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30/10/2014

Burkina Faso: Après 27ans de règne, Blaise Compaoré renversé, une transition militaro-civile en place

Blaise compaoré renversé, Burkina FasoOUAGADOUGOU : L’ex-Président Blaise Compaoré s’est entêté à vouloir modifier l’article 37 de la Constitution du Burkina Faso en vue de briguer un nouveau mandat, après 27 années de règne sans partage. Le peuple Burkinabé s’est levé comme un seul homme, depuis le 28 octobre 2014. Après 48 de manifestations populaire, Blaise Compaoré, Assassin de Thomas Sankara, est tombé.

 

Le Récit de la chute du dictateur Blaise Compaoré

La grande mobilisation populaire du 28 octobre 2014, violemment réprimée par la police, n’a pas suffi pour arrêter le dictateur Blaise Compaoré dans sa folie dictatoriale. Les USA avaient exprimé, le 29 octobre 2014 à travers le Département d’Etat, leur « préoccupation pour ce qui concerne l’esprit et l’intention du projet de loi, qui vise à amender la Constitution, afin de permettre au chef d'État actuel de briguer un nouveau mandat de cinq ans ». L’Union Européenne a également exprimé son inquiétude face à la volonté de l’ex-Chef d’Etat Blaise Compaoré à vouloir s’éterniser au pouvoir.

En dépit de tous ces appels internationaux, Blaise Compaoré a maintenu le vote de projet de modification de la Constitution, ce 30 Octobre 2014. Les manifestants anti-Compaoré ont alors pris d’assaut l’Assemblée Nationale, qu’ils ont saccagée et incendiée. La situation s’est dégénérée. Vers 10h, des témoins ont entendu des détonations d’Obus et des tirs de 12’7 dans le périmètre du Palais de Kosyam.

 

Vers 10h30mn GMT, un jeune manifestant est abattu à bout portant par les hommes de Blaise Compaoré au quartier 1200 Logements. On note également des tirs sur les manifestants dans le périmètre de la résidence de François Compaoré, frère de l’ex-Président Blaise Compaoré. Constatant la chute de son frère, François Compaoré a tenté de quitter le pays. Mais, il a été mis aux arrêts à l’aéroport par les nouveaux hommes forts du pays. Des hauts gradés de la Gendarmerie et de l’Armée Burkinabé ont décidé de se rallier au peuple. Une concertation spontanée entre les leaders de la manifestation et les hauts gradés de l’armée a permis de convenir d’une transition militaro-civile. Un Officier Général aurait été désigné pour diriger le Burkina Faso après la chute du dictateur Blaise Compaoré. Les nouvelles autorités qui contrôlent la Radio et la Télévision Nationale, feront une importante déclaration dans l’après-midi du 30 Octobre 2014. En attendant cette importante déclaration, les nouvelles autorités du Burkina Faso ont décidé de fermer l’Aéroport International de Ouagadougou en vue de mettre hors d'état de nuire tous les caïds de l'ancien régime. 

14:35 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Le COJEP réhabilite Patrice KOUTÉ et Denis MAO

COJEP, Patrice Kouté, Denis MAOCOJEP/Conseil de Contrôle de Discipline et d’Ethique (CCODE) 

DÉCISION N° : 01/CCODE/PR/201014 PORTANT LEVÉE DE SANCTIONS

Conformément à la recommandation spéciale numéro 6 du camarade Charles BLÉ GOUDÉ, Président du COJEP, en date du 21 Juin 2014, relative au « réexamen des sanctions, au cas par cas », concernant les camarades sous le coup de mesures disciplinaires ayant reconnu leur tort et qui expriment de façon formelle leurs regrets et manifestent leur volonté de continuer le combat politique à nos côtés;

Vu les démarches en faveur du pardon entreprises par les camarades Patrice KOUTÉ et Denis MAO auprès du Conseil Exécutif National (CEN) et soumis au Conseil de Contrôle, de Discipline et d’Ethique (CCODE) ;

Considérant les courriers au CEN et au CCODE, en date du 31 Mai 2014 et du 14 Aout 2014, adressés respectivement par les camarades Patrice KOUTÉ et Denis MAO, qui ont pris l’engagement ferme de se soumettre à la discipline de notre mouvement qui interdit toute démarche solitaire pouvant entacher la crédibilité, l’honorabilité et l’image du COJEP ;

Au regard de l’avis favorable émis par le Conseil Politique du 12 Octobre 2014 relatif à la levée desdites sanctions ;

Vu que ces camarades sous sanction n’ont cessé de manifester leur désir de reprendre le combat à nos côtés, pour ne servir que les intérêts du COJEP en tout lieu et tout temps ;

Rappelant que le CCODE fera toujours preuve de fermeté, en ne transigeant jamais face au non-respect de la ligne de notre mouvement ;

Rassurant que le CCODE reste disposé à toute demande de clémence et encourage tous les camarades qui sont encore sous sanction à saisir la perche à eux tendue à travers les recommandations du Président Charles BLÉ GOUDÉ ;

Rappelant également que les sanctions prises à l’encontre des camarades suscités ne constituaient en aucune manière un rejet ou une exclusion, mais un rappel à l’ordre, à la discipline et à la vigilance; 

le CCODE réuni en sa première session ordinaire du Mercredi 22 Octobre 2014, observe avec satisfaction que pendant la durée des mesures disciplinaires les mettant à l’écart des activités du COJEP, les camarades Patrice KOUTÉ et MAO n’ont à ce jour posé aucun acte de défiance, ni de non-respect de la décision et donc d’indiscipline à l’encontre de la direction du COJEP. Dès lors, ils font preuve de discipline, de soumission et de conscience politique ; toute chose qui honore la famille COJEP dans son ensemble. Le CCODE les en félicite ;

Ainsi, après analyse de la conduite desdits camarades et du contenu des différentes correspondances ; après consultation et avis favorable de l’ensemble des membres du CEN dirigé par le camarade Agenor YOUAN BI, Président intérimaire du COJEP, et en vertu des pouvoirs que lui confèrent les textes qui régissent le COJEP, le CCODE : 

1- lance un appel pressant à tous les camarades, responsables comme militants, afin qu’ils veillent sur leur conduite qui à n’en point douter engagent l’honneur du mouvement et de son leader qui, en toute circonstance, porte dignement haut le flambeau du COJEP ;

2- exhorte, dans cette période d’épreuves que traversent notre pays en général et notre mouvement en particulier, l’ensemble des militants et des responsables à continuer de donner le meilleur d’eux-mêmes, à rester dignes, en ne trichant pas avec nos convictions, nos principes, nos valeurs et nos objectifs ;

3- décide :

Article 1 : sont levées les sanctions disciplinaires qu’encouraient les camarades dont les noms suivent :
- KOUTÉ Partice, précédemment Représentant COJEP aux Royaume-Unis et Président du Conseil Européen dudit mouvement au moment de la prise des sanctions ;
- MAO Denis, précédemment coordinateur du COJEP à Agboville au moment de la prise des sanctions.

Article 2 : La réintégration aux différents postes de responsabilité précédemment occupés par les camardes sus cités ou leur affection à d’autres responsabilités relèvent exclusivement du pouvoir discrétionnaire du Président du COJEP ;

Article 3 : Le Secrétaire Exécutif Principal du mouvement est chargé de l’exécution et de la diffusion de la présente décision qui prend effet à compter de la date de signature et qui sera publiée partout où besoin sera. 

Article 4 : La présente disposition abroge toute disposition antérieure.

Fait à Abidjan, le 22 Octobre 2014

POUR LE CONSEIL DE CONTRÔLE DE DISCIPLINE ET D’ÉTHIQUE

LE PRÉSIDENT
Dr. Hyacinthe NOGBOU

 

09:21 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/10/2014

Bensouda utilise "la Candidature de Gbagbo à la Présidence du FPI" dans ses arguments pour lui refuser la liberté provisoire

Des cadres du FPI l'avaient dit tout net dès l'annonce de la candidature du Président Gbagbo à la Présidence du FPI. "Les frondeurs viennent de donner un argument de plus au bureau du Procureur qui n'avait plus rien à dire pour justifier le refus de la liberté provisoire au Président Gbagbo". Cette crainte vient d'être confirmée, puisse que Bensouda a pleinement exploité "la passe généreuse que les frondeurs du FPI viennent de lui faire".

Ci-après un extrait de l'argumentaire du Bureau du procureur, publié le 28 octobre 2014 par la CPI: 

"Selon un rapport des médias, lors d’une réunion tenue dans le village de M. Gbagbo à Mama, plus de 40 secrétaires fédéraux du parti ont proposé la désignation de Laurent Gbagbo en tant que président du parti lors du prochain congrès, et également en tant que candidat pour la présidentielle de 2015 (…). Le Procureur observe également que le Fpi a publiquement et politiquement plaidé pour la libération de M. Gbagbo. Le Procureur soutient qu’une telle influence politique sur le processus judiciaire est inappropriée et que des considérations politiques ne devraient pas être perçues comme pertinentes pour la question judiciaire du maintien en détention de M. Gbagbo. L’Accusation soutient qu’en vertu de l’article 58 (1) (b) (i) et (ii) du Statut de Rome, le maintien en détention est nécessaire", a écrit la procureure dans un communiqué publié hier, mardi 28 octobre 2014 par la Cour.

 

Il est clair que le procès du Président GBAGBO à la CPI est plus politique que juridique. C'est pour cette raison que son parti, le Front populaire Ivoirien (FPI) doit éviter de donner du contenu aux arguments fallacieux de l'accusation. Il faut dire que le Président GBAGBO n'a pas lui-même donné son accord pour cette candidature à la Présidence du FPI, à en croire à une interview de Michel GBAGBO dans le Quotidien "Notre Voie" du 28 octobre 2014. Et déjà, la procureure Bensouda utilise cet argument pour justifier sa détention en prison. Une fois de plus, L'accusation utilise les actes des "proGbagbo" pour incriminer le Président Gbagbo. Drôle de justice internationale! 

Bensouda, Procureure partiale de la CPI

10:37 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

28/10/2014

Images d'une journée de révolte populaire contre Blaise Compaoré au Burkina

Ce Mardi 28 Octobre 2014, des centaines de milliers de burkinabés, toutes les couches sociales confondues, ont manifesté leur colère contre le projet de modification de l'article 37 de la Constitution, entreprise par Blaise Compaoré pour son maintien au pouvoir après plus de 27 ans de règne sans partage.

De Ouagadougou à Bodo Dioulasso en passant par toutes les localités significatives de Burkina Faso, les populations ont manifesté leur désaccord vis-a-vis "des manœuvres de Blaise Compaoré pour s'éterniser au pouvoir". 

Nous avons fait une sélection des images fortes de la journée de manifestions des Anti-Compaoré, violemment réprimée par la Police, en début d'après-midi, où on a noté, selon des sources médicales des dizaines de blessés.

Cliquez sur chaque image pour voir les détails!

 

Meeting des anti-compaoré à Ouagadougou, 28 ocotbre 2014 Ouaga, Modification de constitutionOuagadougou, 28 octobre 2014, Manifestation anti-Compaoré. Cliquez sur l'image pour voir les détails!

 

 

 

 

 

Burkina Faso, Manifestation anti-Compaoré, Blaise Compaoré DictateurOuagadougou, 28 octobre 2014, Manifestation anti-Compaoré. Cliquez sur l'image pour voir les détails!

 

 

 

 

 

 

Manif anti-Compaoré, Bobo-Dioulasso, Monument de Blaise Compaoré renverséBobo-Dioulasso, 28 octobre 2014, Manifestation anti-Compaoré. Le monument de Blaise Compaoré renversé, 28 octobre 2014. Cliquez sur l'image pour voir les détails!

 

 

 

 

 

Burkina Faso se révolte contre Blaise Compaoré, Manif anti-CompaoréLes femmes tenaient "les pagaies de tho" dans la giganstesque marche à travers les rues de Ouagadougou. 28 octobre 2014. Cliquez sur l'image pour voir les détails!

 

 

 

Compaoré Dictateur, Répression de manifestation anti-Compaoré, Burkina FasoLa police a violemment réprimé la manifestation des anti-Compaoré. Plusieurs Blessés parmi les manifestants, 28 octobre 2014. Cliquez sur l'image pour voir les détails!

 

 

 

Manif anti-compaoré, Compaoré dictateurLa police a violemment réprimé la manifestation des anti-Compaoré. Plusieurs Blessés parmi les manifestants, 28 octobre 2014. Cliquez sur l'image pour voir les détails!

 

 

Blaise Compaoré dictateur, Compaoré Ebolaise, Compaoré EbolaBlaise Compaoré comparé au virus Ebola par les manifestants, 28 Octobre 2014, Ouagadougou. Cliquz sur l'image pour voir les détails!

 

 

 

 

Non à Blaise Compaoré, Non à la révision de la constitution, Compaoré dictateurLe peuple Burkinabé s'oppose à la révision de la constitution visant à maintenir Blaise Compaoré au pouvoir après 27 de règne sans partage. 28 Octobre 2014, Ouagadougou. Cliquz sur l'image pour voir les détails!

15:32 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |