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03/10/2012

La justice "vuvuzela" de Ouattara lance le procès de l’assassinat du Gl Guéi avec 4 versions contradictoires

Guei tué par les rebelles de ouattara le 19 sept 2002

Le  mardi 2 octobre 2012, s’est ouvert le procès tant attendu des ex-FDS. Entre autres crimes, il leur est reproché l’assassinat du Gl Guéi, survenu le 19 septembre 2002, lors des attaques d’Abidjan  par la rébellion de Soro Guillaume.

Sont inculpés, 5 ex-FDS :  Lago Léo Jean Noël, Toualy Noël, Kipré Yagba, Toh Ferdinand et le Général Dogbo Blé Brunot, surnommé respectueusement par ses hommes le "Gl Delta Deux Fois Bravo". Quatre (4) versions contradictoires de l’assassinat de Guéi se chevauchent déjà.

La version de Mabri Toikeusse

Le 19 septembre 2012, Mabri Toikeusse, Président de l’UDPCI et Ministre du Plan de Ouattara, lors de la cérémonie dédiée au défunt Gl Guéi avait annoncé que : "le Gl Guéi a été enlevé puis conduit à la résidence présidentielle d’alors où ordre a été donné de l’éliminer". Mabri Toikeusse et son parti racontent urbi et orbi que le Gl Guéi a été exécuté à la résidence présidentielle sur ordre de Gbagbo.  Mais une autre version vient contredire celle de Mabri.

 

La version de Ange Kessy "obtenue" en torturant SEKA SEKA

Le procureur militaire Ange Bernard Kessy a dévoilé dans la presse des "aveux" de l’ex-FDS Anselme Séka Séka, obtenus sous la torture.  "Quand il  est arrivé sur les lieux de l’arrestation, Anselme Séka a demandé à Dogbo Blé de lui remettre le général Guei, ce qui fut fait", a affirmé Ange Kessy dans un quotidien Pro-Ouattara. "Séka a ensuite conduit le général Guéï vers la corniche (une rue d’Abidjan), l’a exécuté et a abandonné son corps sur les lieux".

Ce n’est donc plus à la résidence présidentielle que le Gl Guéi aurait été tué, mais à la Corniche. Ange Kessy contredit ainsi la version de Mabri Toikeusse. Mais une troisième version vient contredire les deux(2) premières.

 

La version d’un "Monseigneur"

Depuis l’annonce du procès, les internautes de Ouattara parlent d’une version d’un Monseigneur selon laquelle, "le Gl Guéi aurait été capturé par des hommes armés alors qu’il se serait  abrité avec son épouse dans la Cathédrale Saint Paul du Plateau. Ces hommes les auraient exfiltrés et entrainés hors de l’Eglise pour les exécuter".

A en croire à la version, dit-on, de cet homme d’Eglise, ce n’est ni à la résidence présidentielle, ni à la Corniche, mais dans les environs de la Cathédrale Saint Paul du Plateau, que le défunt Général aurait été exécuté.

 

La version qui accable les rebelles Pro-Ouattara du 19 septembre 2002

Cette autre version circule sur la toile. Elle fait état de ce que "les rebelles de Soro Guillaume lors de l’attaque d’Abidjan le 19 septembre 2002 ont d’abord ciblé la maison du Gl Guéi, qu’ils auraient capturé avec son épouse pour les exécuter à la corniche dans leur progression vers le quartier de Cocody où se trouve la résidence présidentielle" affirment des sources dignes de foi. "Convaincus qu’il réussiraient leur coup d’Etat, les assaillants de Soro  se sont donc débarrassés de la menace potentielle en éliminant le Gl Guéi"  ont argumenté les défenseurs de cette version.

 

Une chose est sure, le verdict est connu d’avance, puisse que le procureur militaire Ange Bernard Kessy affirmait dans la presse pro-Ouattara, la semaine dernière : "Dogbo Blé mérite la prison à vie". Mais puisse qu’il faut officialiser ce que la justice aux ordres de Ouattara a déjà planifié, il organise cette comédie éhontée qu’il ose qualifiée de procès.

Depuis hier, les informations qui parviennent du palais de justice font état de ce que Me Goh Bi et les avocats du Gl Dogbo Blé Brunot ont confondu le Procureur militaire Ange Bernard Kessy, sur une question de procédure. "Une affaire militaire doit se dérouler devant un tribunal militaire" ont martélé le conseil d'avocat des accusés

 

Pour mémoire, le corps sans vie du Gl Guéi a été découvert le 19 septembre 2002, à la Corniche, après les attaques d’Abidjan  par la rébellion de Soro Guillaume. Chassés d’Abidjan par les Forces de Défense et de Sécurité à l’issue de violents combats, Soro Guillaume et ses criminels de guerre ont fait de la ville de Bouaké leur fief jusqu’à ce jour.

10:06 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

merci Alain, clair, net et précis !

Écrit par : Shlomit | 03/10/2012

Rien que les deux premières versions, officielles celles là parce qu' émanant de bouches d'officiels, nous édifient sur le caractère brumeux de cette mascarade de justice.

Mais que peut-on attendre de gens qui traficotent dans les ténèbres?
Que DIEU te bénisse.

Écrit par : Epiphanie Sanseu | 03/10/2012

Les commentaires sont fermés.