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30/09/2012

Accusé de braquage de la BCEAO – Les vérités de Koné Katinan à Hamed Bakayoko

Katinan Ministre du BudgetLe ministre du Budget du Gouvernement Aké N’Gbo, Justin Katinan Koné, par ailleurs porte-parole du président Laurent Gbagbo, dans cette adresse aux Ivoiriens, démonte les fausses accusations du ministre Hamed Bakayoko contre sa personne et le gouvernement Aké N’Gbo, et met à nu l’incapacité du régime Ouattara à diriger l’Etat de Côte d’Ivoire. "Non, monsieur le ministre d'Etat, tout le monde ne peut pas être comme vous", rétorque-t-il à son adversaire qui l'accuse d'avoir pris des caisses d'argent à la BCEAO. L'intégralité de sa réponse du berger à la bergère.

M. Hamed BAKAYOKO, alors qu’il était le 19 avril 2012 à Abidjan à l’invitation du Groupement des éditeurs de presse (GEPCI), a tenu des propos certes grotesques mais assez graves  de nature à porter atteinte à mon honneur et ma dignité. Il  a en effet déclaré à l’occasion que «ceux qui ont pris à la BCEAO des caisses d’argent et qui ont signé avant de partir au Ghana, comme KONE Katinan, ce sont eux qui se cachent (..)».

Je suis resté longtemps impassible à ces propos qui me sont souvent rapportés, ne leur accordant pas de crédit  parce que pour moi, ils faisaient partie des nombreuses rumeurs qui ont toujours animé la vie politique en Côte d’Ivoire. Je n’entendais donc pas y répondre.

Mais, lorsque ces propos sont tenus par des personnes qui par un concours de circonstances malheureuses pour notre pays, se trouvent à assumer des responsabilités au sein de l’appareil d’Etat, ne pas y répondre pourrait jeter des troubles dans l’esprit des Ivoiriens dont beaucoup me témoignent de leur amitié. J’ai donc décidé de répondre.

Je le fais d’abord pour mes enfants dont j’entends conduire la croissance morale sur un chemin rigoureusement balisé par un certain nombre de valeurs humaines que je juge nécessaires pour faire d’eux des hommes et des femmes de rupture de demain. Je ne peux admettre que cet héritage que je surveille jalousement soit souillé par des esprits à la fois simples et légers qui n’ont pour seul repère morale que leur dévotion pour l’argent.

Je le fais ensuite pour rassurer le peuple ivoirien qui est tenu prisonnier depuis septembre 2002 par une société moralement déliquescente, qui érige au rang de  vertus ce qui constituait naguère, la pire des formes de  dégénérescence mentale dans nos belles sociétés traditionnelles. Désormais, arrivés au faîte de leur gloire après avoir emprunté les chemins sombres du mensonge, des vols et des assassinats, ils jugent tous les autres à travers le prisme déformant de leur perversité morale. Ils sont convaincus que tout le monde ne peut être que comme eux. Ce qui les rendrait finalement heureux.

Non Monsieur le Ministre d’Etat, tout le monde ne peut pas être comme vous. Vous n’arriverez jamais à m’assimiler et tant pis si cela accroît votre haine à mon égard. Non, je ne serai jamais des vôtres.

Non, KONE Katinan n’a jamais pris un seul sou à la BCEAO.

Tout dans mon parcours m’interdit cela.

 

Une rumeur grossière

Après avoir subi dès ma tendre enfance, la rigueur de l’éducation d’une société hautement vertueuse (Tagbana), j’ai eu l’honneur de rencontrer sur le chemin de ma progression des  hommes de grandes qualités. Et quand j’ai décidé de me lancer dans l’aventure politique, la fortune m’a mise sur le chemin d’un homme exceptionnel, le Président Laurent GBAGBO  dont le monde entier découvre indigent alors qu’il a dirigé la Côte d’Ivoire dix ans durant. Parce qu’il est possible sous les tropiques de gérer la chose publique sans en voler.

Les propos de monsieur Hamed BAKAYOKO traduisent  de deux choses l’une :

-Soit il ne connait rien du fonctionnement de l’Etat, et cela n’étonnerait personne, parce dans la sagesse africaine; on ne demande pas un os au ver de terre, il ne peut en avoir,

-soit en attendant ma mise à mort physique qu’il a programmée depuis son sanctuaire du Golf  (je suis informé des missions qui sillonnent le monde entier à ma recherche sur ses initiatives pour m’éliminer physiquement), il veut à coups de mensonges me détruire moralement. Le tout étant d’affaiblir le Président Laurent GBAGBO.

Il est en effet troublant que cette rumeur grossière ait pris forme le lendemain de ma nomination, par le Président Laurent GBAGBO comme porte-parole. Bien avant cela, personne n’en avait parlé. Mais si tel est vraiment l’objectif poursuivi par cette honteuse entreprise, je conseille vivement à ses promoteurs d’y mettre fin, puisqu’elle ne prospérera jamais. Le combat que je mène aux côtés du Président Laurent GBAGBO porte sur des questions existentielles pour moi. La soumission de mon pays à un ordre infamant comme c’est le cas aujourd’hui est inadmissible.  Ce combat va au-delà de ceux que le Général De Gaulle appelle dans ses mémoires les figurants, parlant du Maréchal Pétain et de tous les dignitaires du régime collaborationniste de VICHY.  Je ne peux comprendre par exemple que 50 ans après son indépendance, le ministère de l’intérieur de la Côte d’Ivoire soit géré depuis la place Beauveau à Paris. Pour ce combat, ma vie compte peu.

Ceux à qui je dois rendre compte de ma vie, mon épouse et mes enfants, y sont suffisamment préparés.

Cependant, par respect pour ma famille et surtout pour le peuple ivoirien, je voudrais lever un coin de voile sur le fonctionnement de la BCEAO et ses rapports avec l’Etat ivoirien.

L’Etat ivoirien à travers le Trésor Public, a ouvert  des comptes dans les livres de la BCEAO. L’un des comptes le plus important est celui tenu par l’Agent Comptable Central du Trésor (ACCT). Ce compte reçoit chaque jour les recettes collectées par les principales régies financières de l’Etat que sont la Direction Générale des impôts (DGI), la Direction Générale des Douanes (DGD) et accessoirement par la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) communément appelé Trésor Public. Ce compte est mouvementé par la seule signature de l’ACCT. C’est à partir de ce compte que tous les autres comptes du Trésor sont alimentés. Les signataires de ces sous-comptes  sont tous des comptables publics. Sur la base des fonds mis à leur disposition par l’ACCT, ils effectuent le paiement des dépenses publiques arrivées à maturité après avoir suivi toutes les étapes prévues par la procédure des dépenses publiques.

 Par exemple à la fin du mois, en fonction de la position nette de son  compte à la BCEAO, l’ACCT vire sur le compte de celui que tout le monde appelle le Payeur Général, la somme correspondant à la masse salariale arrêtée chaque mois par la Direction de la solde de la Direction Générale du budget. C’est le Payeur Général du Trésor (PGT) qui vire à partir de son compte crédité en amont par l’ACCT, sur les comptes des fonctionnaires ouverts dans les livres des banques privées les salaires de ceux-ci.

Comme l’on peut bien le constater, ni le  Ministre de l’Economie, ni le Ministre du budget ne signe sur des comptes à la BCEAO.

