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19/08/2014

FPPN : Menace sur les policiers ivoiriens qui réclament le remboursement de leur argent

FPPN, Policiers menacés de mortLe Fonds de Prévoyance de la Police Nationale (FPPN) est dans la tourmente, malgré la nomination le 4 avril 2014 à la Direction Générale dudit fonds du commissaire principal Kadjané Amouyé Jacques à la place du commissaire divisionnaire Kouadio Bhegnin. Selon nos sources, le système de prise en charge médicale 100% n’est qu’une utopie. Les policiers n’ont toujours pas confiance en la gestion du FPPN. Pis, plusieurs policiers réclament le remboursement de leur argent. Très régulièrement, les policiers se sentant grugés défilent au siège dudit fonds sis à Marcory en Zone 4 pour réclamer leur argent, ont précisé nos sources.

Le régime Ouattara, qui qualifie cette requête de remboursement des policiers en une défiance voire en une indiscipline, menace de radier, et pis, d’abattre ces policiers, a-t-on appris auprès des mêmes sources.

Pour mémoire, le Fonds de Prévoyance de la Police Nationale (FPPN) a été créé en 2000 avec pour objectif l’amélioration des conditions de vie des agents de la Police Nationale. Depuis sa prise de pouvoir dans les conditions connues de tous, Ouattara détruit progressivement les acquis des policiers. Les baux des Policiers ne passent plus. Les dernières promotions de policiers recrutés sous le régime Ouattara paient eux mêmes leurs maisons. Les propriétaires de maisons menancent de chasser les policiers des maisons baillées à cause de plus de 36 mois d'impayées. Le FPPN, qui était leur seul espoir, se meurt. 

14:35 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

18/08/2014

Le prisonnier politique Zéré Tapé Jean-Claude enchaîné sur son lit d’hôpital au bloc opératoire

Ouattara cruel, Ouattara tue les détenu politiqueLa cruauté a un nom:"Alassane Dramane Ouattara". Le prisonnier politique Zéré Tapé Jean-Claude, acquitté par la justice ghanéenne en septembre 2012, enchaîné sur son lit d’hôpital du bloc opératoire lors de l’intervention chirurgicale d’hernie interne, le 15 Août 2014. L'opération s’est bien déroulée, par la grâce de Dieu. Mais ses proches à son chevet continuent de s'endetter pour acheter les médicaments en vue de sauver le détenu politique.


SOS Prisonnier politique Zéré Tapé Jean-Claude:+225 59 22 83 94.


Pour rappel, Le tribunal de Cape Coast au Ghana avait acquitté Zéré Tapé Jean-Claude et son co-accusé Daké Zébé Aimé Blaise de toutes accusations de coup d'Etat contre le régime Ouattara. Mais pour des raisons politiques, les deux(2) détenus ont été extradés en Côte d'Ivoire le 14 Septembre 2012. Après 3 mois d'incarcération à la DST, Zéré Tapé Jean-Claude et Daké Zébé Aimé Blaise ont été jetés à la MACA (Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan) sous le le Mandat dépôt 19/11/2012. Zéré Tapé Jean-Claude entame ses soins post-opératoires d'hernie interne et son co-accusé Daké Zébé Aimé Blaise est détenu à la Prison civile de Tomoudi, bien qu'ils aient été acquittés par la justice Ghanéenne.

10:43 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

13/08/2014

Le détenu politique Capitaine BLEY KOUASSI URBAIN libéré puis enlevé devant la MACA

Enlèvement FRCI, Capitaine Bley Kouassi Urbain enlevéABIDJAN : Un appareil judiciaire englué par un pouvoir mafieux qui exécute, en plein jour, des scénarios dignes d’une mafia organisée au sommet de l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est le moins qu’on puisse dire pour qualifier l’enlèvement ce mercredi du Capitaine BLEY KOUASSI URBAIN, un détenu politique fraîchement libéré à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan(MACA).

En effet, selon des sources concordantes, détenu depuis juillet 2013 à la MACA, le Capitaine BLEY KOUASSI URBAIN a été libéré ce mercredi 13 août 2014, suite à un NON-LIEU prononcé par le Juge du 8è Cabinet. Le détenu politique fraîchement libéré, humant à peine l’air de liberté, a rallié ses parents venus l’accueillir dans le périmètre de la MACA. Alors que l’Officier des ex-FDS faisait des accolades à ses proches, des hommes armés vinrent l’enlever pour l’embarquer manu-militari dans un véhicule, pour une destination inconnue. Des témoins de l’enlèvement ont clairement reconnu les hommes de main d’Hamed Bakayoko, ministre de la sécurité de Ouattara.

Quand on sait le traitement que Hamed Bakayoko et sa bande affligent aux détenus ex-FDS prisonniers, toute la famille et connaissance du détenu ont de quoi à s’inquiéter. Pour l’heure, toutes nos investigations pour connaître le nouveau lieu de détention du Capitaine BLEY KOUASSI URBAIN sont restées vaines. 

 

Pour rappel, le Capitaine BLEY KOUASSI URBAIN a servi comme Aide de camp du Général Philippe Mangou ex-Chef d'Etat-Major des ex-FDS. Le Capitaine Kouassi a quitté la Côte d’Ivoire lors de la crise postélectorale pour se réfugier discrètement au Niger où il fut arrêté et extradé en Côte d'Ivoire, l’année dernière. Détenu à la DST, puis à la Maison d'Arrêt Militaire d'Abidjan(MAMA), il a été jeté à la MACA en juillet 2013, pour une prétendue atteinte à la défense nationale.

16:43 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

12/08/2014

La Direction du FPI s'est réconciliée. Un nouveau Secrétariat sera formé le jeudi 14août

Direction du FPI réconciliée. Crise FPI terminée, FPI, AFFI, AKOUN, DOUATIFRONT POPULAIRE IVOIRIEN

 

Déclaration du groupe de médiation

Point de presse

Fondation Harris MEMEL FOTÊ

Abidjan, le Mardi 12 Août 2014

 

Mesdames et messieurs les représentants des organes de presse écrite et audiovisuelle; au nom du Groupe de médiation, je vous souhaite la bienvenue à ce point de presse.

Votre présence massive et de qualité traduit votre grand intérêt pour cet événement, mais au-delà pour le Front Populaire Ivoirien(FPI) qui est, comme vous le savez, un acteur majeur sur la scène politique dans notre pays.

Monsieur AFFI N’Guessan, Président du FPI;

Mesdames et messieurs membres du Secrétariat Général, du Comité Central, du Comité de Contrôle;

Militants et sympathisants du FPI, à vous tous, en vos qualités et fonctions, le Groupe de médiation par ma voix, vous adresse ses salutations cordiales et vous remercie de votre présence.

Mesdames et messieurs les journalistes;

Mesdames et messieurs, chers Ivoiriens, chères Ivoiriennes;

Comme vous le savez tous, le FPI a connu quelques turbulences, disons-le, une crise qui a mis à mal la cohésion interne du Parti.

Fort heureusement, grâce aux efforts des uns et des autres, au sens du devoir et de sacrifice de tous, à l’engagement collectif des militants et sympathisants, une solution négociée a pu être trouvée et cette crise est désormais derrière nous.

C’est pour vous livrer les résultats de la Table Ronde de sortie de crise, qui s’est tenue en trois sessions ici même, à la Fondation Harris Mémel-Fotê, du mercredi 6 au vendredi 8 août 2014,que nous organisons ce point de presse, conformément à un des points d’accord de la Table Ronde.

Je vous propose un exposé en six (6) points:

 

1. Les circonstances de la crise;

2. La mise en placedu Groupe de médiation;

3. L’objectif du Groupe de médiation;

4. Le processusde médiation;

5. Les résultats de la Table Ronde;

6. Les recommandations

 

I.Les circonstances de la crise

 

Le 4 juillet 2014, le Président du Fpi, Pascal Affi N'Guessan, a pris une décision réaménageant profondément le Secrétariat Général du Fpi.

Cette décision du Président du Parti a aussitôt été contestée par certains membres du Secrétariat Général, dans son ancienne et nouvelle version. Leur contestation s'est manifestée par la saisine du Comité de Contrôle, par le biais d'une pétition adressée à cet organe interne de contrôle, chargé de vérifier la conformité des actes avec les Textes du Parti.

Mais très vite, le débat entre camarades sur cette question, s'est déplacé dans la presse et, par la suite, a échappé aux protagonistes, ou a été remis, par leurs soins, aux journalistes et autres commentateurs de tous bords. On a alors assisté à de grands écarts au niveau des lignes éditoriales de la presse nationale. C'est de bonne guerre, dira-t-on.

Au total, tout allait dans tous les sens et le danger qui se profilait à l'horizon était nettement visible. Le désespoir et l'amertume commençaient à gagner les militants et les sympathisants du Parti et même les personnes de bonne foi et soucieuses d'un avenir meilleur pour notre pays.

Au regard de cette situation plus qu’alarmante, des personnes de bonne volonté se sont levées ou ont été sollicitées pour ramener le calme et la paix.

 

II.La mise en place du Groupe de médiation.

 

Dès les jours qui ont suivi la publication de la décision de réaménagement et sa contestation par les Pétitionnaires, des groupes, qui s'ignoraient au départ, se sont constitués, en vue de s'entremettre entre les parties au litige.

Je n'entrerai pas dans le détail de la composition exhaustive de chaque groupe de médiation ainsi formé; je vous donnerai simplement l’identité de leurs premiers responsables:

Une initiative était conduite par le Préfet GNAHORE Jean Baptiste;

une deuxième par le Ministre DANO Djédjé Sébastien;

une troisième par le Professeur DEDY Séri pour la CURFP (Cellule Universitaire de Recherche et de Formation Politique).

La quatrième initiative était celle que j’ai eu l’honneur de conduire; et à ce stade de mon propos, vous me permettrez de saluer la participation de deux personnalités militantes du FPI dont la présence me paraît porteuse d’un symbole trop fort pour être passé sous silence. Il s’agit en l’occurrence de BROU Adou Kpagni et de BOUFFO Kakoutié, deux grands planteurs d’Abengourou.

Mesdames et messieurs les journalistes, dès lors que ces initiatives ont appris leur existence mutuelle sur le terrain de la médiation, et dans la mesure où ces initiatives avaient un but commun, il a paru naturel, pour des raisons d’efficacité, qu’elles se mettent ensemble pour capitaliser leurs expériences individuelles au service du but commun. C’est ainsi que, le 20 juillet 2014, s'est constitué le «Groupe de médiation». Au cours de cette rencontre, le Groupe de médiation a défini son objectif et élaboré une solution de compromis.

 

III.L’objectif du Groupe de médiation

Lorsqu’un conflit oppose des personnes au sein d’une communauté, c’est un tiers qui s’entremet pour les réconcilier, afin que celle-ci retrouve sa quiétude. C’est ce que le Groupe de médiation a fait.

En effet, en s’auto saisissant de la situation de crise au sein du Parti, le Groupe de médiation n’avait qu'un seul objectif: le retour au calme et à la cohésion au sein du Parti par les négociations, c’est-à-dire par une solution de sortie de crise discutée avec les parties et acceptées par elles; c’est ce qu’on appelle un compromis.

Le Groupe de médiation, à la faveur de l'instruction du dossier, s'est rendu compte que le différend qui oppose les deux camps va bien au-delà des questions de postes au sein du Secrétariat Général. Il s'agit en réalité de problèmes de gouvernance, de ligne et de stratégie du Parti.

La Médiation, dès l'entame de ses travaux, a déclaré qu'elle n’avait ni prétention, ni vocation à régler les problèmes de cette nature, ceux-ci étant de la compétence du Congrès.

Je vous serais reconnaissant de bien noter cette réserve pour éviter toute équivoque au sujet de l’objet et la mission du Groupe de médiation, et surtout parce que cela peut conditionner l’appréciation des résultats de la Table Ronde que je vous communiquerai.

 

Comment justement ces résultats ont-ils été obtenus?

 

IV.Le processus de l’action de médiation sur le terrain

 

De sa constitution au soir du 20 juillet à l’organisation de la Table Ronde, le Groupe de médiation  s’est livré, comme vous pouvez vous en douter, à un véritable «ballet diplomatique», allant d’une partie à une autre pour construire pied à pied le retour au calme et à la cohésion au sein de la famille FPI.

Ainsi, le Groupe de médiation a eu au moins trois (3) séances de travail avec le président AFFI et autant avec Messieurs Akoun Laurent, Douati Alphonse et Tapé Kipré, sans compter les échanges téléphoniques que j’ai personnellement eus avec les uns et les autres en ma qualité de coordonnateur et Porte-parole du Groupe de médiation.

Le Groupe de médiation a également eu cinq (5) rencontres avec le Comité de contrôle, dont je tiens à saluer encore la disponibilité, le sens du devoir et les sacrifices consentis.

 

En ce qui concerne le Groupe de médiation, nous avons eu une trentaine de réunion.

Le Groupe s’est donné le mode de fonctionnement suivant:

Votre serviteur a été désigné Coordonnateur et Porte-parole du Groupe;

Le Préfet GNAHORE Jean Baptiste était chargé d’expliciter les grands enjeux liés à l’examen des questions inscrites à l’ordre du jour et au règlement diligent de la crise par les parties et acteurs.

Le député SOKOURI Bohui avait en charge les civilités et l'introduction de l’ordre du jour des rencontres avec les parties, le Comité de contrôle et les personnes ressources.

Je voudrais, à ce niveau, exprimer mes remerciements à tous les membres du Groupe de Médiation pour l'engagement, la détermination et la discipline dont ils ont fait preuve durant nos travaux.

J’adresse mes remerciements tout particuliers à trois personnalités et grands militants du FPI, pour l'aide déterminante apportée à la Médiation dans la réalisation de sa mission. Il s'agit:

Du Premier Vice-président Abou Drahamane SANGARE qui nous a fait profiter de ses conseils avisés et de sa profonde connaissance du Parti et des hommes qui l’animent.

De la Ministre Christine Adjobi, qui a mis à la disposition de la Médiation des commodités pour la tenue de nos rencontres.

Du Ministre, le Professeur Séry Bailly, Président de la Fondation Harris Memel Fotê, qui a accepté, très généreusement, que les trois sessions de la Table Ronde et le point de presse se déroulent dans cette institution.

J'exprime aussi toute ma reconnaissance au CNRD et au groupe des anciens parlementaires du Fpi, qui ont spontanément apporté une contribution aux travaux du Groupe de Médiation.

Enfin, j'adresse les salutations déférentes de la Médiation au Doyen Bernard Dadié, Président du CNRD, qui, dans un message à la Table Ronde, a lancé un vibrant appel à l'unité et à la solidarité.

C’est grâce au concours de tous que le Groupe de médiation peut se féliciter d’avoir atteint ses objectifs à travers et à l’issue de la Table Ronde.

Mesdames et messieurs les journalistes, je vous livre à présent les résultats de cette Table Ronde et les recommandations qui en ont découlé.

 

V.Les résultats de la Table Ronde

1. Le rétablissement de la Vice-présidente Simone Ehivet Gbagbo dans ses charges initiales;

2. L’acceptation par Monsieur Laurent Akoun de ses nouvelles attributions de Vice-président;

3. La réhabilitation de tous les cadres du Secrétariat Général rétrogradés;

4. La réintégration de tous les cadres du Secrétariat Général exclus;

5. Le maintien de tous les cadres (au nombre de 42) promus dans le nouveau Secrétariat Général du 4 juillet 2014.

 

Par ailleurs, sur proposition du groupe de médiation, la Table Ronde a arrêté le schéma de sortie de crise suivant:

1. Organisation d’un point de presse par le Groupe de médiation le mardi 12 août 2014;

2. Organisation d’un «Comité Central Extraordinaire» prévu pour le jeudi 14 août 2014;

3. Publication du nouveau Secrétariat Général.

 

Mesdames et messieurs les journalistes, tel est le compromis issu de la Table Ronde et qui atteste du retour de la cohésion au FPI.

La grande leçon de cette crise résolue, c’est que seul le FPI en sort vainqueur par le retour de la propre cohésion en son sein. Et c’est là un atout majeur pour relever les défis immédiats et futurs qui attendent le Parti. Nous en appelons donc à la bonne volonté de toutes les parties, pour une mise en œuvre effective et durable des résultats de la Table Ronde.

Dans cette perspective, la médiation formule les recommandations suivantes, qui portent sur l’éthique de la parole et de la gouvernance, la démocratie interne, les principes de solidarité et la tenue d’un Congrès.

 

VI.Les recommandations

 

A. Au titre des principes de la solidarité, la Médiation recommande :

1. De réaffirmer à chaque occasion, la volonté et l’engagement du Parti auprès de l’opinion nationale et internationale, pour la priorité que constitue pour le Fpi, la libération du Président Laurent Gbagbo.

2. De définir et mettre en œuvre, de manière consensuelle dans les organes du Parti, une stratégie de lutte appropriée pour la libération du Président Laurent Gbagbo.

3. De pourvoir, dans les meilleurs délais, le poste de Secrétaire National chargé de la Libération du Président Laurent Gbagbo.

4. De mettre en place une politique lisible de solidarité du Parti en faveur des camarades en détention, des exilés et des réfugiés.

 

B. Au titre de l’éthique de la parole et de la gouvernance, la Médiation recommande:

1. De s'abstenir de toute attitude et comportement en parole et/ou en acte, susceptibles de porter atteinte à l’unité du Parti ou de la fragiliser.

2. D'observer la confidentialité des délibérations au sein des organes du Parti.

3. D'éviter d’instrumentaliser la presse et les réseaux sociaux, en cas de divergence au sein du Parti.

4. De renforcer la pratique de la confiance dans les actes et les paroles des uns et des autres.

5. D'éviter la formation de groupes et mouvements politiques à l’intérieur du Parti, en dehors des dispositions statutaires en la matière.

6. De mettre en place des critères objectifs et concertés pour la promotion des militantes et militants au sein des organes du Parti, afin de garantir la justice, la transparence et la cohésion.

7. De procéder à des consultations appropriées au sein de la Direction du Parti, avant tout réaménagement et nomination dans les différents organes, surtout lorsque ces mouvements sont de grande ampleur ou concernent des postes sensibles.

8. De suspendre toute nomination susceptible de diviser, d'ici la tenue du Congrès, Pour l'apaisement et la consolidation de la cohésion retrouvée.

 

C. Au titre de la démocratie interne, la Médiation demande:

1. De renforcer l’observance du principe socialiste de la résolution des contradictions internes par des débats démocratiques, ouverts et responsables.

2. De mettre à débat, au sein des instances compétentes, et dans les meilleurs délais, les grandes questions qui engagent le Parti, notamment les élections, la CEI, les négociations avec le Gouvernement et la politique en matière de relations extérieures. Il reste entendu que la concertation sur ces sujets ne saurait attendre l'échéance du Congrès.

3. De concilier l’exigence de l'efficacité et la cohésion du Parti, notamment par l’action concertée.

4. De promouvoir le bon fonctionnement démocratique à l'intérieur des différents organes, notamment par le respect de la règle de la majorité, aux dépens de stratégies pouvant prêter à confusion.

 

D. Au titre du Congrès.

La non-tenue d’un Congrès depuis 13 ans n'est sans doute pas étrangère aux tensions actuelles et à la crise interne au Front populaire ivoirien.

Ainsi, durant toute cette période, le Parti ne s'est pas donné les moyens d'absorber et de réguler toutes les tendances et les mouvements internes, qui au demeurant, sont une réelle expression de sa vitalité et de son dynamisme.

En conséquence et à la suite de la sérénité retrouvée au sein du Parti, la Médiation recommande d'organiser un Congrès avant la fin de l’année 2014. La date de sa tenue devra être annoncée au cours du mois d'août 2014.

La crise qui vient de se dérouler a révélé l'existence de divergences profondes sur la ligne et la stratégie du Parti, de même que sur les questions de gouvernance. C'est pourquoi la Médiation propose que tous ces points soient débattus au cours du prochain Congrès.

Pour que ce Congrès se tienne dans un esprit de camaraderie retrouvée et en vue d'éviter toute suspicion des uns à l'encontre des autres, la Médiation recommande que le Comité d'Organisation du Congrès et le Bureau du Congrès soient mis en place à l'issue d'une large concertation, associant toutes les sensibilités au sein des organes du Parti.

Dans cet ordre d'idées, la Médiation demande que les assises du Congrès soient préparées et conduites dans un esprit de consensus, de convivialité et de solidarité, pour renforcer la confiance et la cohésion retrouvées et consolider l’unité du Parti.

 

Par ailleurs, la Médiation souhaite que le Congrès examine aussi les questions suivantes:

 

1. la révision des statuts et règlement intérieur du Parti, en vue d’en clarifier les dispositions sujettes à interprétation et de les actualiser, mais pour corriger les insuffisances constatées à l'occasion de cette crise.

2. l'instauration d’un mécanisme d’évaluation des structures du Parti et de leurs animateurs au regard des missions qui leur sont assignées.

 

Enfin et pour clore cet important chapitre du Congrès, la Médiation recommande:

D’éviter de vider le Congrès de tout contenu, en prenant, avant sa tenue, certaines grandes décisions de nature à engager irrémédiablement le Parti.

De faire élire exceptionnellement le Président du Parti par le Congrès et non par les Assemblées fédérales, du fait de l'Insécurité dans les régions, du manque de ressources financières, mais aussi des délais très courts.

 

Fait à Abidjan, le Mardi 12 Août 2014

La Médiation

19:55 Écrit par Alain Doh Bi | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |