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16/08/2012

Dabou : Prison Civile cassée et gendarmerie dépouillée. Jacqueville : Postes FRCI attaqués

Dans la nuit du 15 au 16 août 2012 aux environs de 23h30, un commando lourdement armé a attaqué Dabou et ensuite Jacqueville, deux localités à 40km à peine d’Abidjan, Capitale économique de la Côte d’Ivoire.

La hiérarchie de FRCI annonce invraisemblablement  à l'AFP ne pas  " déplorer de pertes en vies humaines ". Mais l’AFP, citant une source sécuritaire, note que  "outre le poste des FRCI, la gendarmerie et la prison de la ville ont été visées par ces assaillants non identifiés ".

Des témoins résidants à Dabou affirment que la "Prison Civile de ladite ville a été cassée et tous les détenus auraient été libérés. En outre, la gendarmerie a été attaquée et dépouillée de ses armes."

Dabou, Jacqueville, FRCI attaqueDu côté de Jacqueville, le commando non-identifié a attaqué des postes de FRCI, selon des sources concordantes.

Le Courrier d’Abidjan révèle sur son site que  "une trentaine de Casques bleus lourdement armés de l'ONUCI ont fait leur entrée aux alentours de midi à Dabou, à bord de cinq blindés. Dabou montre le visage d'une ville déserte, où les FRCI tiennent les différents corridors et procèdent à des arrestations de personnes présentées comme des assaillants".

Par ailleurs, une vidéo circule sur la toile montrant une colonne d’une trentaine de véhicules militaires des forces Françaises de la Licorne quittant leur base du  43ème BIMA  et se dirigeant vers le théâtre des opérations. On distingue des blindés, des jeeps, des camions de transport de troupes et des camions remorquant des containers .

Alors que le commando mystérieux avait déjà quitté les lieux après avoir frappé des cibles prises, les FRCI, comme à leur habitude, ont procédé à des arrestations arbitraires de jeunes à travers la ville, les présentant comme des assaillants.

Pour rappel,  ces attaques surviennent à la suite de celles de Yopougon, Akouedo, Abengourou, Agboville et Touleupleu. Et ce dans un contexte de mécontentement de certains éléments FRCI se sentant trahis par Dramane Ouattara. Notons également que Ouattara a procédé fraichement à des nominations et augmentations très contestées en grades de certains militaires issus des Forces Nouvelles, mouvement rebelle de 2002.  

15:30 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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