 

Le gouvernement Aké N'Gbo a fait fonctionner l'Etat sur fonds propres

 

Je tiens à préciser que le Ministre Désiré Dallo, s’appuyant sur l’expertise avérée des grands cerveaux qui composent le Ministère de l’Economie et des Finances a géré les Finances de l’Etat dans le respect de l’orthodoxie budgétaire.  Malgré la crise, le Gouvernement du Premier Ministre AKE NGBO a fait fonctionner l’Etat sur fonds propres. Ainsi, les salaires des fonctionnaires des mois de décembre, janvier, février et mars avaient été versés sans aucun concours direct de la BCEAO. Le Gouvernement avait déjà programmé la prise en compte des augmentations des salaires que le Président GBAGBO avait accordées à certaines catégories de fonctionnaires de l’Etat dont les diplomates, les secrétaires, les informaticiens, les sages femmes etc. Les premiers effets de ces augmentations étaient prévus pour fin juillet 2011. Il semble aux dernières nouvelles que les magiciens qui avaient promis le paradis aux Ivoiriens à coup de leurs baguettes, les tuant au passage pour les obliger à entrer dans ce paradis finalement infernal, ont annulé ces mesures sociales importantes. C’est certainement à ce niveau qu’il faut rechercher l’origine de tous ces mensonges. Il faut bien trouver des prétextes pour justifier leurs incapacités à assumer des fonctions qu’ils exercent d’ailleurs par procuration.

Le Gouvernement du Premier Ministre AKE NGBO a donc fait fonctionner l’Etat sur les recettes de l’Etat. Si c’est ce que les mauvais esprits veulent faire passer pour du vol, il faudra bien admettre qu’il y a beaucoup de receleurs encore en liberté en Côte d’Ivoire. Mais ils savent personnellement que leurs propos manquent de crédit. Ils en auraient peut-être, si à leur arrivée, considérant que les fonctionnaires et agents de l’Etat avaient été payés avec de l’argent volé par le Gouvernement AKE NGBO à la BCEAO, ils décidaient, pour éviter de ternir l’honorabilité de ces fonctionnaires de leur payer les mois pour lesquels ils avaient déjà  perçu de l’argent.

Il est bon de savoir que du 4 décembre 2010  au 7 mai 2011, le seul gouvernement qui avait la légitimité et la légalité d’engager les dépenses de l’Etat parce que constitutionnellement investi à cette fin, reste bien le gouvernement AKE NGBO. Or nous savons que pendant ce temps, la BCEAO depuis DAKAR a effectué des paiements au profit d’une association privée qui s’était réunie au Golf et qui n’avait aucune légitimité de recevoir des fonds de l’Etat. En droit c’est ce que l’on appelle le vol. Et toutes les personnes au sein de la Banque Centrale qui se sont rendues coupables de cette forfaiture répondront de leurs actes un jour, même à leur retraite.

Par ailleurs, j’entends également dire par certaines personnes qu’il  y aurait eu vol à la BCEAO parce que à leur arrivée, il n y avait plus d’argent dans les caveaux de la BCEAO. 

A l’attention de nos compatriotes, je voudrais faire les précisions suivantes.

La BCEAO est la banque de deux sortes de clients essentiels :

-l’Etat

-les banques commerciales.

Chacune de ces entités détient dans les livres de la Banque Centrale des comptes sur lesquels elle fait des opérations de dépôts et de retraits comme chacun de nous le fait à sa banque. Lorsque les Receveurs des impôts ou de la Douane effectuent des dépôts sur les comptes du Trésor Public ouverts à la BCEAO, l’Etat en dispose pour fonctionner comme par exemple, payer les fonctionnaires.

Les banques commerciales sont également obligées de déposer leurs avoirs à la BCEAO. Les banques commerciales ne sont  pas autorisées à avoir dans leur coffre de l’argent au-delà d’un plafond que je tais volontairement pour ne pas exposer nos banquiers. Toutes les sommes qu’elles détiennent au-delà de ce montant sont versées sur leurs comptes ouverts à la BCEAO. D’ailleurs, les assurances ne couvrent les sommes détenues dans les coffres des banques commerciales que dans la limite du plafond autorisé. L’Etat et les banques commerciales étant les macro-acteurs financiers, leurs rapports avec la Banque Centrale donnent l’opportunité à celle-ci de recycler l’argent à un double niveau. 

D’abord, toutes les sommes d’argent qui circulent dans un pays à faible taux de bancarisation comme le nôtre, ne sont pas forcément  dans des circuits bancaires.

Ensuite, même étant dans les circuits bancaires, l’usage des billets de banque les détruit.  Or tout le monde sait que la faiblesse des moyens de paiement  électronique et le peu de confiance accordée au chèque  font des billets de banques, l’instrument de paiement privilégié de nos concitoyens. La négligence qui entoure l’usage des billets de banque les expose à des destructions prématurées.  Pour renouveler la masse d’argent sortie du réseau bancaire pour plusieurs raisons  (les billets détruits par exemple), la banque centrale reçoit régulièrement des nouveaux billets ou rachète les billets de sa zone qui sont en circulation dans d’autres zones monétaires. Il est en effet constant que le CFA qui reste une devise relativement forte dans la zone ouest africaine soit détenue en quantité énorme au Nigéria, en Guinée ou au GHANA. Cela constitue autant de déperdition de la monnaie et la BCEAO est tenue de racheter ou alors de renouveler par de nouveaux billets de banques qu’elle émet.

Or notre banque centrale a décidé depuis la crise ivoirienne de faire de la politique et de choisir les Présidents de la République de nos Etats, agissant en cela par procuration de ses vrais maîtres qui se trouvent bien au-delà des frontières africaines sur l’autre rive de la Méditerranée.  En Côte d’Ivoire, depuis la réunion des ministres de l’Economie et des Finances de la zone UEMOA tenue à BISSAU le 21 décembre 2010, les agences de la Place d’Abidjan n’ont plus jamais été ravitaillées en nouveaux billets. Lorsque, en février, les banques commerciales ont été sommées de ne plus collaborer avec la BCEAO, elles ne faisaient plus de dépôts. Les entreprises elles-mêmes, par  crainte d’être asséchées, faisaient de la thésaurisation au-delà du normal. A partir de cet instant, la banque centrale enregistrait plus de sorties d’argent que d’entrées dans la mesure où, ceux qui détenaient des positions nettes positives dans les comptes de la BCEAO comme l’Etat, et qui continuaient d’y verser ses recettes, étaient en droit de retirer leurs avoirs quand ils veulent, suivant leurs besoins. C’est la Loi bancaire. Le déposant reste maître de ses dépôts. Dans ces conditions, comme un étang d’eau qui ne reçoit plus d’eau en amont s’assèche, la banque centrale s’asséchait. Il a fallu tout le génie des fonctionnaires du Trésor et des braves agents de la BCEAO pour gérer cette situation de rareté.

Faire croire aux ivoiriens que les caisses de la BCEAO étaient vides parce que des personnes auraient fui avec des sacs d’argent est non seulement un gros mensonge, mais c’est surtout mépriser les Ivoiriens et insulter le courage et l’honnêteté des travailleurs de la BCEAO qui ont travaillé dans des conditions pénibles par amour pour leur patrie.       

Je suis tout de même surpris par la compassion sélective de certaines personnes  pour notre banque centrale. Il faudra bien admettre que la seule casse enregistrée dans l’Histoire de la  BCEAO a été opérée par et pour le compte de ceux avec lesquels le Ministre d’Etat partage le pouvoir d’Etat qui l’enivre tant. Ils ne vont tout de même pas falsifier l’Histoire récente de notre pays à coups de mensonges ou de négations des évidences.

Assurer le peuple ivoirien, tel est l’objectif de cette mise au point. L’essentiel pour moi est atteint s’il en est ainsi. Pour les autres, la mauvaise foi n’a pas de remède. Hélas.

Source: "Le Nouveau Courrier"

22:09 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |

CPI: Gbagbo au centre d’un deal / Les confidences d’un diplomate

Gbagbo Président Laurent Gbagbo va-t-il comparaître un jour devant la Cour pénale internationale (CPI) ? Rien n’est moins sûr.

 

Une seule certitude cependant : le cas de l’ancien président ivoirien détenu à la prison de Scheveningen à La Haye, depuis la fin brutale de la crise post-électorale, est au centre de toutes les tractations. Les unes tendant à le maintenir dans les liens de la détention à la prison de la CPI; les autres voulant l’en sortir.

 

Selon des informations à notre disposition, émanant de sources diplomatiques, les nouvelles en provenance de La Haye seraient bonnes pour le camp de l’ex-président ivoirien. C’est qu’un puissant lobby serait actuellement très actif pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo.

 

Vrai ou faux ? En tout cas, celle-ci devrait se faire après le paiement d'une caution. Par qui ? Mystère ! Mais à en croire nos sources, ce deal proposé à l’ancien président ivoirien, ne serait pas exnihilo. Il procéderait d’une stratégie bien ficelée par certaines personnalités politiques et chefs d’Etat, qui craignent les effets collatéraux du procès Gbagbo. Historien reconnu, opposant historique au régime du puissant feu Félix Houphouët-Boigny, puis ancien président de la République de Côte d’Ivoire pendant plus de dix ans, Laurent Gbagbo sait forcément des choses. Qui donnent forcément froid dans le dos de certaines personnalités politiques, tant au niveau national qu’international. Celles-ci craignent, selon nos sources, que l’ex-président ivoirien, qui semble détenir des dossiers compromettants, notamment sur des chefs d’Etat et des hautes personnalités du monde, ne fasse « le grand déballage » de nature à dévoiler le niveau d’implication de certains chefs d’Etat dans la chute de son régime le 11 avril 2011.

« On ira jusqu’au bout »

Et la célèbre phrase « Je suis ici, et on ira jusqu’au bout », lâchée dans le box de la CPI le 5 décembre 2011 pendant l’audience de présentation, a en effet sonné comme une sorte de disposition qu’il affichait à faire éclater la vérité sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Faut-il donc laisser Laurent Gbagbo vider son sac au cours d’un procès dont l’issue cache bien de surprises, ou faut-il le faire taire en lui accordant la libération conditionnelle ? Véritable casse-tête. Selon la source diplomatique qui livre la confidence, le prisonnier de Scheveningen se veut confiant. « Il a le moral et est gonflé à bloc en attendant le procès. Le président Laurent Gbagbo est serein quant à l'issue du procès », a-t-il dit, fondant ses convictions sur des échanges qu’il a eus récemment avec l’ancien président ivoirien au centre pénitentiaire de Scheveningen. « Laurent Gbagbo a pris la précaution, depuis les tristes événements de novembre 2004, d'enregistrer toutes ses conversations téléphoniques avec les personnalités européennes et américaines. Ainsi, il est en possession d'enregistrements sonores, de conversations compromettantes des personnalités (…) Ces bandes sonores mettent en cause leur implication de façon irréfutable dans le complot qui serait à la base de la crise ayant fait des milliers de morts. Ensuite, sa défense détient tous les éléments filmés sur la participation effective de l'armée française dans le bombardement de sa résidence de Cocody, sur son arrestation et sa remise aux ex-rebelles. Pour faire donc taire le Président Laurent Gbagbo, ce prisonnier devenu trop incommodant, un compromis juridique lui aurait été proposé. Cet arrangement juridique consisterait à la mise sous liberté, contre le paiement d'une caution qui reste à déterminer, pour contenter toutes les parties et sauvegarder l'image des personnalités directement impliquées dans la chute de Laurent Gbagbo et la déstabilisation de la Côte d’Ivoire », a précisé le diplomate.

De plus, le deal prendrait également en compte le pays d’accueil de l’ex-président, s’il est remis en liberté. L’Ouganda qui, selon nos sources, avait été proposé, n’agréerait plus Laurent Gbagbo, qui souhaiterait purement et simplement retourner dans son pays la Côte d’Ivoire, d’où il a été transféré à La Haye. Les pourparlers seraient donc en cours. Mais du côté des avocats de la défense, on est plutôt étonné de l’existence d’un tel deal. « Je n’ai pas vu le document, je n’ai pas non plus connaissance d’un tel deal. Je sais seulement qu’il est prévu l’audience sur la santé du président. Et même s’il devait exister un tel deal pour aboutir à la libération du président Gbagbo, il faudrait lui trouver un habillage juridique », a indiqué un membre du collège d’avocats commis à la défense de Laurent Gbagbo.

En attendant, il devrait y avoir un procès à huis clos hier lundi 24 septembre ou aujourd’hui 25 septembre 2012, relatif à la santé de l’ancien N°1 Ivoirien. Cette audience privée est censée déterminer si oui ou non Laurent Gbagbo présente les aptitudes physiques et mentales pour tenir le procès de confirmation des charges ou non, qui est prévue contre lui dans le cadre de la crise post-électorale, en tant que co-auteur indirect des crimes commis pendant cette crise.

Hamadou ZIAO

21:56 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/09/2012

Nouvelle arrestation de Katinan : Une tentative d’enlèvement avortée.

katinan_interview.jpgInterpellé hier par les agents d’Interpol Ghana alors qu’il quittait les locaux de la BNI en compagnie de son avocat Me Patrick Sogbojor, le Ministre Koné Katinan a passé hier sa première nuit dans les locaux de cette organisation pour le motif que le régime Ouattara aurait intenté une autre procédure contre lui pour crimes de sang cette fois. 

Dans la nuit d’hier, les policiers ivoiriens dépêchés par Abidjan tentent de convaincre leurs homologues ghanéens de leur remettre l’infortuné afin qu’il soit interrogé en Côte d’Ivoire. Ferme opposition des autorités ghanéennes qui exigent que la police de leur pays assiste à la confrontation étant donné que le ministre Katinan jouissant d’un statut de refugié, bénéficie d’un certain nombre de prérogatives. La pression des ghanéens finit par avoir raison de la précipitation des ivoiriens et rendez vous est pris ce matin à 08h dans les locaux d’Interpol pour le grand interrogatoire. 

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les policiers ivoiriens qui hier, tentaient d’accélérer la procédure ne se présenteront pas au lieu convenu. Relancés à plusieurs reprises par les ghanéens, ils finissent par avouer ne pas être prêt et demandent un report de l’interrogatoire au lundi à la même heure. Les responsables d’Interpol Ghana accèdent à la requête des policiers ivoiriens et après concertation, l’interrogatoire est reporté à la date précitée. 

Il faut noter que selon des indiscrétions recueillies auprès de certaines personnes à la BNI, pendant que le policier interpellait le ministre Katinan, certains de ses collègues lui reprochaient en Twi, langue locale de le faire juste devant le service. 

L’on s’aperçoit donc que certains policiers indélicats ghanéens certainement corrompus par le régime d’Abidjan ont tenté ce qui s’apparente à un enlèvement.

Car comment expliquer tout d’abord que les policiers ivoiriens veuillent extrader le ministre Katinan sans l’entendre dans son pays hôte. De surcroit, comment comprendre encore qu’après un si long voyage d’Abidjan à Accra, ils ne soient pas à mesure de fournir les preuves de leurs accusations aux autorités ghanéennes ? 

La conclusion à laquelle tout esprit cartésien aboutit est que nous assistons à une scène où le régime Ouattara tente par tous les moyens de contourner la justice tandis que les ghanéens l’y ramènent continuellement. 

Les refugiés et exilés ivoiriens tout en étant déçus du fait que le porte parole du président Gbagbo doive passer une nuit supplémentaire en dehors de sa maison restent déterminés et confiants car les fourberies de Ouattara ne sauraient avoir raison de la justice ghanéenne.

Steve Beko

 



KATINAN case: What harassment!!!

By James Cénach, Journalist

 

Ghanaian  services of the International Criminal Police Organization (ICPO or Interpol ) have arrested in Accra, Justin Koné Katinan this Friday, September 28, 2012, when returning from an appointment with the National Bureau of Investigation (BNI). 

We learned that Interpol argues that it has received a second request for provisional arrest of the unfortunate spokesman of Laurent Gbagbo for his extradition « a simplified procedure between police” to Côte d'Ivoire where he would be, in addition to economic offenses, charged for violent crimes committed during the post-election crisis that erupted in the country on 3 December 2010 and which continues to this day.

 

It is appropriate here to show the extravagant nature of this procedure, which is ultimately a police harassment, specify what the organization, the International Criminal Police Organization (ICPO or Interpol ), is  and the limits of its action.

 

Interpol is an international organization created in 1923, with headquarters in Lyon, France, and whose main goal is, under Article 2 first paragraph of his status to "ensure and develop the widest possible mutual assistance between all criminal police authorities, within the framework of existing laws in different countries and the Universal Declaration of Human Rights " 

Article 3 of the Statute stipulates the role of politically neutral of the organization, which therefore should not intervene in cases politically motivated. 

This provision reads as follows: "Any activity or intervention in questions or matters of a political, military, religious or racial is strictly forbidden for the Organization. ' 

The crimes the Ivorian judicial authorities blame Justin Koné Katinan for, let us assume that they have existed in any capacity whatsoever that need to be clarified in terms of criminal responsibility, they were committed in circumstances of electoral disputes. It ‘is then clear that their political nature is undeniable. It follows, of course, the political nature of the offenses imputed to Justin Koné Katinan which, moreover, concern only one member of the organization.

Therefore under its own foundational texts, Interpol should, and must refrain from any intervention in such highly political offenses.

It is also noteworthy that Interpol is not above the laws of Ghana. Its own statute compels respect for them. In this regard, it enshrined in Article 2 above mentioned, the activity of the organization under the laws existing in the different Member States. Hence it follows that in Ghana, the action of Interpol must in any case fall within the limits set by law. 

They have never defined a special procedure, albeit described as "simplified procedure for surrender of persons from police to police" that would allow the National Central Bureau (NCB) of Interpol to give to the judicial authorities of a foreign country.

Indeed, the surrender of a person who would be in Ghana to Cote d'Ivoire, which this individual would seek to prosecute does not otherwise than by (it is unique) extradition procedure defined by Ghanaian law of extradition and the Extradition Convention of 1994 of the Economic Community of the States of West Africa (ECOWAS), all in compliance with the international treaties on human rights to which Ghana is party. 

In the end, it should be noted that Interpol's activities are centered around drug trafficking, terrorism, money laundering, transnational crime, which we are very far from in what might be called Katinan Koné’s case.

Ghanaian authorities should put a stop to this disgusting harassment for good.

 

17:50 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

28/09/2012

Après sa libération, le Ministre KATINAN remercie les ivoiriens et ceux qui l'ont soutenu

Katinan libreLe Ministre Justin Koné KATINAN, Porte parole du Président Laurent Gbagbo tient à remercier tous les ivoiriens pour leur mobilisation autour de sa personne depuis sa mise en examen par les autorités Ghanéenne. Il va très bien et est en sécurité.

Au delà de sa personne, il tient à souligner que celui qui est visé dans toute cette affaire n'est autre que le Président Laurent Gbagbo qui, bien qu'étant prisonnier, dérange énormément le pouvoir de Ouattara. Son combat pour une Afrique digne et respectée avance à grand pas d’où la panique généralisée de ce gouvernement illégitime.

Merci de soutenir le Président Laurent Gbagbo. Merci d'avoir foi en nous ses collaborateurs ! Merci de rester mobilisé pour l'avènement d'une Côte d'ivoire nouvelle rassemblée autour de son Président Elu Laurent Gbagbo.

Propos transcrit par l’Internaute "Fan Club de Justin Katinan Koné"

12:46 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |