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12/10/2012

Massacre de Nahibly : Trois puits remplis de cadavres découverts à Duekoué à l’ouest

Attaque camp Nahibly, milices pro-OuattaraLe massacre des déplacés de guerre dans le camp de Nahibly connait un nouveau rebondissement à Duekoué à l'ouest de la Côte d'Ivoire. Trois puits remplis de cadavres et constituant visiblement des charniers, ont été́ découverts mercredi dernier à Duekoué, à la suite d’informations livrées par un rescapé du massacre de Nahibly. Hier jeudi 11 octobre 2012, l’exhumation des cadavres avait débuté́ en présence du procureur adjoint de Man quand ce dernier a unilatéralement interrompu les fouilles, sans que les deux autres puits où l’on apercevait des crânes humains n’aient été́ explorés. Que cache donc cette attitude du procureur ?


Tout a commencé lorsqu'un homme qui avait survécu à une exécution de masse lors des événements de Nahibly a alerté hier matin un journaliste de FRANCE24 de passage à Duekoue sur l’existence d'une fosse commune ou plusieurs de ses amis avaient été enterrés après avoir été tués par les hommes armés d'Alassane Ouattara, tandis que lui avait pu s’échapper. Une fois sur les lieux, non loin de l'usine de traitement d'eau de la SODECI, l'homme indique un puits. L'ONUCI, la police, la gendarmerie et les autorités arrivent et, après 30 minutes de fouilles, une jambe humaine est trouvée. Malheureusement la nuit empêchera de continuer les recherches qui devraient reprendre ce matin. La police et la gendarmerie ont reçu entre temps l'ordre de sécuriser le puits durant la nuit, tandis que le survivant des massacres a été placé sous la protection des organisations humanitaires.

 

 

 Pour rappel, le vendredi 20 juillet 2012, des milices pro-Ouattara qu'encadraient des FRCI fidèles au gouvernement Ouattara, avaient attaqué le camp des déplacés de Nahibly à Duekoué, qui jusqu'à ce jour là abritait des milliers de réfugiés et déplacés de guerre qui avaient fui leurs villages, suite aux massacres perpétrés par les mêmes forces pro-Ouattara durant la crise postélectorale de 2011. Juste avant le massacre, les casques bleus chargés de protéger le camp avaient déserté les lieux, scellant ainsi le sort des pauvres déplacé de guerres . Un premier bilan dressé par les rescapés faisait état de 213 morts et plusieurs disparus. Et dès le samedi 21 juillet 47 des victimes avaient pu être identifiées par des parents et proches des victimes. Plusieurs corps n'avaient pu être identifiés car brûlés par les assassins.

Citant Ndolam Ngowey,  un fonctionnaire de l'ONUCI, le quotidien LE NOUVEAU COURRIER dans son édition du 23 juillet 2012 révélait par ailleurs que plusieurs corps avaient été emportés vers des destinations inconnues par les milices pro-Ouattara. Des rescapés quant à eux parlaient de plusieurs de leurs compagnons qui avaient été enlevés et dont on avait plus retrouvé les traces. La découverte faite hier par un journaliste de FRANCE24 sur indication d'un rescapé apportera surement des éclaircis sur le sort des cadavres qui avaient été emportés et sur les réfugiés portés disparus

14:16 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Pauvre CI. Et avec tous ces crimes,on en connaitra JAMAIS les auteurs. Que dis-je? On connait les auteurs qui ne seront jamais inquietés par le Pouvoir.

Écrit par : Halin Bebel | 12/10/2012

Pauvre CI. Et avec tous ces crimes,on en connaitra JAMAIS les auteurs. Que dis-je? On connait les auteurs qui ne seront jamais inquietés par le Pouvoir.

Écrit par : Halin Bebel | 12/10/2012

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