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15/07/2012

Zoom sur la Caravane de la Liberté avec Flora l'Ivoirienne

La Résistante "Flora L’Ivoirienne", membre de l’équipe de la Caravane de la Liberté , s’est pliée au jeu des questions réponses dans l’inbox du Groupe Facebook « Gbê est Mieux que Draps ». Dans les lignes qui suivent, la collaboratrice d’Abel NAKI nous en dit un peu plus.

 Gbê est mieux que Drap : Flora l’Ivoirienne, qu’est-ce que la caravane de la liberté?

 Flora l’Ivoirienne : Merci, chers résistants et résistantes, pour l’opportunité que vous m’offrez de pouvoir expliquer la Caravane de la Liberté.  C’est une campagne de désintoxication lancée le vendredi 6 juillet 2012, visant à établir la vérité sur la forfaiture internationale qui entrainé la déportation du Président Laurent Gbagbo à la Haye. A travers toute la France, l’Equipe de la Caravane de la Liberté investit les localités pour expliquer et faire signer des motions aux résidents.

 

GMD : Combien de villes avez-vous déjà visitées ?

FI : Nous avons commencé à Lille avec tout l'enthousiasme de l’obtention de l’autorisation du Commissaire de Préfecture qui a approuvé le projet. L’équipe a déjà parcouru Lille, Caen, Bordeaux, Toulouse, Marseille et Lyon.

 

GMD : Comment procédez-vous à chacune de ces étapes ?

FI : Lorsque l’équipe arrive dans une localité, nous occupons la place publique. On fait du corps-à-corps. Nous expliquons notre combat et donnons une motion à signer. Les adhérents à notre lutte signent également la banderole puis nous rencontrons les autorités des lieux pour leur remettre notre motion.

 

GMD : Ce sont ces sacrifices que les vidéos ne montrent pas souvent

 

FI : Tout à fait ! A Toulouse, ce fut une belle expérience la télé toulousaine nous a fait l’honneur d’être à notre manifestation et elle a été retransmise par la suite sur leur chaine.

 

GMD : Des heures de routes, on imagine. Peut-on en savoir plus ?

FI : Ce sont des moments très forts et pleins d’émotion. Il faut beaucoup de moral. Ce sont de longues et épuisantes heures  de routes. Pis, nous avons fait une panne à Bordeaux. Et les frais de réparation du véhicule nous ont coûté 1000 euros. Nous avons été durement éprouvés à cette étape.

 

GMD : Cette panne imprévue  a-t-elle stoppé la caravane ?

FI : Bien sur que non ! Nous avons laissé  le véhicule au garage. L’équipe s’est rendue à Toulouse pour faire la manifestation, puis nous sommes revenus en train le vendredi pour le récupérer. La panne de Bordeaux nous a physiquement et financièrement éprouvés, de sorte qu’il nous faudra des soutiens financiers additionnels pour aller au bout de ce projet.

 

GMD : Quand on voit les vidéos, on est en joie et on oublie ce qui est fait en amont et hors camera. Quel est le coût de ce projet ?

FI : Nous sommes partis sur la base d’un budget de 4 500 euros comprenant : la location du véhicule, l’hébergement, les péages, le carburant et autre. Et nous continuons malgré les difficultés. Il faut un moral costaud car ce sont nos maisons et familles que nous abandonnons pour ce projet et ce jusqu’au 11 août 2012, pour enchaîner à la Haye le 13 août 2012. Par la suite, les banderoles gravées de toutes les signatures recueillies lors de la caravane seront symboliquement offertes au Président Laurent Gbagbo à sa sortie de prison. Nous y croyons fermement.

 GMD : Avez-vous prévu envoyez une banderole en Afrique, notamment dans les pays où résident de nombreux exilés ivoiriens ?

FI : Rires !! Bien sûr. Mais, pour l’heure, nous avons besoin de soutien financier pour acheter le carburant afin de boucler la caravane.

 GMD : Quel appui les résistants vivant en Côte d’Ivoire peuvent-ils apporter à cette caravane?

FI : Priez pour l’équipe et relayez les informations et les vidéos au maximum. Il y a un réel problème financier, mais nous croyons qu’avec vos soutiens et prières, DIEU FERA LE RESTE.

 

GMD : Quel est le moral de l’équipe  actuellement?

 FI : Les forts soutiennent les faibles dans l’équipe. En plus, nous avons l’artiste Zouglou « Magadindin » qui nous accompagne. Il anime la troupe après le travail. En tout cas, toutes les villes où nous sommes déjà passés les résistants ont été formidables. Nous avons géré tout dans un esprit de famille.

 

GMD : Quel message pour les résistants des villes qui vous recevront bientôt ?

FI : Nous attendons beaucoup de spontanéité de leur part. Que tous les résistants des villes des étapes restantes nous rejoignent dans les places publiques. Surtout s’il y a des résistants qui peuvent préparer des lieux d’hébergement qu’ils se manifestent en rentrant en contact avec l’équipe. Ça nous évitera des nuits d’hôtel à payer. Nous allons parcourir  Strasbourg (16 juillet), Nantes(21 juillet), Nice(27 juillet) et autres puis la finale sera à Paris(11 août). Nous attendons donc que les résistants et résistantes de ces localités se mobilisent pour accueillir la caravane chez eux.

 GMD : Votre dernier mot

 

FI : Je salue sincèrement de tout cœur la Résistante Patricia Bollou qui a été formidable.  Après son boulot elle nous a rejoints puis nous a accompagnés pour visiter la famille des petits tragiquement décédés à Bordeaux. Elle a, par la suite commis quelqu’un qui nous a accompagnés au garage pour retirer notre véhicule. Merci infiniment à elle. Big up à ABEl, DANIEL, LEONTINE, MATHIEU, JOEL, PHILIPPE, KOUHAN, merci à toute cette équipe. Je tiens à saluer tous ceux et celles qui, de près ou de loin, ont cru et im_caravane.jpgcontinuent de croire en ce combat. Nous vaincrons. Un bilan complet sera fait par la suite si vous le souhaitez, mais nous comptons sur votre soutien. OVAJAB !!

 

02:00 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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