laurent Gbagbo, déporté à la Haye, est aujourd´hui soumis à votre arbitrage parce que l´on l´accuse d´avoir perdu l´élection présidentielle en Côte d´Ivoire et de ne pas vouloir céder le pouvoir à son adversaire. Pourtant vous reconnaissez implicitement la victoire de Laurent Gbagbo à ladite élection par le fait qu´il est majoritaire. Car on ne peut disposer d´un très solide réseau de sympathisants à cette étape de sa vie que si l´on n´est majoritaire. Mieux, que si l´idéal que l´on défend dans sa vision politique n´est partagé par la majorité de ses concitoyens. Depuis la création de votre juridiction internationale, c´est la première fois dans toute son histoire qu´un homme aussi incriminé et accusé de tous les maux de la condition humaine est soutenu et défendu par son peuple. Jamais un dictateur-criminel ne saurait bénéficier d´autant de soutien et d´affection de ses concitoyens. À moins que tous ceux qui le soutiennent soient des adeptes du crime abominable comme ceux reprochés à Laurent Gbagbo par votre institution. Bientôt deux ans que Laurent Gbagbo croupit sous le poids de l´accusation de crimes de sang, de crimes contre l´humanité, de crimes économique et de viols. Depuis bientôt deux ans aussi que ses concitoyens battent le pavé pour réclamer sa libération pure et simple. C´est un signe que vous devez savoir interpréter pour corriger le tort à lui fait au nom d’intérêts économico-idéologiques.

 

Madame la présidente, comment voulez-vous que le parti politique de Laurent Gbagbo appelle ses militants et autres sympathisants à aller à la réconciliation nationale et à la paix sociale en Côte d´Ivoire alors que leur champion croupit injustement et arbitrairement dans les goulags inféodés à l´impérialisme français ? Oui madame la présidente, Laurent Gbagbo se trouve à la Haye non pas parce que les crimes à lui reprochés sont de son fait mais bien pour des raisons idéologiques, économiques et politiques. Laurent Gbagbo se trouve aujourd´hui déporté à la Haye dans cette prison construite par les occidentaux pour l´empêcher de mener de front la lutte pour la souveraineté et l´indépendance vraie des Etats Africains.

Laurent Gbagbo se trouve exposé à votre jugement parce que la France ancienne puissance colonisatrice n´est pas prête à accepter que la Côte d´Ivoire prenne le chemin de son autonomie. Elle se suffit et se plait dans l´utilisation de ses valets nègres pour perpétuer sa prépondérance et exploiter illicitement les ressources économiques de ses anciennes colonies. Elle se suffit et se plait dans l´enfantillage des africains pour leur faire porter la responsabilité de ses crimes qu´elle commet sous le faux manteau d´une soi-disant mission humanitaire. Et vous le savez autant que moi madame la présidente. Laurent Gbagbo est en prison et bizarrement les crimes contre l´humanité se multiplient en Côte d´Ivoire. La Côte d´Ivoire est bloquée depuis l´avènement de Dramane Ouattara à la tête de ce pays. Toutes les régions susceptibles d´avoir voté pour Laurent Gbagbo font l´objet de représailles et leurs populations sont contraintes à l´exode et à l´exil. À l´ouest de la Côte d´Ivoire, région d´origine de Laurent Gbagbo, le régime actuellement au pouvoir pratique une politique d´expropriation, une politique d´extermination systématique et de génocide programmé, une politique de repeuplement sous les yeux des nations unies pour lesquelles vous êtes sensée agir. Les rebelles, qui depuis 2002 jusqu´à maintenant tuent les Ivoiriens et commettent les pires formes de crimes contre l´humanité, connaissent chaque jour des promotions dans l´administration civile et militaire en Côte d´Ivoire. Et ça n´intéresse personne pourvu que les puissances occidentales trouvent leur satisfaction dans le malheur des africains.

 

Le 30 octobre 2012, se tiendra une autre audience. Je pense que ce sera l´occasion pour votre juridiction de se rattraper en vue de rectifier le tir. Parce que je crois qu´il n´est pas encore tard pour bien faire.

 

La CPI doit libérer Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre prochain. En plus de ce que sa crédibilité est engagée dans ce procès contre Laurent Gbagbo, il se jouera à la Haye ce jour le destin de tout le continent Africain. Libérer Laurent Gbagbo, c´est donner espoir aux générations futures en Afrique de croire en la lutte pour la souveraineté et l´autonomie des Etats africains. Libérer Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre 2012, c´est briser les chaines de la soumission et de l´assujettissement qui maintiennent nos pays Africains dans le sous-développement, la misère sociale et la précarité. Libérer Laurent Gbagbo, c´est faire comprendre au reste du monde que le combat des dignes fils d´Afrique pour une Afrique libre et souveraine n´était pas vain. Ce sera votre pierre à la construction d´une Afrique prospère et unie dans le destin. En ce moment les Africains comprendront la nécessité pour eux d´appliquer des modèles de développement économique et structurel qui génère la richesse et le bien-être social pour leurs populations. Vous verrez que l´humiliation que vivent de nombreux africains au quotidien connaîtra une fin certaine.

 

Je termine mon propos sur cette citation : « Ce n´est pas parce que les choses sont difficiles que nous n´osons pas, mais parce que nous n´osons pas que les choses sont difficiles ». Dites le droit et rien que le droit en libérant Laurent Gbagbo purement et simplement. Vous aurez ainsi participé à faire bouger les lignes dans le dénouement des relations internationales qui mènent notre monde d´aujourd´hui. L´Afrique tout entière et le reste du tiers-monde vous en seront reconnaissants.

 

Amoungnan !

 

Par Jean-Marie Dekpai

14:50 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |