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24/07/2015

Le Gouvernement tente un forcing d’exhumation des corps du charnier de Duékoué. Les Wê s’y opposent

Massacre de Duekoué, Charnier de Duekoué, Exhumation des corps de DuekouéDUEKOUE : Dans l’après-midi du 23 juillet 2015, des émissaires du Gouvernement ont convoqué les chefs traditionnels Wê de Duékoué pour leur annoncer une décision du Gouvernement portant à « exhumer les corps du charnier constitué en mars 2011 suite au massacre des Wê au quartier Carrefour de Duékoué, lors de l’offensive des forces proOuattara les 29, 30 et 31 mars 2011 », ont rapporté nos sources. « Le Gouvernement a décidé d’enterrer tous les corps de la crise postélectorale au cimetière », ont avancé les émissaires du Gouvernement pour motiver cette exhumation des corps du charnier de Duekoué.

Toujours selon nos sources, après avoir écouté et entendu les émissaires du Gouvernement et surtout les raisons avancées par ceux-ci pour justifier l’exhumation des corps du massacre des Wê, les chefs traditionnels Wê convoqués à cette rencontre ont opposé un refus catégorique à cette opération d’exhumation.

«  Le Gouvernement ne nous a pas encore dit comment et combien de nos parents ont été massacrés à Duekoué et comment ces corps ont pu se retrouver dans ce charnier. Aujourd’hui, on nous envoie des émissaires pour nous annoncer qu’on veut exhumer les corps du charnier pour les enterrer au cimetière de Duekoué, sans aucune enquête fiable préalable. Ça frise une opération d’effacement des traces de ce massacre. Tout comme cela a été fait à Nahibly où une opération immobilière a été lancée sur ce site. Nous n’accepterons plus jamais cela », a déclaré un chef Wê aux émissaires du Gouvernement.

«Pourquoi le Gouvernement veut réveiller nos douleurs à l’approche des élections d’octobre 2015. Pourquoi le Gouvernement veut ouvrir cette plaie déjà très fraîche en cherchant à exhumer nos morts dans cette période électorale, sachant que c’est dans une crise postélectorale que nos parents ont été massacrés. Pourquoi veut-on nous faire souffrir encore ?», s’est interrogé un chef traditionnel, joint au téléphone par DeboutCiv, ce vendredi 24 juillet 2015, dans la recherche de plus amples informations sur cette rencontre d’exhumation des corps,

«Nous exigeons un monument aux morts sur ce site, les gens veulent faire disparaitre toutes les traces de ce massacre, comme ils l’ont fait pour le site de Nahibly. C’est méchant de la part des gouvernants », s’est indigné un jeune cadre de Duékoué.

 

Selon nos sources, les chefs traditionnel Wê ont adressé un courrier aux autorités préfectorales pour « marquer leur opposition à toute opération d’exhumation et tout déplacement des corps du charnier de Duékoué ». Mais, les autorités préfectorales refuseraient d’écouter le cri de cœur des chefs traditionnels Wê, puissent qu’elles tiennent à faire cette exhumation, pour des raisons qu'elles seules savent.

 

 

Pour rappel, le 29, 30 et 31 mars 2011, les forces proOuattara ont lancé un massacre de grande ampleur des Wê à Duékoué, dans une offensive armées pour le contrôle de tout l’Ouest ivoirien, au vu et au su des éléments de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). A ce jour, ni Ouattara, ni ses chefs de guerre n’ont été inquiété au sujet de ce massacre. Le charnier de Duekoué qui constitue la preuve visible de ce massacre devient de plus en plus gênant. 

14:48 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

16/07/2015

Liste des 27 détenus politiques libérés hier. Plus de 400 autres sont dans les goulags de Ouattara

ABIDJAN : C’est aux environs de 11h 30mn, ce mercredi 15 juillet 2015 que les « Notifications d’ordonnance aux fins de Non-lieu » de la justice ivoirienne ont été portées à la connaissance des vingt-sept (27) détenus politiques proGbagbo dans le cadre des procédures engagées contre eux pour des accusations alléguées « d’atteinte à la sureté de l’Etat, organisation d’une bande armée, meurtre…. ». Ces 27 détenus politiques ont donc été libérés pour « Non-lieu », après avoir été, pour certains, incarcérés pendant quatre (04) longues années à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).

Il s’agit de :

1-AKE Yves Arthur.

2-DJEDJE Agui Pierre.

3-DOUAI Kapet Athanase.

4-DOUZA Blé Ange Pierre Abraham.

5-GBAGBO Hié Moïse.

6-GNEGBE Sébéro Désiré.

7-GNEPA Georges.

8-GNEPA Mobio.

9-GNESSOA Hié Brice.

10-GOLI Ségbé Fréderic.

11-GUEDE Sery Jean.

12-IRIE Bi Touboui Constant.

13-KAPET Edmond Brice.

14-KELI Jean Frabil.

15-KINDO Hamdou.

16-KOFFI Tatouo Mathieu.

17-KOUAME Yao Ladji.

18-KOUASSI Antoine.

19-NEMLIN Gnepa Dominique.

20-NOUFE Kpékpé Kevin.

21-OULAI Djapi Roger.

22-POLI Yahi Jean Claude.

23-TAKOUO Tchrouin Vincent.

24-TCHAMA Néa Martinien Georges.

25-TOH Nemlin Francis.

26-YOULA Kla Jocelin.

27-ZAMBLE Bi Irié Julien.

 

C’est avec joie que leurs familles biologique et politique ont appris, ce mercredi 15 juillet 2015 dans la soirée, la nouvelle de la libération de vingt-sept (27) détenus politiques. Mais, selon nos informations, il reste encore 402 détenus politiques proGbagbo dans les goulags du régime Ouattara. Et le Front Populaire Ivoirien, chef de file des partis d’opposition, a toujours réclamé la libération des détenus politiques pour « décrisper l’atmosphère sociopolitique » avant les élections présidentielles prochaines.

 

Pour rappel, le dialogue politique entre le régime Ouattara et l’opposition ivoirienne conduite par le Président Pascal AFFI N'Guessan  avait donné lieu, l’an dernier, à une série de libération des détenus politiques qui a hélas été interrompue par le pouvoir en place. Et le Régime Ouattara a, ensuite en décembre 2014, lancé contre les proGbagbo une série de procès à caractère politique dénoncée par plusieurs observateurs comme une « Justice des vainqueurs ». Tous les démocrates et observateurs de la crise ivoirienne considèrent donc cette reprise de libération des détenus politiques proGbagbo comme un processus tout en espérant que tous les détenus politiques seront libérés pour donner une chance à la paix et à la réconciliation nationale. 

27 détenus politiques proGbagbo libérés le 15 juillet 201515 Juillet 2015: Les détenus politiques ProGbagbo à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA)

15:02 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

22/06/2015

Le Président du FPI, Pascal AFFI N’Guessan reçu à l’Elysée, ce 22 juin 2015

AFFI à l'ElyséeELYSÉE : Le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan et sa délégation ont été reçus à l'Elysée, cet après-midi du lundi 22 juin à 16h, pour une réunion avec Mme Hélène Le Gal, Conseillère Afrique du Président de la République Française. Au menu des échanges entre Mme GAL et ses hôtes, la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire, ont rapporté des sources concordantes.

 

Pour rappel, Pascal FFI N’Guessan et une forte délégation de la direction du FPI ont entrepris une tournée européenne de deux (2) semaines depuis le 15 juin 2015. Ils étaient la semaine dernière en Italie. Le Président du FPI et sa délégation enchaînent les rencontres avec les officiels des pays européens qu’ils visitent. Ils profitent pour échanger avec la diaspora ivoirienne dans ces pays hôtes. 

22:56 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/06/2015

Les Statistiques écœurantes des occupants clandestins du mont Péko de l’Ouest ivoirien, publiées

Mont Péko, Clandestins Mont PékoDUEKOUE : Le Journaliste-Reporter Spécialiste de l’Ouest ivoirien Gooré Bi vient de publier les statistiques des occupants clandestins des forêts Mont Péko, dans les colonnes du quotidien gouvernemental Fraternité Matin. Des chiffres aux précisions inouïes qui permettent de comprendre la portée de la crise militaro-foncière qui prévaut dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie.

Selon Fraternité-Matin, le recensement des clandestins du Mont Péko a été réalisé en vue de leur évacuation. Mais cette expulsion quoiqu’évoquée à plusieurs reprises par le régime Ouattara est toujours restée sans suite.

« Le Mont Péko compte 20 622 infiltrés. 7 993 hommes, 3 959 femmes, 4 691 enfants garçons et 3 989 enfants filles soit un total de 20.622 personnes infiltrées pour 6 397 ménages. Selon les chiffres dévoilés, l'on dénombre 54% des clandestins soit 11 137 personnes qui désirent rentrer chez eux au Burkina Faso tandis que 8 327 infiltrés (40%) toujours de nationalité Burkinabé préfèrent regagner leurs zones d'origines en Côte d'Ivoire (Soubré, San-Pédro, Meagui...), 51 clandestins souhaitent regagner la Guinée et 41 autres choisissent la destination du Mali. Quand 14 autres préfèrent continuer leur vie au Ghana... 956 clandestins ont déclaré aux agents profileurs qu'ils ne savent pas où aller », a rapporté le journaliste-Reporter Gooré Bi au quotidien Gouvernemental.

 

Mont Peko, Clandestins Mont PékoA lire ces statistiques, on peut aisément affirmer sans se tromper que l’arrestation le 18 mai 2013 d’Amadé Ourémi, un chef de guerre proOuattara du Mont Péko, n’a aucunement résolue l’invasion et l’occupation illégale des forêts de l’Ouest ivoirien par des populations des pays voisins.

10:11 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |