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14/09/2012

Affaire Katinan : le régime Ouattara « n’a pas d’arguments » pour le faire extrader (Guiriéoulou)

Guirieoulou, affaire KatinanUn haut cadre du Front populaire ivoirien (Fpi, parti de Gbagbo), Emile Guiriéoulou a estimé que le gouvernement de Cote d’Ivoire n’avait "pas d’arguments" pour faire extrader vers Abidjan Justin Katinan Koné, porte-parole de l’ex-président, après le report jeudi à Accra de l’audience au 25 septembre. Le juge ghanéen, Adoagye Tandoh a indiqué qu’il avait reçu le document sur l’extradition de M. Koné seulement la veille (mercredi) et ne pouvait pas se prononcer parce qu’il était écrit en français. D’où le 3ème report de l’audience, après ceux du 05 au 06 et du 06 au 13 septembre. Par conséquent, le document devrait être traduit en anglais afin de faciliter de la désignation des chefs d’accusation et engager l’examen du processus d’extradition.
"On vient d’assister à un énième report de l’audience, mais ce qui nous surprend et nous désole, c’est que le gouvernement, qui depuis plus d’un an, a lancé un mandat d’arrêt contre (M. Koné) n’est toujours pas prêt à produire les preuves de ce qu’il avance", a déclaré M. Guiriéoulou, à l'envoyé spécial de ALERTE INFO à Accra. Le gouvernement ivoirien "envoie des documents à la justice ici au Ghana sans les traduire. C’est quand même scandaleux que l’Etat de Côte d'Ivoire, sachant bien que, nous sommes dans un Etat anglophone ne soit pas capable d’envoyer des documents déjà traduits en Anglais et que les magistrats soient obligés de chercher à traduire", a-t-il ajouté.
"De toutes les façons, justice sera rendue", a lancé M. Guiriéoulou. Le porte-parole de M. Gbagbo, l’économiste, Justin Katinan Koné avait également, à ses côtés l’ex-ministre ivoirien de la Fonction publique, Hubert Oulaï, le président des parlements et agoras, Idriss Ouattara et d’autres exilés ivoiriens venus assister au procès.

 

Katinan n'a fait aucune déclaration

Environ une cinquantaine de personnes ont assisté à l’audience à la Cour de justice du district d’Osu, où M. Koné est arrivé à sous escorte de deux policiers armés de kalachnikov. Le procès a duré une demi-heure, mais l’accusé, vêtu d’un costume bleu nuit et cravate rouge, n’a fait aucune déclaration. Environ une cinquantaine de personnes ont assisté à l’audience à la Cour de justice du district d’Osu, ou M. Koné est arrivé à sous escorte de deux policiers armés de kalachnikov. Le procès a duré une demi-heure, mais l’accusé, vêtu d’un costume bleu nuit et cravate rouge, n’a fait aucune déclaration. Son avocat, Me Sogbodjor, a soutenu devant le tribunal qu’il n’y avait pas de raison valable d’extrader M. Koné. Tous ses documents sont réguliers. II a déploré qu’il soit détenu depuis quatre semaines par les autorités ghanéennes.
Se prononçant sur la décision de report du procès au 25 septembre, Me Sogbodjor a estimé que ce délai était "raisonnable" pour "une meilleure" application de la loi, avant de demander la mise en liberté du porte-parole de M Gbagbo. II trouve qu’il n’y a "pas de progrès"  dans le dossier en dépit des documents transmis par l’Etat ivoirien. M. Koné, en exil après l’arrestation de M. Gbagbo, est accusé "crimes économiques" et d’être impliqué dans des tentatives de déstabilisation.
 

Alerte Info, "Le Nouveau Courrier" 

08:22 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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